Journal of Solution Focused Practices · Recherche empirique

Un groupe de bien-être orienté vers les solutions pour une cohorte d’étudiants de troisième cycle : une étude pilote

Les étudiants de master et de doctorat sont six fois plus exposés à la dépression et à l’anxiété que la population générale, et ils consultent moins que les autres. James Beauchemin et son équipe de Boise State reprennent leur programme de bien-être orienté vers les solutions, six séances d’une heure en visioconférence, une dimension du bien-être par séance, et le proposent cette fois à une cohorte entière du même master. Neuf étudiants qui se connaissent déjà, comparés à dix-huit venus de programmes divers. Les deux groupes vont mieux au bout de six semaines ; la cohorte progresse davantage sur le bien-être et le bien-être perçu, et les entretiens font ressortir trois thèmes : prendre conscience de ses besoins, le soutien des pairs, le bien-être comme construit à plusieurs dimensions. Le bonheur et la satisfaction de vie, eux, ne bougent pas. Une étude qui pose une question simple, la familiarité aide-t-elle ou gêne-t-elle un groupe bref, et qui répond : elle aide.

Auteurs James D. Beauchemin, Danya K. Krueger, Jennie Newman et Paul Beitelspacher (Boise State University)Première publication Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1, 2022, article 2Traduction Complexe Systémique, traduction non officielle

Traduction non officielle en français. Cet article est la traduction de A Pilot Study of a Cohort-Based Solution-Focused Wellness Group for Graduate Students Using Solution-Focused Coaching, de James D. Beauchemin, Danya K. Krueger, Jennie Newman et Paul Beitelspacher, publié dans le Journal of Solution Focused Practices (2022), doi : 10.59874/001c.74998, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, les quatre tableaux et les quatre annexes étant présentés en fiches, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. « Wellness » est rendu par « bien-être », « graduate students » par « étudiants de troisième cycle » (master et doctorat) et « cohort » par « cohorte », la promotion d’un même programme. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.

Résumé. Les étudiants de troisième cycle connaissent des niveaux de stress élevés, qui compromettent leur bien-être et les prédisposent aux troubles de santé mentale. Ils ont plus de six fois plus de risques de dépression et d’anxiété que la population générale. Malgré la présence de services de conseil sur les campus, ils y ont moins recours et se tournent plus volontiers vers d’autres soutiens institutionnels (directeurs d’études, pairs conseillers). Cette étude pilote a évalué l’efficacité d’une intervention de groupe de six semaines, le bien-être orienté vers les solutions (SFW), auprès d’une cohorte d’un programme de troisième cycle, selon un plan avant-après à méthodes mixtes. Au total, 27 participants ont été inclus. Les résultats ont montré des différences significatives de bien-être, de santé mentale et de bien-être perçu entre le début et la sixième semaine, tant pour le groupe cohorte (n = 9) que pour le groupe général de bien-être (n = 18). L’ANCOVA a révélé des différences significatives entre les groupes pour le bien-être et le bien-être perçu, indiquant que le groupe cohorte a davantage progressé sur les variables propres au bien-être. Trois thèmes principaux ont émergé des données qualitatives : la conscience des besoins de bien-être, le soutien des pairs et le bien-être multidimensionnel. L’ensemble des résultats soutient l’efficacité d’une approche par cohorte pour la mise en place de groupes de bien-être auprès des étudiants de troisième cycle.

Mots-clés : coaching orienté vers les solutions, bien-être, étudiants de troisième cycle, modèle par cohorte

Introduction

Selon l’enquête d’octobre 2020 du Council of Graduate Schools et du Graduate Records Examinations sur les inscriptions et les diplômes de troisième cycle, plus de 1,8 million d’étudiants se sont inscrits à l’automne 2019 dans des programmes de troisième cycle des universités des États-Unis (Okahana et al., 2020). Ces étudiants rencontrent des défis particuliers par rapport aux étudiants de premier cycle, notamment parce qu’« ils sont plus susceptibles qu’autrefois d’entrer en troisième cycle avec de multiples responsabilités familiales et financières » (Hyun et al., 2006, p. 247). Les programmes de troisième cycle peuvent être plus compétitifs et moins structurés (Hyun et al. ; Okahana & Zhou, 2017), exigeant des étudiants qu’ils soient motivés par eux-mêmes et capables de gérer le stress (Hyun et al. ; Mousavi et al., 2018). Outre les charges familiales et financières, les étudiants de troisième cycle vivent une « pression constante à bien performer », parce qu’ils « doivent acquérir un large éventail de connaissances et de compétences, faire avancer des projets de recherche, tenir des délais, devenir des résolveurs de problèmes autonomes et se créer des perspectives de carrière avant de terminer » (Mousavi et al., p. 1939).

