Journal of Solution Focused Practices · Revue de recherche
Chaque année, le groupe de recherche de l’Association européenne de thérapie brève met à jour la liste des études sur l’approche orientée vers les solutions, héritée d’Alasdair Macdonald. Pour 2022, 58 études : 3 582 participants, deux tiers venus d’Asie et surtout d’Iran, cinq seulement d’Europe, des groupes plus souvent que des individus, des mesures de problèmes plus souvent que de solutions, et des résultats toujours positifs face à l’absence de traitement, mais le plus souvent équivalents aux autres approches. Une photographie honnête d’un champ « prometteur » depuis vingt ans, et une liste de ce qu’il faudrait publier pour qu’il cesse de l’être seulement.
Traduction non officielle en français. Cet article est la traduction de Research on the Solution-Focused Approach in 2022: A Scoping Review, d’Andreea M. Żak, Rytis Pakrosnis et Evgeniya Kuminskaya, publié dans le Journal of Solution Focused Practices (2023), doi : 10.59874/001c.90976, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, les deux figures (répartition par pays, répartition par nombre de séances) étant décrites dans le texte et la liste des recommandations replacée à sa position logique, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Le tableau S1 et la liste des études incluses restent disponibles en supplément sur le site de la revue. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
Résumé. Dans la continuité d’une initiative lancée à la fin des années 1990 par le Dr Alasdair Macdonald, l’Association européenne de thérapie brève (EBTA) continue de tenir à jour une liste de références de recherches et d’autres publications pertinentes sur l’approche orientée vers les solutions. La présente revue de la portée, menée par des membres du groupe de travail Recherche de l’EBTA, visait à identifier les tendances de méthodologie et de résultats qui se dégagent des recherches les plus récentes ajoutées à la liste. Au total, 58 articles de recherche publiés en 2022 ont été identifiés et passés en revue quant aux grandes tendances des caractéristiques de l’échantillon, de l’étude et de l’intervention, et des résultats principaux. Plusieurs tendances se sont dégagées pour chacun de ces aspects. Avec le résumé des tendances principales, l’article discute des questions importantes pour les praticiens, les chercheurs et l’ensemble de la communauté orientée vers les solutions. Enfin, des recommandations pour la recherche future sont avancées afin d’aider à répondre aux questions qui restent pertinentes pour l’établissement de l’approche orientée vers les solutions comme pratique fondée sur des preuves.
Mots-clés : approche orientée vers les solutions, revue de la portée, recherche sur les résultats
Depuis le début de son développement, l’approche orientée vers les solutions a été étudiée de façon assez extensive, plusieurs études de résultats et de processus étant menées et publiées chaque année. Face au nombre croissant d’articles publiés, peu accessibles hors du monde académique, et à la nécessité d’établir l’approche, le Dr Alasdair Macdonald a lancé à la fin des années 1990 la Solution-Focused Brief Therapy Evaluation List, un recueil de preuves empiriques accompagnées de brefs résumés et d’autres informations utiles à l’établissement et à la reconnaissance de l’approche par les gouvernements et les agences de différents pays. Depuis 2018, le groupe de travail Recherche de l’Association européenne de thérapie brève (EBTA RTG) a le privilège et la responsabilité de continuer à recueillir et à mettre à jour les références d’articles de recherche et de les publier sur le site de l’EBTA (https://www.ebta.eu/sf-research-list/). Ses membres cherchent activement à repérer et à recueillir autant d’articles publiés que possible sur les résultats et le processus de l’approche orientée vers les solutions, dans différents cadres, contextes et pays (voir la section Méthode), dont les liens sont ensuite ajoutés au site et classés pour faciliter la recherche ou l’analyse. S’y ajoutent les articles théoriques décrivant de nouveaux concepts ou de nouvelles applications susceptibles de contribuer au développement de l’approche, ainsi que les études de validation d’instruments de mesure présentant des outils orientés vers les solutions. Compte tenu de l’application de l’approche dans divers champs de pratique, au-delà du contexte thérapeutique, la liste contient des recherches et des publications sur les pratiques orientées vers les solutions (POS).
La recherche a jusqu’ici constamment montré que l’approche orientée vers les solutions est utile pour une grande variété de personnes et de problèmes dans différents contextes. Néanmoins, les preuves restent rares et insuffisamment solides, n’indiquant que des résultats « prometteurs » comme pratique fondée sur des preuves (Bond et al., 2013 ; Franklin & Hai, 2021 ; Zhang et al., 2018). D’où un appel continu à davantage de recherches pour donner du poids à ces résultats prometteurs. Outre la production de nouvelles recherches, les revues et méta-analyses de la recherche existante sont une autre étape importante pour savoir si et comment une approche du changement fonctionne. Si plusieurs méta-analyses et revues systématiques ont été menées sur les POS, aucune revue de la portée, à notre connaissance, n’avait cartographié la recherche publiée sur les POS pour une période donnée afin d’en identifier les tendances et les lacunes.
