Traduction assistée par IA

Cette version a été traduite de l'anglais par Complexe Systémique avec l'aide de l'intelligence artificielle. En cas de doute, la version originale fait foi.

Journal of Solution Focused Practices · Outils et techniques

La technique des cercles orientée vers les solutions : un outil visuel pour découvrir les forces et faciliter le changement

Deux cercles concentriques sur un paperboard. Dans le cercle intérieur, ce qui va bien : compétences, réussites, qualités, relations qui portent. Dans le cercle extérieur, ce que la personne voudrait voir changer, reformulé en positif avant d’être écrit. Quinze à vingt minutes : on écrit avec les mots de la personne, on demande « quoi d’autre ? », puis on choisit un ou deux objectifs du cercle extérieur pour une question d’échelle. Arnoud Huibers, qui a conçu l’outil en 2003, et Ben Furman, à qui l’on doit Kids’Skills, en donnent le mode d’emploi, une foire aux questions et deux vignettes familiales : un père et son fils de douze ans, une adolescente qui ne parle plus à son père et choisit « la compétence du pardon ». Un outil pour les personnes qui perdent le fil, pour les enfants qui dessinent, pour les groupes qui digressent.

Auteurs Arnoud Huibers (Solutions Centre, Soesterberg, Pays-Bas) et Ben Furman (Furman Consulting, Finlande)Première publication Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 2, 2022, article 6, p. 23-31Traduction Complexe Systémique, traduction non officielle

Traduction non officielle en français. Cet article est la traduction de The Solution-Focused Circle Technique: A Visual Tool for Discovering Strengths and Facilitating Change in Therapy and Counseling, d’Arnoud Huibers et Ben Furman, publié dans le Journal of Solution Focused Practices (2022), doi : 10.59874/001c.75018, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les deux diapositives illustrant le cercle intérieur et le cercle extérieur (© Arnoud Huibers) ne sont pas reproduites ; elles sont décrites en fiches à leur place. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.

Résumé. La technique des cercles est un outil orienté vers les solutions pour découvrir les ressources, les compétences et les changements souhaités des personnes accompagnées, aspects essentiels de la psychologie orientée vers les solutions. À l’aide de deux cercles concentriques, la personne qui pratique guide la personne accompagnée vers ses ressources, vers des idées sur ce qu’elle veut changer et vers des solutions utilisables dans son contexte social. L’outil visuel permet aux deux parties de partir en exploration, comme Marco Polo ou Colomb découvrant de nouveaux mondes. La technique des cercles peut s’appliquer dans des contextes variés, pour aider une clientèle très diverse à trouver des idées précieuses. L’information trouvée grâce aux cercles est ressentie comme significative par les personnes ; elle crée un fort sentiment d’appropriation, accroît leur engagement dans le processus thérapeutique et établit une bonne alliance de travail. Les retours, côté clientèle comme côté pratique, ont confirmé que la visualisation des réponses dans deux cercles concentriques a des bénéfices essentiels. Elle aide les personnes à se concentrer et à suivre le fil de la conversation. Visualiser leurs réponses est particulièrement important pour les personnes dont l’attention est brève ou qui manquent de capacité à verbaliser longuement. L’article montre comment la technique des cercles peut servir, en pratique, à découvrir les forces des personnes et à les aider à définir rapidement des objectifs bien formés pour le processus thérapeutique.

Mots-clés : thérapie orientée vers les solutions, conseil orienté vers les solutions, discours de solution, changement de paradigme, choix en pratique

Introduction

Un changement de paradigme dans les métiers de l’aide

Quand la conversation s’engage avec une personne, la pratique a le choix. On peut interroger la personne sur ses problèmes (par exemple : « Qu’est-ce qui vous a donné envie de consulter ? »), ou bien l’interroger sur les changements qu’elle souhaite (par exemple : « Supposons que nous ayons un bon entretien sur les changements que vous voulez voir se produire dans votre vie ; quels seraient-ils ? »). Traditionnellement, l’approche centrée sur le problème a été le paradigme dominant des métiers de l’aide (De Jong & Berg, 2012). Dans ce paradigme, on pose des questions centrées sur le problème, dont le but est de comprendre l’histoire et l’arrière-plan des problèmes de la personne, de diagnostiquer son état, d’aborder et de travailler les expériences douloureuses, et de découvrir les schémas qui pourraient expliquer ses difficultés.

L’approche orientée vers les solutions, approche postmoderne, propose une autre voie. Après avoir reconnu et validé les problèmes de la personne, on pose des questions orientées vers les solutions pour faciliter le changement souhaité. Ces questions font émerger de l’information sur les ressources des personnes, se concentrent sur les aspects positifs de leur vie, les aident à imaginer et décrire les changements souhaités, à découvrir des exceptions et à explorer les pas qu’elles peuvent faire vers leurs objectifs. L’approche orientée vers les solutions permet à la conversation thérapeutique de passer du discours de problème au discours de solution, ce qui révèle un changement de paradigme (De Jong & Berg, 2012 ; de Shazer, 1985 ; Huibers, 2020).

