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Clinical Child Psychology and Psychiatry · Famille
« Soutien » d’un parent et « pion » de son conflit : quand des parents se battent pour la garde, l’enfant peut se retrouver à agir contre ses propres pensées et sentiments. Une équipe de l’université Western, au Canada, relit treize travaux à la lumière de la dissonance cognitive et propose à la médiation familiale d’emprunter les outils de la thérapie narrative.
Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Enfants et divorce : une revue rapide ciblant la dissonance cognitive, dans le cadre de la thérapie narrative, par Christopher Lie Ken Jie, Joanne Jessen Yramategui et Richard Huang, publié dans Clinical Child Psychology and Psychiatry (SAGE) (2025), doi : 10.1177/13591045251314908, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Le tableau est présenté sous forme de liste. La figure reste en anglais, avec une légende traduite. Les notices biographiques des signataires ne sont pas reprises. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
La manière dont les enfants apprennent à ne plus se sentir responsables du divorce et du conflit de leurs parents est essentielle pour faire face à leur dissonance cognitive.
Christopher Lie Ken Jie, Joanne Jessen Yramategui et Richard Huang
Résumé
Aujourd’hui, pour les parents qui divorcent, les normes sociales de la « bonne » parentalité semblent imposer l’obligation de « se battre » pour la garde partagée de leurs enfants. Or cela peut intensifier les conflits que vivent leurs enfants, sous la forme d’une dissonance cognitive. L’équipe de recherche a mené une revue rapide pour explorer l’expérience du divorce chez les enfants (de trois à 12 ans) dans le cadre de la thérapie narrative, afin de mettre au jour le mécanisme de la dissonance cognitive. Quatre bases de données (Scopus, PsychINFO, Family and Societies Studies Worldwide et PubMed) ont été interrogées sur la littérature des 10 dernières années. Les résultats comprennent 11 articles d’études, une note d’orientation politique et un chapitre d’ouvrage, qui représentent l’expérience de 1169 enfants de sept pays ou régions développés. Les résultats font apparaître quatre thèmes associés à la dissonance cognitive : les trois premiers représentent la formation de perceptions nocives de dissonance cognitive issues du divorce, le quatrième les stratégies d’adaptation par lesquelles les enfants réduisent leur dissonance cognitive. L’équipe plaide pour que la médiation familiale envisage une thérapie narrative ciblant la dissonance cognitive, comme moyen de réparer les ruptures de la cohérence familiale. Dans cette perspective, elle recommande que de futures recherches explorent les conséquences de la confrontation des enfants à leur dissonance cognitive, dans les récits qui prédominent dans leur expérience du divorce.
Mots-clés : dissonance cognitive, enfants, divorce, thérapie narrative, médiation familiale, revue
Le divorce, ou la séparation, l’aliénation ou l’éloignement parental, est un phénomène courant en Amérique du Nord et en Europe [(qui touche en moyenne environ 42 à 53 % des mariages) World Population Review, 2024], même s’il a légèrement reculé au cours des quatre dernières décennies (Demir-Dagdas, 2021). Si beaucoup d’enfants finissent par retrouver un sentiment de normalité après le divorce, une proportion importante reste prise dans un conflit familial prolongé, un « problème de relation entre l’enfant et la personne qui en prend soin » fréquent, qui façonne la santé (Organisation mondiale de la santé, 2024). À ce titre, le divorce peut être associé à de graves dysfonctionnements du foyer, à de la maltraitance et à de la négligence, qui découlent de la rupture, dans la petite enfance, des relations avec des parents de confiance (Fujiwara, 2022). Cela pose les bases d’une anxiété d’attachement (c’est-à-dire la peur de l’abandon et le manque de confiance dans la capacité des autres à répondre à ses besoins), d’un attachement désorganisé (c’est-à-dire une combinaison d’anxiété et d’évitement dans les relations), d’un trouble de stress post-traumatique ou d’autres formes de psychopathologie, comme la dépression (Lim et al., 2020). En outre, les enfants (par rapport à l’adolescence) sont plus vulnérables aux effets négatifs du divorce sur leur statut socio-économique et à une propension à l’usage de substances, comme l’alcool (Demir-Dagdas, 2021).
Le divorce est rarement un événement unique ; c’est plutôt un processus de ruptures qui entraîne une cascade d’effets au fil de plusieurs phases, dont la période qui précède la séparation, la séparation et la période qui suit la séparation ou le divorce (D’Abate, 2016). Au milieu de la politisation et des enjeux juridiques du divorce, on reconnaît de plus en plus que la voix de l’enfant devrait occuper « le devant de la scène », dans le respect de son droit d’être entendu (Brand et al., 2017). Toutefois, dans les litiges très conflictuels, les intérêts des parents tendent à diverger, si bien que la décision ne devrait pas reposer uniquement sur les parents quant à ce qui est le « mieux » pour leurs enfants (Eekelaar, 2020). La médiation familiale est donc jugée plus appropriée pour résoudre les litiges que la procédure contradictoire devant le tribunal aux affaires familiales (Ellis, 2022).
