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International Journal of Environmental Research and Public Health · Thérapie familiale
Quand l’enfant d’âge préscolaire refuse de manger, se retient d’aller aux toilettes ou s’oppose sans cesse, faut-il soigner l’enfant ou la relation ? À Bologne, une méthode psychodynamique fait jouer l’enfant, sous le regard de ses parents, avec une marionnette en pâte à modeler qui mange puis va aux toilettes. Sur trente familles, l’alliance se noue vite et les interactions s’améliorent en sept séances, mais le stress parental, lui, ne bouge pas.
Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de La thérapie focale par le jeu : une étude empirique de l’alliance parent-thérapeute, des interactions parent-enfant et du stress parental dans un échantillon clinique d’enfants et de leurs parents, par Ilaria Chirico, Federica Andrei, Paola Salvatori, Irene Malaguti et Elena Trombini, publié dans International Journal of Environmental Research and Public Health (MDPI) (2020), doi : 10.3390/ijerph17228379, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les tableaux 1, 2 et 3 sont présentés sous forme de listes ; les déclarations de fin d’article sont regroupées dans les notes. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
Les parents prennent ainsi conscience de la part qui est la leur dans les difficultés de l’enfant, et l’enfant n’est plus vu simplement comme difficile ou éprouvant.
Ilaria Chirico, Federica Andrei, Paola Salvatori, Irene Malaguti et Elena Trombini
Résumé
La présente étude vise à examiner les résultats de la thérapie focale par le jeu avec enfants et parents (Focal Play Therapy with Children and Parents, FPT-CP) en termes d’alliance parent–thérapeute, d’interactions parent–enfant et de stress parental. Trente couples parentaux (N = 60 ; 30 mères et 30 pères) et leurs enfants présentant des troubles du comportement, de l’élimination et de l’alimentation ont participé à l’étude. Selon une approche longitudinale multiméthode, les données ont été recueillies à deux moments (première et septième séances) qui balisent la première phase de l’intervention, spécifiquement destinée à construire l’alliance avec les parents, variable essentielle pour la rémission des symptômes de l’enfant (et pour l’évaluation des symptômes de l’enfant au sein de la dynamique familiale). L’alliance thérapeutique a été évaluée par les thérapeutes et par les parents au moyen du Working Alliance Inventory. Les interactions parent–enfant et le stress parental ont été évalués respectivement au moyen des Emotional Availability Scales et du Parenting Stress Index. Les résultats montrent qu’une alliance parent–thérapeute positive s’est construite et maintenue au cours des sept premières séances. Par ailleurs, les interactions parent–enfant se sont significativement améliorées, tant sur les dimensions parentales que sur celles de l’enfant. Les niveaux de stress parental sont en revanche restés inchangés entre les deux moments. Ces résultats devraient enrichir les connaissances scientifiques sur le rôle de l’engagement parental dans les traitements centrés sur l’enfant d’âge préscolaire, afin de mieux éclairer la pratique et d’améliorer la qualité des soins pour les enfants et leurs familles.
Mots-clés : psychothérapie psychodynamique de l’enfant, psychothérapie parent–enfant, alliance thérapeutique, Parenting Stress Index (PSI), interactions parent–enfant, parentalité, psychopathologie développementale, santé mentale du jeune enfant, troubles de l’alimentation de l’enfant, troubles de l’élimination de l’enfant
Les premières interactions parent–enfant exercent une influence majeure sur le développement cognitif, émotionnel et social de l’enfant [1,2,3]. Leur caractère bidirectionnel est bien documenté (les parents influencent les enfants, et inversement) [4,5]. Historiquement, la littérature a mis en avant diverses dimensions des interactions adulte–enfant qui agissent sur l’ajustement socio-émotionnel de l’enfant ainsi que sur le développement du langage et d’autres capacités cognitives [6,7]. Parmi elles, un corpus croissant de données indique que la disponibilité émotionnelle (DE) est un déterminant clé d’interactions parent–enfant positives [8,9,10,11,12,13,14,15,16,17]. Fondée sur la théorie de l’attachement [18] articulée à la perspective d’Emde [19] sur les émotions, la DE désigne la qualité des échanges émotionnels entre les parents et leurs enfants, en mettant l’accent sur leur accessibilité réciproque et sur leur capacité à lire les communications de l’autre et à y répondre de manière appropriée [20,21,22,23].
