Family Process · Thérapie familiale
Comment adapter une thérapie de couple validée, mais pensée pour des couples hétérosexuels et cisgenres, aux couples de même sexe ou de même genre ? Quarante thérapeutes ayant l’expérience de la thérapie centrée sur l’émotion (EFT) ont répondu en trois tours. Caitlin Edwards, Andrea K. Wittenborn et Robert Allan en tirent 49 lignes directrices, du formulaire d’accueil à la dernière séance : stress minoritaire, coming out, famille choisie, et défenses relues comme des stratégies de survie.
Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Des lignes directrices pour l’EFT avec les couples de même sexe ou de même genre : recommandations d’une étude Delphi, par Caitlin Edwards, Andrea K. Wittenborn et Robert Allan, publié dans Family Process (Wiley) (2025), doi : 10.1111/famp.13079, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les tableaux sont présentés sous forme de listes ; les 49 lignes directrices sont regroupées par phase et par étape de l’EFT. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
Ce ne sont pas des blocages ou des défenses thérapeutiques, mais des stratégies d’adaptation importantes, nécessaires pour survivre.
Caitlin Edwards, Andrea K. Wittenborn et Robert Allan
Résumé
La thérapie centrée sur l’émotion (EFT, emotionally focused therapy) est l’un des rares traitements validés empiriquement de la détresse relationnelle. Si les approches fondées sur les preuves sont essentielles pour garantir un traitement sûr et efficace, l’EFT n’a pas été adaptée aux relations de même sexe ou de même genre (MS/MG). Cette étude a utilisé la méthode Delphi pour dégager un consensus sur des lignes directrices d’usage de l’EFT avec ces relations. Le recrutement a réuni quarante thérapeutes ayant une expertise clinique de l’EFT avec des relations MS/MG. Les données ont été recueillies en trois phases. Dans la première, ces thérapeutes ont répondu à des questions ouvertes sur la manière d’adapter l’EFT aux relations MS/MG. Dans les deuxième et troisième, le panel a évalué l’importance des lignes directrices recommandées. Les données ont été analysées par analyse thématique et statistiques descriptives. Les recommandations finales comprennent 49 lignes directrices. Elles portent sur les connaissances de base et le développement des thérapeutes, sur l’organisation et l’orientation de la pratique, et sur les trois phases et les neuf étapes de l’EFT.
Mots-clés : adaptation culturelle, méthode Delphi, thérapie centrée sur l’émotion, relations de même sexe et de même genre
La recherche montre que la thérapie culturellement adaptée est plus efficace que la thérapie non adaptée (Nagayama-Hall et al., 2016 ; Soto et al., 2018). Si la thérapie centrée sur l’émotion (EFT ; Johnson, 2019 ; Johnson et Greenberg, 1985) est un traitement validé empiriquement, appuyé sur un corpus de recherche substantiel (Spengler et al., 2024), aucune recherche empirique n’a jusqu’ici porté sur son application aux relations lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou queer/en questionnement (LGBTQ+), ni aux membres des communautés LGBTQ+ en relation de même sexe ou de même genre (MS/MG). Cette étude Delphi apporte donc les premiers résultats empiriques sur les recommandations de thérapeutes pour adapter l’EFT aux relations MS/MG.
L’EFT (Johnson, 2019 ; Johnson et Greenberg, 1985) est un traitement validé empiriquement de la détresse de couple (Spengler et al., 2024). Elle part du principe que la détresse relationnelle résulte de schémas d’interaction négatifs et rigides qui empêchent les partenaires de répondre mutuellement à leurs besoins d’attachement (Johnson, 2019). Le processus de changement de l’EFT (voir Johnson, 2019) favorise un lien d’attachement de plus en plus sécure en aidant les partenaires à repérer, éprouver, exprimer les émotions et les besoins d’attachement, et à y répondre. Le changement s’opère en trois phases et neuf étapes. La première phase, désescalade du cycle et stabilisation, comprend la construction de l’alliance et l’évaluation (étape un), le repérage du cycle d’interaction négatif (étape deux), l’accès aux émotions d’attachement jusque-là non reconnues qui sous-tendent la position de chaque partenaire dans le cycle, et leur expression (étape trois), et le recadrage du problème comme étant le cycle, les émotions d’attachement qui l’alimentent et les besoins d’attachement insatisfaits de chaque partenaire (étape quatre). La deuxième phase, restructuration, consiste à favoriser l’identification aux besoins, aux parties de soi et aux émotions d’attachement désavoués (étape cinq), à favoriser l’acceptation par chaque partenaire de l’expérience de l’autre (étape six) et à faciliter l’expression des désirs, des besoins et des aspirations d’attachement (étape sept). La troisième phase, consolidation, facilite la création de solutions nouvelles à des problèmes anciens (étape huit) et concrétise les nouveaux schémas d’interaction (étape neuf ; Johnson, 2019).
Les relations MS/MG existent dans un contexte socioculturel hétérocentré plus large qui dévalorise les relations LGBTQ+ (Frost et Meyer, 2023), ce qui produit un stress minoritaire marqué par des difficultés physiques, affectives, interpersonnelles et intrapersonnelles (Frost et Meyer, 2023). Le stress minoritaire est fortement corrélé à un manque d’engagement et d’investissement dans les relations (Oren, 2021) ainsi qu’à l’agressivité entre partenaires (Lewis et al., 2014), ce qui indique que l’oppression altère le fonctionnement relationnel des couples MS/MG. Plus précisément, ce fonctionnement est affecté par l’homophobie intériorisée : chez les couples d’hommes, des niveaux plus élevés d’homophobie intériorisée sont associés à des interactions plus négatives, à la dépression et à la consommation d’alcool (Feinstein et al., 2019). Il dépend aussi du degré de visibilité (outness) de chaque partenaire. Par exemple, Totenhagen et al. (2018) ont constaté qu’un degré de visibilité plus faible était associé à un stress plus élevé et à un moindre engagement relationnel. En outre, les membres des communautés LGBTQ+ franchissent plus tard certaines étapes relationnelles, comme présenter leur partenaire à leurs parents (Macapagal et al., 2015).
Outre le stress minoritaire, les relations MS/MG font face à d’autres circonstances propres. Par exemple, elles établissent souvent des rôles relationnels hors des rôles de genre traditionnels, qui influent sur la répartition du travail et des responsabilités financières et créent des difficultés de projet familial (Scott et al., 2019). Malgré les conséquences du stress minoritaire, elles font aussi preuve d’une résilience remarquable, marquée par le respect et l’appréciation des différences, les émotions positives et une communication efficace (Rostosky et Riggle, 2017). Elles se caractérisent aussi par une intimité émotionnelle profonde et une satisfaction sexuelle (Joyner et al., 2019). Elles obéissent souvent à d’autres dynamiques que les relations de sexe différent, comme des rôles de genre plus souples (Horne et al., 2014), des conflits plus positifs (Gottman et al., 2003 ; Kurdek, 2004) et une parentalité égalitaire et solidaire (Dunne, 2013).
La théorie de l’attachement (Ainsworth et al., 1978 ; Bowlby, 1969), qui fonde l’EFT, a été appliquée à plusieurs types de relations, dont les relations parent-enfant (Mills-Koonce et al., 2018), les relations amoureuses (Feeney et Fitzgerald, 2018) et les amitiés (Doherty et Feeney, 2004), ce qui souligne l’importance de l’attachement pour toutes les relations. Des recherches antérieures ont indiqué que les processus d’attachement fonctionnent de manière semblable dans les relations de sexe différent et dans les relations MS/MG (Mohr et al., 2013). Toutefois, deux revues de portée récentes (Allan et Westhaver, 2018 ; Edwards, Allan, et al., s.d.) ont reconnu des différences qualitatives. Par exemple, certaines expériences d’attachement dans les relations lesbiennes peuvent être plus fortement influencées par les amitiés nouées à l’adolescence que par les relations parentales (Edwards, Allan, et al., s.d.), et les femmes lesbiennes rapportent des niveaux plus élevés d’attachement évitant (Ridge et Feeney, 1998).
Malgré les expériences vécues singulières des membres des communautés LGBTQ+, les relations MS/MG sont largement sous-représentées dans la recherche sur les résultats des psychothérapies (Spengler et al., 2020). La littérature conceptuelle offre heureusement des ressources. Par exemple, Pentel et al. (2021) proposent un cadre clinique pour travailler avec les relations de minorités sexuelles, qui tient compte des expériences vécues propres à ces relations, tandis qu’Addison et Coolhart (2015) décrivent le travail avec les relations MS/MG dans une perspective intersectionnelle. Curtis (2013) décrit la thérapie de couple gestaltiste avec des femmes lesbiennes, et Singer (2013) passe en revue la thérapie de couple gestaltiste avec des hommes gays. En outre, deux interventions de couple, la méthode Gottman (Garanzini et al., 2017) et le programme OurRelationship (Hatch et al., 2016), ont été testées sans modification auprès d’échantillons MS/MG.
Une revue systématique récente (de Brito Silva et al., 2022) décrit par ailleurs les interventions systémiques destinées à la clientèle lesbienne, gay et bisexuelle (LGB), dont des interventions culturellement adaptées. Par exemple, le Relationship Checkup (Cordova et al., 2014) a été adapté pour offrir un accompagnement affirmatif à la clientèle LGBTQ+ : les questions initiales ont été modifiées, les retours révisés pour bien refléter ses expériences, et le manuel adapté en (a) supprimant le langage hétérosexiste, (b) ménageant des occasions de parler de l’identité et de ses effets positifs, (c) évoquant l’effet de vivre dans un contexte culturel cishétérocentré, (d) interrogeant les systèmes de soutien et (e) incluant une discussion sur le sexe et la sexualité (Gray et al., 2023). En outre, le programme d’éducation relationnelle Better Together a été conçu spécifiquement pour les relations de même sexe (Whitton et al., 2018). Pour le développer, l’équipe a interrogé des personnes travaillant cliniquement avec ces relations (Scott et al., 2019) et mené des groupes de discussion avec des couples de même sexe (Scott et Rhoades, 2014). Ces études, associées à la littérature existante, ont nourri une thérapie de couple cognitivo-comportementale (TCCC) modifiée pour les couples de femmes en détresse, qui montre une bonne faisabilité et une bonne acceptabilité (Pentel et al., 2021).
