Journal of Solution Focused Practices · Recherche

Thérapie brève orientée vers les solutions et résilience vicariante chez les travailleurs des services boliviens de protection des familles

La résilience vicariante, c’est ce que gagne l’aidant à voir ses clients tenir debout face au traumatisme. En Bolivie, les travailleurs des services municipaux de protection des familles (SLIM) reçoivent les victimes de violences dans des conditions précaires, sous-payés, parfois sans contrat. Marcos Pérez Lamadrid et Adam Froerer leur ont proposé quatre courtes vidéos, quatre devoirs et une séance de groupe orientée vers les solutions, en pleine pandémie. Sur 41 participants, le groupe formé progresse sur les sept sous-échelles de l’inventaire de résilience vicariante, avec des gains significatifs sur les ressources, la conscience de soi et la reconnaissance de la spiritualité. Une étude pilote, la première du genre en Amérique du Sud, à lire avec ses limites – et avec sa conclusion : ces professionnels sont leur propre instrument de travail, et ils sont irremplaçables.

Auteurs Marcos Pérez Lamadrid, Universidad Mayor de San Andrés ; Adam Froerer, The Solution Focused UniversePremière publication Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1, 2022Traduction Complexe Systémique, traduction non officielle

Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Solution Focused Brief Therapy and Vicarious Resilience in Bolivian Protective Family Services Workers, par Marcos Pérez Lamadrid et Adam Froerer, publié dans Journal of Solution Focused Practices (2022), doi : 10.59874/001c.74999, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, les deux tableaux étant rendus sous forme de fiches, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Cette traduction n’a été réalisée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.

Les professionnels qui aident sont irremplaçables, puisqu’ils sont leurs propres instruments de travail, qu’ils forgent dans l’expérience et l’inspiration, dans la chaleur et l’intensité des luttes menées pour remplir leurs responsabilités exigeantes.

Marcos Pérez Lamadrid et Adam Froerer

Résumé

La résilience vicariante (RV) se définit comme les effets positifs que les aidants éprouvent dans leur vie personnelle, dans leur vie professionnelle et dans leur vision du monde dans son ensemble, du fait d’avoir été témoins de la résilience dont les clients font preuve face à leurs expériences traumatiques. Cette recherche est une étude pilote quasi expérimentale sur la manière dont la thérapie brève orientée vers les solutions (TBOS) influence la résilience vicariante des travailleurs du système de protection des familles (SLIM) en Bolivie. L’inventaire de résilience vicariante (VRI) a été administré selon un plan prétest/post-test à un groupe expérimental (appliquant la TBOS) et à un groupe témoin (formation habituelle). Les deux groupes ont connu une augmentation de leur résilience vicariante, mais le groupe TBOS a connu des améliorations statistiquement significatives sur trois sous-échelles du VRI : (a) les ressources, (b) la reconnaissance de la spiritualité et (c) la conscience de soi. Deux autres sous-échelles du VRI ont approché la signification statistique pour le groupe TBOS : l’espoir inspiré par les clients et la conscience du pouvoir. On peut s’attendre à ce qu’avec un échantillon plus grand, ces sous-échelles aient aussi été statistiquement significatives. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour généraliser les résultats de cette étude pilote à une population plus large.

Mots-clés : résilience vicariante, thérapie brève orientée vers les solutions, ressources, spiritualité et conscience de soi.

Introduction

L’État plurinational de Bolivie est situé en Amérique du Sud. Selon le recensement de 2012, la Bolivie compte 10,1 millions d’habitants. La langue officielle est l’espagnol, mais il existe plus de 36 langues, dont les plus utilisées sont l’aymara et le quechua, en particulier dans la région occidentale (Instituto Nacional de Estadística, 2015).

Les données nationales sur la violence en Bolivie inquiètent les autorités. Selon l’Observatoire du genre, en 2020, entre mars et mai, 2 935 cas de violence ont été enregistrés. En réponse à ces signalements, des politiques publiques ont été conçues dans l’espoir d’éliminer ce problème. L’un des changements institués pour faire face à cette violence est la création de services de protection des familles, administrés de manière indépendante par les différentes municipalités. Parce que chaque municipalité traite ces questions de manière indépendante, aucune donnée collective n’a été recueillie. Des recherches sont nécessaires pour savoir ce qu’il advient de ces travailleurs et pour déterminer ce dont ils ont besoin pour être soutenus dans une tâche aussi exigeante.

Les travailleurs des SLIM

Les services juridiques intégraux municipaux (SLIM, selon leur sigle en espagnol) sont les « organisations chargées de gérer les cas de violence et de mener des campagnes de prévention » (Ley, 2013, p. 348). Chaque antenne SLIM est composée de trois grands domaines de service : juridique, psychologique et travail social. Chacun de ces domaines compte au minimum deux professionnels, soit au moins six travailleurs SLIM par antenne.

Les professionnels des SLIM sont responsables de l’accueil de tous les cas, de l’évaluation de chaque situation, de l’intervention spécialisée et du suivi correspondant (Ministerio de Justicia, 2017). Tout ce travail est mené de manière coordonnée et pluridisciplinaire, appuyé par un cadre juridique au niveau national. Malgré cette prise en charge coordonnée, chaque bureau SLIM dépend de la municipalité (c’est-à-dire des maires de leurs villes et villages respectifs) dans laquelle il travaille. Cette dépendance locale signifie que les ressources économiques, les contrats et les approches opérationnelles dépendent des politiques et procédures individuelles de lutte contre la violence et de traitement de la violence (Ley, 2013).

Parce que les bureaux SLIM, comme d’autres institutions qui travaillent à prévenir la violence et à prendre en charge les personnes qui en sont affectées, ne sont pas encore consolidés par des politiques et des procédures standardisées, les municipalités ont tendance à réduire les fonds de ces organisations. Les coupes budgétaires régulières et le sous-financement de ces agences rendent précaires le soutien de l’infrastructure et l’acquisition des fournitures nécessaires, et aboutissent souvent à un personnel insuffisant (Defensoría del Pueblo, 2018).