Les données empiriques montrent que les difficultés des interactions parent–enfant sont étroitement associées au développement d’une psychopathologie chez l’enfant [21,22,23,24,25]. À l’âge préscolaire, les tâches développementales de l’enfant s’organisent autour de l’acquisition de l’indépendance et de l’autonomie physiques et émotionnelles [26]. Dans ce contexte, les parents doivent équilibrer les conduites de protection et de « lâcher-prise » pour stimuler le développement des capacités d’autorégulation de l’enfant dans les différents domaines de son développement [25,27,28,29,30,31,32,33,34,35,36,37,38,39]. Les difficultés qui peuvent surgir à ce stade du développement conduisent souvent à des problèmes comportementaux, sociaux et émotionnels chez l’enfant, qui deviennent à leur tour des motifs d’inquiétude fréquents chez les parents d’enfants de 2 à 5 ans [24,40]. On y trouve les conduites d’opposition et d’agressivité de l’enfant, les difficultés d’alimentation et/ou d’élimination, etc. Plus précisément, les troubles de l’alimentation comprennent le trouble de l’alimentation évitante/restrictive, l’ingestion de substances non nutritives, la régurgitation et la remastication répétées des aliments, tandis que les troubles de l’élimination regroupent la constipation, l’énurésie et l’encoprésie [41]. Sans intervention précoce, ces problèmes tendent à persister à l’âge scolaire, avec des conséquences négatives sur la santé physique et mentale de l’enfant et sur la charge familiale [42,43]. De fait, dans la plupart de ces situations, les parents souffrent de détresse et d’atteintes psychologiques [44,45,46,47].
Pour prévenir la psychopathologie à l’âge adulte, la plupart des approches cliniques actuelles misent sur le repérage et le traitement précoces des difficultés des relations parent–enfant [48,49,50,51]. La thérapie focale par le jeu avec enfants et parents (FPT-CP) [25,36,37,38,39,52,53] est un modèle d’intervention psychodynamique conçu à l’origine pour les troubles de l’alimentation et de l’élimination, puis adapté à un large éventail de problèmes généralement liés aux difficultés de la relation parent–enfant à l’âge préscolaire. Il repose à la fois sur l’engagement actif des parents dans le processus diagnostique et thérapeutique et sur l’usage du jeu comme dimension narrative de l’histoire familiale [54,55,56,57].
La FPT-CP s’organise en séances hebdomadaires qui alternent séances de jeu réunissant enfants et parents et séances avec les parents seuls. Elles se déroulent précisément ainsi : première séance avec les parents ; deuxième séance avec l’enfant et ses parents ; troisième séance avec l’enfant et sa mère ; quatrième séance avec les parents ; cinquième séance avec l’enfant et son père ; sixième séance avec les parents ; septième séance avec l’enfant et ses parents. Pour l’essentiel, lors des séances conjointes de la FPT-CP, la personne thérapeute introduit l’enfant dans une séquence de jeu temporelle dont le personnage principal est une marionnette en pâte à modeler qui accomplit les fonctions physiologiques humaines de base. Elle semble prendre plaisir à manger et, ensuite, exprime le besoin d’aller aux toilettes dans un pot fait de pâte à modeler. L’accent est mis sur les qualités phénoménales de l’alimentation comme de l’évacuation, en tant que fonctions naturelles. Dans ce contexte, la personne thérapeute permet à l’enfant de projeter dans le jeu ses contenus psychologiques, ses désirs, ses peurs et ses conflits internes. Les parents sont invités à prendre part au jeu, puis ils discutent avec la personne thérapeute, seuls (sans l’enfant), de ce qui a émergé pendant les séances de jeu, des significations psychologiques du jeu et des attitudes parentales susceptibles d’entretenir (par exemple des manières intrusives et coercitives) ou non (par exemple la tolérance, la collaboration) les symptômes de l’enfant. Les compétences parentales positives sont encouragées, en même temps que l’acquisition par l’enfant de comportements autogérés et autorégulés dans une vie familiale harmonieuse [36].
Plus précisément, la première phase de la FPT-CP (sept séances) vise à comprendre les symptômes de l’enfant au sein de la dynamique familiale, ainsi qu’à favoriser et à maintenir une relation thérapeutique positive avec les parents [25,36,37,38,39,52]. Cet aspect est essentiel, car l’alliance parent–thérapeute permet aux parents de comprendre les difficultés de l’enfant et de s’accorder sur les principaux objectifs et tâches du traitement [42,43,58,59,60,61,62,63,64].
Au cours des dernières décennies, une abondante littérature s’est développée sur l’alliance en psychothérapie individuelle, tandis que les recherches équivalentes en thérapie familiale, y compris sur la FPT-CP, sont récentes [65,66] et demandent davantage de données empiriques. Les quelques études disponibles sur des enfants d’âge scolaire et leurs parents suivis en séances séparées montrent qu’une alliance parent–thérapeute positive est associée à moins d’abandons, à une diminution de la symptomatologie des jeunes et à une amélioration des pratiques parentales et du fonctionnement familial [67,68,69,70].
Au vu des questions évoquées, il est nécessaire de recueillir des données pour mieux éclairer la pratique clinique et améliorer la qualité des soins aux enfants et à leurs familles. Plus précisément, selon une approche longitudinale multiméthode, la présente étude entend examiner les résultats de la première phase de la FPT-CP en termes d’alliance parent–thérapeute, de stress parental et d’interactions parent–enfant. En effet, à la connaissance de l’équipe, s’il existe quelques données sur les bénéfices d’une alliance positive avec des parents traités séparément de leurs enfants d’âge scolaire, les données sur l’alliance avec des parents associés aux séances de thérapie de leurs enfants d’âge préscolaire sont rares.