Le stress compromet le bien-être global des étudiants de troisième cycle et les prédispose aux troubles de santé mentale (Evans et al., 2018 ; Mousavi et al., 2018). Selon le rapport 2014 de l’université de Berkeley sur le bonheur et le bien-être des étudiants de troisième cycle, 64 % des étudiants en arts et humanités répondent aux critères de la dépression. Entre 43 et 46 % des étudiants en sciences biologiques, sciences physiques, ingénierie et autres disciplines professionnelles obtiennent un score dépressif, contre 37 % en droit, 34 % en sciences sociales et 28 % en gestion (UC Berkeley Graduate Assembly, 2014). Non traités, les symptômes deviennent souvent plus fréquents, plus sévères et plus résistants au traitement avec le temps (Wang et al., 2005). Les étudiants de troisième cycle constituent donc une population particulièrement vulnérable, avec un risque accru de suicidalité, d’automutilation, d’autres maladies graves et de décès (Evans et al., 2018 ; Mousavi et al. ; Smith et al., 2013).

La recherche sur les initiatives et services de santé mentale proposés par les universités s’est intensifiée (Lipson et al., 2016). Beaucoup de campus ont des programmes qui promeuvent le bien-être physique et mental et la gestion du stress, mais la plupart de ces initiatives visent spécifiquement les besoins des étudiants de premier cycle (Mousavi et al., 2018). Les interventions conçues pour promouvoir le bien-être des étudiants de troisième cycle ont pourtant donné des résultats prometteurs (par exemple Gold et al., 2020 ; Mazurek Melnyk et al., 2020). Si les étudiants de premier et de troisième cycle ont un accès égal aux services cliniques directs du campus (gestion de crise, conseil individuel et de groupe), beaucoup d’activités de bien-être et de santé mentale à l’échelle du campus ne reconnaissent ni ne traitent les expériences et les besoins universitaires propres aux étudiants de troisième cycle (Mousavi et al.). Les tentatives de répondre à ces besoins en proposant des programmes au sein de programmes et de cohortes spécifiques ont fourni des preuves d’efficacité peu concluantes par rapport aux programmes généraux (Beauchemin et al., 2018).

Il existe en outre un écart important entre la demande de services de santé mentale et la capacité des campus à fournir des ressources de bien-être (Watson, 2013). Les étudiants de troisième cycle qui cherchent de l’aide rencontrent donc probablement des obstacles : disponibilité limitée des rendez-vous, longues listes d’attente, renvoi vers des services hors campus (Gallagher, 2014). Malgré la présence de services de conseil sur le campus, ils restent plus susceptibles d’utiliser d’autres soutiens institutionnels, comme les directeurs d’études ou les pairs conseillers (Hyun et al., 2006). De plus, à mesure que les programmes de troisième cycle deviennent plus inclusifs et représentatifs des populations minoritaires et vulnérables, il y a un besoin immédiat de développer et de mettre en œuvre des « programmes d’intervention et de prévention adaptés et culturellement sensibles » (Lipson et al., 2016, p. 24).

Le bien-être

Les comportements de vie, associés à un stress chronique non géré, peuvent nuire à la santé et au bien-être des individus, conduire à des troubles de santé mentale et, à terme, à une mort prématurée (Smith et al., 2013). La société occidentale a de ce fait adopté un changement progressif de paradigme vers une compréhension holistique de la santé et de ses facteurs médiateurs. L’Organisation mondiale de la santé le soutient, qui définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité » (OMS, 2005, p. 1). La conceptualisation de la santé et du bien-être comme multidimensionnels a suscité un intérêt empirique et accru la recherche sur le bien-être (Beauchemin et al., 2018).