En mettant à jour la liste, l’EBTA RTG a identifié un nombre considérable de publications en 2022. Les auteurs, membres du groupe, ont donc décidé de mener chaque année une revue de la portée de la recherche publiée l’année précédente, afin de suivre les tendances, les lacunes et les défis émergents. Nous pensons que de telles revues peuvent servir de photographies annuelles de la recherche sur les pratiques OS, offrant des éclairages aux praticiens, des idées aux chercheurs, et à toute la communauté une compréhension plus profonde d’où nous en sommes et où nous allons quant aux preuves de l’approche. Cet article présente la première revue de la portée de la recherche sur les POS publiée en 2022.
La présente revue visait à répondre aux questions suivantes : (1) dans quels contextes la recherche sur les POS a-t-elle principalement été menée, c’est-à-dire quels pays, échantillons et cadres, et dans quelles revues a-t-elle été publiée ? (2) comment la recherche a-t-elle principalement été réalisée, c’est-à-dire quels plans, méthodologies, instruments et groupes de contrôle ont été utilisés ? (3) quelles étaient les principales caractéristiques des interventions ? et (4) quels étaient les principaux résultats d’intérêt et les principales conclusions ?
Pour tenir à jour la liste de références disponible sur le site de l’EBTA, des alertes Google Scholar sont utilisées en complément de recherches régulières dans des bases académiques comme EBSCO, Science Direct et Scopus. Sont retenues les études qui présentent : (1) une recherche originale ou (2) une revue des résultats ou du processus de l’approche orientée vers les solutions, quel que soit le champ d’application (thérapeutique, éducatif, coaching…) et le plan méthodologique, ou (3) une discussion théorique, (4) une description de méthode ou (5) une validation d’instrument susceptible de contribuer à la recherche et au développement futurs. Seuls les articles publiés sont pris en compte, quelle que soit la langue de publication. La liste n’est pas exhaustive et ne comprend que les publications accessibles à l’EBTA RTG et indexées dans les bases mentionnées.
En 2022, 71 articles publiés ont été identifiés. Parmi eux, 58 (81,7 %) étaient des articles de recherche, 6 (8,45 %) des revues (2 revues systématiques, 1 méta-analyse, 2 revues théoriques et 1 revue de la portée), 6 (8,45 %) des articles théoriques ou descriptifs et 1 (1,4 %) une étude de validation d’instrument. Pour identifier les tendances de la recherche en 2022, nous nous sommes concentrés sur les 58 articles de recherche portant sur les résultats (nombre d’études primaires k = 47 ; 81 %), le processus et les résultats (k = 8 ; 13,8 %) ou le processus (k = 3 ; 5,2 %) de l’approche orientée vers les solutions.
Le processus de revue a suivi les trois étapes typiques des revues de la portée : (1) un tri initial de chaque article pour vérifier son adéquation aux critères d’inclusion, suivi de l’extraction des informations sur les aspects suivants : caractéristiques de la publication, de l’échantillon, de l’étude, de l’intervention, et résultats principaux ; (2) une synthèse quantitative de chaque aspect ; et (3) une synthèse des informations en tendances principales pour chaque aspect. Lors de la première étape, le corpus a été réparti à parts égales entre les auteurs, qui ont travaillé séparément au tri et à l’extraction selon une grille convenue. En cas de question, le même article était examiné par un autre auteur, le plus souvent la première autrice. La deuxième étape a été réalisée par la première autrice, puis les résultats ont été discutés et approuvés par tous. La troisième étape a été collective : tous les auteurs ont discuté des tendances observées jusqu’à l’accord.
Les tendances observées dans l’analyse des 58 articles sont résumées en décrivant d’abord les caractéristiques de la publication, de l’échantillon, de la méthodologie et de l’intervention, puis les principaux résultats étudiés et les conclusions.
Les caractéristiques de publication, d’échantillon, de méthodologie, d’intervention et les résultats principaux de chaque article sont résumés dans le tableau S1 (matériel supplémentaire sur le site de la revue).
La majorité des 58 articles étaient publiés en anglais (k = 46 ; 79,3 %), avec une moindre représentation du persan (k = 7 ; 12,1 %), de l’indonésien (k = 4 ; 6,9 %) et du malais (k = 1 ; 1,7 %). Ils étaient publiés dans différentes revues, dont quatre comptaient plus d’un article : Journal of Solution Focused Practices (k = 5 ; 8,6 %), Jurnal Bimbingan Konseling (k = 3 ; 5,2 %), International Journal of Systemic Therapy (k = 2 ; 3,4 %) et Perspectives in Psychiatric Care (k = 2 ; 3,4 %).