Les données ont été recueillies à deux moments (T1 : première séance ; T2 : septième séance) balisant la première phase de la FPT-CP, auprès d’un échantillon clinique d’enfants d’âge préscolaire et de leurs parents. Il s’agissait d’examiner les différences entre T1 et T2 concernant : (a) l’alliance parent–thérapeute, du point de vue de chaque partie ; (b) les niveaux de détresse parentale ; (c) la qualité des interactions mère–enfant et père–enfant, de part et d’autre. Les hypothèses étaient les suivantes : (a) l’alliance parent–thérapeute serait positive et stable dans le temps ; (b) la détresse parentale diminuerait significativement ; (c) les interactions parent–enfant s’amélioreraient significativement.
Les familles ont été recrutées consécutivement entre novembre 2015 et décembre 2017 au « Centre de consultation psychologique pour enfants et parents » (département de psychologie, université de Bologne, Italie ; direction : Elena Trombini). Le centre propose évaluation psychologique, traitement et soutien aux enfants et à leurs familles. Les parents avaient sollicité le centre de leur propre initiative pour des problèmes de comportement (par exemple conduites d’opposition et d’agressivité), d’alimentation (par exemple refus alimentaire et sélectivité alimentaire) ou d’élimination (par exemple constipation, énurésie et encoprésie) de leur enfant.
Cette recherche a adopté un devis longitudinal. Au total, 30 couples (N = 60 ; 30 mères et 30 pères) et leurs enfants d’âge préscolaire (N = 30 ; 21 garçons et 9 filles) ont participé à l’étude. Les critères d’exclusion de la présente étude étaient : (a) une maladie organique de l’enfant, (b) un trouble du neurodéveloppement de l’enfant, (c) des troubles psychiatriques passés ou actuels chez les parents, (d) une maîtrise insuffisante de l’italien chez les parents, (e) le refus de l’un des parents de participer à l’étude. Aucune des familles participantes ne remplissait l’un de ces critères d’exclusion.
Sept psychothérapeutes ont conduit la FPT-CP auprès des enfants et de leurs familles. Toutes étaient des femmes, expertes en psychothérapie psychanalytique de l’enfant et de la famille, et avaient été formées au préalable à la méthodologie de la FPT-CP.
L’étude a été approuvée par le comité d’éthique de l’université de Bologne (Italie). La participation était volontaire et reposait sur le consentement éclairé écrit de la famille, qui comprenait la confidentialité et le droit de se retirer à tout moment. Chaque famille a été attribuée au hasard à une clinicienne en fonction de ses disponibilités, et chaque psychothérapeute suivait en moyenne environ quatre familles, reçues chacune une fois par semaine.
À la fin des première et sixième séances, les parents remplissaient un questionnaire démographique et deux autoquestionnaires portant respectivement sur l’alliance thérapeutique et sur le stress parental. Les données sur l’alliance ont été triangulées avec les scores obtenus par les thérapeutes au même instrument, qu’elles remplissaient pour les mères comme pour les pères à T1 et à T2. L’évolution de la qualité des interactions parent–enfant a été évaluée au début de la deuxième séance (avant le traitement) et pendant la septième séance (consacrée uniquement au recueil des données). À cette fin, deux séquences consécutives d’interaction en jeu libre de 10 minutes, d’abord avec la mère puis avec le père, ont été enregistrées.
L’alliance thérapeutique désigne la qualité de la relation entre la personne suivie et la personne thérapeute. Elle comporte plus précisément trois dimensions : l’accord sur (1) les objectifs du traitement ; (2) les tâches, méthodes et activités utilisées pour atteindre ces objectifs ; (3) le développement d’un lien personnel entre la personne suivie et la personne thérapeute [71]. L’alliance thérapeutique a été évaluée au moyen du Working Alliance Inventory-Short Form (WAI-SF) [72,73]. Le WAI-SF se compose de 12 items cotés sur une échelle de Likert en sept points. Le score total (étendue 12–84) correspond à la somme de trois sous-échelles : objectifs, tâches et lien (étendue 4–28). Plus les scores sont élevés, plus l’alliance est positive [74].
La détresse parentale survient lorsque les exigences associées au rôle parental dépassent les ressources dont dispose le parent pour y faire face [75]. Dans la présente étude, la détresse parentale a été mesurée au moyen du Parenting Stress Index—Short Form (PSI-SF) [76,77]. Le PSI-SF comprend 36 énoncés qui évaluent des domaines spécifiques de la détresse parentale, cotés sur une échelle de Likert en cinq points. Le score total (étendue 36–180) combine les trois sous-échelles (étendue 12–60) : détresse parentale, interaction parent–enfant dysfonctionnelle et enfant difficile. Selon la validation italienne [77], les scores compris entre le 15e et le 84e percentile se situent dans la norme ; les scores entre le 85e et le 89e percentile représentent un niveau de stress élevé ; les scores ≥ 90e percentile indiquent un stress parental cliniquement significatif ou sévère.