Les chercheurs ont souligné que définir le bien-être comme un construit mesurable est complexe (Roscoe, 2009). Le bien-être peut être vu à la fois comme un résultat et comme un processus (Myers & Sweeney, 2005), et, combiné à sa nature subjective, un consensus autour d’une définition intégrée devient difficile à établir (Roscoe). L’inconstance de la conceptualisation du construit a conduit à de nombreux modèles de bien-être, développés et modifiés au cours des dernières décennies (par exemple Hettler, 1980 ; Myers & Sweeney, 2004). Ce qui reste constant dans ces modèles fondés sur les preuves, c’est la compréhension du bien-être comme un construit multidimensionnel, intégrant des domaines tels que le bien-être physique, social, émotionnel, spirituel et intellectuel (Beauchemin et al., 2020). Sur cette base, des interventions qui intègrent des stratégies pour améliorer le bien-être personnel dans plusieurs domaines peuvent être une approche efficace pour améliorer la santé holistique et le bien-être des étudiants (Beauchemin et al.), en présentiel comme en ligne (Beauchemin et al., 2018).

Le coaching orienté vers les solutions

Bien que la plupart des interventions de bien-être fondées sur les preuves utilisent une approche psychoéducative, les résultats ont montré que les méthodes de conseil clinique et de coaching peuvent être efficaces pour faciliter un changement de mode de vie fondé sur le bien-être (Beauchemin et al., 2018). Le coaching orienté vers les solutions (SFC) est une adaptation de la thérapie brève orientée vers les solutions (TBOS), approche thérapeutique fondée sur les forces, définie par son accent sur la construction de solutions plutôt que sur la résolution de problèmes, et par le postulat que les clients ont les ressources et la capacité de changer (Gingerich & Eisengart, 2000). Le SFC vise à aider les personnes à identifier les résultats préférés et des objectifs précis, à se désengager de la pensée centrée sur le problème, et à développer et utiliser leurs ressources et leurs forces (Grant, 2013). Une approche orientée vers les solutions permet une conceptualisation individuelle du bien-être, en rapport avec les valeurs personnelles, la culture, l’expérience vécue et la perception du bien-être. Le SFC peut être utilisé avec des individus et des groupes (Green et al., 2006 ; Sharry, 2007), et a démontré son efficacité en face à face comme en ligne (Novella et al., 2020). Il a été appliqué avec succès à la santé et au bien-être des adolescents (McPherson et al., 2019), des étudiants (Pakrosnis & Cepukiene, 2015) et des adultes (Grant et al., 2009 ; Tkacova et al., 2020).

L’intervention en ligne

L’acceptation de la télésanté comme modalité efficace de prestation de services a permis aux chercheurs et cliniciens des domaines de la santé de développer et de délivrer des interventions en ligne d’autosoins et de changement de comportement à toute une gamme d’usagers (Murray, 2012 ; Grim et al., 2011). Les interventions en ligne offrent aux clients et aux participants de recherche un niveau de commodité, d’accessibilité et de confidentialité que les interactions en face à face ne peuvent fournir (Murray). Tirant parti de ces avantages, les interventions en ligne ont été utilisées dans trois grands domaines cliniques : l’autogestion des maladies chroniques (diabète, maladies cardiaques), la promotion de la santé (santé sexuelle, alimentation, exercice) et la santé mentale (dépression, anxiété) (Murray).

La recherche montre que les interventions en ligne offrent à la fois une utilité et des effets positifs sur les résultats d’intérêt (Murray, 2012). Des études montrent par exemple qu’elles peuvent augmenter les taux d’activité physique des participants, surtout lorsqu’elles intègrent des composantes interactives fondées sur la théorie (Steele et al., 2007 ; Ferney & Marshall, 2006). Concernant spécifiquement les étudiants, Grim et al. (2011) ont souligné que les interventions en ligne peuvent être un moyen prometteur de faciliter le changement de comportement.

Hypothèses

Étant donné l’expérience commune d’un bien-être compromis chez les étudiants de troisième cycle et l’absence de preuves concluantes sur les interventions propres à une cohorte, il faut des interventions préventives, fondées sur les preuves et accessibles, conçues pour établir des changements de mode de vie orientés vers les solutions et atteignables, et pour améliorer le bien-être de cette population. Le but de cette étude pilote était d’évaluer l’efficacité d’une intervention en ligne de bien-être orienté vers les solutions (SFW) auprès d’une cohorte de troisième cycle, par une approche à méthodes mixtes intégrant des mesures quantitatives et des entretiens qualitatifs semi-structurés. Les hypothèses étaient :

  1. Une intervention SFW en ligne de six semaines améliorera les perceptions du bien-être et des construits associés chez les étudiants de troisième cycle membres d’une cohorte universitaire donnée.
  2. Le groupe d’intervention SFW de la cohorte différera significativement d’un groupe d’intervention général (hors cohorte) d’étudiants de troisième cycle sur les variables de résultat.