L’indexation et les scores de citation d’une revue étant généralement considérés (au moins dans les discussions académiques) comme des caractéristiques définissant l’impact d’une publication, nous avons aussi examiné les revues sous cet angle, à partir des trois sources les plus courantes : le facteur d’impact (IF) du Journal Citation Reports de Clarivate (données 2022), l’indicateur SCImago Journal Rank (SJR) de Scopus (données 2022) et le h5 de Google Scholar (données 2018-2022). Notre analyse a révélé que 47 % (k = 27) des revues n’étaient répertoriées ni indexées par aucun de ces index. Néanmoins, 28 % (k = 16) étaient indexées par les trois. Un score IF ou SJR, ou les deux, était disponible pour 31 % (k = 18) des revues, et un h5 pour 50 % (k = 29). Les scores allaient de 0,5 à 5 pour l’IF, de 0,29 à 2,16 pour le SJR et de 7 à 212 pour le h5.
Les recherches ajoutées à la liste en 2022 ont été menées dans 15 pays du monde entier (figure 1, non reproduite). Notamment, le plus grand nombre d’articles venait d’Asie (k = 37 ; 63,8 %), surtout du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est. Traditionnellement, les chercheurs des États-Unis ont contribué de façon substantielle à la recherche sur les POS (k = 12 ; 20,7 %). Mais, alors que les POS sont bien établies et appliquées à travers l’Europe, seules cinq recherches publiées (8,6 %) provenaient, étonnamment, de cette partie du monde. Enfin, les contributions d’Afrique (k = 3 ; 5,2 %) et d’Amérique du Sud (k = 1 ; 1,7 %) étaient les moins nombreuses en 2022.
Au total, 3 582 participants (moyenne 61,76 par étude ; étendue de 1 à 468) ont pris part aux recherches. Les échantillons étaient surtout recrutés en milieu éducatif (k = 20 ; 34,5 %) et médical, en soins de santé ou ambulatoires (k = 17 ; 29,3 %). Les autres cadres étaient moins représentés : services de conseil (k = 7 ; 12,1 %), action sociale (k = 4 ; 6,9 %), milieu de travail (k = 2 ; 3,4 %), pratique privée (k = 2 ; 3,4 %), coaching (k = 1 ; 1,7 %) ou cliniques de formation (k = 1 ; 1,7 %). Pour 6,9 % des études, l’information n’était pas rapportée (k = 1 ; 1,7 %) ou pas disponible (k = 3 ; 5,2 %).
Dans la plupart des études, les participants étaient des adultes (k = 39 ; 67,2 %), les adolescents (k = 14 ; 24,1 %) ou les échantillons d’âges mixtes (k = 4 ; 6,9 %) étant moins représentés. Pour un article (1,7 %), l’information n’était pas disponible.
La majorité des études (k = 30 ; 51,8 %) reposaient sur des échantillons comptant plus de femmes que d’hommes (plus de 51 % de l’échantillon), et dans environ la moitié d’entre elles (k = 16) les participantes étaient exclusivement des femmes. À l’inverse, des échantillons comptant plus d’hommes que de femmes n’ont été utilisés que dans 10,3 % (k = 6) des études, dont la moitié (k = 3) avec des hommes uniquement. Une répartition égale a été observée dans 15,5 % (k = 9) des études. Mais 17,2 % (k = 10) des études ne rapportaient pas le genre des participants et pour 5,2 % (k = 3) l’information n’était pas disponible. Les autres caractéristiques démographiques (origine ethnique, éducation, situation de couple) étaient moins souvent rapportées, ce qui a empêché leur analyse.
Plan et méthodologie. La grande majorité (k = 42 ; 72,4 %) des études utilisaient une méthodologie quantitative, les recherches qualitatives (k = 6 ; 10,3 %) ou mixtes (k = 10 ; 17,3 %) étant moins représentées. Les plans prédominants, tels que rapportés par les chercheurs, étaient quasi expérimentaux ou expérimentaux (k = 26 ; 44,8 %) et les essais contrôlés randomisés (ECR ; k = 14 ; 24,1 %), avec une moindre prévalence des études de cas (k = 8 ; 13,8 %), des plans pré-test/post-test (k = 4 ; 6,9 %) ou mixtes (k = 2 ; 3,4 %). D’autres approches méthodologiques (k = 4 ; 6,9 %), microanalyse, analyse thématique, approche des preuves fondées sur la pratique et recherche-action en orientation, ont chacune été utilisées dans une seule étude.
Instruments de mesure des résultats. Une forte tendance à mesurer des résultats centrés sur le problème a été observée, soit comme seul aspect d’intérêt (k = 22 ; 37,9 %), soit en combinaison avec des aspects positifs (k = 15 ; 25,9 %) ou orientés vers les solutions (k = 5 ; 8,6 %). Les résultats positifs (k = 13 ; 22,4 %) ou orientés vers les solutions (k = 1 ; 1,7 %) étaient moins fréquents comme seul centre d’intérêt. L’usage d’un instrument de mesure ne s’appliquait pas à deux (3,4 %) études de processus.