Les interactions entre les parents et leurs enfants ont été codées au moyen de la quatrième édition des Emotional Availability Scales : Infancy to Early Childhood Version (EAS) [78]. Les EAS ont été largement utilisées en recherche dans plus de 20 pays pour évaluer la qualité des relations parent–enfant sous l’angle de la disponibilité émotionnelle, c’est-à-dire de la qualité des échanges émotionnels entre parents et enfants [79]. Ces échelles décrivent et évaluent six dimensions, quatre du côté de l’adulte (sensibilité, structuration, non-intrusivité et non-hostilité) et deux du côté de l’enfant (réactivité envers l’adulte et implication de l’adulte). Les scores sont attribués selon la fréquence et la qualité des comportements observés. Pour chaque dimension, on peut obtenir un score total et un score direct. Les scores directs de chaque dimension sont évalués sur une échelle de Likert de 1 à 7 points, où les scores les plus bas (1–2–3) indiquent des problèmes cliniques sévères, les scores intermédiaires (4–5) des problèmes légers à modérés, et les scores les plus élevés (5,5–6–7) un niveau bon à optimal. Dans la présente étude, comme il est d’usage en recherche, on a utilisé les scores directs, afin de disposer d’une indication immédiate du niveau de disponibilité émotionnelle manifesté par la dyade [80,81]. Toutes les vidéos ont été cotées à l’aveugle par deux personnes préalablement formées à l’utilisation des EAS. Le degré d’accord entre les deux cotations a été mesuré par des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) d’accord absolu moyen [82] sur une sélection aléatoire de 30 % des vidéos. Les ICC étaient en moyenne de 80.
Les données démographiques ont été analysées au moyen du test du χ2 de Pearson et du test t de Student pour échantillons indépendants, respectivement pour les variables nominales et continues. Toutes les hypothèses ont été testées par des analyses de variance (ANOVA) à mesures répétées ou des ANOVA multivariées (MANOVA). Chaque modèle comprenait le rôle (mère vs père, et parent vs thérapeute dans le cas de l’analyse sur l’alliance thérapeutique) et le temps (T1 vs T2) comme variables intra-sujets. Toutes les analyses statistiques ont été réalisées avec SPSS (version 25) pour Windows (IBM, Armonk, NY, États-Unis). Une valeur de p inférieure à 0,05 a été considérée comme significative.
Tous les couples étaient italiens, en emploi, mariés (83,3 %) ou en concubinage (13,3 %). Aucune différence significative n’a été observée entre les parents quant au niveau d’études, la plupart des mères (77 %) comme des pères (67 %) ayant un diplôme universitaire. Les différences d’âge atteignaient le seuil de significativité, les pères étant légèrement plus âgés que les mères (t = −2,53, p < 0,05 ; M = 39,9, ET = 4,9 et M = 42,1, ET = 5,1, respectivement pour les mères et les pères). L’âge des enfants allait de 2,1 à 5,8 ans (M = 4,1, ET = 1,1) ; les motifs de consultation étaient des problèmes de comportement (43,3 %), d’élimination (36,7 %) ou d’alimentation (20 %).
Le tableau 1 présente les statistiques des scores totaux au WAI-SF à T1 et à T2. Les scores d’alliance des parents et de la thérapeute étaient élevés et indiquaient une alliance positive à chaque temps d’évaluation. Les résultats des ANOVA n’ont montré aucun effet principal significatif du rôle, du temps, ni de leur interaction sur les scores globaux au WAI (tous les p > 0,05). Quant à l’ANOVA portant sur les évaluations de la thérapeute, un effet principal du rôle a été observé : l’alliance avec les mères était globalement plus élevée que l’alliance avec les pères (F (1, 29) = 12,8, p < 0,001). De plus, les évaluations de l’alliance par la thérapeute étaient significativement plus basses que l’alliance autoévaluée par les mères (F (1, 29) = 32,1, p < 0,001) comme par les pères (F (1, 29) = 26,3, p < 0,001). Aucun effet principal du temps ni aucun effet d’interaction significatif n’a été observé (tous les p > 0,05).
Tableau 1 — Moyennes ± écarts types des scores globaux au WAI-SF pour les mères, les pères et les thérapeutes, à T1 et à T2
Note. WAI-SF = Working Alliance Inventory—Short Form. T1 et T2 renvoient respectivement aux séances 1 et 6.
Le tableau 2 présente les statistiques descriptives des échelles et des scores globaux au PSI à T1 et à T2. Les résultats des ANOVA n’ont montré aucune différence significative des niveaux de stress parental entre les pères et les mères (tous les p > 0,05). Ces résultats semblent attester que le stress parental est resté pour l’essentiel inchangé de la séance 1 à la séance 6. Au vu de ces résultats, les scores au PSI obtenus à T1 et à T2 ont été moyennés afin d’obtenir un indicateur global plus précis de la détresse parentale. Ce nouveau score a servi à déterminer le pourcentage de parents au-dessus des seuils proposés par le manuel du PSI. Dans le présent échantillon, 11 mères (36,7 %) et 7 pères (23,3 %) présentaient des niveaux de détresse cliniquement significatifs, 3 mères (10 %) et 4 pères (13,3 %) relevaient d’un niveau à risque, et 16 mères (53,3 %) et 19 pères (63,3 %) obtenaient des scores sous le seuil.
Tableau 2 — Moyennes ± écarts types des dimensions et du score global au PSI pour les mères et les pères, à T1 et à T2
Note. PSI = Parenting Stress Index. T1 et T2 renvoient respectivement aux séances 1 et 6.