Voir les personnes comme pleines de ressources et se concentrer sur les changements souhaités

L’une des pierres angulaires de l’approche orientée vers les solutions est de considérer les personnes comme pleines de ressources. Steve de Shazer, Insoo Kim Berg et leurs collègues thérapeutes ont découvert qu’il n’est pas nécessaire de connaître le détail des problèmes de la personne. Cette équipe a mis au point une question tournée vers l’avenir, la question du miracle, outil emblématique de la pratique orientée vers les solutions. Avec la question du miracle, l’équipe invitait les personnes à imaginer leur avenir une fois leurs problèmes disparus et à découvrir une gamme illimitée de possibilités. Elle a aussi trouvé une technique thérapeutique consistant à interroger les personnes sur les exceptions au problème, c’est-à-dire les moments où le problème ne s’est pas produit, technique qui s’appuie sur les ressources et les réussites antérieures de la personne (Franklin et al., 2012). La question du miracle et les autres questions orientées vers les solutions ont détourné l’attention des hypothèses causales sur les problèmes. Les personnes n’avaient plus à se débattre pour trouver comment se débarrasser de leurs problèmes, puisqu’elles se concentraient sur la description des résultats qu’elles attendaient de la thérapie. Explorer les avenirs préférés permettait aux personnes de se concentrer sur la découverte de leurs solutions antérieures et sur l’élaboration de nouvelles (de Shazer, 1991).

L’approche orientée vers les solutions offre une autre posture. Au lieu de prendre une position d’expert, la pratique orientée vers les solutions adopte une posture de non-savoir, écoutant attentivement la façon dont la personne voit son monde et ce qui est essentiel pour elle, et menant, métaphoriquement, la conversation un pas en arrière (De Jong & Berg, 2012 ; Goolishian & Anderson, 1987).

La technique des cercles orientée vers les solutions

Fondée sur la posture de non-savoir, la technique des cercles utilise deux aspects essentiels de l’approche orientée vers les solutions : les ressources des personnes et les changements souhaités (Huibers, 2019).

Arnoud Huibers a mis au point la technique des cercles en 2003, et elle a été largement utilisée depuis dans des contextes et des cadres variés. Elle permet de saisir en quinze à vingt minutes seulement l’information essentielle sur la personne, information à utiliser dans la séance en cours et les suivantes. L’information notée dans les cercles est significative pour la personne, ce qui entraîne un engagement et un enthousiasme élevés et établit une bonne alliance de travail. La technique des cercles permet à la personne de s’approprier son processus. Il est courant que les personnes veuillent prendre une photo de la feuille pour s’en resservir.

La technique des cercles offre une façon singulière de commencer un entretien orienté vers les solutions. Au lieu d’ouvrir la séance en obtenant une description détaillée de l’avenir préféré et des meilleurs espoirs de la personne (Ratner et al., 2012), on commence par faire émerger de l’information sur les forces, les ressources et les objectifs. On note les réponses de la personne et l’on écrit des mots-clés ou de courtes phrases dans les cercles. Les sujets abordés peuvent concerner, par exemple, les relations, le travail, les études, le bien-être, la santé, les enfants, le rétablissement après des expériences traumatiques, le développement personnel, l’estime de soi, la sexualité, l’identité sexuelle, le deuil, le logement, les finances, les tâches domestiques, les voyages, les ambitions, les désirs, les rêves ou la spiritualité, tout ce que la personne juge essentiel et veut aborder. Comme tous les thèmes que la personne apporte sont significatifs pour elle, ils forment un ensemble cohérent une fois écrits dans les cercles, et leur interconnexion devient apparente.

D’après les retours de terrain, dessiner les cercles sur une feuille et y écrire les réponses de la personne fait une différence par rapport à ses seules descriptions verbales, telles qu’on les obtient dans la pratique orientée vers les solutions habituelle. Pour certaines personnes, la pensée imaginative et créative nécessaire pour répondre aux questions orientées vers les solutions est complexe, tandis que d’autres manquent de capacité à verbaliser longuement. Une aide visuelle est également utile pour les personnes ayant des difficultés cognitives, comme une attention brève, un vocabulaire limité, ou pour celles qui luttent contre un niveau élevé d’incertitude et d’anxiété lié à des troubles psychiatriques. Les personnes qui ont du mal à se concentrer sur un sujet et changent continuellement de sujet peuvent aussi tirer profit de voir leurs réponses notées en mots-clés dans les cercles. Noter les réponses des personnes en mots-clés sur un paperboard ou une autre grande feuille leur permet de se concentrer et de suivre le fil ; cela permet de rester au plus près de leurs mots et de bâtir les questions sur les réponses précédentes. Dans le travail avec des enfants, on utilise souvent des dessins à la place des mots-clés.

Les retours de terrain indiquent que la technique des cercles convient aussi au travail avec des groupes. Les cercles permettent de recueillir l’information pertinente venue des membres du groupe sans s’enliser dans les disputes et les digressions typiques des conversations de groupe. Chaque membre du groupe peut se sentir entendu et rester engagé tout au long de la séance. La technique des cercles a été utilisée, entre autres, avec des groupes d’élèves du primaire et du lycée, des équipes de la fonction publique, du personnel médical, des équipes sportives, d’entreprises familiales et d’équipes de santé mentale. Au début, la technique des cercles sert d’outil de recueil d’information. Plus tard dans la séance, le groupe est accompagné pour choisir un ou deux sujets sur lesquels se concentrer, définir ses objectifs et repérer de petits pas dans leur direction.