Pourtant, à ce jour, un seul modèle fondé sur les preuves pour la détresse des relations amoureuses, la TCCC, a été adapté aux expériences vécues propres aux couples de femmes (Pentel et al., 2021). C’est très significatif, car les recherches comparant interventions culturellement adaptées et non adaptées pour des populations précises montrent que les premières sont plus efficaces (Nagayama-Hall et al., 2016 ; Soto et al., 2018). L’adaptation culturelle consiste en une modification systématique d’une intervention, guidée par un cadre d’adaptation culturelle (par exemple Bernal et Sáez-Santiago, 2006), et en un ajustement individuel au parcours et aux besoins des personnes accompagnées (Collado et al., 2013). Modifier systématiquement les interventions pour mieux les accorder aux valeurs, croyances, objectifs et besoins de la population visée améliore l’engagement et les résultats cliniques (Rathod et al., 2018 ; Steinka-Fry et al., 2017). Une thérapie ajustée aux expériences et circonstances propres aux relations MS/MG peut donc être plus efficace et mieux reçue qu’une thérapie conçue pour des relations hétérosexuelles et cisgenres (c’est-à-dire de sexe et de genre différents) (Pepping et al., 2017 ; Scott et Rhoades, 2014).
L’EFT a été appliquée à une grande variété de problèmes (voir Wiebe et Johnson, 2016). Elle a aussi été appliquée, sur le plan conceptuel, à diverses populations, dont des personnes aux préoccupations spirituelles (Furrow et al., 2011), des couples lesbiens (Hardtke et al., 2010) et des couples afro-américains hétérosexuels (Nightingale et al., 2019). Mais une seule adaptation empirique de l’EFT a été menée à ce jour, pour des couples japonais (Hattori, 2014), ce qui laisse une lacune importante. Une recherche systématique adaptant l’EFT aux expériences vécues propres aux relations MS/MG est donc nécessaire.
Guidée par un cadre d’adaptation culturelle (par exemple Bernal et Sáez-Santiago, 2006), cette étude visait à élaborer, à partir d’un consensus de spécialistes, des lignes directrices initiales pour adapter l’EFT aux relations MS/MG. Nous avons utilisé la méthode Delphi pour interroger des thérapeutes EFT ayant une expertise auprès de ces relations, afin de dégager un consensus sur la manière de modifier l’EFT pour tenir compte de leurs besoins et expériences vécues propres. La méthode Delphi est couramment employée quand il n’existe pas ou peu de données sur un sujet (Keeney et al., 2011) ; elle vise à recueillir des recommandations de spécialistes pour dégager un consensus sur des sujets jamais étudiés (Keeney et al., 2011). La présente étude visait à répondre à la question suivante : quel est le consensus des spécialistes sur des lignes directrices pour adapter l’EFT aux besoins et aux préférences thérapeutiques propres aux relations MS/MG ?
Cette étude (no 7442) a été approuvée par le comité d’éthique de l’université d’État du Michigan.
Au moment de l’étude, la personne qui signe en premier, Caitlin Edwards, préparait un doctorat sous la direction des deux autres signataires. Ses intérêts de recherche portent sur l’adaptation culturelle, les relations LGBTQ+ et l’EFT. Caitlin Edwards s’identifie comme une personne blanche, agenre, pansexuelle, polyamoureuse, de présentation féminine. La deuxième signataire, chercheuse spécialiste de l’EFT, s’identifie comme femme blanche, cisgenre et hétérosexuelle. Le troisième signataire est un homme gay/queer, cisgenre et blanc, issu de la classe ouvrière et immigré ; ses recherches portent notamment sur l’effet du stress minoritaire sur les relations queer.
La personne qui signe en premier et le troisième signataire utilisent aujourd’hui l’EFT avec des membres des communautés LGBTQ+ dans leur pratique. Membres de ces communautés, ces deux personnes ont relevé que les lignes directrices proposées par le panel rejoignaient leurs propres expériences vécues et leurs propres manières de pratiquer. En outre, les deuxième et troisième signataires ont régulièrement et ouvertement encouragé la personne qui signe en premier, tout au long de la recherche, à tirer parti de l’expertise de chaque membre de l’équipe. Les compétences, expériences et contributions de chaque signataire ont été régulièrement prises en compte, en valorisant l’expérience vécue comme mode de connaissance. Le consensus a régulièrement été obtenu lors de réunions et de discussions de groupe.
Cette étude a suivi la méthode Delphi (Keeney et al., 2011). Mise au point à l’origine par la RAND Corporation, c’est une approche pragmatique largement utilisée dans de nombreuses disciplines pour éclairer la pratique clinique, la prise de décision et l’élaboration des politiques (voir Keeney et al., 2011). Elle s’emploie dans des études quantitatives comme qualitatives (Brady, 2015) et convient aux sujets sur lesquels l’information empirique est limitée ou absente. Elle est utile quand d’autres méthodes, comme les groupes de discussion, risquent de voir une ou plusieurs personnes dominer le processus de consensus, ou quand les spécialistes sont dispersés sur un vaste territoire (Keeney et al., 2011). Elle est en outre utile pour saisir les expériences vécues de groupes marginalisés (Christie et Barela, 2005).
La méthode Delphi consiste à constituer un panel de spécialistes et à recueillir et analyser les données de manière itérative jusqu’à obtenir un consensus (Diamond et al., 2014). Le consensus se définit comme un accord atteignant un seuil fixé à l’avance (Keeney et al., 2011). Nous avons suivi la recommandation de Diamond et al. (2014) d’un seuil de 75 % (75 % du panel juge une ligne directrice importante ou très importante). Toutes les propositions jugées importantes ou très importantes par au moins 75 % du panel ont donc été retenues comme recommandations. Celles jugées ainsi par 70 à 74 % ont été soumises à une nouvelle évaluation. Celles jugées ainsi par 69 % ou moins ont été écartées (Diamond et al., 2014).
Appliquée aux personnes qui participent à une étude Delphi, la notion d’expertise est nécessairement large (Niederberger et Spranger, 2020). Nous avons suivi les recommandations de Keeney et al. (2011) pour définir l’expertise en EFT avec les relations MS/MG. Keeney et al. (2011) indiquent que l’expertise a été définie de plusieurs manières : McKenna et al. (1994) parlent de personnes informées, tandis que Lemmer (1998) et Green et al. (1999) définissent la personne experte comme celle qui connaît un sujet précis. Keeney et al. (2011) notent qu’une personne experte (a) connaît le sujet, (b) est relativement impartiale et (c) s’engage à faire progresser la connaissance du sujet. Nous avons donc défini l’expertise des thérapeutes EFT par les critères suivants : (a) avoir suivi l’Externship et les formations Core Skills en EFT de l’International Centre for Excellence in Emotionally Focused Therapy (ICEEFT), soit au moins 78 heures de formation ; (b) pratiquer l’EFT avec des relations MS/MG depuis au moins deux ans ; (c) la pratiquer avec de telles relations au moment de l’étude (au moins dans les six mois précédant la sélection) ; et (d) la pratiquer, au moment de l’étude, avec plus d’une relation MS/MG. Cela garantissait chez ces thérapeutes la pratique délibérée nécessaire à l’expertise recherchée (Chow et al., 2015 ; Harwell et Southwick, 2021).
Pour choisir la méthode Delphi, nous nous sommes appuyés sur de nombreux articles qui en offraient d’excellents exemples. La méthode étant peu utilisée dans la littérature en thérapie de couple et de famille, nous avons dû puiser dans une littérature plus large, où la notion d’« expertise » semble interprétée largement : beaucoup d’articles (par exemple Meibos et al., 2019 ; Meredith et al., 2021 ; Mittnacht et Bulik, 2015 ; Taylor et al., 2020 ; Turner et al., 2020) la définissent par les diplômes et l’appartenance à des associations. Par exemple, Clark et al. (2022) ont constitué leur panel de spécialistes parmi les membres de l’Association of Child and Adolescent Counseling (ACAC) ayant au moins deux ans d’expérience auprès d’enfants, et Neuer Colburn et al. (2016) ont recruté via des listes de diffusion des personnes chargées de supervision en conseil, accréditées par le CACREP.
Pour la thérapie de couple et de famille, Dawson et Brucker (2001) soutiennent l’usage de la méthode Delphi et indiquent que les années d’expérience clinique sont un critère principal de sélection du panel (sans préciser combien). Nous nous sommes aussi appuyés sur la description de la méthode par Blow et Sprenkle (2001), qui avaient choisi leur panel selon l’exposition à une grande variété de théories de la thérapie familiale, la profondeur de l’expérience clinique, l’expérience en thérapie de couple et de famille, et un diplôme avancé dans ce domaine. Ces critères ressemblent à ceux de notre panel : l’ensemble du panel a une connaissance approfondie de l’EFT, une expérience clinique médiane de 13,5 ans en EFT et au moins un master en psychothérapie.