La médiation en matière de divorce désigne un processus dans lequel les parents rencontrent des personnes formées (en psychothérapie, en relation d’aide, en droit ou en résolution des conflits) et rédigent un accord écrit sur la garde et le droit de visite dans l’intérêt supérieur de l’enfant (Tveit et al., 2023). S’il existe de nombreux modèles de médiation, sa réussite dépend de sa capacité à créer les conditions thérapeutiques d’une sécurité émotionnelle qui aident les enfants et leur famille à donner sens à leurs expériences relationnelles et à les intégrer dans un récit qui les aide à résoudre leurs litiges (Lohvinenko et al., 2021). De fait, les modèles de médiation qui s’appuient sur des comportements parentaux positifs peuvent améliorer l’adaptation de l’enfant après le divorce (van Dijk et al., 2020).
La personne thérapeute d’approche narrative peut jouer le rôle d’une figure de médiation de confiance, qui vient en aide à l’enfant ou aux enfants pour résoudre les litiges familiaux ; idéalement, une figure bienveillante, qui propose des « scénarios correctifs et réplicatifs » pour répondre aux peurs de rejet et d’abandon de l’enfant ou des enfants, ou à la peur de se décevoir soi-même ou de décevoir les autres (Dallos et Vetere, 2014, p. 496). La thérapie narrative repose sur l’hypothèse que la vie humaine a une structure narrative et que les efforts intentionnels pour lui donner sens aident à organiser l’action humaine (Wallis et al., 2011). De fait, les enfants s’appuient sur des souvenirs précoces (à partir de trois ans) et développent une mémoire autobiographique vers quatre ans (Middleton, 2017). Cet âge coïncide avec la capacité à se remémorer et à décrire des événements traumatiques passés (Middleton, 2017). Entre six et neuf ans, les enfants peuvent relater leurs histoires traumatiques avec des détails assez précis (Middleton, 2017).
Les thérapeutes d’approche narrative cartographient les histoires des enfants de manière à les aider à « voir » leurs problèmes et à leur donner sens dans le contexte plus large des influences culturelles, sociales, historiques et politiques (Jørgensen et al., 2024). Cela permet aux enfants d’« externaliser » et de déconstruire les récits dominants pour recadrer leur point de vue (un processus appelé « réécriture », reauthoring), afin de négocier une nouvelle relation avec leurs problèmes (« résultats uniques », unique outcomes), notamment en prenant de la distance ou en reconstruisant leur situation comme relevant en partie de structures sociales (par exemple la classe socio-économique, l’origine ethnique, le système judiciaire) (Wallis et al., 2011). Toutefois, la thérapie narrative affiche des résultats mitigés chez les enfants, en partie parce qu’on lui reproche d’être chronophage et d’exiger une formation et une pratique spécialisées (Jørgensen et al., 2024), et parce que le mécanisme actif de ses composantes centrales est éclectique et peu clair (Wallis et al., 2011). En outre, la revue de la thérapie narrative de Wallis et al. (2011) recommande une description plus poussée, intégrant théorie et action, pour faire progresser l’approche sur la base de « données issues de la pratique ».
Aujourd’hui, pour les parents qui divorcent, les normes sociales de la « bonne » parentalité semblent imposer l’obligation de « se battre » pour la garde partagée de leurs enfants (Bertelsen, 2023). Or cela peut intensifier les conflits identitaires que vivent les enfants, sous la forme d’une dissonance cognitive, définie comme les situations où les attitudes, les croyances ou les valeurs d’une personne contredisent (sont en dissonance avec) ses comportements (Cooper, 2019). Dans le processus de divorce, l’équipe de recherche suggère que la dissonance cognitive peut survenir lorsque les enfants se sentent poussés à prendre parti entre des parents en rupture et à agir contre leurs convictions, ce que l’on appelle la « triangulation » ; ou encore, les enfants peuvent ressentir une dissonance lorsque survient une « diffusion des rôles », c’est-à-dire un malaise lorsqu’on les place dans un rôle parental, qu’il s’agisse d’un soutien pratique ou émotionnel (van Dijk et al., 2020).