Les zones rurales rencontrent aussi des difficultés supplémentaires pour maintenir des effectifs adéquats. Dans ces zones, les contrats de travail dans les bureaux SLIM sont souvent limités à trois mois seulement, et au plus à un an. Parce que les travailleurs SLIM ont besoin d’un emploi et d’un revenu, ils continuent souvent de travailler une fois leur contrat expiré, sans recevoir de salaire. Ils travaillent dans l’espoir de voir leur contrat renouvelé. S’il l’est, il est incertain que les arriérés de salaire accumulés durant la période sans contrat soient payés (Departamento de Investigación Postgrado e Interacción Social, 2020).

On attend de chaque bureau SLIM qu’il compte au moins un psychologue, un avocat et un travailleur social, mais ce n’est souvent pas le cas. Il est courant que du personnel d’autres services de la municipalité soit affecté à « l’administration de ce service », en plus de ses responsabilités habituelles. D’autres fois, un bureau SLIM peut être contraint de se débrouiller avec des effectifs inadéquats. Il en résulte que les employés restants sont surchargés et sous-payés, tout en accomplissant les tâches associées à plus d’un rôle. Il importe de noter que cette situation de sous-effectif expose les travailleurs et les agences SLIM à des recours et à des plaintes. Étant donné la nature sensible du travail (c’est-à-dire la prise en charge de la violence et du traumatisme), les travailleurs peuvent faire l’objet de recours juridiques du fait de leur incapacité à accorder une attention adéquate à ces situations sensibles.

Outre les difficultés juridiques, les travailleurs SLIM peuvent rencontrer d’autres situations traumatiques, comme des catastrophes naturelles, des expériences de violence (par exemple un enlèvement), des vols, des abus sexuels, etc. (Tedeschi et al., 2004). Ces conditions obligent les travailleurs à mobiliser leurs propres stratégies d’adaptation et leurs ressources personnelles face à ces défis : ils doivent puiser dans leurs propres réserves de résilience, ou capacité à surmonter l’adversité (Becoña, 2006). Une adversité extrême, comme celle à laquelle les travailleurs SLIM font face, peut être associée au traumatisme et engendrer des sentiments d’insécurité, de déconnexion et de peur. Ces sentiments sont souvent aggravés par la crainte que l’expérience ou les expériences traumatiques se reproduisent. Souvent, tandis que les travailleurs SLIM servent des personnes qui traversent et affrontent des expériences traumatiques, ils font simultanément face à leurs propres difficultés, aggravées par la précarité de leur lieu de travail.

Sans minimiser les effets négatifs que l’expérience du traumatisme peut avoir, il semble que le traumatisme puisse produire des résultats qui ne se réduisent pas à des effets négatifs. Comme le disent Ai et Park (2005), les personnes qui vivent quelque chose de traumatique peuvent être affaiblies par le traumatisme, mais elles peuvent aussi développer de meilleures ressources et compétences en travaillant à gérer les impacts du traumatisme. De fait, la résilience et une adaptation plus fonctionnelle peuvent aussi être les résultats du fait de vivre des expériences traumatiques et d’aider les autres à les gérer.

À l’évidence, on pourrait accorder plus d’attention à la manière dont les individus gèrent ces situations et développent une résilience supplémentaire grâce à un soutien psychothérapeutique (O’Hanlon, 2011). De même, on pourrait accorder plus d’attention à la manière dont les travailleurs SLIM peuvent bénéficier, par procuration, du fait de se centrer sur la croissance et la résilience des personnes avec lesquelles ils travaillent. Des conversations avec les travailleurs SLIM mettant l’accent sur les forces, les ressources et la résilience pourraient servir à soutenir les clients, les travailleurs SLIM, et à renforcer les aspects et les résultats positifs de leur travail. Au lieu d’être tirés toujours plus bas par le poids des difficultés, les travailleurs SLIM pourraient être fortifiés et aidés en se centrant sur la résilience.

La résilience vicariante

La résilience vicariante (RV) désigne les effets positifs que les aidants éprouvent dans leur vie personnelle, dans leur vie professionnelle et dans leur vision du monde dans son ensemble, du fait d’avoir été témoins de la résilience dont les clients font preuve face à leurs expériences traumatiques (Engstrom et al., 2008). Les professionnels de l’aide peuvent éprouver un surcroît de bonheur, de joie, de satisfaction ou d’émerveillement devant leurs clients, à entendre la capacité de ceux-ci à faire face de manière sensée à des expériences difficiles et traumatiques. Les chercheurs qui ont décrit les premiers le construit de résilience vicariante ont suivi des thérapeutes qui travaillaient avec des clients confrontés au traumatisme dans différentes cultures et dans plus d’une langue (Hernández-Wolfe, 2012). Ils ont décrit les cliniciens qui éprouvaient de la résilience vicariante comme des personnes qui aimaient leur travail, qui appréciaient de faire partie d’une co-construction dans laquelle le système social du client était pris en compte, et qui prenaient plaisir à voir des personnes non seulement survivre, mais bien faire face au traumatisme (Hernández-Wolfe).