Type de groupe de contrôle. La majorité des études (k = 40 ; 69 %) rapportaient l’usage de groupes de contrôle ou de comparaison. Parmi elles, trois (7,5 %) comparaient l’effet de différents types de questions écrites données dans des conditions séparées, l’une incluant aussi un groupe de contrôle passif. Une prévalence semblable de contrôles passifs (k = 12 ; 20,7 %), actifs (k = 12 ; 20,7 %) et mixtes (k = 10 ; 17,2 %) a été observée. Les contrôles passifs étaient plus souvent l’absence de traitement (k = 18 ; 45 %) que la liste d’attente (k = 3 ; 7,5 %) ; une étude (2,5 %) ne précisait pas le type de contrôle passif. Près de la moitié des contrôles actifs étaient le traitement habituel (TAU ; k = 9 ; 22,5 %), l’autre moitié comparant les POS à d’autres approches connues (k = 11 ; 27,5 %) : thérapie centrée sur le client, thérapie narrative, thérapie centrée sur les émotions, thérapie de la compassion, thérapie de couple comportementale ou diverses formes de thérapie cognitivo-comportementale (TCC), TCC classique ou thérapie des schémas, pleine conscience ou TCC combinée à l’entretien motivationnel ou à la pleine conscience. Un placebo servait de contrôle dans une étude (2,5 %). Pour trois études (5,2 %), l’information sur le type de contrôle n’était pas disponible, seuls les résumés étant accessibles aux auteurs.
Les caractéristiques de l’intervention orientée vers les solutions ont été analysées selon le format (individuel, groupe…) et la modalité (pure ou combinée). Le nombre de séances a aussi été examiné, les POS ayant été développées comme modèle de thérapie brève, la brièveté étant parfois avancée comme argument d’efficience.
Format de l’intervention. Les POS ont le plus souvent été étudiées comme intervention de groupe (k = 26 ; 44,8 %), dont cinq études où l’intervention se déroulait en ligne ou en format hybride en raison des restrictions liées à la pandémie de Covid-19. L’intervention individuelle était le deuxième format le plus fréquent, étudié dans 14 études (24,1 %), l’une utilisant aussi des lectures sur les POS comme intervention. Les POS en thérapie de couple ont été étudiées dans six études (10,3 %), dont trois en format de groupe pour couples. Quatre études (6,9 %) examinaient l’approche appliquée comme activité, les participants décrivant une situation ou un objectif en répondant à des questions orientées vers les solutions précises. Une intervention mixte individuelle et familiale (k = 1 ; 1,7 %) ou un soutien par tchat en ligne (k = 1 ; 1,7 %) ont été étudiés dans une étude chacun. Le format n’était pas rapporté dans trois études (5,2 %) et pas disponible pour trois autres (5,2 %).
Modalité de l’intervention. Plus de la moitié des études (k = 34 ; 58,6 %) rapportaient l’usage des POS comme modalité pure. Néanmoins, faute d’informations détaillées dans certains articles, il n’était pas toujours clair ce que les auteurs entendaient par l’usage de l’approche orientée vers les solutions. Hormis les interventions de groupe, dont les protocoles de séance étaient le plus souvent publiés dans l’article, la description de l’intervention ou la référence à des manuels ou protocoles manquait parfois. Dans près d’un tiers des études (k = 17 ; 29,3 %), les POS étaient combinées au traitement habituel (k = 3 ; 5,2 %), à de la psychoéducation (k = 6 ; 10,3 %) ou à une grande variété d’éléments propres à d’autres approches, surtout la TCC. Là encore, l’information n’était pas rapportée (k = 3 ; 5,2 %) ou pas disponible (k = 4 ; 6,9 %) pour toutes les études.
Nombre de séances. Le nombre exact de séances était rapporté dans 41 articles (70,7 %), soit 274 séances au total, de 1 à 15, avec une moyenne de 6,37 séances par étude. Deux études supplémentaires ne donnaient qu’une moyenne, 14,48 (Medina et al., 2022), ou une étendue, de 1 à 29 (Żak, 2022), toutes deux supérieures aux estimations des autres études ; elles n’ont pas été incluses dans le calcul de la moyenne et de l’étendue ci-dessus, faute d’information sur le nombre global de séances. En examinant la fréquence des séances rapportée dans les 41 articles selon le seuil de 4 à 6 séances suggéré par la recherche antérieure (Macdonald, 2011), nous avons remarqué que moins d’études rapportaient l’usage d’une seule séance (k = 3 ; 7,3 %) ou de moins de quatre (k = 7 ; 17,1 %), tandis que davantage rapportaient jusqu’à six (k = 10 ; 24,4 %) ou plus (k = 21 ; 51,2 %) séances (figure 2, non reproduite). Il faut noter que certaines études, surtout de groupe, avaient un nombre de séances prédéterminé (généralement huit) dans leur plan ; le nombre total de séances n’était donc pas toujours lié au « besoin naturel » des clients de terminer l’intervention une fois les buts thérapeutiques atteints.