Mode d’emploi de la technique des cercles orientée vers les solutions

On dessine deux cercles concentriques sur un paperboard ou sur n’importe quelle grande feuille, et l’on demande à la personne : « Pour mieux vous connaître, pouvons-nous regarder certaines des choses qui vont bien dans votre vie (en montrant le cercle intérieur) et aussi certaines des choses que vous aimeriez voir changer (en montrant le cercle extérieur) ? » Les deux parties explorent ensemble, à la découverte d’un nouveau monde. La personne qui pratique adopte une posture de non-savoir et écrit les réponses en mots-clés, avec les mots et les expressions de la personne accompagnée. L’accordage du langage aide à construire le rapport et une bonne alliance de travail. Il donne aussi à la personne la propriété des cercles. Comme la technique des cercles est un inventaire de toutes sortes d’informations pertinentes pour la personne, on reste « en surface » et l’on ne pose qu’une ou deux questions sur chaque sujet. La question « Quoi d’autre ? » revient souvent ; elle aide à tenir le rythme de la séance et à rassembler sur la feuille autant de mots-clés que le temps le permet. On peut alterner les questions entre le cercle intérieur et le cercle extérieur.

Le cercle intérieur : le joyau dans le lotus

Le cercle intérieur affiche les mots-clés liés aux compétences, capacités, forces, relations bénéfiques, résilience, aptitudes et talents. On peut aussi demander les réussites récentes, les traits de caractère positifs et ce qui va bien pour la personne. La compétence est la capacité à accomplir une tâche avec des aptitudes et la bonne attitude. Une aptitude est une capacité acquise à accomplir une tâche ou une activité précise. Les questions qui activent les ressources tendent à « allumer » dans la séance les compétences, les capacités et les forces de la personne.

On peut poser des questions comme : « Parlez-moi de réussites récentes », « Qu’est-ce qui vous réussit dans votre travail ? » ou « Qu’avez-vous accompli récemment qui vous satisfait ? ». On peut aussi demander : « Qu’est-ce qui va bien dans vos relations avec votre famille et vos proches, et qui vous fait plaisir ? » ou « Qu’est-ce qui se passe dans votre vie que vous voulez voir continuer ? ». Si la personne est un enfant, on peut demander : « Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre, et qu’est-ce qui te réussit ? » ou « Quelle est ta meilleure matière à l’école ? »

Diapositive 1 (décrite). Cercle intérieur : le joyau dans le lotus

Deux cercles concentriques ; le cercle intérieur porte les mots « Compétences, Réussites ». Une flèche part de ce cercle vers une liste de questions : Qu’est-ce qui va bien ? Qu’avez-vous accompli ? Que voulez-vous garder ? Que voulez-vous continuer à faire ? Qu’est-ce qui vous réussit ? Qu’est-ce qui vous satisfait ? Mention : Circle Technique, © Arnoud Huibers, tous droits réservés.

Voici quelques exemples de réponses que les personnes peuvent donner aux questions sur les compétences : « J’ai réussi à bien me concentrer quand j’ai révisé mon dernier examen », « J’ai appris à parler espagnol couramment », « Je reste calme quand ça s’agite autour de moi », « J’ai remarqué que j’ai plutôt de la résilience, maintenant que j’ai traversé cette période difficile », « Je m’occupe bien de ma tortue », « Je skie plutôt bien ». Exemples de réponses sur les traits de caractère positifs : « Je suis quelqu’un de serviable », « Je suis fidèle en amitié », « Je me bats, je n’abandonne jamais », « J’ai de la patience avec mes collègues », « Je m’investis beaucoup auprès de mes enfants ». Exemples de réussites rapportées : « J’ai terminé mon cours de calligraphie avec un bon résultat », « Nous avons achevé la rénovation de notre maison », « J’ai arrêté de fumer ». Interrogée sur ses forces, la personne peut dire : « J’ai de la persévérance », « J’ai de la discipline » ou « La fiabilité est l’une de mes forces ».

Sur chaque sujet que la personne rapporte, on pose une ou deux questions de suivi, comme : « Comment avez-vous fait ? », « Formidable, de qui l’avez-vous appris ? » ou « C’est impressionnant. Qu’en pense votre partenaire ? ». On valide ainsi ses réponses et l’on montre une écoute attentive. Là encore, on n’écrit que des mots-clés dans les cercles.

Parler de réussites, de compétences et de traits de caractère positifs est gratifiant. Cela procure aux personnes contentement et fierté. Les neurosciences ont montré que les conversations qui tournent autour des aspects positifs de nos vies réduisent le stress et l’anxiété et stimulent la production de neurotransmetteurs comme la dopamine et les endorphines, qui contribuent à un sentiment de bien-être (Sapolsky, 2017). De nombreuses recherches indiquent que l’affect positif favorise la résolution créative de problèmes et améliore la flexibilité cognitive (Fredrickson, 2001 ; Wang et al., 2017). La recherche montre que les personnes rapportent une confiance en soi accrue après des conversations orientées vers les solutions (Wehr, 2010). Certains travaux soutiennent que l’activation des ressources prédit le succès de la psychothérapie (Gassmann & Grawe, 2006).