L’équipe suggère que l’expérience de la dissonance cognitive reflète les variations du conflit entre les parents après le divorce (van Dijk et al., van der Valk, Deković, et al., 2022). En outre, la dissonance cognitive peut se résoudre si l’enfant apprend de ses parents ou des personnes qui en prennent soin qu’il ou elle n’est pas responsable de ce conflit entre les parents (Cooper, 2019). L’équipe avance donc que la manière dont les enfants font face à la dissonance cognitive est un mécanisme clé dans le développement d’une psychopathologie à partir de l’expérience du divorce des parents.
Pour mieux comprendre le mécanisme de la dissonance cognitive, l’équipe a mené une revue rapide explorant l’expérience du divorce chez les enfants dans le cadre de la thérapie narrative, en s’appuyant plus précisément sur une littérature qui mobilisait une approche de thérapie narrative pour éclairer la pratique thérapeutique. La population cible retenue est celle des enfants de trois à 12 ans, sur la base de recherches montrant que ces enfants rencontrent des difficultés importantes dans leurs étapes de développement et leurs transitions identitaires en s’adaptant aux normes sociales associées au divorce (Pires et Martins, 2021). En outre, la conscience qu’ont les enfants des menaces liées à la garde, et leur réaction à ces menaces, semblent accrues dans la petite enfance (Pires et Martins, 2021).
L’équipe a mené une revue rapide de la littérature en suivant les recommandations du Cochrane Rapid Reviews Methods Group (Garritty et al., 2021). La question de recherche était : Cibler la dissonance cognitive, dans le cadre de la thérapie narrative, peut-il aider les enfants à mieux faire face au divorce ? Le format de la revue rapide a été choisi pour sa capacité à synthétiser les données actuelles selon « un processus accéléré » (ici, quatre mois) et à « produire des données pour les parties prenantes de manière économe en ressources » (Garritty et al., 2021, p. 15). Après avoir repéré la recherche narrative et la littérature portant sur l’expérience du divorce chez les enfants, l’équipe a cherché la présence de la dissonance cognitive ou de l’un de ses éléments associés* (détails dans la stratégie de recherche).
Compte tenu de l’étroitesse et de la spécificité de l’objet de recherche, et de son caractère émergent dans la littérature, la littérature grise a été considérée comme une ressource précieuse, susceptible d’augmenter les chances de trouver des études pertinentes et de donner une vue d’ensemble de toutes les données disponibles (Mahood et al., 2014). En outre, compte tenu du délai court dont l’équipe disposait pour mener la revue rapide, aucun protocole n’a été soumis à Cochrane ni à PROSPERO pour enregistrement.
Les mots-clés de la stratégie de recherche ont été choisis selon le cadre PICO, qui représente la population, l’intervention, le contexte et le résultat. La recherche systématique a été limitée à quatre bases de données principales : Scopus, PsychINFO, Family and Societies Studies Worldwide et PubMed. Elle combinait mots-clés, termes MeSH et synonymes à l’aide d’opérateurs booléens (AND/OR) dans tous les champs. Plus précisément, la stratégie de recherche combinait (« childhood ») AND (« narrative OR storytelling OR story OR externalization OR internalization ») AND (« divorce ») AND (*« dissonance OR acceptance OR trivialization OR compliance OR conflict OR justification OR avoidance OR denial OR adjustment »). [(*Ces termes renvoient à des éléments de la dissonance cognitive, tels que les conceptualise une revue de la littérature publiée par Yahya et Sukmayadi, 2020)].
Deux membres de l’équipe (CLKJ, JJY) ont mené un exercice pilote pour trier de façon indépendante les titres et les résumés selon les critères d’inclusion suivants : (i) porter sur des enfants ayant vécu le divorce de leurs parents entre trois et 12 ans ; (ii) comporter un discours narratif ou un lien avec le récit, ou des stratégies narratives d’internalisation et d’externalisation d’attitudes et de comportements négatifs ; (iii) impliquer un élément de dissonance cognitive* ou des comportements manifestés par l’enfant pour réduire son conflit interne en faisant face au divorce ; et (iv) avoir été publié au cours des 10 dernières années. Les critères d’exclusion étaient : (i) porter uniquement sur la mesure des effets du divorce sur la santé mentale, sans lien avec la thérapie narrative ou la dissonance cognitive ; (ii) ne pas être disponible en anglais ; (iii) être une thèse ou un mémoire non publié ; et (iv) ne pas aborder le point de vue de l’enfant sur sa manière de faire face au divorce. Une troisième personne de l’équipe (RH) a aidé à résoudre les désaccords de sélection entre CLKJ et JJY. Tous les résumés retenus ont ensuite fait l’objet d’un examen en texte intégral par CLKJ et JJY pour confirmer leur inclusion. L’outil en ligne Rayyan a servi à la gestion et à l’organisation des données. Le modèle PRISMA a été utilisé pour rendre compte des résultats du tri (figure 1).