Le tableau 3 présente les résultats de deux MANOVA à mesures répétées comparant séparément les dimensions parentales et les dimensions de l’enfant des EAS. Pour les dimensions parentales des EAS, les résultats ont montré un effet principal significatif du rôle, du temps et des dimensions des EAS, ainsi qu’un effet d’interaction significatif temps × dimensions des EAS (tous les p < 0,05). Plus précisément, les scores aux EAS étaient globalement plus élevés pour les mères que pour les pères. Des moyennes significativement différentes ont été observées d’une dimension à l’autre pour les deux parents, la non-hostilité étant la dimension aux scores les plus élevés et la structuration celle aux scores les plus bas (p < 0,001). En outre, à l’exception de la non-hostilité, restée presque constante, chaque dimension s’est significativement améliorée de T1 à T2, quel que soit le rôle parental (voir tableau 3). Ce résultat peut indiquer un effet positif de la FPT-CP sur les interactions des parents avec leurs enfants. Malgré cette amélioration, pour la dimension de structuration, les mères (T1 : M = 4,6, T2 : M = 4,9) et les pères (T1 : M = 3,8, T2 : M = 4,6) obtenaient des scores inférieurs au seuil d’une interaction optimale aux deux évaluations. Par ailleurs, à T2, les scores des pères sur la dimension de sensibilité n’étaient toujours pas optimaux (T1 : M = 4,6, T2 : M = 5,1).
Tableau 3 — Comparaisons entre mères et pères aux deux évaluations des dimensions parentales et des dimensions de l’enfant des EAS
EAS – parent (moyennes ± écarts types)
EAS – enfant (moyennes ± écarts types)
Note. EAS = Emotional Awareness Scales. T1 et T2 renvoient respectivement aux séances 2 et 7. * désigne les effets d’interaction.
Pour les dimensions de l’enfant des EAS, les résultats de la MANOVA ont montré des effets principaux significatifs pour toutes les variables du modèle, à savoir le temps, le rôle et les dimensions des EAS (tous les p < 0,05), sans effet d’interaction (p > 0,05 ; voir tableau 3). Comme pour les dimensions parentales, les scores aux dimensions de l’enfant étaient plus élevés avec les mères qu’avec les pères. De même, les scores se sont significativement améliorés de T1 à T2 en réactivité comme en implication, ce qui suggère un effet positif de la FPT-CP sur les interactions des enfants avec leurs parents. Toutefois, pour les interactions enfant–père, les scores des enfants en sensibilité n’étaient toujours pas optimaux à T2 (T1 : M = 4,4, T2 : M = 5,1), tandis que les scores en implication tombaient sous le seuil critique (T1 : M = 3,8, T2 : M = 4,4).
Les MANOVA ont été relancées en contrôlant séparément les effets de l’âge de l’enfant (utilisé comme covariable continue), du diagnostic de l’enfant (problèmes de comportement, d’élimination, d’alimentation) et de la détresse parentale (au-dessus ou au-dessous du seuil cliniquement significatif du 85e percentile), variables pertinentes susceptibles d’avoir modifié les résultats. Chaque modèle comprenait l’une de ces variables avec le rôle et le temps, et a été lancé deux fois, une fois pour les dimensions parentales et une fois pour les dimensions de l’enfant des EAS. L’âge et le diagnostic de l’enfant ne contribuaient pas significativement à expliquer les différences d’interactions parent–enfant (tous les p = n.s.) ; les effets principaux du temps, du rôle et des dimensions des EAS restaient significatifs. Pour la détresse parentale, aucun nouvel effet n’a été observé sur les dimensions parentales des EAS (tous les p = n.s.). Pour les dimensions de l’enfant, une interaction significative supplémentaire rôle parental × détresse parentale a été mise en évidence (F(1, 26) = 7,25, p < 0,05). Ce résultat indique qu’au cours de l’interaction, les enfants présentent des niveaux plus faibles de réactivité (T1 : M = 3,9, T2 : M = 4,4) et d’implication (T1 : M = 3,1, T2 : M = 3,6) lorsque leur père obtient un score de détresse parentale au-dessus du seuil cliniquement significatif, par rapport aux enfants dont le père présente des niveaux de détresse dans la norme (réactivité : T1 : M = 4,8, T2 : M = 5,5 ; implication : T1 : M = 4,2, T2 : M = 4,8). En revanche, l’interaction des enfants avec leur mère n’était pas affectée par le niveau de stress de celle-ci (au-dessus ou au-dessous du seuil cliniquement significatif du 85e percentile).