Le cercle extérieur : déterminer la direction

Le cercle extérieur affiche l’information liée aux désirs de changement, aux objectifs, aux aptitudes que les personnes veulent maîtriser, aux ambitions, et à ce qu’elles veulent améliorer, atteindre ou apprendre. On peut poser des questions comme : « En pensant à un avenir proche, qu’aimeriez-vous voir différent ? », « Supposons que demain matin vous vous réveilliez en réalisant que vous maîtrisez une aptitude utile ; laquelle serait-ce ? », « Qu’aimeriez-vous améliorer ? », « Supposons que votre relation avec telle personne s’améliore ; comment le sauriez-vous ? Que pourriez-vous faire pour que cela arrive ? », « Quels sont vos objectifs à long terme ? », « Dans quelle direction voulez-vous aller pour votre développement professionnel ? ». Aux jeunes, on peut demander : « Dans quoi aimerais-tu progresser ? », « Si je demandais à quelqu’un qui te connaît très bien quelle compétence tu gagnerais à améliorer, que dirait cette personne, à ton avis ? »

Diapositive 2 (décrite). Cercle extérieur : déterminer la direction

Les mêmes deux cercles ; la couronne extérieure porte les mots « Changements souhaités, Objectifs ». Une flèche part de cette couronne vers une liste de questions : Qu’aimeriez-vous voir différent ? Que voulez-vous atteindre ? Que voulez-vous améliorer ? Quelles aptitudes voulez-vous apprendre ? Dans quelle direction voulez-vous aller ? Quels sont vos objectifs ? Mention : Circle Technique, © Arnoud Huibers, tous droits réservés.

On valide les réponses de la personne et l’on note les mots-clés pertinents. Si sa réponse renvoie à l’absence d’un problème ou à une plainte, on demande : « Que voudriez-vous à la place ? » Par exemple, si la personne dit : « Je ne veux plus procrastiner », on demande : « Que voudriez-vous faire à la place de procrastiner ? », ce qui lui permet de reformuler : « Je veux m’attaquer aux tâches tout de suite ». À l’aide de questions supplémentaires, on aide la personne à formuler ses objectifs en langage positif. Pour appliquer la technique des cercles avec succès, les objectifs formulés négativement doivent être transformés en objectifs formulés positivement avant d’être écrits. Cela évite d’écrire des énoncés négatifs ou des problèmes dans le cercle extérieur. Pour qu’une séance orientée vers les solutions se déroule bien, il faut fixer des objectifs bien formés.

Une caractéristique essentielle des objectifs bien formés est leur importance pour la personne. Un objectif qui vaut la peine doit être personnellement significatif et gratifiant. Un objectif choisi par la personne est plus motivant qu’un objectif imposé par quelqu’un d’autre, qu’il s’agisse de la hiérarchie, de l’école ou d’un parent. Que la personne qui pratique juge ou non l’objectif valable a moins d’importance. Autrement dit, tout objectif présenté est accepté et noté dans le cercle extérieur. On peut suggérer un objectif particulier, mais la personne doit convenir qu’il en vaut la peine avant qu’on ne l’écrive.

Se fixer des objectifs aide les personnes à canaliser leur énergie vers l’action. D’après la recherche, les personnes qui tendent vers quelque chose de personnellement significatif sont bien plus heureuses que celles qui n’ont ni rêves ni aspirations. Trouvez une personne heureuse et vous trouverez un objectif clair. Poursuivre un objectif accroît l’estime de soi et la confiance, améliore la capacité à faire face aux problèmes et offre des occasions de s’engager avec les autres (Lyubomirsky, 2008). Des objectifs clairs, atteignables et bien alignés sur les aptitudes de la personne sont des composantes de l’expérience de flow (Csikszentmihalyi, 2014).

Ben Furman a mis au point un programme orienté vers les solutions, Kids’Skills, destiné aux équipes enseignantes et éducatives pour les aider à aider les enfants à surmonter leurs difficultés émotionnelles et comportementales. Le programme repose sur l’observation qu’il est plus facile, dans le travail professionnel, d’établir une alliance de travail avec les parents et les enfants si l’on ne parle pas de problèmes mais de compétences que les enfants gagneraient à apprendre (Furman, 2004). Le légendaire pionnier de la thérapie familiale Jay Haley soutenait que si les thérapeutes refusent de définir des objectifs pour la thérapie, l’échec est assuré (Haley, 2010). Selon divers travaux, fixer des objectifs clairs en thérapie prédit un accroissement du succès (Beyebach et al., 2000).

Suite : l’échelle

Une fois l’information notée dans les deux cercles concentriques, on met en avant un ou deux objectifs du cercle extérieur et l’on formule une question d’échelle pour les aborder. On demande à la personne de choisir, dans le cercle extérieur, un ou deux objectifs sur lesquels elle préfère commencer à travailler. Par exemple, si la personne souhaite améliorer sa « confiance en soi au travail », on demande : « Sur une échelle de 0 à 10, où 10 représente une bonne confiance en soi au travail et 0 le contraire, où diriez-vous que vous êtes maintenant ? » Si elle choisit l’objectif « une bonne communication dans mon couple », on peut demander : « Sur une échelle de 0 à 10, où 10 représente une bonne communication avec votre partenaire et 0 le contraire, où diriez-vous que vous en êtes en ce moment ? » Avant de poser la question d’échelle, on peut demander une description plus détaillée de l’objectif : « Que signifie une bonne communication pour vous, en pratique ? » ou « Comment saurez-vous que votre communication s’est améliorée ? ». La question d’échelle donne plus d’information si l’on obtient une description détaillée de l’objectif avant de la poser.