Malgré les impacts positifs d’un regard porté sur la résilience vicariante, d’autres indicateurs montrent des impacts négatifs sur les professionnels qui s’efforcent d’aider les clients à gérer le traumatisme. Ces impacts négatifs sur les professionnels peuvent inclure l’épuisement émotionnel, la fatigue de compassion et l’épuisement de compassion, qui conduisent tous à des déficits chez le praticien et à de faibles bénéfices pour le client (Franza et al., 2020 ; Saborio & Lechiner, 2015 ; Pehlivan, 2018). Les chercheurs ont montré que de nombreux cliniciens peuvent éprouver un ou plusieurs de ces symptômes, tout en tirant une certaine satisfaction de leur travail avec des clients traumatisés. Ils ont suggéré que les cliniciens peuvent aussi connaître une croissance post-traumatique et/ou une satisfaction de compassion (Arias & Garcia, 2019 ; Buceta et al., 2020 ; Hernández-Wolfe & Acevedo, 2018). Killian (2008) a toutefois démontré qu’il ne semble exister aucune corrélation statistique entre ces différents construits. Cela signifie que les cliniciens peuvent éprouver un ou plusieurs de ces états simultanément. La résilience vicariante semble particulièrement utile à étudier en raison de ses implications considérables pour le travail des thérapeutes.

Au fil du temps, les chercheurs qui ont étudié la résilience vicariante en sont venus à mesurer sa présence à l’aide de l’inventaire de résilience vicariante (VRI ; Engstrom et al., 2017). Ils ont montré que les cliniciens présentant des niveaux élevés de résilience vicariante manifestaient un accroissement de leurs ressources, une ouverture au changement de leur manière de travailler avec les clients, une conscience de soi accrue, une capacité à mettre en œuvre des pratiques de soin de soi conduisant à moins de stress et d’épuisement, une capacité accrue à ressentir un espoir inspiré par leurs clients, une reconnaissance accrue de la valeur de la spiritualité et des systèmes de croyance qui transcendent l’individu, et une capacité accrue à reconnaître le pouvoir et leur propre position sociale. Chacun de ces éléments contribuait aussi à réduire l’intellectualisation excessive, la peur, la fatigue, la réactivité et la distractibilité des cliniciens.

Les exigences complexes qui pèsent sur les travailleurs SLIM et leur contexte de travail difficile peuvent accroître leur épuisement et leur fatigue. C’est pour cette raison que nous nous sommes demandé si les aider à développer une résilience vicariante accroîtrait leur capacité à faire face à l’incertitude de chaque cas qu’ils prennent en charge, et leur capacité à faire face aux exigences contextuelles de leurs circonstances difficiles. Parce que la thérapie brève orientée vers les solutions (TBOS) est une approche fondée sur les ressources, centrée sur les résultats désirés et sur l’espoir, qui conduit souvent à une résilience accrue, nous espérions qu’elle serait utile aux travailleurs SLIM dans leur travail pour faire face à leurs propres difficultés et aider des clients confrontés à des expériences très difficiles et traumatiques.

La thérapie brève orientée vers les solutions

La thérapie brève orientée vers les solutions (TBOS) a été développée dans les années 1980 à Milwaukee, dans le Wisconsin, au Brief Family Therapy Center, par un groupe de thérapeutes conduit par Steve de Shazer et Insoo Kim Berg. La TBOS est une approche alternative du travail clinique, fondée sur des preuves empiriques substantielles (De Jong & Berg, 2008 ; Ratner, 2012). La TBOS repose sur des conversations co-construites entre le client et le clinicien. Cette perspective de co-construction signifie qu’il est important pour les cliniciens d’incorporer ce que dit le client dans chacun de leurs énoncés, et que ces mots incorporés sont généralement enchâssés dans des questions plutôt que dans des affirmations ou des directives (Froerer et al., 2018).

La TBOS est orientée vers la description et se centre sur la présence de la transformation désirée que le client attend d’une séance donnée. Cette description centrée sur la transformation incorpore différents aspects du passé, du présent ou de l’avenir de la vie du client, et établit une inspiration en reliant les ressources, les compétences et la capacité d’agir du client à la description de la gestion de l’incertitude du traumatisme (Connie, 2021). De cette manière, la notion de transformation désirée et la capacité d’agir associée à l’atteinte de cette transformation sont des éléments d’espoir (Courtnage, 2020).

L’espoir est une entité conversationnelle primordiale dans la TBOS, qui se reflète dans une relation thérapeutique positive (Froerer et al., 2019). L’espoir est nourri en permettant intentionnellement au client d’assumer le rôle principal, surtout en ce qui concerne le contenu des conversations (Ratner et al., 2019). Dans le cas particulier du travail avec des personnes qui gèrent un traumatisme, cette pratique change généralement le rôle du praticien, de victimologue en résilientologue (von Cziffra-Bergs, dans Froerer et al., 2018).

Question de recherche

Étant donné la base de preuves et la centration sur la résilience de la TBOS, cette étude a cherché à comprendre si l’exposition à la TBOS avait un impact sur les niveaux de résilience vicariante des travailleurs des systèmes de protection des familles (SLIM) en Bolivie.

Méthode

Afin d’examiner si la thérapie brève orientée vers les solutions avait une influence sur les niveaux de résilience vicariante, un plan pilote, quasi expérimental, prétest/post-test, à deux groupes a été utilisé. Le groupe témoin était un groupe sans traitement / formation habituelle, tandis que le groupe expérimental recevait une intervention TBOS entre les mesures du prétest et du post-test.

Participants

Un total de 42 participants boliviens ont été inclus dans cette étude. Pour participer à l’étude, les personnes devaient remplir les critères d’inclusion suivants : (a) être un adulte de 18 ans ou plus, (b) être employé comme salarié des services juridiques intégraux municipaux (SLIM), ou faire partie de l’équipe SLIM-UMSA (qui peut inclure des travailleurs sociaux, des avocats et d’autres professionnels), et (c) lire et écrire couramment l’espagnol.

Les participants se sont finalement auto-sélectionnés dans le groupe de traitement ou dans le groupe témoin. Il leur a été demandé de regarder quatre vidéos de formation à la TBOS et de réaliser quatre devoirs à leur rythme, associés aux vidéos. Ensuite, tous les participants ayant réalisé les quatre devoirs ont été invités à assister à une séance de formation à la TBOS. Chaque personne présente à la séance TBOS a été incluse dans le groupe de traitement, tandis que toutes les autres ont été placées dans le groupe témoin. Seules deux personnes (8 %) du groupe témoin ont rendu un devoir.