CLKJ a réalisé l’extraction descriptive des données de tous les articles inclus, et JJY a vérifié l’exactitude et l’exhaustivité des données extraites, rassemblées dans un tableau comportant les informations suivantes : titre de l’article, noms des signataires, année de publication, pays, échantillon, type d’étude, composante narrative et composante de dissonance cognitive. À l’exception de la littérature grise, les études incluses ont été évaluées de façon indépendante par CLKJ et JJY à l’aide des outils d’évaluation critique suivants, selon le type d’étude : Critical Appraisal Skills Programme (pour les études de cohorte et qualitatives), Mixed Method Appraisal Tool (pour les études à méthodes mixtes) et Critical Appraisal Tool (pour les études transversales) (voir tableau 1). Toutes les données ont fait l’objet d’une synthèse thématique pour conceptualiser et mettre en récit les données. Si CLKJ a interprété l’ensemble des données, JJY a vérifié tous les jugements.
Tableau 1 — Brève description des études incluses
L’évaluation de la qualité a été menée à l’aide du Critical Appraisal Skills Programme, du Mixed Methods Appraisal Tool et du Critical Appraisal Tool. Chaque critère recevait 1 s’il était rempli, 0 s’il l’était en partie et −1 s’il ne l’était pas. Les scores ont été convertis en pourcentages (de −100 % à 100 %). Les jugements reposaient sur la clarté de la recherche et sur la méthodologie. Onze études ont été évaluées, la littérature grise étant exclue. Niveaux : 0 % ou moins = insatisfaisante ; 10 à 50 % = satisfaisante ; 51 à 80 % = bonne ; 81 à 100 % = excellente.
Treize références ont été incluses : 11 articles d’études, une note d’orientation politique (D’Abate, 2016) et un chapitre d’ouvrage (Blow et Daniel, 2016). La littérature provenait de sept pays ou régions, ce qui représente une certaine diversité : deux références des États-Unis (Christopher et al., 2017 ; O’Hara et al., 2019), trois des Pays-Bas (Rejaän et al., 2022 ; van Dijk, van der Valk, Buist, et al., 2022 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022), deux d’Afrique du Sud (Bezuidenhout, Theron et Fritz, 2018 ; Brand et al., 2017), une de Nouvelle-Zélande (Artioli et Reese, 2014), une de Grèce (Pantelis et al., 2015), une de France (Bacro et Macario de Medeiros, 2021) et une de Norvège (Stokkebekk, Iversen et Hollekim et al., 2019). La note d’orientation politique a été rédigée pour le contexte nord-américain (D’Abate, 2016). La diversité culturelle se limitait à des descriptions du contexte des personnes participantes dans chaque étude, selon son dispositif de recherche.
Prise dans son ensemble, la littérature représentait l’expérience du divorce de 1169 enfants ; la plupart des personnes participantes relataient leur expérience au début de l’adolescence [(n = 1095) (Artioli et Reese, 2014 ; Christopher et al., 2017 ; O’Hara et al., 2019 ; Pantelis et al., 2015 ; Rejaän et al., 2022 ; Stokkebekk, Iversen et Hollekim et al., 2019 ; van Dijk, van der Valk, Buist, et al., 2022 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022)]. Le chapitre d’ouvrage de Blow et Daniel (2016) ne précisait pas systématiquement l’âge des enfants.
Les études incluses relevaient de cinq types : cohorte [(n = 3) (Christopher et al., 2017 ; van Dijk, van der Valk, Buist, et al., 2022 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022)], étude transversale [(n = 2) Bacro, Macario de Medeiros, 2021 ; Rejaän et al., 2022], étude qualitative [(n = 4) (Bezuidenhout, Theron et Fritz, 2018 ; Brand et al., 2017 ; Pantelis et al., 2015 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019)], méthodes mixtes [(n = 1) (Artioli et Reese, 2014)] et essai contrôlé randomisé [(n = 1) (O’Hara et al., 2019)]. Le chapitre d’ouvrage de Blow et Daniel (2016) comportait des descriptions narratives d’enfants ayant vécu un divorce pendant l’enfance. Après évaluation de la qualité, 2 études ont été jugées satisfaisantes, 6 bonnes et 3 excellentes. Le tableau 1 décrit chaque étude.
L’analyse a dégagé quatre thèmes associés à la dissonance cognitive. Les trois premiers thèmes représentent la formation, chez les enfants, de perceptions nocives de dissonance cognitive issues du divorce, et le quatrième le processus d’adaptation par lequel les enfants ont fait face à leur dissonance cognitive et l’ont atténuée. Chaque thème est exploré en détail ci-dessous.