Selon les recommandations de Diamond et al. (2014), les membres du panel ont évalué leur expertise en EFT sur une échelle de Likert de 1 (expérience minimale) à 5 (expertise), ainsi que leur expertise avec les relations MS/MG sur la même échelle. Toute personne qui s’attribuait 1 pour l’une ou l’autre était automatiquement exclue.
Le recrutement a eu lieu de mi-avril à mi-mai 2022 selon les techniques d’échantillonnage recommandées pour les études Delphi : échantillonnage raisonné (choix délibéré des personnes selon des qualités particulières) et boule de neige (les personnes déjà recrutées en signalent d’autres) (Fowler, 2014). La lettre de recrutement a été diffusée auprès des titulaires d’une certification de l’ICEEFT (formation, thérapie, supervision), sur la liste de diffusion générale de l’ICEEFT, dans des groupes Facebook EFT LGBTQ+, sur la liste de diffusion Queer EFT et dans les réseaux professionnels. Nous avons aussi demandé aux personnes chargées de formation et de supervision à l’ICEEFT de la diffuser sur les listes EFT locales. Nous avons en outre recherché livres, chapitres, articles à comité de lecture, thèses et communications sur l’EFT avec les relations MS/MG, et invité les personnes qui les signaient à participer. Enfin, nous avons invité l’ensemble des destinataires de la lettre à proposer des spécialistes, et pris contact avec les personnes ainsi recommandées.
Chaque personne pressentie a reçu une description du but de l’étude, de son déroulement, des critères d’inclusion et de ce qui était attendu d’elle. Ces personnes (n = 56) ont ensuite rempli un questionnaire de sélection en ligne sur Qualtrics, qui déterminait automatiquement leur éligibilité et leur communiquait le résultat. Toutes celles qui remplissaient les critères ont été incluses (n = 40). Les critères étaient : (a) avoir suivi l’Externship et les formations Core Skills (ou avancées) de l’ICEEFT, soit au moins 78 heures de formation ; (b) avoir au moins deux ans d’expérience de l’EFT avec des relations MS/MG après l’Externship ; (c) pratiquer actuellement l’EFT avec de telles relations (au moins dans les six mois précédant la sélection) ; (d) accepter de participer à chaque tour de recueil ; (e) avoir plus de 18 ans ; et (f) savoir lire et écrire l’anglais.
Il importe de limiter l’attrition dans les études Delphi, car elle peut réduire la fiabilité des résultats. Nous visions donc un taux de réponse d’au moins 70 % à chaque phase (Keeney et al., 2011), en l’encourageant par des rappels et une compensation. Deux rappels étaient envoyés à deux semaines d’intervalle pour chaque phase. Un rappel supplémentaire a été envoyé une semaine avant la clôture de la deuxième phase, la participation y étant plus faible que prévu. Chaque personne participante a reçu une carte cadeau de 100 dollars.
Quarante personnes ont été incluses. Leur âge moyen était de 48,72 ans (ET = 8,76). Le panel était principalement blanc (90 %) et non hispanique (92,5 %), et vivait aux États-Unis (76,1 %), en Australie (15,2 %), au Canada (8,7 %) ou ailleurs (2,2 %). Exactement 70 % avaient reçu une assignation féminine à la naissance, et 30 % une assignation masculine. Chaque personne pouvait choisir toutes les identités de genre et sexuelles qui lui correspondaient. Les identités de genre comprenaient : femme (49 %), cisgenre (36,7 %), homme (14,3 %), homme trans (4,0 %), non binaire (4,0 %), queer (2,0 %), de genre fluide (2,0 %), préfère ne pas répondre (2,0 %), et une personne a écrit « homme trans/genderqueer ». Les orientations sexuelles déclarées étaient : hétérosexuelle/de genre différent (45 %), gay (20 %), bisexuelle (12,5 %), queer (7,5 %), demisexuelle (2,5 %), lesbienne (5 %), pansexuelle (2,5 %), same gender loving (2,5 %) et préfère ne pas répondre (2,5 %).
La plupart des membres du panel (53,2 %) avaient un master, 42,6 % un doctorat, et 4,3 % ont choisi de se décrire autrement (par exemple master en théologie). Leur exercice de la psychothérapie allait de 3 à 39 ans (médiane : 13,5 ans), à plein temps sauf pour quatre personnes. Les disciplines de leur plus haut diplôme étaient : psychologie (32,5 %), thérapie de couple et de famille (20 %), travail social (17,5 %), conseil (15 %), psychologie sociale (2,5 %), psychologie clinique (2,5 %), psychothérapie (2,5 %), santé mentale clinique (2,5 %), linguistique appliquée (2,5 %) et interdisciplinaire (2,5 %).
Sur l’échelle de Likert en cinq points (1 = expérience minimale ; 5 = expertise), les membres du panel ont évalué leur expertise en EFT à trois (30 %), quatre (50 %) ou cinq (20 %). Sur la même échelle, l’expertise avec les relations MS/MG a été évaluée à deux (2,5 %), trois (50 %), quatre (37,5 %) et cinq (7,5 %). En outre, 39 des 40 membres du panel ont indiqué la part des relations MS/MG dans leur file active au moment de l’étude (tableau 1).
Tableau 1 — Part des relations MS/MG dans la file active actuelle des membres du panel
Note de traduction : la première ligne de l’original indique « >5 % », manifestement pour « <5 % ».
Dans les études Delphi, les données sont recueillies en plusieurs phases de questionnaires, chacune nourrie principalement par les réponses à la précédente. Ici, trois phases ont eu lieu en 2022 : la première du 14 avril au 25 mai, la deuxième du 3 août au 23 septembre, la troisième du 11 novembre au 13 décembre. Dans la première (n = 40), le panel devait répondre en détail à 13 questions sur la manière de modifier, d’élargir ou d’adapter chaque étape et chaque tâche de l’EFT avec les relations MS/MG. Par exemple : (a) Quelles lignes directrices sont importantes pour les thérapeutes EFT dans l’évaluation et le repérage des schémas d’interaction négatifs avec les relations MS/MG ? et (b) Quelles lignes directrices sont importantes pour faciliter l’expression des besoins et des désirs (c’est-à-dire créer l’engagement émotionnel) avec ces relations ? Le panel a formulé 215 recommandations.
Sur les 40 membres initiaux du panel, 27 ont participé à la deuxième phase. Les 215 lignes directrices ont été analysées par l’équipe de recherche selon l’analyse thématique (Braun et Clarke, 2006, 2019) pour réduire les répétitions et gagner en concision et en clarté, ce qui a donné 117 lignes directrices, soumises au panel, qui devait évaluer l’importance de chacune sur une échelle de Likert en cinq points (1 = très importante ; 5 = pas du tout importante) et pouvait proposer des lignes directrices supplémentaires. Sur les 117, 106 ont atteint un consensus d’au moins 75 % et ont été retenues. Quatre ont atteint un consensus de 70 à 74 % et ont été soumises à une nouvelle évaluation en troisième phase. Sept ont atteint 69 % ou moins et ont été écartées (voir tableau 2). En outre, trois nouvelles lignes directrices ont été proposées.
Sur les 40 membres initiaux du panel, 29 ont participé à la troisième phase. On leur a soumis les quatre lignes directrices juste en dessous du seuil et les trois nouvelles, avec la note que chaque personne avait elle-même donnée en deuxième phase et la moyenne de l’échantillon pour chacune, et on leur a demandé de les réévaluer sur la même échelle. Les personnes qui n’avaient pas répondu à la deuxième phase pouvaient participer à la troisième, mais leur questionnaire ne comportait pas leurs propres notes.
Voici un exemple des consignes données : « En moyenne, le panel a jugé cette recommandation importante ; vous l’avez jugée très importante. Compte tenu de cette information, veuillez évaluer la recommandation ci-dessous sur l’échelle en cinq points : Comprendre les modèles de développement de l’identité LGBTQ+ et les liens entre les étapes de ce développement et la théorie de l’attachement adulte. » Les personnes qui n’avaient pas répondu à la deuxième phase recevaient la question suivante : « En moyenne, le panel a jugé cette recommandation importante ; vous ne l’avez pas évaluée. Compte tenu de cette information, veuillez l’évaluer sur l’échelle en cinq points. » Le consensus a été défini par un seuil de 75 %, comme le recommandent Diamond et al. (2014).
L’analyse thématique (Braun et Clarke, 2006, 2019), méthode qualitative d’identification, d’analyse et de restitution de schémas (thèmes) recommandée pour les études Delphi (Brady, 2015), a servi à analyser les données de la première phase. Elle comporte six étapes : (a) se familiariser avec les données, (b) générer des codes initiaux, (c) chercher des thèmes, (d) les revoir, (e) les définir et les nommer, et (f) rédiger le rapport. Les 215 lignes directrices ont été téléchargées depuis Qualtrics et classées par étape de l’EFT dans un tableur. Chaque membre de l’équipe de recherche en a pris connaissance en les lisant et relisant, puis l’équipe s’est réunie et a constaté de nombreuses répétitions. Chaque membre a ensuite revu indépendamment les 215 lignes directrices et généré des codes initiaux pour réduire les répétitions et gagner en concision et en clarté. L’équipe s’est réunie à plusieurs reprises sur plusieurs semaines pour discuter des points et des thèmes potentiels les plus saillants, affinés de manière itérative jusqu’au consensus. Ce processus a ramené les 215 lignes directrices à 117, organisées selon les thèmes suivants : connaissances de base et développement des thérapeutes, organisation et orientation de la pratique, évaluation, et adaptations à chaque étape et phase de l’EFT. Ces 117 lignes directrices ont été saisies dans Qualtrics et soumises au panel en deuxième phase.