Les questions d’échelle sont un outil bien établi de la pratique orientée vers les solutions. Elles permettent à la personne d’évaluer sa position actuelle sur une ligne imaginaire qui va de l’état non désiré à l’état désiré, tout en offrant une plateforme pour explorer les développements positifs et créer des images mentales de résultats futurs positifs. Les questions d’échelle servent aussi à évaluer la perception que les personnes ont d’autres choses, comme leur confiance en elles ou leur motivation à travailler dur pour obtenir les changements souhaités. Elles servent aussi à évaluer les progrès et à aider les personnes à découvrir de petits pas vers leurs objectifs.

Plan d’une séance avec la technique des cercles orientée vers les solutions

Une séance avec la technique des cercles comprend cinq étapes :

  1. Première étape : faire connaissance, clarifier le contexte et établir une connexion avec la personne (pas avec le problème).
  2. Deuxième étape : reconnaître les difficultés qui amènent la personne en thérapie ou en conseil, et lui demander quels changements elle espère.
  3. Troisième étape : introduire la technique des cercles pour recueillir l’information sur les compétences et les forces (cercle intérieur), les objectifs et les changements souhaités (cercle extérieur).
  4. Quatrième étape : poser la question d’échelle sur un ou deux éléments notés dans le cercle extérieur.
  5. Cinquième étape : donner un retour à la personne, résumer les points forts de la conversation, lui adresser des compliments et éventuellement suggérer une tâche à faire chez soi, fondée sur ses propres idées sur ce qui pourrait l’aider à progresser vers les objectifs du cercle extérieur.

Questions fréquentes sur la technique des cercles

Q : Y a-t-il des avantages à demander à la personne d’écrire elle-même les mots-clés dans les cercles ?

R : Nous recommandons en général d’écrire nous-mêmes les réponses de la personne, ce qui lui permet de se concentrer sur ses réponses et nous permet de nous assurer que les objectifs sont bien formés avant de les noter. Avec des familles avec enfants, il est judicieux de donner parfois le marqueur à un enfant qui aime écrire des mots ou dessiner dans ses cercles.

Q : Les personnes gardent-elles la feuille avec les cercles ?

R : Oui. Les personnes demandent souvent si elles peuvent photographier la feuille, signe que les cercles comptent pour elles. Avec un paperboard, il arrive qu’elles arrachent la feuille et la roulent pour l’emporter sous le bras. Cela aussi indique leur engagement dans le processus.

Q : Quel rôle jouent les cercles dans les séances suivantes ?

R : Il n’est pas rare que les personnes se réfèrent aux cercles à la séance suivante. Certaines disent avoir pensé aux cercles chez elles et voudraient ajouter quelque chose au cercle intérieur ou extérieur. Parfois des enfants dessinent sur les cercles et souhaitent continuer à y travailler en revenant. Un garçon de sept ans qui avait perdu ses deux parents à cause de la drogue a utilisé les cercles pour se souvenir, en dessinant de bons moments avec ses parents. Les cercles lui ont offert une plateforme visuelle pour son deuil. Dans le cercle extérieur, il a dessiné ses souhaits concernant sa famille d’accueil. Le jeune client était fier de son œuvre.

Q : Peut-on combiner la technique des cercles avec la question du miracle ?

R : Oui. On peut noter des bribes de la réponse de la personne à la question du miracle, ou à toute autre « question de supposition », dans le cercle extérieur, en mots-clés. On peut utiliser les questions « quoi d’autre ? » pour recueillir plus d’information sur les objectifs et les résultats souhaités à noter dans le cercle extérieur.

Q : Les compétences et les objectifs qui émergent dans une conversation guidée par la technique des cercles semblent plus aléatoires que dans un entretien orienté vers les solutions plus classique. Comment cela fonctionne-t-il ?

R : Un entretien avec la technique des cercles est comme une séance de remue-méninges pour découvrir les compétences et les forces (cercle intérieur) et les résultats souhaités (cercle extérieur). L’information peut sembler éparpillée, mais elle est significative pour la personne et forme, une fois dans les cercles, un ensemble cohérent de perceptions et de pensées interconnectées.

Q : Une fois les cercles remplis, quelle est l’étape suivante de la conversation ?