Au final, le groupe témoin comptait 24 participants et le groupe orienté vers les solutions 17 participants. Bien que ce soit une manière inhabituelle de constituer des groupes dans une étude de recherche, en raison de la nature pilote de cette étude, cela a semblé la meilleure manière de déterminer l’impact de la formation orientée vers les solutions pour les travailleurs SLIM. Il est en outre utile de noter qu’un participant du groupe témoin avait des scores qui différaient radicalement de ceux du reste des participants. En raison de ces résultats aberrants, les chercheurs ont décidé de ne pas inclure ce participant dans les résultats globaux de l’étude ; seuls 41 participants ont donc été inclus dans l’analyse finale.

Matériel

Tous les participants, quel que soit leur groupe de recherche, ont reçu l’échelle de résilience vicariante (VRS ; Killian, Hernández-Wolfe et al., 2017) au prétest comme au post-test. Chacune des 27 questions est composée d’une question de type Likert avec des options de réponse allant de zéro à cinq. Les options de réponse pour chaque question sont : 0 = Je n’ai pas vécu cela ; 1 = J’ai vécu cela à un très faible degré ; 2 = J’ai vécu cela à un faible degré ; 3 = J’ai vécu cela à un degré modéré ; 4 = J’ai vécu cela à un degré élevé ; et 5 = J’ai vécu cela à un très haut degré. Selon les résultats de l’analyse factorielle menée lors de l’élaboration de l’instrument, les scores de la VRS sont répartis en sept sous-échelles différentes, et additionnés pour un score global de VRS. Les sept sous-échelles sont : (a) ressources accrues, (b) changements dans les objectifs de vie, (c) conscience de soi accrue, (d) espoir inspiré par les clients, (e) reconnaissance accrue de la spiritualité, (f) conscience accrue du pouvoir, et (g) capacité accrue à rester présent.

Pour l’intervention TBOS, un programme psychoéducatif a été utilisé. Le programme d’intervention TBOS comprenait quatre courtes vidéos de formation à la TBOS d’environ quatre minutes chacune. En outre, un devoir à réaliser à son rythme était remis aux participants à la fin de chacune des quatre vidéos. Ces vidéos et ces devoirs ont été administrés une fois par semaine pendant quatre semaines au total. Enfin, une séance de groupe orientée vers les solutions a été réalisée avec les personnes ayant regardé toutes les vidéos et réalisé tous les devoirs. Cette séance a eu lieu une semaine après la dernière vidéo et le dernier devoir. Cette séance et les vidéos de formation visaient à enseigner aux praticiens comment utiliser la TBOS dans leur travail avec les clients. Seuls les participants ayant regardé toutes les vidéos et réalisé tous les devoirs ont participé à la séance de groupe TBOS, et ont été considérés par la suite comme le groupe de traitement aux fins de l’analyse.

Procédure

Tous les participants ont eu la possibilité de suivre la formation à la TBOS. Les participants se sont auto-sélectionnés dans le groupe TBOS en réalisant toutes les tâches associées et en participant à la séance de groupe virtuelle synchrone. La séance de groupe reposait sur la question suivante : Supposons que dans six mois nous fassions mieux face, de la manière que nous souhaitons, et que nous devenions la meilleure version de notre équipe au SLIM. Cette amélioration influence aussi la manière dont nous traitons les personnes que nous aidons. Quels signes nos clients remarquent-ils, qui leur disent que cela s’est produit ? Cette étude comprenait les phases suivantes. Phase 1 : mesure initiale à l’aide de la VRS ; phase 2 : intervention TBOS ; phase 3 : mesure finale à l’aide de la VRS ; phase 4 : analyse des données et production des résultats.

Résultats

Les résultats de cette étude ont été calculés en comparant le groupe orienté vers les solutions au groupe témoin. Les différences ont été identifiées par un test t pour échantillons appariés. Un test t apparié identifie s’il existe une différence significative entre les changements de résilience vicariante des deux groupes. La VRS, avec ses 27 items (α = 0,98), a montré une différence statistiquement significative sur trois des sept sous-échelles et sur le score global entre les deux groupes.

Bien que le groupe témoin et le groupe expérimental aient montré quelques améliorations, aucune des améliorations du groupe témoin n’était statistiquement significative, tandis que certains résultats du groupe orienté vers les solutions l’étaient. Le tableau 1 montre l’amélioration des scores bruts (du prétest au post-test) et les améliorations en pourcentage (également du prétest au post-test) pour le groupe orienté vers les solutions.

Tableau 1 — Résultats du groupe expérimental, prétest / post-test (pourcentages)

Pour chaque sous-échelle de la résilience vicariante : pourcentage moyen au prétest → au post-test ; valeur moyenne au prétest → au post-test.

  • Ressources accrues : 66 % → 79 % ; 19,83 → 23,78
  • Changement dans les objectifs de vie : 74 % → 83 % ; 22,33 → 24,78
  • Conscience de soi accrue : 65 % → 81 % ; 12,94 → 16,17
  • Espoir inspiré par les clients : 67 % → 81 % ; 10,11 → 12,11
  • Reconnaissance accrue de la spiritualité : 64 % → 77 % ; 9,61 → 11,61
  • Conscience accrue du pouvoir : 67 % → 77 % ; 6,67 → 7,72
  • Capacité accrue à rester présent : 70 % → 79 % ; 10,56 → 11,78

Il importe de noter que les scores ont augmenté sur toutes les sous-échelles de la résilience vicariante dans le groupe orienté vers les solutions. Toutefois, l’augmentation n’était statistiquement significative que sur trois sous-échelles : ressources accrues, conscience de soi accrue et reconnaissance accrue de la spiritualité (voir tableau 2). Deux autres sous-échelles ont approché la signification statistique : l’espoir inspiré par les clients (p = 0,06) et la conscience accrue du pouvoir (p = 0,09). Il est probable que la petite taille de l’échantillon de cette étude pilote a pesé sur la possibilité d’atteindre la signification statistique. Il est aussi probable qu’un échantillon plus grand aurait également pesé sur la signification des autres sous-échelles non significatives.

