Journal of Solution Focused Practices · Entretien
L’Association polonaise des thérapeutes de la thérapie orientée vers les solutions (PSTTSR) réunit plus de 1 800 membres et accrédite sept centres de formation. Ses trois responsables — Artur Lewiński, Lidia Golba et Adrian Kondraciuk — racontent à Andreea M. Żak comment un petit groupe d’enthousiastes des années 1990 est devenu, en une quinzaine d’années, une association dotée de sa maison d’édition, de dix antennes locales et de procédures de certification reconnues par le Conseil polonais de psychothérapie.
Traduction française non officielle. Cet entretien est la traduction de The Growth of Solution-Focused Therapy and Practice in Poland : An Interview With Artur Lewiński, Lidia Golba and Adrian Kondraciuk, par Andreea M. Żak, publié dans le Journal of Solution Focused Practices (2025), doi : 10.59874/001c.138964, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte a été traduit en français, remis en page et pourvu d’intertitres, les initiales par lesquelles l’original désigne les intervenants après la première question ont été développées en noms complets, et l’adresse électronique personnelle donnée en note d’affiliation n’a pas été reproduite — autant de modifications de l’œuvre au sens de la licence. Cette traduction n’a été réalisée ni par l’autrice ni par l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
Présentation de la revue
L’Association polonaise des thérapeutes de la thérapie orientée vers les solutions (PSTTSR) est l’une des plus grandes associations d’Europe : elle rassemble bien plus d’un millier de membres — praticiens, thérapeutes, psychothérapeutes, superviseurs et formateurs qui se servent de l’approche orientée vers les solutions dans leur travail. L’association fixe des standards de formation et des standards éthiques, et accrédite aujourd’hui sept centres de formation dans toute la Pologne. Curieux de connaître l’histoire et le parcours qui ont conduit à ces résultats, nous avons demandé au bureau de nous raconter le sien, dans l’espoir qu’il inspire d’autres organisations ou initiatives en train de naître à travers le monde.
Les trois membres du bureau exécutif de l’association PSTTSR (de son nom polonais Polskie Stowarzyszenie Terapeutów Terapii Skoncentrowanej na Rozwiązaniach) — Artur Lewiński, Lidia Golba et Adrian Kondraciuk — ont été sollicités une première fois par la revue en octobre 2024. La diffusion de l’approche orientée vers les solutions et de la thérapie orientée vers les solutions en Pologne nous avait impressionnés, telle qu’elle se lit dans le nombre de membres (plus d’un millier) et de centres de formation accrédités (sept actuellement, répartis dans tout le pays). Nous avons invité les membres du bureau à raconter ce qui se tient derrière ces résultats. Pour faciliter la conversation et écarter toute barrière de langue, les questions et les réponses ont été échangées par écrit.
Pourriez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs, ainsi que l’association que vous représentez — nom complet, année de création, nombre de membres, structure — et ses principales activités : certifications, accréditations, publications… ?
Artur Lewiński : Nous sommes heureux de dire quelques mots de nous-mêmes et de l’association. L’Association polonaise des thérapeutes de la thérapie orientée vers les solutions (PSTTSR) a été fondée en février 2008 et officiellement enregistrée au Registre national judiciaire le 23 mars 2009. Les premiers membres du bureau étaient Klara Sztyler-Małek, Ewa Podgórska et Anna Rytel-Adrianik. Nous sommes une association scientifique indépendante, qui réunit des professionnels travaillant dans le cadre de l’approche orientée vers les solutions : psychologues, enseignants, travailleurs sociaux, coachs, médiateurs, thérapeutes, psychothérapeutes, formateurs et superviseurs. Nos rôles diffèrent, mais un même but nous rassemble : mettre en œuvre les principes de l’approche dans notre travail comme dans notre vie personnelle. À ses débuts, l’association comptait quelques dizaines de membres. Aujourd’hui, nous sommes plus de 1 800.
Notre mission est de développer, de consolider et de promouvoir l’approche orientée vers les solutions en Pologne. Nous établissons les standards de formation pour la thérapie orientée vers les solutions et, plus largement, pour l’approche orientée vers les solutions ; nous délivrons des accréditations et nous recommandons les centres professionnels qui proposent des formations dans ces domaines. Nous veillons également au respect des standards professionnels et éthiques par les praticiens de l’approche, sur la base du code de déontologie de la PSTTSR.