Le divorce est associé à de fortes idées préconçues négatives quant à ses effets sur les enfants, comme une atteinte à leur système familial (van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022), idées que perpétuent les normes sociales (Bacro, Macario de Medeiros, 2021 ; Brand et al., 2017 ; D’Abate, 2016 ; Rejaän et al., 2022) et qui font des enfants des victimes du divorce (Brand et al., 2017 ; D’Abate, 2016 ; Pantelis et al., 2015 ; Rejaän et al., 2022 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022 ; Blow et Daniel, 2016 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). De fait, les juges s’appuient sur la parole de l’enfant pour fixer la garde et le droit de visite (Blow et Daniel, 2016 ; van Dijk, van der Valk, Buist, et al., 2022). Dès lors, faute de services psychosociaux suffisants, la parole des enfants s’inscrit dans un projet juridique plus large visant à réduire le poids que fait peser sur le système judiciaire un conflit parental intense (Blow et Daniel, 2016). Paradoxalement, plus la parole de l’enfant prend de place dans le récit des batailles judiciaires entre parents, plus les enfants peuvent se taire (Bezuidenhout et al., 2018 ; Blow et Daniel, 2016 ; Brand et al., 2017 ; Pantelis et al., 2015). Les normes sociales et les batailles judiciaires peuvent donc présenter le divorce comme une menace pour les enfants.
Selon Artioli et al. (2014), la cohérence narrative des événements du divorce, définie comme le souvenir du « quand, où et quoi » du divorce et de sa signification pour la personne qui le raconte, s’est révélée, de façon inattendue, meilleure lorsque le divorce était survenu plus tôt dans la vie de l’enfant (dès trois ans), en raison d’une moindre exposition au conflit parental. De fait, les résultats de la recherche appuient l’idée que la détresse des enfants peut être associée à un manque de cohérence narrative entre des perceptions contradictoires de leurs parents, au milieu et à la fin de l’enfance (Bacro et Macario de Medeiros, 2021 ; Blow et Daniel, 2016).
Les conflits de loyauté issus de la triangulation naissent de l’implication active de l’enfant dans les négociations sur les droits de chaque parent (Blow et Daniel, 2016 ; Rejaän et al., 2022 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022), ce qui provoque une dissonance cognitive chez les enfants. Ce thème comprend deux sous-thèmes : (i) l’obligation de choisir un camp et (ii) la dissociation vis-à-vis du divorce des parents, qui traduit une manifestation de la dissonance cognitive des enfants.
Les enfants se retrouvaient souvent au milieu de récits polarisés et contradictoires (Blow et Daniel, 2016 ; Stokkebekk, Iversen et Hollekim, 2019), qui prenaient surtout la forme d’un parent voulant « se battre pour l’égalité parentale » ou « se battre pour le droit de choisir de l’enfant », ce qui impliquait de désigner l’autre parent comme source d’oppression. Cela plaçait l’enfant en position d’agent indépendant, et les parents en position de « destinataires neutres et soutenants » (Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). Les enfants disaient se sentir comme un « objet », un « porte-parole », un « soutien » ou un « pion » dans le conflit parental, ou avoir « la seule responsabilité » de leur propre personne (Rejaän et al., 2022 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019 ; van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022). Les enfants se trouvaient dès lors dans l’incapacité de dépasser l’hostilité et l’exposition à des informations négatives sur l’autre parent (D’Abate, 2016 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019), ce qui générait une dissonance cognitive.
Un niveau d’empathie plus élevé chez les enfants semblait provoquer une dissonance cognitive plus forte, puisque ces enfants comprenaient les émotions des deux parents (van Dijk, van der Valk, Deković et Branje, 2022). Ces récits étaient souvent marqués par l’amertume et le ressentiment, en particulier lorsque les parents ne parvenaient pas à assumer la responsabilité de leurs actes (Pantelis et al., 2015 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). Les enfants exprimaient en conséquence un épuisement émotionnel lié au conflit prolongé (Brand et al., 2017 ; Pantelis et al., 2015 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). Plus tard, les enfants exprimaient du chagrin lorsqu’il leur fallait finalement, sous la contrainte, s’éloigner d’un parent pour se protéger (Pantelis et al., 2015 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019).