R : Une possibilité est de faire ce que nous avons proposé plus haut : construire des questions d’échelle à partir des objectifs désignés dans le cercle extérieur. En pratique orientée vers les solutions, les questions d’échelle servent à faire émerger l’information sur les progrès passés et à venir. Une autre option est de poursuivre la conversation avec les questions de solution habituelles, comme : « Quels objectifs semblables avez-vous déjà réussi à atteindre ? », « Parmi toutes les personnes que vous connaissez bien, qui pourrait vous aider à atteindre votre objectif ? De quelle façon ? », « Qui remarquera en premier que vous avez progressé vers votre objectif ? Qu’est-ce que cette personne verra qui lui dira que vous avez avancé ? », « Imaginez qu’à notre prochaine rencontre vous me racontiez les progrès que vous avez faits vers votre objectif et comment vous avez fait ; que me diriez-vous ? »

Vignettes cliniques

Vignette n° 1

Jack, douze ans, a récemment dit à son père qu’il ne voulait plus le voir. Le père, Ron, directeur commercial de cinquante ans, a décidé d’appeler un thérapeute familial pour organiser une rencontre avec son fils. Quand Jack entre dans le cabinet du thérapeute avec son père, il est pâle. Il n’est pas très bavard mais répond poliment et avec réflexion aux questions du thérapeute. Ron explique qu’il est choqué par l’annonce de son fils. Il pense que son ex-femme, Jacqueline, la mère de Jack, a influencé sa décision. Ron a cessé de parler à Jacqueline et croit qu’elle est encore en colère à cause du divorce et jalouse de sa nouvelle compagne. Il admet aussi avoir la mauvaise habitude de perdre vite patience avec Jack, son fils unique, et avec les autres. Le thérapeute familial dit qu’il comprend que la situation n’est facile ni pour Ron ni pour Jack. Jack hoche la tête et approuve.

Le thérapeute introduit la technique des cercles et demande à Jack et à son père leurs forces et leurs réussites. Jack dit qu’il est « un ami très loyal » et « bon au hockey ». Il est gardien de but et doit porter un énorme sac d’équipement jusqu’au terrain deux fois par semaine. Son père ajoute : « Jack est un garçon très artiste. Il fait de très beaux dessins. C’est aussi quelqu’un d’aimable et de sociable. » Ron poursuit : « Je suis quelqu’un de persévérant, et je suis fou de sport. » Jack et son père remplissent activement le cercle intérieur de leurs compétences et de souvenirs d’expériences partagées. Tous deux semblent apprécier la conversation, et Jack paraît à l’aise.

En passant au cercle extérieur, le thérapeute demande à Jack et à son père ce qu’ils souhaitent voir différent à l’avenir. Jack hésite à répondre, mais son père l’encourage. Il dit alors qu’il aimerait que son père soit moins critique envers lui à table. Jack explique qu’il se sent toujours mal à l’aise en dînant avec son père et sa nouvelle compagne, parce que son père « désapprouve presque tout, toujours ». Le thérapeute demande à Jack ce qu’il aimerait voir son père faire à la place d’être critique. « Une bonne ambiance à table », dit-il, et « Papa plus amical et plus encourageant ». Le thérapeute note ces phrases dans le cercle extérieur. Le père dit qu’il trouve souvent son fils fermé et inaccessible. Le thérapeute convertit les plaintes en souhaits et écrit les mots « ouvert et bavard » dans le cercle extérieur. Jack approuve ces mots et ajoute qu’il serait utile que son père le soutienne au lieu de le juger. Ron approuve et remercie son fils de sa franchise. Quand le thérapeute pose la question d’échelle, Jack et Ron ont des idées utiles sur la façon de monter sur l’échelle de « la bonne communication entre père et fils ». Tous deux semblent motivés à travailler leur relation et à améliorer les choses entre eux.

À la séance de suivi, trois semaines plus tard, les choses vont mieux. Père et fils conviennent qu’ils ont monté sur l’échelle des progrès. Jack estime qu’ils sont à sept, Ron à huit. Ils racontent au thérapeute qu’ils sont partis pêcher à l’étranger un week-end et ont eu beaucoup de bonnes conversations sur le bateau.

La mère de Jack, Jacqueline, a contacté le thérapeute et voulu lui parler. Elle était sceptique quant à la capacité de son ex-mari à changer, mais elle avait remarqué que Jack semblait plus détendu à l’idée d’aller chez son père. Elle a exprimé l’espoir que Jack et Ron poursuivent la thérapie quelques séances encore, ce qu’ils ont fait.

Vignette n° 2

Les services de la commune ont adressé une famille en thérapie en raison d’une relation problématique entre une jeune fille de dix-sept ans et son père. Le traitement précédent avait échoué. Père et fille ne s’étaient presque pas parlé depuis près de deux ans. Le père, professeur de mathématiques de quarante-cinq ans, et la mère, greffière de quarante-sept ans, étaient découragés. Ils trouvaient leur fille Liza irrespectueuse et égoïste ; elle criait souvent à la maison, faisait ce qu’elle voulait sans respecter les règles, avait une grande gueule et était grossière avec ses deux petits frères. Liza insultait en particulier son père. À la maison, elle faisait comme s’il n’existait pas. Lors d’une des nombreuses disputes, le père avait serré le bras de Liza, ce qui l’avait mise en colère pour longtemps. À l’école et socialement, tout allait bien. Liza a de bonnes notes et un bon cercle d’amitiés. Elle vient d’être promue cheffe d’équipe au restaurant où elle travaille le week-end.

L’atmosphère de la séance de thérapie familiale, avec le père, la mère et Liza, est tendue. Après une brève phase sociale, le thérapeute introduit les cercles et souligne qu’il n’y notera une information que si tout le monde est d’accord. Au bout d’un moment, le cercle intérieur se remplit de phrases comme « Liza est indépendante et énergique », « de bons résultats scolaires », « profiter de notre labrador », « participe à la cuisine » et « aime regarder des films Netflix en famille ».