Lidia Golba : L’association accrédite actuellement sept centres de formation. Trois d’entre eux sont habilités à conduire des cursus complets de formation à la psychothérapie dans l’approche orientée vers les solutions, conformément à la réglementation polonaise sur la formation à la psychothérapie. Une part importante de notre activité consiste aussi à promouvoir l’approche : en finançant des recherches scientifiques, en publiant, en organisant des conférences scientifiques annuelles et en collaborant avec des organisations nationales, internationales et mondiales pour soutenir le développement et la professionnalisation de l’approche.
Adrian Kondraciuk : À propos de conférences, il vaut la peine de signaler que cette année se tient la 19e conférence scientifique nationale de la PSTTSR. Notre association gère aussi un programme de certification entièrement indépendant, distinct des centres de formation. Nous délivrons des certificats dans plusieurs domaines : métiers de l’aide en général, thérapie, psychothérapie, formation et supervision. Plus de 200 personnes détiennent aujourd’hui un certificat de la PSTTSR, dont 27 sont certifiées psychothérapeutes dans l’approche orientée vers les solutions, conformément à la réglementation polonaise en vigueur et aux standards du Conseil polonais de psychothérapie.
Artur Lewiński : Le bureau exécutif actuel se compose de trois personnes. Notre mandat court de 2021 à 2026. J’occupe la présidence depuis 2018, et cela a été un grand honneur et une grande joie d’assister aux transformations de l’association et à la prise de conscience croissante des professionnels qui apportent un soutien thérapeutique en Pologne. Voilà plus de vingt ans que je travaille comme thérapeute et formateur orienté vers les solutions, et, depuis peu, comme superviseur.
Lidia Golba : Je suis psychothérapeute et formatrice, et je travaille dans le modèle de l’approche orientée vers les solutions. Mon engagement actif dans l’association a commencé avec le mandat actuel du bureau, même si j’en suis membre depuis près de dix ans. Ayant vu l’association des deux côtés, j’apprécie vraiment les efforts de tous ceux qui l’ont construite et continuent de la construire. Une grande partie de ce travail reste invisible du public, et le « WOW » final repose toujours sur l’engagement de beaucoup de personnes. Je suis heureuse d’en faire partie. Si 1 800 membres peuvent n’apparaître que comme un chiffre impressionnant, ils représentent pour moi un potentiel et une énergie considérables pour notre croissance collective.
Adrian Kondraciuk : Je suis moi aussi engagé dans l’association depuis une dizaine d’années. J’exerce en cabinet privé comme psychothérapeute et je travaille également dans un centre de santé mentale rattaché à l’un des hôpitaux psychiatriques de Varsovie. J’assure en outre des formations et des supervisions pour de futurs thérapeutes de l’approche. Soutenir le développement de l’approche orientée vers les solutions en Pologne peut être exigeant, mais c’est aussi une immense satisfaction. Je me souviens du temps où notre approche passait, dans certains milieux, pour controversée. Il est stupéfiant de voir le chemin parcouru.
Comment l’histoire de l’approche orientée vers les solutions a-t-elle commencé en Pologne ? Quand et par qui a-t-elle été introduite ? Quelles étaient les approches dominantes à l’époque, et comment l’approche a-t-elle été reçue en comparaison ?
Artur Lewiński : La thérapie orientée vers les solutions est arrivée en Pologne dans les années 1990. Parmi ceux qui l’ont rendue possible figurent Jacek et Mariola Lelonkiewicz. Tout au début, elle a surtout été appliquée en thérapie familiale et dans le traitement des addictions. Les premières formations et les premiers livres traduits portaient sur ces domaines. L’approche s’est ensuite largement diffusée dans le champ du travail social en Pologne, où elle a pris.
Adrian Kondraciuk : La thérapie orientée vers les solutions a été perçue en Pologne comme révolutionnaire, et parfois comme controversée. Cela tenait à ses différences marquées d’avec les approches traditionnelles et à sa position non pathologisante, difficile à accepter pour beaucoup à l’époque. Mais ces différences mêmes ont trouvé un écho chez les thérapeutes qui ne se reconnaissaient pas dans les modèles dominants — thérapie cognitivo-comportementale ou thérapie psychodynamique — et cherchaient de nouvelles manières de travailler.
La Pologne est connue pour compter plus d’une association nationale de praticiens de l’approche orientée vers les solutions. Selon vous, qu’est-ce qui a contribué à une diffusion aussi large ?