L’objectif de cette étude était d’examiner les résultats de la FPT-CP en termes d’alliance parent–thérapeute, de détresse parentale et d’interactions parent–enfant dans un échantillon clinique d’enfants d’âge préscolaire. Les résultats confirment les hypothèses concernant l’alliance parent–thérapeute et les interactions parent–enfant, mais pas celle concernant la détresse parentale, qui n’a pas diminué significativement à T2. La FPT-CP est une méthodologie clinique fondée sur la nécessité, pour la personne thérapeute, de construire tôt une relation thérapeutique positive avec les enfants et leurs parents afin de favoriser la réussite du traitement. Comme décrit plus haut, les parents sont activement impliqués dans les séances de jeu avec les enfants, puis dans des séances avec la personne thérapeute seule, où se partagent les commentaires et la réflexion sur les significations psychologiques du jeu de l’enfant et de la famille. La littérature internationale récente dans ce domaine a montré qu’une relation thérapeutique positive avec les parents est significativement corrélée à moins d’interruptions prématurées de la thérapie, à un meilleur fonctionnement des jeunes et à un plus grand bien-être familial, dans différents types de traitements de l’enfant et de la famille [65,66,67,68,69,70]. On manque toutefois aujourd’hui de données sur les interventions centrées sur l’enfant d’âge préscolaire dans lesquelles les parents sont activement impliqués, dans le but de comprendre les symptômes de l’enfant au sein de la dynamique familiale et de restaurer des relations familiales saines.
Conformément aux attentes, les résultats montrent qu’une alliance parent–thérapeute positive s’est construite et maintenue au cours des sept premières séances de la FPT-CP. À cet égard, il faut considérer que le recours des parents au centre était volontaire, que leur motivation pour le traitement était donc vraisemblablement élevée, que leur niveau d’études était bon et qu’ils acceptaient de partager les objectifs et les modalités de l’intervention dès les premières séances. Conformément à des études antérieures [83,84], aucune différence n’a été observée entre les scores d’alliance des mères et des pères, qui étaient significativement plus élevés que les évaluations de l’alliance par la thérapeute. Toutefois, de façon inattendue, l’alliance avec les mères rapportée par la thérapeute était significativement plus élevée que l’alliance avec les pères, aux deux mesures. Bien que les thérapeutes de cet échantillon soient toutes des femmes et qu’une plus grande proximité de genre puisse expliquer ces résultats, plusieurs études n’ont pas trouvé de lien significatif entre l’alliance évaluée par les thérapeutes et les résultats du traitement. La capacité des thérapeutes à évaluer avec justesse divers aspects de leurs traitements a donc été mise en question [85,86,87].
Concernant les niveaux de stress parental, aucune différence significative n’est apparue, ni entre T1 et T2, ni entre mères et pères. Sur un plan qualitatif, mères et pères présentaient néanmoins une évolution différente du stress sur l’échelle Enfant difficile. Cette dimension porte sur la manière dont les parents perçoivent leurs enfants, faciles ou difficiles à élever [76,77], et elle est souvent utilisée dans les études portant sur des échantillons cliniques d’enfants dont les parents ont du mal à gérer les comportements. À la fin de la première phase de la FPT-CP, les scores des mères étaient plus bas et se situaient dans une zone infraclinique (T1 : 85e percentile ; T2 : 80e percentile), tandis que ceux des pères augmentaient légèrement et restaient cliniquement significatifs (85e percentile). Il se peut qu’au cours des sept séances de la FPT-CP, les mères aient commencé à comprendre les raisons des comportements inadaptés et des symptômes de leurs enfants, au lieu de les percevoir simplement comme difficiles, éprouvants ou dérangeants. Un résultat semblable ne s’est pas produit dans l’échantillon des pères, qui avaient sans doute besoin d’un processus thérapeutique plus long pour bien comprendre les significations psychologiques des comportements de l’enfant et pour pouvoir y faire face efficacement. De fait, même très motivés et psychologiquement mobilisés, ils peuvent percevoir les tâches thérapeutiques comme difficiles, faute de disposer encore des compétences émotionnelles nécessaires pour les mener à bien.
Conformément à l’hypothèse, pour les dimensions parentales des EAS, les interactions mère–enfant comme père–enfant se sont significativement améliorées de T1 à T2, sauf sur l’échelle de non-hostilité, où les parents obtenaient les scores les plus élevés de toutes les dimensions des EAS aux deux temps. De fait, rien n’indiquait d’émotionnalité négative des parents envers leurs enfants, ni sous sa forme larvée ni sous sa forme manifeste. Pourtant, malgré des améliorations significatives des interactions parent–enfant, à la fin de la première phase de la FPT-CP, les scores des pères sur l’échelle de sensibilité n’étaient pas encore optimaux, ce qui suggère, selon le manuel [78], certaines incohérences des comportements parentaux, un défaut d’ajustement temporel et quelques difficultés à gérer les situations de conflit. En outre, les deux parents présentaient encore des difficultés sur l’échelle de structuration, qui mesure la capacité de la figure de soin à étayer les activités de l’enfant et à poser des limites appropriées tout en respectant son besoin d’autonomie. Comme on l’a vu, à l’âge préscolaire, les enfants aspirent à l’indépendance et à l’autonomie et, à ce stade, les parents doivent s’adapter efficacement pour comprendre le désir de l’enfant d’agir par soi-même et soutenir son autonomie naissante, prévenant ainsi les problèmes comportementaux, sociaux et émotionnels à une phase développementale aussi délicate. En raison de la nature des problèmes de cet échantillon, cet aspect des relations parent–enfant peut demander davantage de séances pour atteindre des niveaux d’interaction optimaux. Par ailleurs, les scores des mères aux échelles des EAS étaient globalement significativement plus élevés que ceux des pères aux deux temps, ce qui suggère une compétence relationnelle maternelle plus élevée, présente dès le début de l’intervention.