Le thérapeute pose la question suivante pour nourrir le cercle extérieur : « Supposons que demain matin, au réveil, chaque personne ici découvre qu’elle maîtrise une compétence qu’elle ne maîtrise pas aujourd’hui, une compétence utile pour la vie de famille. Laquelle serait-ce, à votre avis ? » Le père répond le premier. « J’aurais la maladie d’Alzheimer », dit-il, ce qui fait rire les autres membres de la famille. « Pouvez-vous expliquer ? », demande le thérapeute. « Avec la maladie d’Alzheimer, j’aurai tout oublié, y compris nos terribles disputes. » La mère dit que sa compétence serait de « garder les choses en perspective ». Elle explique qu’en maîtrisant cette compétence, elle pourrait réagir en disant quelque chose comme « ça fait partie du fait de grandir », « j’ai été moi-même une adolescente difficile » et « ça aussi, ça passera bientôt ». La compétence de Liza était « le pardon », sur lequel elle avait beaucoup lu récemment sur les réseaux sociaux. Elle voulait appeler sa compétence « la compétence du pardon » pour l’écrire dans le cercle extérieur. Les deux parents ont été impressionnés par sa réponse. Ils ne s’attendaient pas à ce que leur fille soit aussi coopérative pendant la séance.

La rencontre a ressemblé à un remue-méninges produisant beaucoup d’idées créatives. La tension est retombée, remplacée par une pensée créative et collaborative. D’autres réponses utiles sont apparues dans le cercle extérieur : « Liza prend l’initiative de parler à table », « Chacun surveille son langage », « Papa pose des questions ouvertes » et « Tout le monde respecte les règles de la maison ».

Le thérapeute a posé la question d’échelle : « Sur une échelle de 0 à 10, où 10 signifie une pleine confiance dans le fait que pratiquer votre compétence améliorera l’ambiance à la maison, où diriez-vous que vous êtes maintenant ? » Liza a dit qu’elle n’était pas très confiante. Elle avait lu sur le pardon mais ne l’avait jamais pratiqué. Elle voulait néanmoins essayer. Cela la mettait à cinq. Le père a répondu qu’il n’était pas sûr que faire semblant d’avoir Alzheimer soit utile, mais qu’il ferait de son mieux. Il se situait à quatre. La mère a dit que cela changerait quelque chose pour elle d’apprendre à relativiser les disputes. Elle se sentait à sept. Le thérapeute leur a alors demandé à tous les trois comment ils sauraient qu’ils avaient bougé sur l’échelle. Tous trois ont donné une réponse détaillée. Liza a dit qu’elle le saurait simplement en le faisant. Le père a dit qu’il utiliserait les compétences apprises à son cours de théâtre à l’université pour faire semblant d’avoir oublié les disputes passées avec sa fille. La mère a dit qu’elle s’entraînerait à relativiser chaque fois qu’elle sentirait une tension dans la famille. Le thérapeute a remercié les membres de la famille pour leur ouverture, leur courage et leur créativité, et leur a souhaité bonne chance pour pratiquer leurs compétences et poursuivre l’expérience à la maison.

À la séance de suivi, la famille a rapporté des améliorations importantes. Liza et son père étaient allés une fois faire des courses ensemble. Ils ne s’étaient pas beaucoup parlé dans la voiture, mais ils ont senti que c’était un progrès, car il y avait longtemps qu’ils n’avaient rien fait ensemble. Toute la famille, les cinq, avait cherché ensemble une destination de vacances sans finir par se disputer. Le père s’était intéressé à sa fille en posant des questions ouvertes, et Liza avait répondu. Cela comptait beaucoup pour elle. Il n’y avait pas eu de dispute violente depuis la séance précédente. Le thérapeute a renforcé les changements positifs par des questions exploratoires comme « Comment avez-vous fait ? » et « Comment avez-vous réussi à pratiquer votre compétence ? ». Aux séances suivantes, il a utilisé les questions orientées vers les solutions habituelles (questions d’échelle, relationnelles, circulaires, de progrès) pour évaluer et amplifier les changements positifs de l’ambiance familiale. Après cinq séances, les membres de la famille étaient confiants de pouvoir maintenir une bonne ambiance, le respect mutuel et de bonnes relations sans autres séances.

Utiliser la technique des cercles dans divers contextes

La technique des cercles a été utilisée dans des contextes variés, avec succès en individuel comme en thérapie de couple et de famille, où les partenaires ou les membres de la famille doivent s’accorder sur les forces et les objectifs qui apparaîtront dans les cercles. Des équipes de conseil scolaire l’ont aussi utilisée en classe. Les élèves débordent en général d’idées sur les mots à voir écrits dans les cercles. Recueillir leurs idées et les aider à définir leurs objectifs les motive à y travailler, davantage que si l’enseignement impose des objectifs et des consignes pour les atteindre.

La technique des cercles convient aussi aux entretiens d’évaluation ou de développement entre hiérarchie et équipes. Des coachs rapportent l’avoir utilisée avec succès en développement des organisations et en cohésion d’équipe. Des équipes infirmières, des personnes aidantes et d’autres professions travaillant avec des personnes ayant une déficience intellectuelle ont noté que l’outil les aide à mener des conversations réussies avec elles, car il permet de visualiser leurs réponses avec des pictogrammes et des dessins en plus des mots (Huibers, 2019).