Tableau 2 — Statistiques descriptives et test t d’égalité des moyennes

Pour chaque sous-échelle, dans l’ordre : groupe témoin (moyenne et écart-type au prétest ; moyenne et écart-type au post-test ; t), puis groupe TBOS (moyenne et écart-type au prétest ; moyenne et écart-type au post-test ; t).

  • Ressources accrues — témoin : 20,39 (5,51) ; 23,22 (3,84) ; t = −2,02. TBOS : 19,83 (5,37) ; 23,78 (3,78) ; t = −2,39*
  • Changements dans les objectifs de vie (p = 0,15) — témoin : 23,00 (4,46) ; 24,30 (3,75) ; t = −1,10. TBOS : 22,33 (5,99) ; 24,78 (3,87) ; t = −1,51
  • Conscience de soi accrue — témoin : 13,74 (3,90) ; 15,61 (3,06) ; t = −1,98. TBOS : 12,94 (3,84) ; 16,17 (2,90) ; t = −3,37**
  • Espoir inspiré par les clients (p = 0,06) — témoin : 12,04 (2,38) ; 11,883 (1,87) ; t = 0,33. TBOS : 10,11 (3,60) ; 12,11 (2,22) ; t = −2,0
  • Reconnaissance accrue de la spiritualité — témoin : 10,35 (2,95) ; 11,61 (2,17) ; t = −1,53. TBOS : 9,61 (2,70) ; 11,61 (2,45) ; t = −2,50*
  • Conscience accrue du pouvoir (p = 0,09) — témoin : 6,91 (1,93) ; 7,65 (1,72) ; t = −1,35. TBOS : 6,67 (1,88) ; 7,72 (1,90) ; t = −1,75
  • Capacité accrue à rester présent (p = 0,23) — témoin : 11,17 (2,57) ; 11,91 (2,31) ; t = −1,03. TBOS : 10,56 (3,15) ; 11,78 (2,21) ; t = −1,25
  • Total — témoin : 97,61 (4,23) ; 106,13 (15,93) ; t = −1,61. TBOS : 92,06 (23,30) ; 107,95 (16,60) ; t = −2,34*

* p < 0,05 ; ** p < 0,01.

Comme mentionné plus haut, les scores de chacune des sous-échelles ont augmenté pour le groupe TBOS (expérimental). Les scores du groupe témoin ont aussi augmenté sur six des sept sous-échelles ; l’exception était l’échelle d’espoir inspiré par les clients, qui a diminué de 12,04 à 11,88 (voir tableau 2). Bien que ce changement ne soit pas statistiquement significatif, il conduit à se demander pourquoi l’espoir inspiré par les clients a pu diminuer. Nous y reviendrons dans la section de discussion de l’article, d’autant que cette même sous-échelle a été proche de la signification statistique dans le groupe expérimental TBOS. Le changement le plus important dans le groupe expérimental a été observé sur la sous-échelle de conscience de soi accrue.

Il importe aussi de noter que deux sous-échelles n’étaient ni statistiquement significatives, ni proches de la signification : le changement dans les objectifs de vie et la capacité accrue à rester présent. Nous n’avons pas été surpris par l’absence de changement dans les objectifs de vie, étant donné la brièveté de l’intervention et le fait que ce n’était pas son intention. Nous avons en revanche été surpris par l’absence de changement dans la capacité à rester présent rapportée par les participants. Nous en discuterons davantage dans la section de discussion ci-dessous.

Discussion

Les professionnels du groupe de traitement TBOS ont amélioré leurs scores sur toutes les sous-échelles de la mesure de résilience vicariante, ce qui indique qu’ils ont accru leur résilience vicariante globale. Cela, en soi, est important et précieux. Malgré la petite taille de l’échantillon, nous pouvons voir que même une faible exposition à la TBOS peut contribuer à accroître la résilience vicariante des cliniciens qui travaillent dans certaines des circonstances les plus difficiles. Ces résultats sont cohérents avec ce que Froerer et al. (2018) ont exposé. Les cliniciens qui travaillent avec les succès de leurs clients (ce qui a été souligné dans la formation TBOS de ce groupe) deviendront probablement de plus en plus résilients au fil du temps.

Ressources accrues

Il est logique que des professionnels de l’aide éprouvent un sentiment accru de ressources (l’un des résultats statistiquement significatifs de l’étude) après avoir reçu une formation à la TBOS. Disposer d’outils supplémentaires, de questions supplémentaires à poser et d’une perspective différente contribuerait à accroître la capacité des travailleurs SLIM à s’engager avec les clients de manières nouvelles et différentes. Ce résultat est aussi compréhensible dans la mesure où plusieurs participants ont rapporté une reconnaissance accrue de la spiritualité dans leur travail (un résultat discuté ci-dessous). Pouvoir s’appuyer sur la spiritualité comme soutien peut accroître la probabilité de sentiments de ressources. La spiritualité peut être l’une des ressources que les participants se sont sentis plus capables d’utiliser après la séance TBOS. Cela renforce l’idée de laisser les participants discuter et conduire la séance là où elle leur est utile (de Shazer et al., 2007). Étant donné la centration de la TBOS sur les ressources, en particulier sous la forme du discours sur les ressources (George et al., 2017), il est compréhensible que les cliniciens éprouvent aussi une résilience vicariante accrue en remarquant leurs propres ressources. La littérature sur les facteurs communs mentionne que les cliniciens qui paraissent confiants ont plus de chances d’avoir des clients qui connaissent des résultats positifs (Kort et al., 2021).