Les réponses au deuxième questionnaire ont été importées dans IBM SPSS Statistics (version 28.0 ; IBM Corporation, 2022), chaque proposition formant une variable, et des fréquences ont été calculées. Toutes les propositions atteignant un consensus d’au moins 75 % ont été acceptées d’emblée (Diamond et al., 2014), soit 106 lignes directrices. Les quatre propositions entre 70 et 74 % ont été réservées pour une nouvelle évaluation en troisième phase. Celles à 69 % ou moins ont été écartées (Diamond et al., 2014), soit sept lignes directrices. Le panel ayant en outre proposé trois nouvelles propositions, la troisième phase portait sur la réévaluation des quatre propositions juste sous le seuil et la première évaluation des trois nouvelles.
Comme précédemment, des statistiques descriptives ont servi à déterminer, avec le seuil de 75 %, les recommandations à retenir. Les quatre lignes directrices réévaluées et les trois nouvelles ont toutes été jugées importantes ou très importantes par au moins 75 % du panel. Avec les 106 retenues en deuxième phase, on obtenait 113 lignes directrices. Selon le même processus d’analyse thématique, toute l’équipe de recherche les a revues pour réduire les répétitions et gagner en concision et en clarté : un processus itératif de relecture, de réunions de discussion, de repérage des répétitions, de clarification, d’organisation en thèmes et de préparation de la liste finale. Une priorité essentielle était que les propositions finales reflètent pleinement et fidèlement les recommandations du panel. Ce processus a abouti à 49 lignes directrices finales, organisées en catégories : connaissances de base et développement des thérapeutes, organisation et orientation de la pratique, évaluation, et chaque phase et étape de l’EFT.
Dans la première phase, le panel a formulé 215 propositions, ramenées à 117 par l’analyse thématique. Elles relevaient des thèmes suivants : connaissances de base et développement des thérapeutes, organisation et orientation de la pratique, évaluation, et adaptations à chaque étape et phase de l’EFT. Le panel indiquait que les thérapeutes EFT travaillant avec des relations MS/MG devraient acquérir des connaissances et des compétences supplémentaires avant de proposer leurs services. Par exemple, une personne recommandait que chaque thérapeute :
Examine ses propres biais relationnels et sexuels quant à ce qui fait une « relation saine » : la ou les structures qu’une relation devrait avoir selon vous, la manière dont les partenaires devraient se comporter, les accords nécessaires pour favoriser la sécurité (notamment en matière de monogamie, d’exclusivité sexuelle et de sexualité protégée), et se demande si ses propres biais peuvent être repérés quand ils apparaissent dans le processus thérapeutique, avec assez de souplesse pour prendre du recul par rapport à ses propres idées et s’affilier pleinement à la relation et aux partenaires, avec respect. Que chaque thérapeute prenne la responsabilité de se renseigner sur les relations et les expressions de genre différentes des siennes et hors de son champ d’expérience, pour ne pas faire peser sur les personnes accompagnées la charge de l’« éduquer ».
Le panel suggérait aussi que les formulaires des thérapeutes soient affirmatifs et inclusifs de toutes les identités sexuelles et de genre et de toutes les structures relationnelles (par exemple avec des champs libres et des possibilités de se décrire soi-même). Il recommandait que les sites des thérapeutes affichent explicitement des images et des messages affirmatifs envers les personnes LGBTQ+ (par exemple un drapeau « Progress »). Pour l’évaluation, beaucoup recommandaient d’explorer la manière dont chaque partenaire comprend ses identités sexuelle et de genre, de parler des récits de « coming out » et des « expériences d’attachement réparatrices », comme celles vécues avec la famille choisie, dans le cadre d’une histoire de l’attachement, et d’explorer ouvertement l’effet sur les personnes accompagnées des événements sociopolitiques actuels qui touchent les communautés LGBTQ+ (par exemple les lois anti-trans).
Les thérapeutes du panel ont recommandé des modifications pour chaque étape de l’EFT. À propos de la construction de l’alliance (étape un), une personne disait : « J’essaie de dire explicitement que je respecte leurs aspirations à l’intimité, à l’appartenance et à l’amour comme… universelles. » Une autre, à propos de l’étape deux, indiquait que les thérapeutes devraient « repérer les croyances fondamentales sur les rôles et sur soi, [et]… explorer à quel point la personne sent qu’elle doit représenter sa sexualité ou son genre dans l’affrontement ou dans la résolution ». Pour l’étape trois, les membres du panel évoquaient le fait de situer et de valider pleinement les émotions non reconnues dans le contexte socioculturel des personnes accompagnées. Beaucoup indiquaient en outre qu’il était nécessaire, à l’étape quatre, de recadrer le cycle comme un problème qui se produit dans un contexte socioculturel hostile.
Pour l’étape cinq, une personne jugeait nécessaire de « normaliser le fait d’avoir pu cliver des aspects de soi et des besoins faute d’appartenir à un monde hétéronormé ; valider cela et aider à intégrer ces parties avec empathie et compréhension ». Cela reflétait un accent général sur la nécessité de prendre plus de temps pour réintégrer des parties de soi désavouées du fait de vivre dans une société rejetante. Par exemple, une personne recommandait de dire : « Des gens sont partis quand vous avez ouvert votre cœur, quand vous avez fait confiance à des proches par le passé ; alors bien sûr, cette peur est là, bien vivante dans la pièce, maintenant que je vous demande d’ouvrir davantage votre cœur à la personne que vous aimez. » Une personne décrivait l’étape six, qui consiste à favoriser l’acceptation de la nouvelle expérience de l’autre partenaire, comme une
…tâche complexe, surtout quand l’une des personnes du couple, voire les deux, souffre encore des effets du traumatisme que tant de personnes attirées par le même genre portent dans leurs relations intimes. Construire cette empathie aidera beaucoup à créer de nouveaux schémas d’interaction fondés sur la confiance et le soin.
Outre l’empathie mutuelle, plusieurs membres du panel évoquaient la nécessité d’avancer prudemment, car l’autre partenaire peut ne pas accepter la nouvelle expérience que la personne concernée fait d’elle-même et de son identité, surtout si cette expérience contredit la manière dont elle se comprenait jusque-là.
L’étape sept, faciliter l’expression des besoins et des désirs, peut prendre plus de temps avec les personnes en relation MS/MG, qui ont pu réprimer leurs désirs et leurs besoins relationnels. Une personne experte recommandait ainsi de :
Remarquer et nommer que c’est sans doute très différent, peut-être une toute première tentative, et que bien sûr c’est effrayant. Les aider à découper en tranches plus fines et à parler du fait de n’avoir peut-être jamais pu le faire, d’avoir toujours été sans personne dans ces moments-là et de ne pas savoir comment faire.
Outre le ralentissement et l’allongement de la thérapie, le panel indiquait que trouver des solutions nouvelles à des problèmes anciens (étape huit) peut être plus difficile, prendre plus de temps, et ne pas ressembler aux solutions des relations hétérosexuelles et cisgenres. En outre, trouver ces solutions implique de souligner « les changements survenus pour chaque partenaire dans sa vision de soi et de l’autre en tant que membres des communautés LGBTQ+, et la manière dont cela a pu jouer un rôle dans leur cycle auparavant, mais a maintenant changé ». Enfin, pour l’étape neuf (la consolidation), une personne expliquait que les thérapeutes devraient :
Honorer l’histoire de la croissance à travers le traumatisme, les obstacles à surmonter, la lutte pour être soi et pour aimer de la manière qui a le plus de sens… Recadrer la manière dont le couple s’est perdu puis retrouvé, et comment il peut désormais aller dans le monde plus en sécurité, en se sachant profondément lié et capable d’affronter avec souplesse les défis de la vie.
Sur les 117 propositions évaluées en deuxième phase, 106 ont été retenues avec le seuil de 75 %, sept ont été écartées, et trois nouvelles ont été proposées. Les lignes directrices écartées figurent dans le tableau 2.
Tableau 2 — Lignes directrices écartées après la phase 2 (très importante / importante / ni importante ni sans importance / peu importante / pas du tout importante, en %)
Les quatre lignes directrices réévaluées et les trois nouvelles ont toutes été retenues avec le seuil de 75 %. Ces sept lignes directrices et les 106 retenues en deuxième phase donnaient 113 lignes directrices ; l’analyse thématique les a ramenées à 49 lignes directrices finales, présentées dans le tableau 3.
Tableau 3 — Lignes directrices pour le travail avec les relations LGBTQ+
Avant et pendant toute la thérapie
Connaissances de base et développement des thérapeutes. Comprendre le stress minoritaire, la diversité des pratiques sexuelles, le développement de l’identité, les structures relationnelles et les traumatismes liés à l’identité, et chercher une supervision sur ses présupposés, ses préjugés et sa capacité à s’accorder aux messages et aux besoins émotionnels et d’attachement.
Organisation et orientation de la pratique. Trouver des moyens de placer les identités LGBTQ+ au centre de la pratique, y compris dans les formulaires d’accueil, la communication et les supports psychoéducatifs.
Évaluation. Explorer la manière dont chaque personne s’identifie, qui connaît ses identités et ses relations, les sources de résilience, et l’effet du stress minoritaire sur l’identité et les stratégies d’attachement.
Première phase
Étape un. Aspects essentiels de l’alliance : passer plus de temps sur le contenu, employer les mots des personnes accompagnées, reconnaître le stress minoritaire et la violence latérale.
Étape deux. En repérant le cycle négatif, comprendre que le genre, les stratégies émotionnelles adaptatives et le traumatisme peuvent influer sur les positions interactionnelles.
Étape trois. En accédant aux émotions d’attachement sous-jacentes, normaliser l’effet de la marginalisation et rendre explicites les blessures non guéries pertinentes.
Étape quatre. Recadrer le problème comme étant le cycle suppose de comprendre, de façon systémique, que les cycles d’interaction sont influencés par les contextes socioculturels et la stigmatisation.