Les résultats de l’approche orientée vers les solutions ont été examinés avec une fréquence semblable pour une grande variété de problèmes, que l’on peut classer comme liés à l’état émotionnel (k = 19 ; dépression, anxiété, affects positifs et négatifs), au bien-être (k = 10 ; résistance mentale, espoir), à la relation de couple ou familiale (k = 9 ; compatibilité conjugale, conflits, intimité sexuelle), aux aspects cognitifs (k = 9 ; croyances irrationnelles, vitesse de traitement), à la santé générale (k = 8 ; douleur, vitalité, comportements de santé), à la santé mentale (k = 7 ; symptômes psychiatriques), aux addictions (k = 7 ; internet, jeu vidéo, drogues), aux comportements (k = 7 ; comportement violent), au soi (k = 7 ; estime de soi, compétence perçue), aux aspects orientés vers les solutions (k = 6 ; discours de solution, clarté des solutions à long terme) ou scolaires (k = 5 ; réussite scolaire, résilience scolaire). En résumé, les aspects intériorisés ont été les plus étudiés. Plus de la moitié des études (k = 30 ; 51,7 %) examinaient plus d’un aspect, d’où un total supérieur au nombre d’études.
Résultats intra-groupe (pré-test à post-test ou suivi). Plus des deux tiers des études (k = 39 ; 67,2 %) examinaient les résultats des POS en comparant le pré-test au post-test ou au suivi au sein du groupe d’intervention. Les résultats étaient constamment positifs dans toutes les études. Pourtant, un changement positif statistiquement significatif n’a été atteint que dans 24 études (61,5 %) sur tous les résultats mesurés, et dans 3 études (7,7 %) sur certains seulement.
Résultats inter-groupes (POS contre groupe de contrôle ou de comparaison). Comme indiqué, 40 articles (69 %) comportaient une condition de comparaison ou de contrôle. À deux exceptions près (J. Kim et al., 2022 ; Yildirim & Aylaz, 2022), toutes les études rapportaient des résultats en faveur des POS par rapport à l’absence de traitement, à la liste d’attente, au placebo ou au traitement habituel. Les POS avaient aussi de meilleurs résultats dans les études où le type de contrôle n’était pas décrit ou pas disponible.
En revanche, les études montraient des résultats mitigés quand les POS étaient comparées à d’autres approches connues. Sur 11 études de ce type, 63,3 % (k = 7) montraient que les POS produisaient des résultats semblables à la thérapie des schémas (Hashemi Saraj et al., 2022), à la TCC ou à la TCC combinée à l’entretien motivationnel (Johnson et al., 2022 ; J. S. Kim et al., 2022 ; Naseriniya & Smkhani Akbarinejhad, 2022), à la thérapie centrée sur les émotions (Bagheriniya et al., 2022), à la thérapie narrative (Oktava et al., 2022), à l’orientation (Sagar & Özabaci, 2022), à la TCC fondée sur la pleine conscience (Naseriniya & Smkhani Akbarinejhad, 2022) et à la thérapie de couple comportementale (Ghorbani et al., 2022a). Trois études (27,3 %) rapportaient des résultats significatifs en faveur d’autres traitements : la pleine conscience (Zafarghandi et al., 2022), la thérapie de couple comportementale (Ghorbani et al., 2022b) et la thérapie centrée sur la compassion (Ghari Saadati et al., 2022). Enfin, une seule étude (9,4 %) (Johnson et al., 2022) rapportait des résultats significatifs en faveur des POS par rapport à une intervention spirituelle et à la thérapie centrée sur le client, mais des résultats semblables à la TCC. Le détail figure dans le tableau S1.
Efficacité du processus orienté vers les solutions. Les 11 études de processus identifiées (19 %) portaient soit sur l’expérience du processus par le client, soit sur l’effet différentiel des questions orientées vers les solutions sur les résultats. Une seule étude examinait le langage des thérapeutes, trouvant des différences significatives dans la fréquence et la manière d’utiliser le langage présuppositionnel dans la pratique actuelle par rapport aux débuts des POS (Froerer et al., 2023). De même, l’effet de la forme de délivrance de l’intervention a été étudié dans une seule étude, avec des résultats significativement meilleurs pour les compétences de construction de solutions des participants en format en ligne qu’en format hybride (J. Kim et al., 2022).
Les recherches sur l’expérience du client indiquaient toutes des thèmes positifs associés au processus orienté vers les solutions, et l’utilité pour les clients de ses aspects spécifiques (Hsu et al., 2022 ; Sagar & Özabaci, 2022 ; Turns et al., 2022 ; Żak, 2022). Des analyses thématiques ont révélé que les clients vivaient les meilleurs espoirs et l’exploration de ce qui marche comme des éléments utiles (Firth & Tripathi, 2022), tout en ayant des difficultés à réagir à la question du miracle (Turns et al., 2022). Tous les éléments propres à l’approche étaient aidants du point de vue du client, mais leur utilité variait selon son niveau d’engagement (Żak, 2022).