Méthodes

Plan de l’étude

Cette étude pilote a utilisé un plan avant-après à méthodes mixtes pour évaluer l’efficacité d’une intervention SFW en ligne auprès d’étudiants d’une cohorte donnée d’un programme de troisième cycle. Des mesures ont été incluses pour évaluer le bonheur, la satisfaction de vie et le bien-être des participants, construits qui devraient théoriquement être fortement corrélés au bien-être personnel. La recherche indique que la satisfaction de vie et le bonheur subjectif sont utilisés de manière interchangeable et représentent des composantes du bien-être subjectif (Lyubomirsky & Lepper, 1999). Le choix de ce plan à méthodes mixtes visait à relier les données quantitatives et qualitatives de façon significative, pour enrichir les résultats et améliorer les modèles d’intervention futurs (durée, longueur, expérience étudiante) (Teddlie & Tashakkori, 2010). Outre l’analyse principale, les résultats du groupe cohorte ont été comparés à ceux de groupes d’intervention généraux (hors cohorte) d’étudiants de troisième cycle, pour évaluer les différences de changement lié au bien-être et intégrer l’expérience vécue rapportée par les participants de la cohorte. Pour compléter les analyses quantitatives, des entretiens qualitatifs ont permis de comprendre l’expérience vécue des participants et de fournir une compréhension plus complète de l’efficacité et des résultats de l’intervention. Les participants devaient décrire leur expérience dans le groupe, identifier les changements qui en ont résulté, décrire leurs pratiques actuelles de bien-être, préciser ce qui a été le plus et le moins bénéfique, et commenter la longueur et la durée du groupe (annexe D).

Participants

Après approbation du comité d’éthique (IRB), trente-six participants ont été recrutés. Un entretien de sélection préalable a été mené par un professionnel de santé mentale agréé pour clarifier les attentes, évaluer la pertinence de l’inclusion et le besoin éventuel d’un autre niveau de soins. Après attrition, un échantillon de vingt-sept participants (N = 27) a été analysé (groupe cohorte n = 9 ; groupe général n = 18). La majorité étaient des femmes (78 %) et célibataires (85 %), tous étaient des étudiants nationaux (100 %). En outre, 71 % s’identifiaient comme blancs, 11 % asiatiques ou insulaires du Pacifique, 11 % latinos et 7 % autres, et la plupart résidaient dans l’État (74 %) (tableau 1). Le groupe cohorte comprenait neuf personnes du même programme de master. Les dix-huit participants du groupe général étaient répartis en deux groupes représentant divers programmes de master et de doctorat de l’université. Aucun groupe témoin n’a été utilisé dans cette étude pilote. Les vingt-sept participants ont donc tous reçu l’intervention, le changement potentiel étant évalué avec les mesures décrites dans la section Matériel.

Une analyse du khi-deux avant l’intervention a vérifié l’absence de différences démographiques significatives au départ. Aucune relation significative n’a été trouvée entre l’appartenance au groupe et les variables démographiques. Un test t pour échantillons indépendants sur toutes les mesures de départ a montré l’absence de différences significatives entre les groupes pour la satisfaction de vie (p = 0,45), le bien-être (p = 0,34), le bien-être perçu (p = 0,30), le bonheur (p = 0,32) et la santé mentale (p = 0,81). Une analyse d’attrition a cherché des différences entre les participants qui ont terminé les six semaines (n = 27) et ceux qui ont abandonné (n = 9). Aucune différence n’a été trouvée pour le bien-être, le bien-être perçu, le bonheur ou la santé mentale. Une différence significative a été détectée pour la satisfaction de vie, t = 2,87, p < 0,05, indiquant que ceux qui ont abandonné avaient tendance à obtenir un score plus bas à l’évaluation initiale de satisfaction de vie.