Deuxième phase
Étape cinq. Accéder aux besoins, aux peurs et aux modèles de soi implicites peut impliquer de travailler une homophobie ou une transphobie intériorisées profondément ancrées, et de passer de la honte à l’acceptation puis à la fierté.
Étape six. Favoriser l’acceptation des peurs et des modèles de soi de chaque partenaire exige d’accepter l’identité de chaque personne, de discuter des lieux où exprimer sa vulnérabilité est sûr, et de négocier quels aspects des modèles de soi se travaillent en thérapie relationnelle ou en thérapie individuelle.
Étape sept. Nommer ses besoins et demander qu’ils soient satisfaits est entravé par des années de difficultés socioculturelles, ce qui demande aux thérapeutes d’en valider la légitimité.
Troisième phase
Étape huit. En facilitant de nouvelles solutions, il importe de reconnaître que certains contextes exigeront de se concentrer sur la sécurité et la protection plutôt que sur un partage plus vulnérable.
Étape neuf. Consolider de nouveaux cycles positifs permet de nommer que les partenaires peuvent se servir mutuellement d’abri dans les moments difficiles et explorent un territoire où les modèles sont rares ; explorer une variété de ressources qui reflètent et valident leur ou leurs relations.
Cette étude visait à identifier, par consensus de spécialistes selon la méthode Delphi, des lignes directrices pour l’usage de l’EFT avec les relations MS/MG. Même si la recherche montre que des thérapeutes EFT travaillent avec ces relations (Allan et al., 2022), toute application de l’EFT à ces relations est restée jusqu’ici conceptuelle (Allan et Johnson, 2017 ; Hardtke et al., 2010). Cet article présente donc la première documentation formelle des recommandations de thérapeutes pour l’usage de l’EFT avec ces relations.
La recherche continue de montrer que la psychothérapie culturellement adaptée est plus efficace que la psychothérapie non adaptée (Nagayama-Hall et al., 2016 ; Soto et al., 2018). Une psychothérapie adaptée à la vision du monde et au contexte culturel de la clientèle accroît son engagement, réduit les abandons et donne de meilleurs résultats cliniques (Nagayama-Hall et al., 2016 ; Soto et al., 2018). En outre, les membres des communautés LGBTQ+ préfèrent un traitement qui tient compte de leur contexte socioculturel, de leur identité et des problèmes liés à ces expériences (Berke et al., 2016 ; Goldbach et Holleran Steiker, 2011 ; Pentel et al., 2021 ; Scott et Rhoades, 2014). Il incombe donc aux thérapeutes EFT de prendre en compte ces préoccupations avec les relations MS/MG.
Les données de cette étude ont permis d’établir des lignes directrices initiales pour adapter les trois phases et les neuf étapes du modèle, tout en reconnaissant la préparation supplémentaire nécessaire avant d’entamer la thérapie : connaissances de base et développement des thérapeutes, organisation et orientation de la pratique, et évaluation. Pour les connaissances de base, le panel a souligné l’importance de comprendre le stress minoritaire et son effet sur les personnes et les relations MS/MG. Selon le panel, les facteurs de stress distaux et proximaux peuvent influer sur les modèles internes opérants de soi et des autres, et sur la manière dont les personnes concernées abordent et vivent les relations intimes, ce qui rend l’adaptation de l’EFT nécessaire. Le panel a aussi souligné l’importance d’une formation en sexothérapie et de la connaissance de la diversité des structures relationnelles (par exemple ne pas supposer que la monogamie est idéale ou souhaitée).
Un deuxième domaine important est le développement des thérapeutes. Comme pour toute pratique thérapeutique efficace (par exemple Zhang et al., 2021), il est recommandé de faire preuve d’humilité culturelle et de chercher conseil sur les sujets ou populations moins familiers. Le panel a aussi indiqué qu’il peut être nécessaire, avec les relations MS/MG, de comprendre que la marginalisation peut être vécue comme traumatique et de recourir à des pratiques tenant compte du traumatisme. Le troisième domaine est l’organisation et l’orientation de la pratique. Le panel a souligné l’importance d’affirmer à la clientèle qu’elle est la bienvenue pour présenter et explorer ses identités et leurs expériences. Le panel a aussi indiqué que l’évaluation traditionnelle en EFT devrait être élargie aux identités sexuelles, de genre, raciales et ethniques, entre autres, notamment en parlant de la manière dont les personnes accompagnées ont exploré leurs identités, et des lieux et des personnes avec qui elles se sentent en sécurité pour le faire.
Le panel a aussi formulé des recommandations pour chaque phase de l’EFT. Pour la première, il est recommandé d’intégrer une conscience de l’effet de la discrimination, de la stigmatisation ou du stress minoritaire, et de l’explorer. Cela rejoint la littérature selon laquelle la flexibilité expressive est une ressource importante face à la stigmatisation (Wang et al., 2022). Le panel a indiqué que l’effet de la stigmatisation, de la discrimination et du stress minoritaire devrait être intégré au cycle d’interaction négatif, pour explorer comment ces expériences entretiennent la détresse relationnelle. Il recommandait aussi d’explorer l’effet des facteurs de stress distaux et proximaux et du développement de l’identité sur les modèles internes opérants de soi et des autres. Enfin, les thérapeutes devraient reconnaître que les défenses nécessaires pour faire face à la stigmatisation et à la discrimination sont des mécanismes de survie importants pour les personnes en relation MS/MG, qui devront continuer à s’en servir pour se protéger toute leur vie. Autrement dit, ce ne sont pas des blocages ou des défenses thérapeutiques, mais des stratégies d’adaptation importantes, nécessaires pour survivre.
Le panel a noté que le travail de deuxième phase en EFT est émotionnellement plus profond et plus expressif, et qu’il exige un soin constant pour intégrer les aspects désavoués de l’identité ainsi que les aspects vulnérables du cycle d’interaction négatif. Cacher sa véritable identité est une stratégie de survie importante pour certaines personnes en relation MS/MG, et intégrer l’effet de cette dissimulation en deuxième phase fait partie des adaptations suggérées. Cela peut impliquer de soutenir un développement de l’identité où la honte fait place à la fierté. Une autre recommandation pour la deuxième phase est de reconnaître que demander une réponse positive à ses besoins émotionnels, et s’y attendre, peut être nouveau pour certaines personnes, et qu’il importe d’affirmer que leurs besoins et leurs désirs sont légitimes et peuvent s’exprimer sans peur ni honte.
Enfin, pour la troisième phase, le panel a souligné que la relation peut être une source importante de résilience pour les personnes en relation MS/MG. Cela rejoint la littérature selon laquelle les relations amoureuses sont inhérentes au bien-être individuel et à la santé globale (MacIntosh et Butters, 2014). En troisième phase, une discussion supplémentaire et plus explicite des ressources et des liens est nécessaire pour soutenir les relations amoureuses MS/MG, ce qui rejoint la littérature sur l’adaptation culturelle (par exemple Nagayama-Hall et al., 2019) : ressources communautaires ou famille (choisie) qui reconnaissent et affirment leurs relations.
Si les lignes directrices obtenues traitent largement des adaptations nécessaires avec les relations MS/MG, chaque structure relationnelle (par exemple les couples lesbiens, les couples trans ou non binaires) exige des adaptations propres. Par exemple, les couples transgenres et de genre non conforme peuvent avoir besoin d’une thérapie qui aborde ouvertement le stress des minorités de genre (Testa et al., 2015) et élargisse la manière de situer l’évitement et la répression émotionnels dans l’essentialisme de genre (voir Edwards, Wittenborn, et al., s.d.). L’EFT avec des couples d’hommes gays peut impliquer d’aborder ouvertement l’ambiguïté relationnelle (Green et Mitchell, 2015), tandis que l’EFT avec des couples lesbiens peut demander aux thérapeutes de s’intéresser à la manière dont les clientes partagent leurs émotions, besoins et aspirations d’attachement, et au moment où elles le font (Hardtke et al., 2010 ; Scott et Rhoades, 2014). D’autres recherches sont nécessaires pour explorer l’adaptation de l’EFT à chaque structure relationnelle.
Ces résultats ont plusieurs implications pour la pratique de l’EFT : poursuivre une formation complémentaire et une supervision ou des consultations continues, explorer sa propre identité sexuelle et de genre, et développer une conscience et une compréhension de l’effet du stress minoritaire, y compris la capacité à en suivre les implications intrapsychiques et interpersonnelles, à relier les facteurs de stress proximaux et distaux aux modèles internes opérants de soi et des autres, et à comprendre comment les expériences de stigmatisation et de discrimination influent sur les stratégies d’expression et de répression émotionnelles. Développer ces compétences peut exiger une pratique délibérée, à mesure que les thérapeutes acquièrent les connaissances et la conscience nécessaires pour délivrer l’EFT d’une manière adaptée aux besoins des relations MS/MG. Ces recommandations rejoignent les constats de Chow et al. (2015) sur la pratique délibérée et les lignes directrices de la SAMHSA (2016) pour le travail avec les groupes marginalisés.