Les recherches processus-résultats montraient que l’usage de questions orientées vers les solutions, comparé à des questions centrées sur le problème, était associé à une amélioration des résultats mesurés, sans que la différence atteigne la signification statistique pour tous les aspects (Koorankot et al., 2022 ; Solms et al., 2022). Ajouter des questions de « machine à remonter le temps » vers le futur aux questions d’exception et du miracle augmentait significativement l’attitude consistant à passer son temps de façon signifiante (Takagi et al., 2022). Une augmentation du discours de solution du client et une diminution du discours de problème ont aussi été identifiées après une thérapie de couple orientée vers les solutions (McDowell et al., 2023).
Un nombre assez important d’articles de recherche publiés en 2022 a été identifié par l’EBTA RTG, reflet de l’intérêt durable pour les résultats et le processus de l’approche orientée vers les solutions dans divers champs de pratique. Certains articles ont paru dans des revues bien classées, avec de bons scores de citation, ce qui atteste une bonne qualité de compte rendu et un impact potentiel dans le monde académique et au-delà. Pourtant, près de la moitié des articles ont été publiés dans des revues non indexées par Clarivate, Scopus ou Google Scholar. Cela ne remet pas automatiquement en cause la qualité de la recherche ou du compte rendu, mais pourrait devenir un argument important dans les discussions sur l’impact et la respectabilité de la recherche sur les POS.
Quant au contexte où la recherche a principalement été menée, on observe que davantage de recherches venaient d’Asie, surtout du Sud-Est et du Moyen-Orient (principalement d’Iran), puis d’Amérique du Nord (États-Unis en particulier), que de toute autre partie du monde, Europe comprise. Si cette tendance n’est pas un accident propre à 2022, on peut se demander si l’approche est davantage promue, appliquée ou étudiée dans certaines parties du monde que dans d’autres. Vu le nombre limité d’études publiées menées en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud, une autre question est ce qui pourrait être fait pour faciliter et accroître la recherche dans ces régions.
Une autre tendance concerne la prédominance des études menées en milieu éducatif ou médical et ambulatoire, tandis que les services de conseil, l’action sociale et d’autres cadres comme la pratique privée, le milieu de travail et le coaching étaient moins étudiés. Cette tendance est cohérente avec la promotion de l’approche vers d’autres pratiques que le cadre thérapeutique ou social où elle est née. Néanmoins, le nombre relativement faible de recherches issues des cadres de conseil et de thérapie pose la question de savoir si la promotion de l’approche vers d’autres pratiques non thérapeutiques détourne l’attention des chercheurs de son utilité dans le cadre d’origine.
Les caractéristiques des échantillons montraient une forte prédominance d’études fondées sur des femmes adultes. Ces résultats peuvent aussi signifier que nous en saurons davantage sur l’efficacité et le processus pour ce groupe particulier. Mais les autres caractéristiques démographiques n’étaient pas rapportées de façon cohérente, ce qui a empêché l’analyse d’autres tendances.
Quant aux caractéristiques des études, la plupart des recherches identifiées portaient sur les résultats, c’est-à-dire l’efficacité, selon une méthodologie quantitative, en utilisant surtout des mesures de résultats centrées sur le problème plutôt que positives ou orientées vers les solutions. Cela peut être conforme à la tendance générale de la recherche sur les résultats à démontrer l’efficacité en mesurant une diminution des aspects problématiques ou négatifs plutôt qu’une augmentation des aspects positifs de nos vies. En même temps, cela contredit quelque peu l’idée essentielle des POS, chercher ce qui marche. Une grande variété de problèmes a été couverte, avec un intérêt semblable pour les divers aspects, sauf les aspects émotionnels, plus étudiés. Mais la majorité des recherches examinaient un aspect spécifique différent d’une catégorie générale de problèmes, fournissant ainsi des preuves éparses de l’efficacité des POS. Les groupes de contrôle passifs, actifs et mixtes ont été utilisés avec une fréquence semblable en 2022. Mais une prévalence plus élevée des contrôles sans traitement que des comparaisons avec d’autres approches connues a été observée.
Même si les POS ont plus souvent été étudiées comme modalité pure, une tendance croissante à les combiner à d’autres approches ou à ajouter des éléments psychoéducatifs apparaît dans un tiers des études. Fait intéressant, les POS comme intervention de groupe ont été beaucoup plus étudiées que comme intervention individuelle ou de couple et de famille. On peut se demander dans quelle mesure ces tendances reflètent l’application réelle des POS. Les praticiens utilisent-ils aussi souvent l’approche en combinaison avec de la psychoéducation et d’autres approches ? L’approche est-elle plus souvent appliquée en groupe qu’en individuel ? Est-ce la modalité et le format dans lesquels les POS devraient être appliquées pour être plus efficaces ? Ou cela reflète-t-il des coutumes et des pratiques différentes d’application des POS dans différentes parties du monde ?