Lidia Golba : La création de plusieurs organisations reflète sans doute des besoins différents au sein de la communauté professionnelle. En Pologne, l’approche orientée vers les solutions est employée dans de nombreux domaines : travail social, coaching, entreprise, psychothérapie. Les gens cherchent une communauté, et former des groupes et des structures aide à faire avancer des objectifs partagés. Nous sommes ouverts à la collaboration entre ces différents milieux, et peut-être que cette disposition à travailler ensemble fait partie de la réponse.
Quel est le « secret » du succès de votre association, la PSTTSR, en tant que plus grande association nationale de l’approche orientée vers les solutions en Pologne ?
Artur Lewiński : En un mot : la conviction, une vision, et le travail bénévole de nombreux membres engagés. Avant même la création officielle de l’association, un groupe d’enthousiastes mettait déjà l’approche en œuvre dans sa pratique et se donnait pour projet de la faire connaître aux professionnels. Depuis 2005, nous organisons des conférences scientifiques nationales pour les praticiens et les passionnés de l’approche, avec des ateliers pré-conférence animés par des experts internationaux venus des États-Unis, du Canada, du Japon et d’Europe. Nous avons aussi participé régulièrement aux conférences de l’EBTA et de la SFBTA, qui ont été de précieuses occasions d’apprendre et de nouer des liens.
Lidia Golba : Je crois que le développement de centres de formation et de thérapie ayant adopté l’approche orientée vers les solutions comme méthode principale a beaucoup contribué à sa diffusion. À mesure que des gens l’apprenaient et la pratiquaient, elle est naturellement entrée dans les milieux universitaires — comme contenu de cours, comme formation de troisième cycle ou comme enseignement optionnel, en psychologie, en pédagogie, en travail social, et dans les écoles de psychothérapie intégrative. L’approche est ou a été enseignée, entre autres, dans le cadre de formations de troisième cycle de plusieurs universités. Ses fondements figurent également dans les cursus de psychologie, de resocialisation et de travail social. Les bases de l’approche sont aussi présentées dans les écoles intégratives de psychothérapie.
Adrian Kondraciuk : Nos premières initiatives de formation et de certification ont posé des bases solides pour une communauté professionnelle engagée. L’association est toujours restée attentive et souple face aux besoins de ses membres. En entretenant un environnement ouvert, collaboratif et accueillant, la PSTTSR a attiré un groupe nombreux et divers. Notre engagement en faveur du développement professionnel — par la certification, les ateliers et la formation continue — a consolidé notre réputation d’organisation fiable et crédible. Adapter nos procédures à la réglementation et rejoindre le Conseil polonais de psychothérapie ont encore renforcé notre position.
Comment parvenez-vous à organiser des activités aussi nombreuses et aussi variées ?
Artur Lewiński : Le bureau a toujours compté trois membres. Trois personnes ne peuvent évidemment pas tout gérer seules. À mesure que l’association grandissait, nous avons créé des instances supplémentaires : des conseils et des commissions responsables de différents domaines. Nous avons aujourd’hui un conseil des programmes et d’orientation, un conseil scientifique, une commission d’éthique, une commission de certification, une équipe éditoriale, une maison d’édition et un collège de superviseurs. Chacune de ces instances a un responsable qui reste en contact régulier avec le bureau. Nous constituons en outre des commissions de mission pour des projets précis. Récemment, par exemple, vous avez vous-même été nommée, Andreea, représentante de la PSTTSR pour la coordination des initiatives de recherche.
Adrian Kondraciuk : L’une de ces commissions de mission a été l’équipe chargée des standards de certification, dont je faisais partie. Nommés pour un mandat de trois ans en février 2021, nous avons travaillé à aligner nos standards et nos procédures de certification sur les orientations du Conseil polonais de psychothérapie et du ministère de la Santé.
Lidia Golba : Il importe de souligner aussi que beaucoup de gens participent au travail de l’association à titre bénévole. Les membres peuvent créer des antennes locales ou former des sections thématiques consacrées à des sujets particuliers. Nous avons actuellement dix antennes locales à travers la Pologne — à Olsztyn, Białystok, Varsovie, Ciechocinek, Lublin, Rybnik, dans la région de la Tricité, à Poznań, Cracovie et Katowice. Il existe également cinq sections : thérapie des personnes ayant une expérience de l’addiction et de leurs familles, thérapie familiale, psychologie du sport, thérapie de l’enfant et de l’adolescent, et suicidologie. C’est un vaste réseau de personnes qui contribuent, chacune dans son domaine, au développement de l’approche.