Si une partie de la littérature (par exemple Gottman et al., 2003 ; Kurdek, 2004) traite les relations MS/MG et les relations hétérosexuelles et cisgenres comme semblables, plusieurs lignes directrices (par exemple celles du groupe de travail de l’American Psychological Association sur la pratique psychologique avec les personnes des minorités sexuelles et de genre, 2021 ; Goldberg et Allen, 2013) décrivent la nécessité d’interventions ajustées aux besoins propres des relations MS/MG. Beaucoup de ces recommandations rejoignent celles du panel. Par exemple, Scott et Rhoades (2014) comme Green et Mitchell (2015) soulignent la nécessité pour les thérapeutes de connaître et de traiter directement le stress minoritaire, et d’aider les personnes accompagnées à explorer le soutien communautaire et à y accéder. En outre, Pentel et al. (2021), dans la seule étude qui ait adapté systématiquement un traitement fondé sur les preuves (la thérapie de couple cognitivo-comportementale) pour des couples de femmes, ont défini des modules sur la discrimination, la visibilité et le dévoilement, et la famille d’origine, qui rejoignent tous les lignes directrices de la présente étude. Whitton et al. (2018) ont aussi formulé des lignes directrices pour les programmes d’éducation relationnelle destinés aux couples MS/MG : supprimer les biais hétérosexistes, ajuster le contenu central aux expériences courantes de ces couples, apporter des contenus nouveaux pertinents et traiter les biais des équipes cliniques. Les lignes directrices de l’APA sur le travail avec les minorités sexuelles et de genre recommandent un accompagnement tenant compte du traumatisme, et Brown (2013) aborde le travail avec les relations non monogames et la honte intériorisée dans la thérapie des relations d’hommes gays.
La littérature psychothérapeutique sur les relations MS/MG néglige souvent les questions de race, de classe et de genre (Addison et Coolhart, 2015), ce que nos résultats reflètent en partie. Le panel a abordé l’effet du genre sur l’expression émotionnelle et le cycle d’interaction négatif, mais la race et la classe ont été peu discutées. Or les relations MS/MG sont plus souvent interraciales et composées de personnes de classes différentes (Gates, 2014). Ce sont donc des aspects importants pour de futures recherches.
Comme dans d’autres études (par exemple Mohr et al., 2013), des identités et des structures relationnelles variées ont été regroupées sous l’étiquette de relation MS/MG, ce qui a limité notre capacité à explorer en profondeur la manière dont les thérapeutes adaptent l’EFT selon les identités de genre et d’orientation sexuelle des personnes. En outre, la littérature sur la méthode Delphi indique qu’un taux de réponse d’au moins 70 % garantit la fiabilité. Notre taux moyen sur toutes les phases était de 70 %, mais il est tombé à 67,5 % en deuxième phase.
Par ailleurs, si l’ensemble du panel remplissait les critères d’inclusion, beaucoup de ses membres (46,15 %) indiquaient que les relations MS/MG ne représentaient que 5 à 10 % de leur file active. Les résultats auraient pu être améliorés en identifiant et en impliquant davantage de personnes ayant une file active plus fournie en relations MS/MG et une expérience personnelle vécue de ces relations, la recherche suggérant que les personnes LGBTQ+ en thérapie bénéficient de thérapeutes qui partagent leur identité (Jones et al., 2003).
Les autoévaluations de l’expertise en EFT et avec les relations MS/MG étaient plus basses que prévu. Il est possible que, l’EFT étant un modèle difficile à apprendre (Allan et al., 2016), les membres du panel n’aient pas le sentiment de le maîtriser pleinement. Il est aussi possible que, même avec une expertise réelle auprès des relations MS/MG, l’humilité culturelle les empêche de se présenter comme spécialistes, ou que ces personnes estiment avoir encore beaucoup à apprendre, la littérature sur ces relations étant rare. Ces résultats doivent donc être considérés comme préliminaires, et de futures recherches sont nécessaires pour continuer à identifier les meilleures pratiques d’adaptation de l’EFT aux relations MS/MG, afin de ne pas perpétuer de stéréotypes et de croyances nocifs.
L’EFT s’enracine dans la science de l’attachement, appliquée à de nombreuses relations et cultures. Pourtant, la recherche indique que les expériences d’attachement peuvent différer selon les contextes socioculturels, ce qui rend nécessaire l’adaptation des modèles fondés sur les preuves quand on les applique à des populations marginalisées. Pour contribuer à la littérature sur l’adaptation culturelle, cet article a présenté la première étude systématique des adaptations de l’EFT aux relations MS/MG proposées par un panel spécialisé de thérapeutes EFT. Ces lignes directrices indiquent que les thérapeutes EFT qui travaillent avec ces relations devraient faire des démarches supplémentaires, comme des formations et une supervision complémentaires, et intégrer d’autres manières de pratiquer. Elles montrent aussi que les thérapeutes qui travaillent avec ces relations estiment que les modifications de l’EFT doivent intervenir tout au long de la thérapie, de la modification des questions d’évaluation à l’intégration de l’identité et du contexte socioculturel des partenaires en deuxième phase. En modifiant l’EFT pour tenir compte de l’identité et du contexte socioculturel de la clientèle, les thérapeutes EFT peuvent offrir un accompagnement culturellement ajusté aux personnes en relation MS/MG confrontées à la marginalisation et au stress minoritaire. De futures recherches devraient proposer une analyse qualitative approfondie de l’usage de l’EFT avec les relations MS/MG et, plus largement, LGBTQ+, car la compréhension continue de ce sujet et les itérations de la recherche approfondiront et élargiront la compréhension de l’EFT avec les populations marginalisées.
Complexe Systémique : à retenir
L’étude est une proposition de méthode autant qu’un contenu. Sur le fond, elle rejoint un geste systémique familier : resituer le cycle du couple dans son contexte. Recadrer le problème comme le cycle ne suffit pas quand une part de l’insécurité vient de la stigmatisation, de lois hostiles ou d’un rejet familial ; les lignes directrices demandent donc d’inclure ce contexte dans le recadrage lui-même, et de lire la dissimulation ou la méfiance comme des adaptations plutôt que comme des résistances. Plusieurs points dépassent les couples LGBTQ+ : interroger ses propres normes de la « relation saine », employer les mots des personnes accompagnées, ne pas tout partager quand un partage blesserait. Les limites sont assumées : un panel à moitié hétérosexuel, pour qui ces couples ne représentent souvent que 5 à 10 % des suivis, peu de choses sur la race et la classe, et des lignes directrices qui restent à éprouver en clinique. À lire avec l’entretien avec Nath Weber sur la pratique auprès de personnes queer et neurodivergentes, et avec l’article de la même équipe sur l’EFT avec les relations polyamoureuses.
Notes de l’original
Financement. Ce projet a été en partie soutenu par l’Early Start Program du College of Social Science de l’université d’État du Michigan.
Remerciements. L’équipe remercie chaque thérapeute EFT du panel de spécialistes : Nancy Gardner, Ian Witter, Sara Lamb, Stephanie Mcadaan, Tanisha James, Kat Mindenhall, Laura Firestone, Karen MacKenzie, Pui Yan Lam, Rosa Khorshidi, Jennifer Fitzgerald, Jose Tapia, Andrea Medaris, Kieran O’Laughlin, Nick Marzo, Clare Rosoman et Matthew Harris.
Références
Addison, S. M., & Coolhart, D. (2015). Expanding the therapy paradigm with queer couples: A relational intersectional lens. Family Process, 54(3), 435–453. 10.1111/famp.12171
Allan, R., Edwards, C., & Lee, N. (2022). Cultural adaptations of emotionally focused therapy. Journal of Couple & Relationship Therapy, 22(1), 43–63. 10.1080/15332691.2022.2052391
Allan, R., & Johnson, S. M. (2017). Conceptual and application issues: Emotionally focused therapy with gay male couples. Journal of Couple & Relationship Therapy, 4(1), 286–305. 10.1080/15332691.2016.1238800
Allan, R., Ungar, M., & Eatough, V. (2016). ‘So I feel like I'm getting it and then sometimes I think OK, no I'm not’: Couple and family therapists learning an evidence‐based practice. Australian and New Zealand Journal of Family Therapy, 37(1), 56–74. 10.1002/anzf.1134
Allan, R., & Westhaver, A. (2018). Attachment theory and gay male relationships: A scoping review. GLBT Family Studies, 14(4), 295–316. 10.1080/1550428X.2017.1347076
American Psychological Association (APA) Task Force on Psychological Practice with Sexual and Gender Minority Persons. (2021). Guidelines for psychological practice with sexual and gender minority persons. American Psychological Association. https://www.apa.org/about/policy/psychological‐sexual‐minority‐persons.pdf
Berke, D. S., Maples‐Keller, J., & Richards, R. (2016). LGBTQ perceptions of psychotherapy: A consensual qualitative analysis. Professional Psychology: Research and Practice, 47(6), 373–382. 10.1037/pro0000099
Bernal, G., & Sáez‐Santiago, E. (2006). Culturally centered psychosocial interventions. Journal of Community Psychology, 34(2), 121–132. 10.1002/jcop.20096
Brady, S. R. (2015). Utilizing and adapting the Delphi method for use in qualitative research. International Journal of qualitative Methods, 14(5), 1‐6. 10.1177/1609406915621381
Braun, V., & Clarke, V. (2006). Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101. 10.1191/1478088706qp063oa
Braun, V., & Clarke, V. (2019). Reflecting on reflexive thematic analysis. Qualitative Research in Sport, Exercise and Health, 11(4), 589–597. 10.1080/2159676X.2019.1628806
Brown, J. (2013). Couple therapy for gay men: Exploring sexually open and closed relationships through the lenses of heteronormative masculinity and attachment style. Journal of Family Therapy, 37(3), 386–402. 10.1111/1467-6427.12053
Chow, D. L., Miller, S. D., Seidel, J. A., Kane, R. T., Thornton, J. A., & Andrews, W. P. (2015). The role of deliberate practice in the development of highly effective psychotherapists. Psychotherapy, 52(3), 337–345. 10.1037/pst0000015
Christie, C. A., & Barela, E. (2005). The Delphi technique as a method for increasing inclusion in the evaluation process. The Canadian Journal of Program Evaluation, 20(1), 105–122. 10.3138/cjpe.020.005
Blow, A. J., & Sprenkle, D. H. (2001). Common factors across theories of marriage and family therapy: A modified Delphi study. Journal of Marital and Family Therapy, 27(3), 385–401. 10.1111/j.1752-0606.2001.tb00333.x
Clark, C., Dunbar, A., & Horton, E. (2022). Developing a competency system for counseling children: A Delphi study. Journal of Child and Adolescent Counseling, 8(1), 31–45. 10.1080/237278810.2022.2040317
Collado, A., Macpherson, L., Risco, C., & Lejuez, C. W. (2013). Cultural adaptation and individual tailoring: Two approaches to the development of culturally responsive treatment. Primary Care Companion, 15(5), 13l01540. 10.4088/PCC.13101540
Cordova, J. V., Fleming, C. J. E., Morrill, M. I., Hawrilenko, M., Sollenberger, J. W., Harp, A. G., Gray, T. D., Darling, E. V., Blair, J. M., Meade, A. E., & Wachs, K. (2014). The marriage checkup: A randomized controlled trial of annual relationship health checkups. Journal of Counseling and Clinical Psychology, 82(4), 592–604. 10.1037/a0037097
IBM Corporation. (2022). IBM SPSS statistics for macs (version 28.0) . [Computer Software]. IBM Corporation.