Reconnaissance accrue de la spiritualité

Ce résultat a été surprenant, et ce n’était pas quelque chose que nous, chercheurs, nous attendions à voir dans les résultats. Cependant, compte tenu de ce que nous avons mentionné plus haut dans la section sur les ressources accrues, il est logique que cela apparaisse dans cette étude. Cette étude ne portait pas spécifiquement sur la spiritualité, mais l’inclusion de la spiritualité n’était pas exclue si les participants engageaient la conversation sur ce point. Étant donné que la Bolivie est largement une culture catholique syncrétique, il est logique que ce soit une ressource qu’ils utilisent pour s’aider en temps de traumatisme et de difficulté. Comme l’ont mentionné Edelkott, Engstrom, Hernández-Wolfe et Gangsei (2016), la résilience vicariante peut conduire à des changements dans la perception de soi, dans les relations interpersonnelles et dans les philosophies de vie.

Conscience de soi accrue

Comme noté plus haut, le score d’espoir inspiré par les clients a diminué dans le groupe témoin. Cela peut tenir à l’attente des cliniciens de « réparer » les problèmes des personnes. Cela peut indiquer que ces professionnels tiennent le clinicien pour l’expert, et considèrent qu’ils ne devraient rien recevoir du client, mais plutôt que le client devrait recevoir des choses du clinicien. Cela souligne une composante vitale de l’approche TBOS, à savoir que le client et le clinicien co-construisent une nouvelle réalité par le langage. Il importe de noter que cette même sous-échelle approchait la signification statistique pour les participants TBOS. Cela peut indiquer qu’un déplacement de perspective a pu résulter de l’intervention TBOS à laquelle les participants du groupe expérimental se sont livrés.

Ces résultats sont particulièrement impressionnants en raison du bref délai de cette étude pilote. Les participants du groupe de traitement n’ont disposé que d’un temps limité pour appliquer la TBOS à leur travail réel avec les clients. Il paraît raisonnable de considérer qu’un délai plus long entre le prétest et le post-test (ne serait-ce que de quelques mois), joint à une formation supervisée à la mise en œuvre de la TBOS avec les clients, pourrait conduire à des résultats encore plus robustes sur les mesures de recherche de la résilience vicariante. Ces résultats plus robustes pourraient à leur tour soutenir des développements dans les politiques et procédures réelles de formation des travailleurs des SLIM – ce qui serait très significatif !

De même, comme noté plus haut, la sous-échelle de capacité à rester présent n’a guère changé, ni pour le groupe expérimental, ni pour le groupe témoin. Parmi les raisons possibles pour lesquelles les personnes restaient incapables de rester présentes, il y a le fait qu’elles étaient encore tenues d’aller travailler en pleine COVID (ce qui a pu être une variable confondante que nous ne pouvions pas contrôler, en raison du calendrier de l’étude). Ces professionnels ne recevaient ni masques ni autres protocoles de sécurité liés à la COVID ; ils étaient pourtant tenus de transmettre des équipements de protection aux membres de la communauté. Cela signifie que, s’ils pouvaient travailler au bien-être de leurs clients, ils ne pouvaient guère assurer leur propre bien-être. Ces professionnels n’étaient pas non plus autorisés à rester chez eux quand ils étaient malades (alors même qu’ils auraient pu être infectés par la COVID-19), et ils n’avaient pas d’assurance maladie qui aurait pu atténuer plus efficacement certains de leurs symptômes. Ce groupe de personnes avait bien d’autres préoccupations personnelles qui ont pu confondre les résultats de l’étude. Pour ces raisons, les résultats significatifs sur nombre des autres sous-échelles sont encore plus impressionnants. Malgré ces préoccupations personnelles persistantes, les participants TBOS ont tout de même été capables d’accroître leurs propres ressources, d’être inspirés par leurs clients et d’accroître leur reconnaissance de la spiritualité, tandis que le groupe témoin n’a pas été capable de faire les mêmes gains. Il vaut aussi la peine de noter que, puisque certains travailleurs SLIM du groupe témoin ont bien réalisé des parties de la formation TBOS (certains ont regardé des parties des vidéos, d’autres ont fait des parties des devoirs), sans tout terminer pour être inclus dans le groupe expérimental, il est probable que la séance de groupe TBOS à la fin du protocole a joué un rôle significatif dans les améliorations du groupe orienté vers les solutions. Cela mériterait d’être approfondi par d’autres recherches.

Bien que cette étude soit la première du genre en Amérique du Sud, et bien qu’elle présente des résultats prometteurs, il importe d’en reconnaître les limites. La nature pilote de cette étude signifie que l’échantillon était petit et limité ; ces résultats doivent donc être interprétés avec prudence. Les lecteurs doivent se garder de généraliser ces résultats à tous les travailleurs de première ligne. Des recherches supplémentaires, avec un échantillon plus grand et plus diversifié, accroîtraient la confiance dans ces résultats. De même, comme mentionné précédemment, le calendrier de cette étude, pendant la pandémie de COVID-19, a introduit des variables confondantes qui ont pu peser sur les résultats. Il serait utile de répéter cette étude hors période de COVID, pour déterminer si les résultats sont cohérents avec ceux-ci. Encore une fois, malgré les résultats prometteurs, les résultats de cette étude doivent être interprétés avec prudence, et les lecteurs doivent se garder d’attribuer tout le changement à la seule intervention TBOS, même s’il apparaît que cette intervention a eu un impact pour le groupe de traitement TBOS.