Ce thème décrit le besoin des enfants de négocier la responsabilité avec d’autres personnes afin de réécrire leur propre récit. Cela impliquait de construire de nouvelles alliances pour faire évoluer le sens de l’obligation morale des parents vers le bien-être de leurs enfants. Malgré le conflit parental, les enfants ne souhaitaient généralement pas adhérer à des récits accusateurs à l’égard de leurs parents (Blow et Daniel, 2016). Lorsque les enfants se dégageaient de l’obligation de réparer la dynamique familiale, leurs récits faisaient état d’auto-accusation, de culpabilité, de tristesse et de jalousie (Christopher et al., 2017 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). Dès lors, l’engagement dans une histoire familiale souhaitable et durable exigeait que des alliances de travail se nouent entre les parents (D’Abate, 2016 ; Pantelis et al., 2015), afin de réduire la dissonance cognitive des enfants et de leur permettre de se dissocier du divorce des parents (D’Abate, 2016 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019).
Des thérapeutes, la famille élargie ou des beaux-parents se révélaient utiles pour soutenir ces alliances de travail, en jouant le rôle d’un « tiers stabilisateur » et en mobilisant les ressources de la famille (par exemple la fratrie, les amitiés et le voisinage) pour déconstruire les récits qui font des enfants des « victimes » (Bezuidenhout, Theron et Fritz, 2018 ; Brand et al., 2017 ; Pantelis et al., 2015 ; Rejaän et al., 2022 ; Blow et Daniel, 2016 ; van Dijk, van der Valk, Buist, et al., 2022 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019). En outre, cela permettait aux enfants de transformer leur obligation morale en capacité d’agir pour leur propre compte, fondée sur l’interdépendance familiale, à l’intérieur comme à l’extérieur de leur vie de famille (Brand et al., 2017 ; O’Hara et al., 2019 ; Stokkebekk, Iversen, Hollekim, et al., 2019).
Comme dans la littérature antérieure sur le divorce, lorsque des enfants devenus adultes s’éloignent de leurs deux parents biologiques après un divorce, cela peut avoir des conséquences négatives sur leur bien-être, ce que Hornstra et al. (2022) décrivent comme une consonance négative. De fait, la consonance négative peut survenir pendant l’enfance et persister à l’âge adulte, sous le nom de « dissonance chronique », associée à la dépression et à la solitude (Hornstra et al., 2022, p. 500). Autrement dit, la manière dont les enfants apprennent à ne plus se sentir responsables du divorce et du conflit de leurs parents est essentielle pour faire face à leur dissonance cognitive dans le processus de divorce (Priolo et al., 2019). Les résultats de la revue montrent que, si les enfants pouvaient négocier leur part de responsabilité dans le divorce de leurs parents avec un tiers stabilisateur, à l’écart de la triangulation parentale et des conflits de loyauté, un récit « nouveau », plus cohérent, devenait possible.
À l’instar de la littérature antérieure sur la dissonance cognitive, ces résultats confirment ses effets potentiellement néfastes mais aussi ses bénéfices possibles pour les enfants (Hornstra et al., 2022). Les récits de divorce révèlent que la manière dont l’enfant résout sa dissonance cognitive peut conduire à des attitudes positives comme négatives envers sa propre personne et envers ses parents. D’un côté, les résultats indiquent que, pour résoudre la dissonance cognitive née des conflits de loyauté, les enfants peuvent s’accuser pour donner sens aux événements du divorce ; autrement dit, se conformer à la croyance que « on a ce qu’on mérite », connue sous le nom de « croyance en un monde juste » (Aguilar et al., 2022, p. 17). Selon Aguilar et al. (2022), les gens sont portés à rendre les victimes responsables de leur malheur, pour préserver leur propre perception d’un « monde juste ». Ainsi, lorsqu’il arrive quelque chose de grave à une victime innocente, cela contredit cette croyance et génère une dissonance cognitive, ce qui conduit à nier la victimisation, à la minimiser et à blâmer la victime, autant de formes de « restauration cognitive » (Aguilar et al., 2022, p. 5). De même, les enfants aux prises avec une triangulation liée au divorce peuvent présenter des processus similaires de restauration cognitive, notamment en s’accusant du divorce. D’après les résultats de la revue, cela pourrait refléter une tentative d’expliquer leur implication active dans les conflits de loyauté tout en refusant d’adhérer aux récits accusateurs envers leurs parents (Blow et Daniel, 2016). En outre, les enfants peuvent faire face en se dissociant du divorce et générer, sans le vouloir, une stigmatisation intériorisée, un déni, une minimisation de leurs sentiments ou une tendance à éviter d’affronter les conflits interpersonnels (Pantelis et al., 2015). De fait, l’évitement de la dissonance cognitive, par exemple éviter un parent qui crée des conflits de loyauté, peut être une mesure de protection, mais il peut nuire aux relations (Aguilar et al., 2022).