Curtis, F. (2013). Gestalt couple therapy with lesbian couples: Applying therapy and practice to the lesbian experience. In Curtis F. (Ed.), On intimate ground: A gestalt approach to working with coupples (pp. 192–216). Gestalt Press.
Dawson, M. D., & Brucker, P. S. (2001). The utility of the delphi method in MFT research. The American Journal of Family Therapy, 29(2), 125–140. 10.1080/01926180126229
de Brito Silva, B., de Almeida‐Segundo, D. S., de Miranda Ramos, M., Bredemeir, J., & Cerquiera‐Santos, E. (2022). Couple and family therapies and interventions with lesbian, gay, and bisexual individuals: A systematic review. Journal of Couple & Relationship Therapy, 21(1), 52–79. 10.1080/15332691.2021.1978360
Diamond, I. R., Grant, R. C., Feldman, B. M., Pencharz, P. B., Ling, S. C., Moore, A. M., & Wales, P. W. (2014). Defining consensus: A systematic review recommends methodologic criteria for reporting of Delphi studies. Journal of Clinical Epidemiology, 67(4), 401–409. 10.1016/j.jclinepi.2013.12.002
Doherty, N. A., & Feeney, J. A. (2004). The composition of attachment networks throughout the adult years. Personal Relationships, 11(4), 469–488. 10.1111/j.1475-6811.2004.00093.x
Dunne, G. A. (2013). Living “difference:” Lesbian perspectives on work and family life. Routledge.
Edwards, C., Allan, R., & Taylor, S. (n.d.) Attachment theory and lesbian relationships: A scoping review. Journal of Lesbian Studies. in press.
Edwards, C., Wittenborn, A. K., & Allan, R. (n.d.) A queer contextualized emotionally focused therapy: Theory and clinical practice. In Edwards L. & Hartwell E. (Eds.), Queer contextualized couple and family therapy. Springer. in press.
Feeney, J., & Fitzgerald, J. (2018). Attachment, conflict, and relationship quality: Laboratory‐ based and clinical insights. Current Opinion in Psychology, 25, 127–131. 10.1016/j.copsyc.2018.04.002
Feinstein, B. A., McConnell, E., Dyar, C., Mustanski, B., & Newcomb, M. E. (2019). The influence of stress on depression and substance use problems among young male same sex couples: Relationship functioning as an underlying mechanism. Clinical Psychological Science, 7(5), 928–940. 10.1177/2167702619842561
Fowler, F. J. (2014). Survey research methods. Sage Publications.
Frost, D. M., & Meyer, I. H. (2023). Minority stress theory: Application, critique, and continued relevance. Current Opinion in Psychology, Article, 51, 101579. 10.1016/j.copsyc.2023.101579
Furrow, J. L., Johnson, S. M., Bradley, B., & Amodeo, J. (2011). Spirituality and emotionally focused couple therapy: Exploring common ground. In The emotionally focused casebook: New directions in treating couples (pp. 343–375). Routledge/Taylos & Francis Group. 10.4324/9780203818046
Garanzini, S., Yee, A., Gottman, J., Gottman, J., Cole, C., Preciado, M., & Jasculca, C. (2017). Results of Gottman method couples therapy with gay and lesbian couples. Journal of Marital and Family Therapy, 43(4), 674–684. 10.1111/jmft.12276
Gates, G. J. (2014). LGB families and relationships: Analyses of the 2013 national health interview survey. UCLA School of Law Williams Institute. https://williamsinstitute.law.ucla.edu/publications/lgb‐families‐and‐relationships/
Goldbach, J. T., & Holleran Steiker, L. H. (2011). An examination of cultural adaptations performed by LGBT‐identified youths to a culturally grounded, evidence‐based substance abuse intervention. Journal of Gay and Lesbian Social Services, 23(2), 188–203. 10.1080/10538720.2011.560135
Goldberg, A. E., & Allen, K. R. (2013). LGBT‐parent families: Innovations in research and implications for practice. Springer.
Gottman, J. M., Levenson, R. W., Swanson, C., Swanson, K., Tyson, R., & Yoshimoto, D. (2003). Observing lesbian, gay, and heterosexual couples' relationships: Mathematical modeling of conflict interaction. Journal of Homosexuality, 45(1), 65–91. 10.1300/J082v45n01_04
Gray, T. D., Dovala, T. K., & Cordova, J. V. (2023). Affirmative adaptations of the relationship checkup to meet the needs of LGBTQ couples. Journal of Couple & Relationship Therapy, 22(4), 299–323. 10.1080/15332691.2022.2149652
Green, B., Jones, M., Hughes, D., & Williams, A. (1999). Applying the Delphi technique in a study of GPs' information requirements. Health & Social Care in the Community, 7(3), 198–205. 10.1046/j.1365-2524.1999.00176.x
Green, R.‐J., & Mitchell, V. (2015). Gay, lesbian, and bisexual issues in couple therapy. In Gurman A. S., J. L. Lebow, & Snyder D. K. (Eds.), Clinical handbook of couple therapy (pp. 489–511). The Guilford Press.
Hardtke, K. K., Armstrong, M. S., & Johnson, S. (2010). Emotionally focused couple therapy: A full‐treatment model well‐suited to the specific needs of lesbian couples. Journal of Couple & Relationship Therapy, 9(4), 312–326. 10.1080/15332691.2010.515532
Harwell, K., & Southwick, D. (2021). Beyond 10,000 hours: Addressing misconceptions of the expert performance approach. Journal of Expertise, 4(2), 220–233. https://www.journalofexpertise.org/articles/volume4_issue2/JoE_4_2_Harwell_Southwik.pdf
Hatch, S. G., Rothman, K., Roddy, M. K., Dominguez, R. M., Le, Y., & Doss, B. D. (2016). Heteronormative relationship education for same‐gender couples. Family Process, 60(1), 119–133. 10.1111/famp.12548
Hattori, K. (2014). Emotionally focused therapy for Japanese couples: Development and empirical investigation of a culturally sensitive EFT model . [Unpublished doctoral dissertation]. University of Ottawa.
Horne, S. G., Puckett, J. A., Apter, R., & Levitt, H. M. (2014). Positive psychology and LGBTQ populations. In Teramoto Pedrotti J. & Edwards L. M. (Eds.), Perspectives on the intersection of multiculturalism and positive psychology (pp. 189–202). Springer Science + Business Media. 10.1007/978-94-017-8654-6_13
Johnson, S. M. (2019). Attachment theory in practice: Emotionally focused therapy (EFT) with individuals, couples, and families. Guilford Publications.
Johnson, S. M., & Greenberg, L. S. (1985). Differential effects of experiential and problem solving interventions in resolving marital conflict. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 53(2), 175–184. 10.1037/0022-006X.53.2.175
Jones, M. A., Botsko, M., & Gorman, B. S. (2003). Predictors of psychotherapeutic benefit of lesbian, gay, and bisexual clients: The effects of sexual orientation matching and other factors. Psychotherapy: Theory, Research, Practice, Training, 40(4), 289–301. 10.1037/0033-3204.40.4.289
Joyner, K., Manning, W., & Prince, B. (2019). The qualities of same‐sex and different‐sex couples in young adulthood. Journal of Marriage and Family, 81(2), 487–505. 10.1111/jomf.12535
Keeney, S., Hasson, F., & McKenna, H. (2011). The Delphi technique in nursing and health research. Wiley Blackwell.