La TBOS semble accroître la résilience vicariante même des cliniciens qui viennent d’y être exposés. La TBOS semble accroître les ressources, la conscience de soi et la conscience du rôle de la spiritualité. Nous espérons que ces résultats contribueront positivement à la littérature croissante sur la résilience vicariante. En outre, puisque cette étude pilote montre un lien préliminaire entre la résilience vicariante et la thérapie brève orientée vers les solutions, on peut s’attendre à ce qu’il soit possible et probable que ce lien puisse être démontré non seulement avec les travailleurs SLIM, mais aussi reproduit dans d’autres contextes cliniques et de service. Des recherches supplémentaires sur le lien entre résilience vicariante et orientation vers les solutions seraient très précieuses.

En conclusion, la thérapie brève orientée vers les solutions, même à faible dose, a servi à accroître la résilience vicariante des travailleurs SLIM en Bolivie. Toutefois, comme le dit Hernández-Wolfe (2016), ce serait une erreur d’affirmer que cette amélioration se produit spontanément ; il importe donc de souligner l’urgence d’améliorer les conditions de travail des agents publics, en tenant compte du fait que ce ne sont pas des travailleurs remplaçables comme dans d’autres types d’emplois administratifs, puisqu’en accumulant l’expérience et l’inspiration tirées des récits de survie des clients, ils développent une appréciation de la diversité et de l’inclusion, en plus de la créativité nécessaire pour jeter des ponts entre les fractures sociales. Autrement dit, les professionnels qui aident sont irremplaçables, puisqu’ils sont leurs propres instruments de travail, qu’ils forgent dans l’expérience et l’inspiration, dans la chaleur et l’intensité des luttes menées pour remplir leurs responsabilités exigeantes. Des procédures telles que la TBOS contribuent à garantir que ce développement soit constant.

Complexe Systémique : à retenir

Une étude pilote à lire comme telle : groupes auto-sélectionnés (ceux qui ont tout terminé forment le groupe TBOS), 41 participants, une intervention minuscule (quatre vidéos de quatre minutes, quatre devoirs, une séance de groupe en visioconférence), pendant la pandémie. Ce qu’elle apporte tient moins aux valeurs de p qu’à son objet : la résilience vicariante, versant positif du traumatisme vicariant, mesurée chez des aidants dont les conditions de travail sont elles-mêmes traumatogènes. La question de groupe est une question miracle collective, projetée à six mois et observée depuis les yeux des clients. À lire avec la revue de littérature d’Eads et Lee sur les résultats de l’approche auprès des survivants de traumatismes, et avec John Henden sur le passage de la survie à l’épanouissement.

Références

Ai, A. L., & Park, C. L. (2005). Possibilities of the positive following violence and trauma: Informing the coming decade of research. Journal of Interpersonal Violence, 20(2), 242-250. https://doi.org/10.1177%2F0886260504267746

Becoña Iglesias, E. (2006). Resiliencia: Definición, características y utilidad del concepto. Revista De Psicopatología Y Psicología Clínica, 11(3), 125–146. https://doi.org/10.5944/rppc.vol.11.num.3.2006.4024

Branson, D.C. (2019). Vicarious trauma, themes in research, and terminology: A review of literature. Traumatology, 25, 2–10. https://www.semanticscholar.org/paper/Vicarious-Trauma%2C-Themes-in-Research%2C-and-A-Review-Branson/e9a4fedb208d1a3754c9a454ac41d6839071b69a

Connie, E. (2021). SFBT live 2021. Solution Focused Universe. https://www.sfbtlive.com/optin1623537702132

Courtnage, A. (2020). Hoping for change: The role of hope in single-session therapy. Journal of Systemic Therapies, 39, 49-63. https://doi.org/10.1521/jsyt.2020.39.1.49

De Jong, P., & Berg, I. K. (2002). Interviewing for solutions. Brooks/Cole

Defensoría del Pueblo. (2014). Ley para garantizar a las mujeres una vida libre de violencia N°348. En 43 preguntas y respuestas. Oruro Artes Gráficas. https://www.defensoria.gob.bo/uploads/files/cartilla-ley-348-en-43-preguntas-y-respuestas.pdf

Defensoría del Pueblo. (2018). Informe defensorial: Estado de cumplimiento de las medidas de atención y protección a mujeres en situación de violencia en el marco de la ley N° 348. Defensoría del Pueblo.

Departamento de Investigación Postgrado e Interacción Social. (2020). Primera convención de los Servicios Legales Integrales Municipales. Sitio Oficial DIPGIS: https://dipgis.umsa.bo/index.php/2020/12/15/primera-convencion-de-los-servicios-legales-integrales-municipales/

Edelkott, N., Engstrom, D., Hernández-Wolfe, P., & Gangsei, D. (2016). Vicarious resilience: Complexities and variations. The American Journal of Orthopsychiatry, 8(6), 713-724. https://doi.org/10.1037/ORT0000180

Engstrom, D., Hernandez-Wolfe, P., & Gangsei, D. (2008). Vicarious resilience: A qualitative investigation into its description. Traumatology, 14, 13-21. https://doi.org/10.1177/1534765608319323

Instituto Nacional de Estadística (2015). Características de la población del censo de población y vivienda 2012. Fondo de Población de las Naciones Unidas. https://bolivia.unfpa.org/sites/default/files/pub-pdf/Caracteristicas_de_Poblacion_2012.pdf

Frey, L., Beesley, D., Abbott, D., & Kendrick, E. (2017). Vicarious resilience in sexual assault and domestic violence advocates. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy, 9, 44–51. https://doi.org/10.1037/tra0000159

Froerer, A. (2021). What makes SF different from other approaches? [video]. Class lecture, May 2021 SFU Content. Solution Focused Universe.

Froerer. A. (2019). Module 2.2. Neuroscience. In A. Froerer, J. Von Cziffra-Bergs, & E. Connie (Eds.), STOP: SFBT with trauma online program. Solution Focused Universe. https://sfbttraumaonlinesummit.com/stop-portal

Froerer, A. (2020). SFU conference 2020 [Conference: Video]. Solution Focused Universe.