Intervention

Les participants se sont réunis chaque semaine pendant 60 minutes, six semaines consécutives, sur une plateforme de réunion en ligne. Le lien d’accès était fourni avant chaque séance. L’intervention SFW se composait de séances guidées par les composantes du bien-être, un domaine différent (social, spirituel, physique, émotionnel, intellectuel) servant de thème à chaque séance. Autrement dit, le SFC était l’approche théorique par laquelle l’intervention SFW était délivrée, tandis que les améliorations du bien-être multidimensionnel étaient les résultats mesurés. L’intervention SFW peut se délivrer en individuel ou en groupe. Pour cette étude pilote, le cadre de groupe a été utilisé. Les animateurs étaient des cliniciens titulaires d’un master, qui avaient suivi une formation formelle animée par un clinicien agréé expert à la fois en bien-être holistique et en coaching orienté vers les solutions. Ils disposaient de plans de séance (annexe A), de listes de contrôle de fidélité (annexe B) et de fiches de travail (annexe C), et recevaient supervision et retours après chaque séance. Chaque séance suivait un format standardisé : accueil, retour sur la semaine, temps de discussion et remplissage de fiches de fixation d’objectifs fondées sur les forces. Ce format servait de guide, avec une flexibilité et des sujets de discussion fondés sur les contributions et les meilleurs espoirs des participants.

Des techniques spécifiques de la TBOS (question miracle, identification des forces, échelles, recherche d’exceptions, questions orientées vers l’avenir, fixation d’objectifs) ont été appliquées de manière constante par les animateurs tout au long des séances. Des listes de contrôle de fidélité en échelle de Likert étaient remplies par les animateurs à la fin de chaque séance, et le clinicien superviseur a revu deux séances enregistrées. Les listes comprenaient sept items propres au coaching orienté vers les solutions et trois items liés au bien-être. Le score moyen de fidélité autodéclaré était de 6,8 pour les animateurs, et légèrement plus bas, 6,7, pour les deux séances enregistrées évaluées par le clinicien agréé.

Matériel

Plusieurs mesures quantitatives valides et fiables ont servi à évaluer les changements liés au bien-être entre le début et la fin de l’intervention. L’échelle de satisfaction de vie (SWLS), l’indice de bien-être en cinq items de l’OMS (WHO-5), l’échelle de bonheur subjectif (SHS), le questionnaire de bien-être perçu (PWS) et le questionnaire de santé du patient en quatre items (PHQ-4) ont été choisis pour leur évaluation globale du bien-être des participants et les relations entre construits (Babayigit & Okray, 2018 ; Nemati & Maralani, 2016). La cohérence interne (alpha de Cronbach) calculée pour l’échantillon cohorte sur toutes les mesures allait de 0,70 à 0,93, indiquant une forte cohérence interne. De même, le groupe général présentait une forte cohérence interne pour chaque mesure (α = 0,73 à 0,92).

Échelle de satisfaction de vie (SWLS). Mesure en 5 items conçue pour évaluer la perception individuelle de la satisfaction de vie, avec une échelle de réponse de type Likert en 7 points, soit des scores possibles de 5 à 35. Elle a une bonne fidélité test-retest et une forte cohérence interne (Diener et al., 1985 ; Useche & Serge, 2016), et ses scores corrèlent avec les mesures de santé mentale (Pavot & Diener, 2008).

Indice de bien-être en cinq items de l’OMS (WHO-5). Mesure autorapportée du bien-être mental en 5 items, avec une échelle de Likert en 6 points sur la fréquence des ressentis des deux dernières semaines, de « jamais » à « tout le temps ». Le WHO-5 n’utilise que des énoncés formulés positivement, pour éviter un langage pathologisant, et a démontré une validité de construit adéquate comme échelle unidimensionnelle du bien-être (Topp et al., 2015).

Échelle de bonheur subjectif (SHS). Échelle autorapportée en 4 items du bonheur subjectif global. Les deux premiers items demandent aux répondants de se caractériser par une note absolue et une note relative à leurs pairs. Les deux suivants décrivent des personnes heureuses et malheureuses et demandent dans quelle mesure chaque description leur correspond. La SHS a démontré une forte cohérence interne et une validité convergente (Lyubomirsky & Lepper, 1999 ; Quezada et al., 2016).