Kurdek, L. A. (2004). Are gay and lesbian cohabiting couples really different from heterosexual married couples? Journal of Marriage and Family, 66(4), 880–900. 10.1111/j.0022-2445.2004.00060.x
Lemmer, B. (1998). Successive surveys of an expert panel: Research in decision‐making with health visitors. Journal of Advanced Nursing, 27(3), 538–545. 10.1046/j.1365-2648.1998.00544.x
Lewis, R. J., Milletich, R. J., Derlega, V. J., & Padilla, M. A. (2014). Sexual minority stressors and psychological aggression in lesbian women's intimate relationships: The mediating roles of rumination and relationship satisfaction. Psychology of Women Quarterly, 38(4), 535–550. 10.1177/0361684313517866
Macapagal, K., Greene, G. J., Rivera, Z., & Mustanski, B. (2015). “The best is always yet to come:” Relationship stages and processes among young LGBT couples. Journal of Family Psychology, 29(3), 309–320. 10.1037/fam0000094
MacIntosh, H. B., & Butters, M. (2014). Measuring outcomes in couple therapy: A systematic review and critical discussion. Journal of Couple & Relationship Therapy, 13(1), 44–62. 10.1080/15332691.2013.836050
McKenna, H. P. (1994). The Delphi technique: A worthwhile research approach for nursing? Journal of Advanced Nursing, 19(6), 1221–1225. 10.1111/j.1365-2648.1994.tb01207.x
Meibos, A., Munoz, K., & Twohig, M. (2019). Counseling competencies in audiology: A modified Delphi study. American Journal of Audiology, 28(2), 285–299. 10.1044/2018_AJA-18-0141
Meredith, A. H., Wilkinson, T. A., Campi, J. A., Meagher, C. G., & Ott, M. A. (2021). Use of the Delphi method to enhance pharmacist contraceptive counseling materials. Journal of Pharmacy Practice, 34(5), 678–684. 10.1177/0897190019894146
Mills‐Koonce, W. R., Reher, P. D., & McCurdy, A. L. (2018). The significance of parenting and parent‐child relationships for sexual and gender minority adolescents. Journal of Adolescent Research, 28(3), 637–649. 10.1111/jora.12404
Mittnacht, A. M., & Bulik, C. M. (2015). Best nutrition counseling practices for the treatment of anorexia nervosa: A Delphi study. International Journal of Eating Disorders, 48(1), 111–122. 10.1002/eat.22319
Mohr, J. J., Selterman, D., & Fassinger, R. E. (2013). Romantic attachment and relationship functioning in same‐sex couples. Journal of Counseling Psychology, 60(1), 72–82. 10.1037/a0030994
Nagayama‐Hall, G. C. N., Ibaraki, A. Y., Huang, E. R., Marti, C. N., & Stice, E. A. (2016). A meta‐analysis of cultural adaptations of psychological interventions. Behavior Therapy, 47(6), 993–1014. 10.1016/j.beth.2016.09.005
Nagayama‐Hall, G. C., Kim‐Mozeleski, J. E., Zane, N. W., Sato, H., & Huang, E. R. (2019). Cultural adaptations of psychotherapy: Therapists’ applications of conceptual models with Asians and Asian Americans. Asian American Journal of Psychology, 10(1), 68–78. 10.1037/aap0000122
Neuer Colburn, A. A., Grothaus, T., Hays, D. G., & Milliken, T. (2016). A Delphi study and initial validation of counselor supervision competencies. Counselor Education and Supervision, 55(1), 2–15. 10.1002/ceas.12029
Niederberger, M., & Spranger, J. (2020). Delphi technique in health sciences: A map. Frontiers in Public Health, 22(8), 457–491. 10.3389/fpubh.2020.00457
Nightingale, M., Awosan, C. I., & Stavrianoplous, K. (2019). Emotionally focused therapy: A culturally sensitive approach for African American heterosexual couples. Journal of Family Psychotherapy, 30(3), 221–244. 10.1080/08975353.2019.1666497
Oren, L. (2021). Minority stress in same‐gender male romantic relationships: When does it impact commitment? Psychology and Sexuality, 15(1), 5–18. 10.1080/19419899.2021.1969994
Pentel, K. Z., Baucom, D. H., Weber, D. M., Wojda, A. K., & Carrino, E. A. (2021). Cognitive‐behavioral couple therapy for same‐sex female couples: A pilot study. Family Process, 60(4), 1083–1097. 10.1111/famp.12696
Pepping, C. A., Lyons, A., Halford, W. K., Cronin, T. J., & Pachankis, J. E. (2017). Couple interventions for same‐sex couples: A consumer survey. Couple and Family Psychology: Research and Practice, 6(4), 258–273. 10.1037/cfp0000092
Rathod, S., Gega, L., Degnan, A., Pikard, J., Khan, T., & Husain, N. (2018). The current status of culturally adapted mental health interventions: A practice‐focused review of meta‐analyses. Neuropsychiatric Disease and Treatment, 14, 165–178. 10.2147/NDT.S138430
Ridge, S. R., & Feeney, J. A. (1998). Relationship history and relationship attitudes in gay males and lesbians: Attachment style and gender differences. Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 32(6), 848–859. 10.3109/00048679809073875
Rostosky, S. S., & Riggle, E. D. B. (2017). Same‐sex couple relationship strengths: A review and synthesis of the empirical literature (2000–2016). Psychology of Sexual Orientation and Gender Diversity, 4(1), 1–13. 10.1037/sgd0000216
SAMHSA. (2016). Improving cultural competence: A quick guide for clinicians . https://store.samhsa.gov/sites/default/files/d7/priv/sma16‐4931.pdf
Scott, S. B., & Rhoades, G. K. (2014). Relationship education for lesbian couples: Perceived barriers and content considerations. Journal of Couple & Relationship Therapy, 13(4), 339–364. 10.1080/15332691.2014.930704
Scott, S. B., Whitton, S. W., & Buzzella, B. A. (2019). Providing relationship interventions to same‐sex couples: Clinical considerations, program adaptations, and continuing education. Cognitive and Behavioral Practice, 26(2), 270–284. 10.1016/j.cbpra.2018.03.004
Singer, A. (2013). Gestalt couple therapy with gay male couples. In Curtis F. (Ed.), On intimate ground: A gestalt approach to working with couples (pp. 167–187). Gestalt Press.
Soto, A., Smith, T. B., Griner, D., Domenech Rodríguez, M., & Bernal, G. (2018). Culturaladaptations and therapist multicultural competence: Two meta‐analytic reviews. Journal of Clinical Psychology, 74(11), 1907–1923. 10.1002/jclp.22679
Spengler, E. S., DeVore, E. N., Spengler, P. M., & Lee, N. A. (2020). What does “couple” mean in couple therapy outcome research? A systematic review of the implicit and explicit inclusion and exclusion of gender and sexual minority individuals and identities. Journal of Marital and Family Therapy, 46(2), 240–255. 10.1111/jmft.12415
Spengler, P. M., Lee, N. A., Wiebe, S. A., & Wittenborn, A. K. (2024). A comprehensive meta analysis on the efficacy of emotionally focused couple therapy. Couple and Family Psychology: Research and Practice, 13(2), 81–99. 10.1037/cfp0000233
Steinka‐Fry, K. T., Tanner‐Smith, E. E., Dakof, G. A., & Henderson, C. (2017). Culturally sensitive substance use treatment for racial/ethnic minority youth: A meta‐analytic review. Journal of Substance Abuse Treatment, 75, 22–37. 10.1016/j.jsat.2017.01.006
Taylor, A., Tallon, D., Kessler, D., Peters, T. J., Shafran, R., Williams, C., & Wiles, N. (2020). An expert consensus on the most effective components of cognitive Behavioural therapy for adults with depression: A modified Delphi study. Cognitive Behaviour Therapy, 49(3), 242–255. 10.1080/16506073.20191641146
Testa, R. J., Habarth, J., Peta, J., Balsam, K., & Bockting, W. (2015). Development of the gender minority stress and resilience measure. Psychology of Sexual Orientation and Gender Diversity, 2(1), 65–77. 10.1037/sgd0000081
Totenhagen, C. J., Randall, A. K., & Lloyd, K. (2018). Stress and relationship functioning in same‐sex couples: The vulnerabilities of internalized homophobia and outness. Family Relations, 67(3), 399–413. 10.1111/fare.12311
Turner, R., Schoeneberg, C., Ray, D., & Lin, Y.‐W. (2020). Establishing play therapy competencies: A Delphi study. International Journal of Play Therapy, 29(4), 177–190. 10.1037/pla0000138
Wang, K., Maiolatesi, A. J., Burton, C. L., Scheer, J. R., & Pachankis, J. E. (2022). Emotion regulation in context: Expressive flexibility as a stigma coping resource for sexual minority men. Psychology of Sexual Orientation and Gender Diversity, 9(2), 214–221. 10.1037/sgd0000503
Whitton, S. W., Scott, S. B., & Weitbrecht, E. M. (2018). Participant perceptions of relationship education programs adapted for same‐sex couples. Journal of Couple & Relationship Therapy, 17(3), 181–208. 10.1080/15332691.2017.1372835
Wiebe, S. A., & Johnson, S. M. (2016). A review of the research in emotionally focused therapy for couples. Family Process, 55(3), 390–407. 10.1111/famp.12229
Zhang, H., Watkins, C. E., Jr., Hook, J. N., Hodge, A. S., Davis, C. W., Norton, J., Wilcox, M. M., Davis, D. E., DeBlaere, C., & Owen, J. (2021). Cultural humility in psychotherapy and clinical supervision: A research review. Counselling and Psychotherapy Research, 22(3), 548–557. 10.1002/capr.12481
Traduction non officielle en français de Des lignes directrices pour l’EFT avec les couples de même sexe ou de même genre : recommandations d’une étude Delphi, par Caitlin Edwards, Andrea K. Wittenborn et Robert Allan, Family Process, vol. 64 (2025), doi : 10.1111/famp.13079, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence (tableaux présentés en listes). Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.
Traduction française non officielle de « Developing guidelines on EFT for same‐sex/gender relationships: Recommendations from a Delphi study », publié dans Family Process (2025) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Edwards, C., Wittenborn, A. K., et Allan, R. (2025). Des lignes directrices pour l’EFT avec les couples de même sexe ou de même genre : recommandations d’une étude Delphi (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/des-lignes-directrices-pour-l-eft-avec-les-couples-de-meme-sexe-ou-de-meme-genre-une-etude-delphi (Œuvre originale publiée en 2025 dans Family Process, 64(1) (2025) ; republiée en 2025 par Family Process, https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/famp.13079)
Pour aller plus loin