Complexe Systémique : à retenir

Un outil d’une simplicité désarmante, et c’est sa force : deux cercles, les mots de la personne, rien d’autre. Ce qui le rend systémique, c’est la règle de la vignette n° 2, on n’écrit que si tout le monde est d’accord : la feuille devient un contrat familial négocié, et le remue-méninges déplace la conversation du réquisitoire vers les compétences à apprendre, comme dans Kids’Skills de Furman. On notera aussi la règle qui fait tout le travail : un objectif ne s’écrit dans le cercle extérieur qu’une fois reformulé en positif. À rapprocher de la technique expérientielle de Reiter pour entrer dans l’avenir, du contrat collaboratif et de la pause et le message de fin de séance, qui correspond ici à la cinquième étape.

Références

Beyebach, M., Rodrigues Sanches, M., Arribas de Miguel, J., Herrero de Vega, M., Hernadez, C., & Rodrigues-Morejon, A. (2000). Outcome of solution-focused therapy at a university family therapy centre. Journal of Systemic Therapies, 19, 116-128.

Csikszentmihalyi, M. (2014). Flow and the foundations of positive psychology. Dordrecht: Springer.

De Shazer, S. (1985). Keys to solution in brief therapy. Norton.

De Shazer, S. (1991). Putting difference to work. Norton.

De Jong, P., & Berg, I. K. (2012). Interviewing for solutions. Brooks/Cole: Cengage Learning.

Franklin, C., Trepper, T. S., Gingerich, W. J., & McCollum, E. E. (2012). Solution-focused brief therapy: A handbook of evidence-based practice. Oxford University Press.

Fredrickson, B. L. (2001). The role of positive emotions in positive psychology: The broaden-and-build theory of positive emotions. American Psychologist, 56(3), 218.

Furman, B. (2004). Kids’ skills: Playful and practical solution-finding with children. St Luke’s Innovative Resources.

Gassmann, D., & Grawe, K. (2006). General change mechanisms: The relation between problem activation and resource activation in successful and unsuccessful therapeutic interactions. Clinical Psychology and Psychotherapy, 13, 1–11.

Goolishian, H., & Anderson, H. (1987). Language systems and therapy: An evolving idea. Psychotherapy, 24(35), 529–586.

Haley, J., & Sperry, L. (2010). The art of being a failure as a therapist. In J. Haley, M. Richeport-Haley, & J. Carlson (Eds.), Jay Haley revisited (pp. 75–91). Routledge/Taylor & Francis Group.

Huibers, A., & Stokman, J. (2019, August 17). Solution-Focused Circle Technique [Video]. Solution Focused Online Academy. https://www.youtube.com/watch?v=8QWcdQZXMmg

Huibers, A. (2019, November 19). Interviewing for Solutions: Clients with an Intellectual Disability [Youtube video]. https://www.youtube.com/watch?v=UIhwQixzReM&t=29s

Huibers, A. (2020, November 10). The power of resource-activating questions [Video]. Solution Focused Online Academy. https://www.youtube.com/watch?v=GjhEVUZWFuw

Lyubomirsky, S. (2008). The how of happiness. Penguin.

Ratner, H., George, E., & Iveson, C. (2012). Solution focused brief therapy – 100 key points and techniques. Oxfordshire: Routledge.

Sapolsky, R. (2017). Behave: The biology of humans at our best and worst. Vintage.

Van der Kolk, B. A. (2014). The body keeps the score. Viking.

Wang, Y., Chen, J., & Yue, Z. (2017). Positive emotion facilitates cognitive flexibility: An fMRI study. Frontiers in Psychology, 8.

Wehr, T. (2010). The phenomenology of exception times: Qualitative differences between problem-focused and solution-focused interventions. Applied Cognitive Psychology, 24(4), 467-480.

Lectures recommandées

Bavelas, J. B., McGee, D., Phillips, B., & Routledge, R. (2000). Microanalysis of communication in psychotherapy. Human Systems, 11, 47-66.

Berg, I. K., & Steiner, T. (2003). Childrens’ solution work. Norton.

Contacts

Arnoud Huibers : arnoudhuibers@sol-centre.org · Ben Furman : ben@benfurman.com

Traduction non officielle en français de The Solution-Focused Circle Technique: A Visual Tool for Discovering Strengths and Facilitating Change in Therapy and Counseling, d’Arnoud Huibers et Ben Furman, publié dans le Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 2 (2022), article 6, p. 23-31, doi : 10.59874/001c.75018, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence, les deux diapositives étant décrites et non reproduites. Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.

Traduction française non officielle de « The Solution-Focused Circle Technique: A Visual Tool for Discovering Strengths and Facilitating Change in Therapy and Counseling », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2022) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.

Lire l’article original

Comment citer cet article

Huibers, A., & Furman, B. (2022). La technique des cercles orientée vers les solutions : un outil visuel pour découvrir les forces et faciliter le changement (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/la-technique-des-cercles-orientee-vers-les-solutions-un-outil-visuel-pour-decouvrir-les-forces-et-faciliter-le-changement (Œuvre originale publiée en 2022 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 2 (2022), article 6, p. 23-31 ; republiée en 2022 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/75018)

Pour aller plus loin

Panier

Votre panier est vide.