D’un autre côté, les résultats de la revue indiquent que le divorce n’est pas forcément une menace, puisqu’il est socialement construit par les normes sociales et les litiges judiciaires. En accord avec l’idée que le divorce peut être une étape normale de la vie (Fučík, 2020), ces résultats appuient l’idée que la thérapie narrative peut aider à faire face à la dissonance cognitive. Ils suggèrent que les personnes médiatrices pourraient jouer le rôle de tiers « stabilisateurs » pour construire des alliances de travail entre les parents, de sorte que chaque parent puisse assumer la responsabilité de ses actes et résoudre leurs litiges. La menace du divorce pourrait ainsi être atténuée pour les enfants, qui pourraient avoir la capacité de réécrire leurs histoires. De fait, l’équipe suggère qu’une médiation inspirée de la thérapie narrative pourrait offrir aux enfants un espace pour identifier des obligations morales envers leur propre personne, distinctes de celles envers leurs parents. Ce faisant, les enfants pourraient cesser de se voir comme des « victimes » pour se voir comme des personnes dotées de pouvoir d’agir et de ressources (de compétences) acquises grâce à leur expérience du divorce.
L’équipe suggère que la recherche sur le mécanisme de la dissonance cognitive peut contribuer à des « données probantes de la pratique narrative » et, par là, en étendre l’utilité pour la médiation familiale en matière de divorce. Selon Rafti (2019), la thérapie narrative s’intègre bien à la palette d’outils des thérapeutes, qui comprend, entre autres approches, le modèle de négociation structurée, le modèle transformatif et la médiation facilitative. L’équipe recommande que l’usage de la thérapie narrative dépende du fait que la dissonance cognitive survient ou non, et de la manière dont elle survient (c’est-à-dire dans la triangulation et la diffusion des rôles), ainsi que de son intensité dans la coparentalité après le divorce (conflit élevé ou faible) et dans la relation parent-enfant. Elle soutient donc qu’une attention portée à la mise au jour des schémas de dissonance cognitive des enfants pourrait renforcer l’efficacité de la thérapie narrative, en aidant à exploiter l’élan qui pousse à résoudre les contradictions et à produire des effets, non comme un événement unique, mais comme un processus de socialisation qui façonne la trajectoire de vie des enfants.
Les résultats de l’étude mettent aussi en évidence une micropolitique à l’œuvre dans le système judiciaire. Sa culture juridique et administrative peut contribuer à la manière dont les enfants sont socialisés à vivre le divorce comme un processus menaçant. Eekelaar (2020) affirme que la clé pourrait être l’établissement précoce d’intérêts communs entre les parents pour parvenir à ce qui est le « mieux » pour leurs enfants. Dès lors, les juristes pourraient bénéficier d’une formation à la médiation fondée sur la thérapie narrative, qui les place dans un rôle de conseil pour faciliter la prise en compte des intérêts de l’enfant et leur donne des moyens supplémentaires d’y parvenir (Eekelaar, 2020). Pour ce faire, les juristes pourraient travailler avec les personnes médiatrices familiales afin de consolider durablement une alliance stabilisatrice qui refuse de faire des enfants des « victimes » et les aide plutôt à négocier leur capacité d’agir pour résoudre leur dissonance cognitive, en interdépendance avec leurs parents pendant le divorce.
La principale force de l’étude tient à sa capacité à identifier un schéma cognitif potentiellement universel, qui décrit le processus d’adaptation des enfants après le divorce. Cibler la dissonance cognitive dans le cadre de la thérapie narrative pourrait être un mécanisme clé pour éviter que des expériences traumatiques comme le divorce n’aient des effets néfastes sur la santé.
Les résultats relatifs à la diversité culturelle n’étaient pas prépondérants dans la revue. La médiation familiale doit tenir compte de la diversité culturelle des enfants pour que la thérapie soit menée de façon culturellement adaptée (par exemple par le dessin) (Rafti, 2019). Cela dit, si l’échantillon représentait une certaine diversité culturelle (sept pays), il constitue aussi une limite. Une étude de Smith-Greenaway et Clark (2017) a montré que les enfants de mères divorcées, dans des pays africains, présentaient une morbidité et une mortalité plus élevées là où le divorce est moins déclaré, et donc moins accepté. Cette étude a trouvé des éléments indiquant que de meilleurs résultats pour les enfants tenaient à une plus grande acceptation sociale du divorce dans certaines régions, plutôt qu’au niveau d’études et à la richesse des mères (Smith-Greenaway et Clark, 2017). Étant donné que les normes sociales modèrent la dissonance cognitive, les résultats de la revue pourraient appuyer l’hypothèse selon laquelle l’environnement social serait un moteur clé des variations, d’un contexte à l’autre, dans la production du désavantage associé au divorce dans l’enfance (comme le posent Smith-Greenaway et Clark, 2017). Toutefois, l’environnement social et les normes culturelles n’étaient pas l’objet de l’étude, si bien que ses résultats pourraient ne pas être généralisables aux contextes sociaux différents des enfants des pays en développement, ni aux enfants de plus de 12 ans.