Froerer, A., & Connie, E. (2016). Solution-building, the foundation of solution-focused brief therapy: A qualitative Delphi study. Journal of Family Psychotherapy, 27(1), 20-34.

Froerer, A., Von Cziffra-Bergs. J., Kim, J., & Connie, E. E. (2018). Vicarious resilience. In A. Froerer, J. Von Cziffra-Bergs, J. Kim, & E. Connie (Eds.), Solution focused brief therapy with clients managing trauma (pp. 226-235). Oxford University Press.

Gobierno Autónomo Municipal de La Paz. (2013). Guia municipal para la creación y fortalecimiento del SLIM. Unidad de Comunicación Padem. Estigma. http://saludpublica.bvsp.org.bo/cc/bo40.1/documentos/577.pdf

Hernandez-Wolfe, P. (2018). Vicarious resilience: A comprehensive review. Revista de Estudios Sociales, 66. Retrieved July 9, 2021 from, http://journals.openedition.org/revestudsoc/28035

Hernandez-Wolfe, P. (2012). Resiliencia vicaria [Video]. Youtube. https://www.youtube.com/watch?v=OR7rVgtXqv8

Hernandez-Wolfe, P. (2016). Conferencia de Pilar Hernández-Wolfe sobre resiliencia vicaria [Video]. Retrieved July 9, 2021 from YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=gRol-4xVsiA&t=1741s.

Hernandez-Wolfe, P., Gangsei, D., & Engstrom, D. (2007). Vicarious resilience: A new concept in work with those who survive trauma. Family Process, 46, 229-241. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.2007.00206.x

Hernandez-Wolfe, P., Killian, K., Engstrom, D., & Gangsei, D. (2014). Vicarious resilience, vicarious trauma, and awareness of equity in trauma work. Journal of Humanistic Psychology, 55, 153-172. https://doi.org/10.1177/0022167814534322

Killian, K. (2008). Helping till it hurts? A multimethod study of compassion fatigue, burnout, and self-care in clinicians working with trauma survivors. Traumatology, 14, 32–44. http://dx.doi.org/10.1177/1534765608319083

Killian, K., Hernandez-Wolfe, P., Engstrom, D., & Gangsei, D. (2017). Development of the vicarious resilience scale (VRS): A measure of positive effects of working with trauma survivors. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy, 9(1), 23–31. https://doi.org/10.1037/TRA0000199

Kort, B., Froerer, A., & Walker, C. (2021). Creating a common language: How solution focused brief therapy reflects current principles of change and common factors. Journal of Solution Focused Practices, 5(1). https://digitalscholarship.unlv.edu/journalsfp/vol5/iss1/5

Ley N° 348. (2013). Ley Integral para garantizar a las mujeres una vida libre de violencia N°348. Gaceta Oficial de Bolivia. https://oig.cepal.org/sites/default/files/2013_bol_ley348.pdf

Ministerio de Justicia. (2017). Guia para el funcionamiento de los servicios legales municipales. Ministerio de Justicia.

O’Hanlon, B. (2011). Quick steps to resolving trauma. Norton.

Observatorio de Género. (2020). Cuarentena violenta. Cuando el hogar es el espacio más inseguro para las mujeres. Coordinadora la Mujer. http://www.coordinadoradelamujer.org.bo/observatorio/archivos/destacados/Boletinviolencia56f250620_134.pdf

Pair, J. (2018). A qualitative inquiry into the phenomenon of vicarious resilience in law enforcement officers. Walden Dissertations and Doctoral Studies. https://scholarworks.waldenu.edu/dissertations/5244

Puvimanasinghe, T., Denson, L., Augoustinos, M., & Somasundaram, D. (2015). Vicarious resilience and vicarious traumatisation: Experiences of working with refugees and asylum seekers in South Australia. Transcultural Psychiatry, 52, 743-765. https://doi.org/10.1177/1363461515577289

Ratner, H., George, E., & Iveson, C. (2012). Solution focused brief therapy: 100 key points and techniques. Routledge.

Saborío, L., & Hidalgo, L. (2015). Síndrome de burnout. Medicina Legal de Costa Rica, 32(1), 119-124. http://www.scielo.sa.cr/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1409-00152015000100014&lng=en&tlng=es.

Tassie, A. (2015). Vicarious resilience from attachment trauma: Reflections of long-term therapy with marginalized young people. Journal of Social Work Practice, 29, 191-204. https://doi.org/10.1080/02650533.2014.933406

Tedeschi, R., & Calhoun, L. (2004). Posttraumatic growth: conceptual foundations and empirical evidence. Psychol Inquiry, 15(1), 1-18. https://doi.org/10.1207/s15327965pli1501_01

EFE. (2021). Bolivia registra 53 feminicidios y 14 infanticidios en lo que va del año 2021. Swissinfo. https://www.swissinfo.ch/spa/bolivia-feminicidios_bolivia-registra-53-feminicidios-y-14-infanticidios-en-lo-que-va-del-a%C3%B1o-2021/46761404

Traduction française non officielle de Solution Focused Brief Therapy and Vicarious Resilience in Bolivian Protective Family Services Workers, par Marcos Pérez Lamadrid et Adam Froerer, publié dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1 (2022), doi : 10.59874/001c.74999, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence. Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.

Traduction française non officielle de « Solution Focused Brief Therapy and Vicarious Resilience in Bolivian Protective Family Services Workers », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2022) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.

Lire l’article original

Comment citer cet article

Pérez Lamadrid, M., & Froerer, A. (2022). Thérapie brève orientée vers les solutions et résilience vicariante chez les travailleurs des services boliviens de protection des familles (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/tbos-et-resilience-vicariante-chez-les-travailleurs-de-la-protection-des-familles-en-bolivie (Œuvre originale publiée en 2022 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1 (2022) ; republiée en 2022 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/74999)

Pour aller plus loin

Panier

Votre panier est vide.