Quelles sont les plus grandes réussites de votre association ?
Artur Lewiński : Nous sommes assurément fiers d’avoir popularisé l’approche orientée vers les solutions dans des contextes variés, du soin à l’éducation. Aujourd’hui, c’est une approche reconnue en Pologne, qui gagne en crédibilité et en respect. Nous sommes fiers d’organiser régulièrement des conférences scientifiques qui servent de lieux d’échange de savoirs et de pratiques. Nous avons également lancé la maison d’édition de l’association, qui publie des travaux polonais et internationaux sur l’approche.
Lidia Golba : L’an dernier, nous avons publié la traduction polonaise du livre de Thorana Nelson (2018), Solution-Focused Brief Therapy with Families. Sont en cours : Beyond Technique in Solution-Focused Therapy d’Eve Lipchik (2002), 1001 Solution-Focused Questions : Handbook for Solution-Focused Interviewing de Frederike Bannink (2010), et Brief Therapy. Manual for the « Bruges Model » of Psychotherapy Applied to Children and Adolescents de Myriam Le Fevere de Ten Hove (2007). D’autres publications sont en préparation. Depuis 2015, notre association publie également une revue en ligne intitulée « Solutions » (Rozwiązania). Dix numéros ont paru à ce jour. Chaque numéro est consacré à des aspects théoriques et pratiques différents de l’approche, y compris ses applications en thérapie, en éducation, dans les organisations et dans d’autres domaines de la pratique professionnelle.
Adrian Kondraciuk : En 2021, notre association a entrepris d’adapter ses procédures aux standards du Conseil polonais de psychothérapie et aux exigences du ministère de la Santé — nous l’avons déjà évoqué. C’était une réponse aux demandes de membres qui souhaitaient voir les certifications de la PSTTSR reconnues par le droit polonais, ce qui permet d’exercer dans le cadre du Fonds national de santé. Nous avons achevé ce processus en juin 2023. Le 18 février 2024, après avoir satisfait à tous les critères requis, l’Association polonaise des thérapeutes de la thérapie orientée vers les solutions a été officiellement admise comme membre du Conseil polonais de psychothérapie, lors de son assemblée générale. Nous délivrons désormais des certificats de psychothérapie dans le modèle de l’approche orientée vers les solutions, conformément à la réglementation polonaise en vigueur.
Complexe Systémique — note d’édition
La Pologne n’est pas seulement un terrain de diffusion de l’approche : c’est aussi un lieu de publication du débat orienté vers les solutions. Le texte de Guy Shennan Vers une pratique critique orientée vers les solutions ?, l’une des remises en question les plus discutées de l’approche, a paru d’abord en polonais dans le Polski Biuletyn BSFT en 2018, avant sa version anglaise dans le Journal of Solution Focused Practices. Le bulletin de Shennan et la revue Rozwiązania de la PSTTSR sont deux publications distinctes, mais leur coexistence dit assez la vitalité du milieu polonais.
Quelle a été la difficulté la plus grande pour votre association, et comment l’avez-vous traitée ?
Artur Lewiński : L’une des principales difficultés a été la forte croissance du nombre de nos membres. Nous sommes passés d’un petit groupe d’enthousiastes à une grande organisation, et cela impose des changements de structure.
Lidia Golba : La communication, par exemple, devient un défi : rester en lien avec tant de personnes actives dans des groupes divers et piloter les projets est très exigeant, d’autant que notre travail est bénévole et se fait, comme nous l’avons dit, après nos heures de travail ordinaires.
Adrian Kondraciuk : Il arrive que même de petites questions demandent du temps pour être traitées. Nous cherchons actuellement des manières de fluidifier le fonctionnement d’une organisation de cette taille. Mais nous savons que nous pouvons compter sur nos membres et sur leur implication. Ils nous ont surpris maintes fois par leur disponibilité à prendre en charge des tâches. Cela nous donne confiance : nous trouverons encore des solutions.
Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?