Quant aux dimensions de l’enfant des EAS, elles se sont, comme attendu, significativement améliorées avec les mères comme avec les pères. En outre, aux deux mesures, les scores de l’enfant étaient plus élevés avec les mères qu’avec les pères, ce qui confirme un tableau moins problématique dans les relations enfant–mère. De fait, dans les interactions enfant–père, les scores des enfants sur l’échelle de réactivité (pendant, côté enfant, de l’échelle de sensibilité de l’adulte) n’étaient toujours pas optimaux à T2. Cette dimension mesure à la fois la réactivité de l’enfant envers l’adulte et la présence d’activités et d’explorations autonomes [78]. Dans cet échantillon, les enfants manifestaient envers leur père une attitude affectivement positive et réactive, mais les comportements de réactivité et d’exploration étaient en quelque sorte déséquilibrés au profit des premiers. Par ailleurs, des problèmes modérés ont été relevés sur l’échelle d’implication : les enfants montraient envers leur père des comportements de surimplication qui, selon le manuel des EAS [78], pourraient indiquer que les enfants assumaient la plus grande part de la responsabilité du maintien du contact et des interactions avec l’adulte, au détriment de leurs initiatives autonomes.
Les différences globales observées sur les échelles des EAS, pour les dimensions parentales comme pour celles de l’enfant, ne s’expliquaient ni par l’âge ni par les problèmes de l’enfant. Toutefois, si les interactions des enfants avec leur mère n’étaient pas affectées par le niveau de stress de celle-ci, les enfants obtenaient des scores plus bas sur les échelles de réactivité et d’implication lorsque la détresse rapportée par le père était cliniquement significative, par rapport aux enfants dont le père présentait des niveaux de détresse dans la norme. Il semble que, contrairement à celle des pères, la détresse maternelle n’entravait pas la capacité de la dyade mère–enfant à partager un lien émotionnel et à vivre une relation saine et mutuellement satisfaisante. On peut avancer l’hypothèse d’une plus grande capacité maternelle à gérer le stress d’une manière que les enfants trouvaient acceptable.
Dans l’ensemble, les résultats montrent qu’une relation thérapeutique positive avec les deux parents s’est construite et maintenue au cours des sept premières séances, condition nécessaire à la réussite de la FPT-CP. Parallèlement, des changements significatifs des interactions parent–enfant se sont produits chez les mères, les pères et leurs enfants, vers des relations plus positives et plus saines. Ces résultats sont pertinents sur le plan clinique et soulignent l’importance d’impliquer les parents dans les traitements centrés sur l’enfant qui recourent à une méthodologie clinique structurée. Dans le présent échantillon, les mères présentaient d’emblée un tableau en quelque sorte moins problématique et une plus grande compétence parentale. Ainsi, malgré des progrès paternels significatifs, mères et pères peuvent suivre des trajectoires de changement individuel différentes, et les pères pourraient avoir besoin de davantage de séances pour construire et maintenir une relation saine avec leurs enfants. À cet égard, il importe que la clinique suive attentivement les progrès ainsi que le rythme propre à chaque mère et à chaque père pour y parvenir. D’autres études, avec des devis de recherche plus longs, sont nécessaires sur cette question.
Les limites suivantes doivent être prises en compte. D’abord, un échantillon plus large est nécessaire pour obtenir des résultats plus fiables, plus précis et plus puissants. De fait, la taille limitée de l’échantillon d’enfants n’a sans doute pas permis de détecter des différences spécifiques liées au diagnostic de l’enfant (troubles du comportement, de l’élimination, de l’alimentation). En outre, comme le recours au centre était volontaire et que tous les parents avaient un bon niveau d’études, un biais d’échantillonnage a pu se produire. De même, un échantillon de thérapeutes plus équilibré (et non exclusivement féminin) permettrait de mieux comprendre certains écarts observés entre les scores des thérapeutes et ceux des parents. À cette fin, pour obtenir des données plus fiables sur l’alliance thérapeutique, il serait utile de recourir à la fois à des questionnaires et à des mesures observationnelles, comme le System for Observing Family Therapy Alliances (SOFTA) [88]. Par ailleurs, la présente étude s’est surtout attachée à la parole des adultes, même si des données sur les interactions parent–enfant ont aussi été recueillies du côté de l’enfant. Pour obtenir une image plus complète des données relatives aux adultes et aux enfants [89,90,91,92], les études futures devraient recueillir la parole des enfants de manière fiable et valide. Il serait aussi intéressant de recueillir des données longitudinales tout au long de la FPT-CP pour suivre les résultats cliniques, tant sur les variables parentales que sur la rémission des symptômes de l’enfant. Enfin, la nature de l’étude ne permet aucune inférence causale ; les recherches futures devraient donc comparer différentes approches thérapeutiques fondées sur différents niveaux d’engagement parental afin de comprendre comment elles agissent effectivement, et d’améliorer ainsi la qualité des soins aux enfants et à leurs familles.