Quant aux résultats principaux, une tendance nette est apparue : toutes les études rapportaient des résultats intra-groupe positifs, ce qui indique que les POS sont utiles pour une grande variété de problèmes, émotionnels, relationnels, liés au soi ou médicaux. Aucune étude ne rapportait d’effets négatifs des POS, ce qui pourrait suggérer que cette approche n’a pas de preuve enregistrée (pas en 2022 du moins) de nuire. La prévalence de résultats positifs peut aussi être biaisée par l’inclusion exclusive d’études publiées, qui tendent à rapporter des résultats positifs plutôt que négatifs. Néanmoins, cette tendance positive rejoint les conclusions de revues systématiques ou de méta-analyses antérieures qui incluaient aussi des recherches non publiées (Franklin et al., 2022 ; Gingerich & Peterson, 2012 ; Karababa, 2023).
De plus, les études ont constamment montré que les POS font mieux que les contrôles passifs, absence de traitement ou liste d’attente, ce qui suggère que les POS valent mieux que l’absence d’intervention. Conformément au fameux verdict du Dodo, selon lequel toutes les approches du changement produisent des résultats semblablement bons (Luborsky et al., 2002 ; Wampold, 2010), la majorité des études montraient une efficacité des POS semblable à celle d’autres traitements connus. Néanmoins, alors que trois études trouvaient des résultats significatifs en faveur des autres traitements (Ghari Saadati et al., 2022 ; Ghorbani et al., 2022b ; Zafarghandi et al., 2022), une seule (Johnson et al., 2022) rapportait des résultats significatifs en faveur des POS, et ce par rapport à deux des trois autres approches examinées. Cette tendance de la recherche 2022 montre que les POS sont une approche efficace, le plus souvent aussi efficace que les autres approches établies.
Néanmoins, l’efficacité prouvée des POS reste dans la zone « prometteuse » identifiée par les revues antérieures (Bond et al., 2013 ; Franklin & Hai, 2021 ; Zhang et al., 2018), compte tenu de la grande variété des cadres, des formats d’intervention et des indicateurs de résultat étudiés, différentes études portant sur les résultats de différents formats de POS pour différents problèmes spécifiques, souvent dans différents cadres. De plus, plusieurs aspects essentiels de l’intervention, format, modalité, nombre de séances, manquaient ou étaient insuffisamment rapportés dans environ 5 à 12 % des articles. À l’exception des interventions de groupe, dont le protocole était le plus souvent publié dans l’article, l’usage d’un manuel ou des éléments orientés vers les solutions précis manquait aussi assez souvent. Cela entrave quelque peu l’évaluation des résultats des POS en soulevant des questions de fidélité de l’intervention examinée.
Tous ces résultats doivent être interprétés en tenant compte des limites de la présente revue. D’abord, à l’exception d’un tiers des articles qui ont été vérifiés en double, le tri et l’extraction des données ont été réalisés individuellement par chaque auteur ; malgré une grille commune, des erreurs humaines normales ont pu se produire. Ensuite, aucune analyse statistique n’a été employée, toutes les différences de tendances observées reposant sur l’examen visuel des fréquences identifiées. Troisièmement, aucune donnée n’a été extraite sur l’usage d’éléments OS précis ou de manuels et protocoles, ce qui ne permet pas de renseigner précisément la fidélité des interventions étudiées en 2022. Enfin, certaines études comportaient des plans complexes, à méthodes mixtes, contrôles multiples et mesures de résultat multiples, difficiles à classer et à catégoriser. Dans certains cas, l’information a dû être réduite pour entrer dans notre protocole de revue. À l’avenir, nous pourrons envisager d’améliorer le protocole pour mieux répondre à ces limites et à ces défis.
À partir des tendances identifiées dans la recherche sur les POS publiée en 2022, nous proposons les recommandations suivantes. Vu la forte prévalence des études quantitatives, toujours bienvenues et informatives, nous recommandons aux futurs chercheurs d’envisager aussi des méthodologies qualitatives ou mixtes, qui pourraient répondre à des questions différentes et plus complexes. Des études de réplication sont aussi nécessaires pour accumuler des preuves de l’efficacité des POS sur un aspect précis, avec des échantillons diversifiés, non seulement culturellement mais aussi avec un meilleur équilibre de genre. L’accumulation de preuves dans un domaine ou sur un aspect conduit à des preuves plus solides d’efficacité que l’examen d’aspects séparés dans des études isolées.
Vu la variété des contextes et des cadres où l’approche est appliquée, il faut davantage de recherches dans d’autres cadres que le clinique ou l’éducatif, dont le cadre de conseil et de thérapie et l’action sociale ou le système judiciaire, ce dernier n’ayant fait l’objet d’aucune recherche publiée identifiée en 2022.