Artur Lewiński : En bref ? Faire une différence ! Je crois fermement que nous vivons une époque réellement passionnante, marquée par des changements de paradigme — qui rappellent la révolution scientifique décrite par Thomas Kuhn (1962). De plus en plus de gens veulent affronter les changements de leur vie autrement que leurs aînés. De plus en plus de professionnels sont prêts à les y aider d’une manière plus « écologique » : coopérative, co-constructive, et qui renforce. Je suis convaincu que l’approche orientée vers les solutions est une voie d’émancipation pour ces temps passionnants — en thérapie, en éducation et dans d’autres domaines de nos vies. J’espère sincèrement que notre association contribuera à un changement qui fasse une différence réelle dans la communauté, et finalement dans le monde où nous vivons.
Lidia Golba : Nous voulons assurément continuer à faire en sorte que notre approche se développe et renforce sa présence dans la conscience des professionnels comme des clients. Des travaux sont actuellement en cours en Pologne pour introduire une législation encadrant la profession de psychothérapeute, et nous participons activement au processus de consultation. Cela demande l’engagement et l’effort de beaucoup de personnes. Une fois la loi promulguée, il y aura sans nul doute d’autres points à mettre en conformité.
Adrian Kondraciuk : Nous voulons aussi que la thérapie orientée vers les solutions devienne une approche de plus en plus répandue et qu’elle soit largement utilisée en psychothérapie — non seulement en cabinet privé, mais aussi dans le système public d’assurance maladie. Même si l’approche est déjà assez bien reconnue et pratiquée, elle reste relativement sous-représentée dans le secteur public.
Quelles recommandations feriez-vous aux communautés orientées vers les solutions, partout dans le monde, qui se demandent comment créer, faire vivre et développer une association ?
Artur Lewiński : Avant tout, nous croyons qu’il est capital de coopérer. Coopérer les uns avec les autres, coopérer au sein des communautés de professionnels, coopérer au sein des sociétés savantes. Un travail engagé est indispensable, et atteindre des groupes toujours plus larges paraît tout aussi important. Organiser des conférences et des événements qui font connaître et renforcent l’approche orientée vers les solutions en est un exemple.
Adrian Kondraciuk : Il me semble important aussi de définir des objectifs clairs et précis : où l’association va-t-elle ? D’après notre expérience, un tournant décisif a été l’élaboration des procédures de certification, qui a encouragé les gens à se former et à progresser dans cette approche.
Lidia Golba : C’est exact. Sans de telles procédures, beaucoup de personnes d’abord intéressées par la thérapie orientée vers les solutions ont fini par choisir d’autres cursus pour obtenir les qualifications nécessaires à l’exercice du métier de thérapeute. La mise en place des processus de certification a renforcé la crédibilité de la thérapie orientée vers les solutions parmi les autres approches thérapeutiques. Nous encourageons également, sans relâche, de nouvelles personnes à s’impliquer dans les activités de l’association, pour nourrir un sentiment de communauté.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez partager avec les lecteurs du Journal of Solution Focused Practices ?
Simplement un message tiré de la philosophie de base.
Si quelque chose marche, faites-en davantage. Si cela ne marche pas, faites autre chose. Si ce n’est pas cassé, ne le réparez pas.
Le bureau de la PSTTSR
C’est exactement ainsi que nous essayons de fonctionner.
Pour en savoir plus, voir le site de l’association : https://psttsr.pl/, ou écrire directement à l’association : stowarzyszenie@psttsr.pl
Références
Bannink, F. (2010). 1001 solution-focused questions: Handbook for solution-focused interviewing. WW Norton & Company.
de Ten Hove, M. L. F. (2007). Korte therapie. Handleiding bij het Brugse model voor psychotherapie met een toepassing op kinderen en jongeren [Brief Therapy. Manual for the ‘Bruges Model’ of psychotherapy applied to children and adolescents]. Garant.
Kuhn, T. S. (1962). The Structure of Scientific Revolutions. University of Chicago Press.
Lipchik, E. (2002). Beyond technique in solution-focused therapy: Working with emotions and the therapeutic relationship. Guilford Press.
Nelson, T. S. (2018). Solution-focused brief therapy with families. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781351011778
Traduction française non officielle de « The Growth of Solution-Focused Therapy and Practice in Poland: An Interview With Artur Lewiński, Lidia Golba and Adrian Kondraciuk », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2025) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Żak, A. M. (2025). L’essor de la thérapie orientée vers les solutions en Pologne (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/l-essor-de-la-therapie-orientee-vers-les-solutions-en-pologne (Œuvre originale publiée en 2025 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 9, n° 1, 2025, p. 33-40 ; republiée en 2025 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/138964)
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