En somme, cette revue est l’une des premières à mettre en évidence un lien entre la dissonance cognitive et les récits que les enfants font de leur expérience du divorce. Plus précisément, les résultats suggèrent que la déconstruction de la loyauté conflictuelle des enfants leur a offert l’occasion de réfléchir à leur auto-accusation, à leur culpabilité et à leur tristesse. Ce faisant, les enfants faisaient face aux tensions des moments où s’imposait l’obligation d’être le « soutien » responsable d’un parent tout en servant de « pion » à ce même parent. Avec un soutien pour recadrer leur obligation morale envers leur propre personne, les enfants devenaient capables de renégocier la qualité de leurs relations familiales. De fait, ces résultats confirment la conclusion d’Aguilar et al. (2022), selon laquelle les démarches visant à révéler la dissonance cognitive des enfants pourraient les « immuniser » contre de futurs facteurs de stress relationnels.
Aguilar et al. (2022) décrivent un processus par lequel la confrontation à la dissonance cognitive (qui se manifeste lorsque les croyances d’une personne contredisent ses comportements) peut donner à l’individu des compétences pour réévaluer et résoudre cette tension. Ce faisant, elle pourrait lui donner la capacité de résister à une perception de sa personne comme « victime » dans de futures situations semblables. En outre, l’équipe plaide pour que la médiation familiale envisage une thérapie narrative ciblant la dissonance cognitive, comme moyen de remédier aux ruptures de la cohérence familiale. Dans cette perspective, elle recommande que de futures recherches explorent les effets de la confrontation des enfants à leur dissonance cognitive, dans les récits qui prédominent dans leur expérience du divorce.
Complexe Systémique : à retenir
L’intérêt clinique de cette revue tient à son vocabulaire : la triangulation et la diffusion des rôles, familières à la thérapie familiale, y sont relues comme des situations de dissonance cognitive, où l’enfant agit contre ses convictions par loyauté. On en retiendra trois pistes utiles : la parole de l’enfant peut être captée par la logique judiciaire au point de réduire l’enfant au silence ; l’auto-accusation peut être une manière de préserver un monde cohérent ; un « tiers stabilisateur » (thérapeute, famille élargie, beau-parent) aide à sortir l’enfant du rôle de victime comme de celui de soutien d’un camp. La prudence s’impose pourtant : revue rapide sans protocole enregistré, treize références très hétérogènes (dont un commentaire et une note d’orientation), des témoignages recueillis surtout à l’adolescence ou à l’âge adulte alors que la cible est l’enfant de 3 à 12 ans, et une conclusion sur un « schéma potentiellement universel » qui dépasse ce que les données permettent. À lire avec l’article sur les relations sociales des divorces très conflictuels, et avec l’article sur le modèle groupal narratif en médiation familiale.
Notes de l’original
Liens d’intérêts. L’équipe de recherche ne déclare aucun conflit d’intérêts potentiel en lien avec la recherche, la rédaction ou la publication de cet article.
Financement. L’équipe de recherche n’a reçu aucun soutien financier pour la recherche, la rédaction ou la publication de cet article.
Remerciements. L’équipe remercie Journal Edit pour la révision professionnelle du manuscrit.
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Traduction non officielle en français de Enfants et divorce : une revue rapide ciblant la dissonance cognitive, dans le cadre de la thérapie narrative, par Christopher Lie Ken Jie, Joanne Jessen Yramategui et Richard Huang, Clinical Child Psychology and Psychiatry, vol. 30, no 2 (2025), doi : 10.1177/13591045251314908, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence (tableau présenté en liste, légende de la figure traduite). Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.
Traduction française non officielle de « Children and divorce: A rapid review targeting cognitive dissonance, in the context of narrative therapy », publié dans Clinical Child Psychology and Psychiatry (2025) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Lie Ken Jie, C., Jessen Yramategui, J., et Huang, R. (2025). Enfants et divorce : une revue rapide ciblant la dissonance cognitive, dans le cadre de la thérapie narrative (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/enfants-et-divorce-une-revue-rapide-ciblant-la-dissonance-cognitive (Œuvre originale publiée en 2025 dans Clinical Child Psychology and Psychiatry, 30(2), 465-478 (2025) ; republiée en 2025 par Clinical Child Psychology and Psychiatry, https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/13591045251314908)
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