Davantage d’études comparant les résultats des POS à d’autres approches connues devraient être encouragées, plutôt que d’accumuler toujours plus de preuves de la supériorité des POS sur les groupes de contrôle habituels, surtout passifs. Sur la base de la plupart des recherches déjà publiées (et pas seulement en 2022), on peut déjà dire que les POS sont plus efficaces que l’absence de traitement. Les comparaisons actives peuvent montrer pour quels problèmes et quels types de clients les POS peuvent être plus efficaces que d’autres approches connues ou, à efficacité semblable, dans quels cas les POS sont plus efficientes, atteignant les mêmes résultats en moins de temps, et donc l’option à préférer.
Nous appelons aussi à des études de résultats qui examinent l’efficacité de l’approche appliquée dans le format et la modalité où elle est le plus souvent utilisée en pratique réelle, pour fournir des preuves proches des besoins des praticiens. Si l’approche est utilisée en combinaison avec de la psychoéducation ou d’autres approches bien établies comme la TCC, les besoins et les bénéfices de ne pas utiliser des POS pures pourraient aussi être décrits et expliqués. Des ECR pourraient être utiles pour examiner si la combinaison de deux approches efficaces, POS et TCC, accroît l’amélioration de l’une, de l’autre ou des deux.
Nous appelons à davantage d’études processus-résultats pour mieux connaître le processus de changement qui suit l’application de l’approche, ou la façon dont les différents éléments des POS contribuent aux résultats. Enfin, davantage d’études sur l’efficience des POS (rapport coût-bénéfice, brièveté comparative, dosage optimal) sont bienvenues, car nous en savons très peu sur cet aspect, particulièrement important pour les législateurs et les décideurs des différents champs de pratique.
Les chercheurs pourraient aussi envisager de publier dans des revues indexées dans des bases reconnues (Clarivate, Scopus, Google Scholar) et dotées de bons scores de citation. En publiant leurs études et leurs résultats, nous les encourageons à rapporter soigneusement les informations de base, afin que les articles aident à répondre à des questions comme : « Quel format et quelle modalité d’intervention (individuel, groupe, couple ; pure ou combinée) sont utiles pour quel groupe de clients, dans quel cadre, pour quel type de problèmes et par rapport à quoi ? » Nous recommandons donc de fournir des informations de base sur :
Il faut noter que toutes ces tendances et recommandations reposent sur les articles de recherche publiés identifiés par l’EBTA RTG et inclus dans la liste hébergée sur ebta.eu. Il ne s’agit pas d’une revue systématique, mais d’un recueil de publications sur les résultats et le processus des POS dont au moins le résumé est disponible en ligne. Malgré la recherche sur diverses plateformes et bases, les membres du groupe n’ont peut-être pas eu accès à tous les articles publiés. Néanmoins, la quantité de recherches publiées et identifiées en 2022 permet d’identifier des tendances et des questions de méthode et de résultats. En les examinant, on remarque que plusieurs questions importantes pour l’établissement de l’approche orientée vers les solutions comme pratique fondée sur des preuves restent à résoudre par la recherche future. Comme indiqué, nous prévoyons de poursuivre ces revues annuelles dans les années à venir, ce qui permettra des comparaisons et le suivi des tendances sur une plus longue période.
Déclaration éthique : sans objet, l’étude reposant exclusivement sur la littérature publiée. Conflits d’intérêts : aucun. Financement : aucun. Soumis le 25 octobre 2023, accepté le 8 décembre 2023.
Complexe Systémique : à retenir
Le premier d’une série annuelle, et le plus utile des états des lieux pour qui veut parler d’efficacité sans slogan. Trois chiffres à garder : 58 études, dont 63 % venues d’Asie et cinq d’Europe ; 47 % publiées dans des revues qu’aucun index ne recense ; et, face aux autres thérapies, sept résultats équivalents, trois défavorables, un favorable. Autrement dit le verdict du Dodo, que les auteurs assument. Ce que la revue dit en creux intéresse davantage le clinicien : les chercheurs mesurent des problèmes qui diminuent, rarement des solutions qui grandissent, et les protocoles de groupe à huit séances fixes contredisent l’idée même d’une thérapie qui s’arrête quand le client n’en a plus besoin. À lire avec l’étude de Żak sur ce que les clients trouvent aidant, la revue d’Eads et Lee et Kort, Froerer et Walker sur les facteurs communs.
Références
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Traduction non officielle en français de Research on the Solution-Focused Approach in 2022: A Scoping Review, d’Andreea M. Żak, Rytis Pakrosnis et Evgeniya Kuminskaya, publié dans le Journal of Solution Focused Practices, vol. 7, n° 1 (2023), doi : 10.59874/001c.90976, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence (figures décrites, liste replacée). Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.
Traduction française non officielle de « Research on the Solution-Focused Approach in 2022: A Scoping Review », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2023) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Żak, A. M., Pakrosnis, R., & Kuminskaya, E. (2023). La recherche sur l’approche orientée vers les solutions en 2022 : une revue de la portée (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/la-recherche-sur-l-approche-orientee-vers-les-solutions-en-2022-une-revue-de-la-portee (Œuvre originale publiée en 2023 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 7, n° 1 (2023) ; republiée en 2023 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/90976)
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