La FPT-CP est une méthodologie psychodynamique structurée qui vise à favoriser et à maintenir l’alliance parent–thérapeute et qui repose sur l’usage du jeu comme dimension narrative de la dynamique familiale. Les parents sont activement impliqués dans les séances de jeu de l’enfant, où ils comprennent peu à peu les significations psychologiques du jeu de l’enfant, ses ressources et ses capacités bien au-delà de ses symptômes. Les parents prennent ainsi conscience de la part qui est la leur dans les difficultés de l’enfant, et l’enfant n’est plus vu simplement comme difficile ou éprouvant. Les parents trouvent dès lors la motivation de changer leurs comportements parentaux inadaptés pour aider leurs enfants, et la dynamique familiale peut évoluer d’une manière plus compatible avec les besoins développementaux de l’enfant.
La présente étude apporte des données empiriques sur les liens entre le recours à la FPT-CP et l’amélioration des interactions parent–enfant dès les premières séances. Au vu de ce qui précède et des données empiriques recueillies dans plusieurs études, cette méthodologie pourrait donc constituer un modèle innovant d’interventions psychodynamiques préventives, applicable dans les contextes cliniques publics comme privés, auprès des enfants et de leurs familles.
Complexe Systémique : à retenir
L’étude a le mérite de mesurer, et pas seulement de décrire, ce qui se passe quand les parents entrent dans la salle de jeu. Le dispositif parle à une lecture systémique : le symptôme de l’enfant (refus alimentaire, encoprésie, opposition) est mis en scène dans un jeu partagé, puis repris avec les parents seuls, ce qui revient à travailler la place du symptôme dans la relation plutôt que le symptôme isolé. Les résultats sont nuancés : l’alliance est bonne d’emblée et les interactions s’améliorent, mais le stress parental ne bouge pas, et les scores des pères restent en deçà, avec des enfants qui semblent prendre à leur charge le maintien du lien. Ce dernier point mérite l’attention en thérapie familiale : un écart d’alliance entre la thérapeute et le père peut rejouer, dans la salle, la mise à la périphérie du père. Les limites sont importantes : pas de groupe témoin, trente familles motivées et diplômées, des thérapeutes qui évaluent leur propre travail, et des notes de tableaux qui ne concordent pas avec le texte sur les séances mesurées. À lire avec l’étude australienne sur les obstacles à l’alliance entre parents et thérapeutes, et avec l’évaluation suédoise de la psychothérapie parent-enfant auprès d’enfants d’âge préscolaire.
Notes de l’original
Remerciements. L’équipe remercie le personnel de recherche clinique du Centre de consultation psychologique pour enfants et parents (département de psychologie, université de Bologne, Italie), ainsi que tous les parents et leurs enfants pour leur participation à l’étude.
Contributions. Tous les membres de l’équipe ont contribué de manière substantielle à la conception, au devis, au recueil, à l’analyse et à l’interprétation des données. Conceptualisation : E.T. et I.C. ; recueil des données : I.C., P.S., I.M. et E.T. ; analyse formelle : F.A., I.C. et P.S. ; méthodologie : I.C., P.S. et E.T. ; rédaction (version initiale) : I.C., F.A. et P.S. ; rédaction (révision et édition) : toute l’équipe. Un accord a été trouvé sur tous les aspects du manuscrit, afin que les questions relatives à l’exactitude ou à l’intégrité de toute partie du travail soient dûment examinées et résolues. Toute l’équipe a lu et approuvé la version publiée du manuscrit.
Financement. Cette recherche n’a reçu aucun financement extérieur.
Liens d’intérêts. L’équipe de recherche ne déclare aucun conflit d’intérêts.
Note de l’éditeur. MDPI reste neutre à l’égard des revendications territoriales figurant dans les cartes publiées et des affiliations institutionnelles.
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Traduction non officielle en français de La thérapie focale par le jeu : une étude empirique de l’alliance parent-thérapeute, des interactions parent-enfant et du stress parental dans un échantillon clinique d’enfants et de leurs parents, par Ilaria Chirico, Federica Andrei, Paola Salvatori, Irene Malaguti et Elena Trombini, International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 17, no 22, article 8379 (2020), doi : 10.3390/ijerph17228379, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence (tableaux présentés en listes). Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.
Traduction française non officielle de « The Focal Play Therapy: An Empirical Study on the Parent–Therapist Alliance, Parent–Child Interactions and Parenting Stress in a Clinical Sample of Children and Their Parents », publié dans International Journal of Environmental Research and Public Health (2020) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Chirico, I., Andrei, F., Salvatori, P., Malaguti, I., et Trombini, E. (2020). La thérapie focale par le jeu : une étude empirique de l’alliance parent-thérapeute, des interactions parent-enfant et du stress parental dans un échantillon clinique d’enfants et de leurs parents (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/la-therapie-focale-par-le-jeu-une-etude-empirique-de-l-alliance-parent-therapeute (Œuvre originale publiée en 2020 dans International Journal of Environmental Research and Public Health, 17(22), 8379 (2020) ; republiée en 2020 par International Journal of Environmental Research and Public Health, https://www.mdpi.com/1660-4601/17/22/8379)
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