Questionnaire de bien-être perçu (PWS). Le PWS (Adams et al., 1997) est une mesure multidimensionnelle, d’orientation salutogénique, du bien-être perçu dans les dimensions physique, spirituelle, psychologique, sociale, émotionnelle et intellectuelle. Chaque dimension est représentée par une échelle de Likert en 6 points, de 1 (tout à fait en désaccord) à 6 (tout à fait d’accord), les scores élevés indiquant un plus grand bien-être. Le PWS possède d’excellentes estimations de validité factorielle et de construit, ainsi que de cohérence interne (α = 0,91 ; Adams et al., 1998).

Questionnaire de santé du patient en quatre items (PHQ-4). Inventaire en 4 items notés sur une échelle de type Likert en 4 points. Les items sont tirés des deux premiers items de l’échelle du trouble anxieux généralisé (GAD-7) et du PHQ-8, deux mesures valides et fiables de santé mentale. Son but est de permettre une mesure brève propre à la dépression et à l’anxiété, troubles mentaux les plus fréquents en population générale. Son utilité est soutenue par une fidélité interne, une validité de construit et une validité factorielle adéquates (Kroenke et al., 2009).

Résultats

Quantitatifs

Les neuf participants de la cohorte (n = 9) ont été inclus dans l’analyse quantitative principale, et les vingt-sept (n = 27) dans l’analyse comparative. Des tests t pour échantillons appariés, avec un alpha fixé à 0,05, ont testé l’hypothèse nulle et comparé les différences de moyennes estimées entre toutes les variables de résultat au fil du temps. Les résultats montrent une différence significative entre le début (M = 18,77, ET = 3,77) et la sixième semaine (M = 22,67, ET = 4,00), t = 5,75, p < 0,01, pour le bien-être ; pour la santé mentale (avant M = 8,00, ET = 2,55 ; après M = 6,56, ET = 1,94), t = 2,39, p < 0,05 ; et pour le bien-être perçu (avant M = 166,22, ET = 24,54 ; après M = 174,22, ET = 23,43), t = 3,05, p < 0,05 (tableau 2). De même, des différences significatives ont été trouvées pour le groupe général (n = 18) au fil du temps pour le bien-être (avant M = 17,06, ET = 4,52 ; après M = 18,83, ET = 3,99), t = 2,45, p < 0,05, la santé mentale (avant M = 8,27, ET = 3,01 ; après M = 6,83, ET = 2,35), t = 3,42, p < 0,05, et le bien-être perçu (avant M = 155,28, ET = 25,43 ; après M = 159,28, ET = 25,37), t = 3,53, p < 0,01 (tableau 3).

Pour évaluer les différences d’efficacité entre le groupe cohorte et le groupe général sur les variables de résultat, une analyse de covariance (ANCOVA) inter-groupes a été utilisée. Les scores de la passation initiale des mesures ont servi de covariables pour contrôler les différences préexistantes entre groupes. L’ANCOVA a révélé des différences significatives entre groupes pour le bien-être (WHO-5), F(1, 24) = 2,04, p < 0,01. D’après les repères de taille d’effet pour l’êta carré partiel (0,01 = petit, 0,06 = modéré, 0,14 = grand ; Bakeman, 2005 ; Cohen, 1988), une grande taille d’effet (η²p = 0,521) a été détectée. De même, une différence significative a été identifiée pour le bien-être perçu (PWS), F(1, 24) = 2,84, p < 0,01, avec une grande taille d’effet (η²p = 0,105). L’ensemble des résultats soutient l’efficacité d’une approche par cohorte, comparée à un groupe général d’étudiants de troisième cycle, pour améliorer les résultats liés au bien-être (tableau 4).

Qualitatifs

Pour compléter les données quantitatives et éclairer les changements vécus dans le groupe cohorte, des entretiens semi-structurés de suivi ont été menés. Bien que l’échantillon soit relativement petit (n = 7), les participants aux entretiens représentaient 78 % du groupe cohorte. Les entretiens ont été menés par l’investigateur principal dans la semaine suivant la fin de l’intervention, par appel vidéo. Une analyse thématique appliquée (ATA) (Braun & Clarke, 2006 ; Guest et al., 2012) a permis d’identifier les thèmes pertinents avec rigueur analytique. Après transcription, les chercheurs ont relu chaque entretien à plusieurs reprises pour se familiariser avec le texte, puis l’ont segmenté selon une interprétation initiale du sens. Un livre de codes a été élaboré, avec les étiquettes, de courtes descriptions et les définitions des codes, pour faciliter le codage (Guest et al.). La procédure de codage a produit trois thèmes consensuels : la conscience des besoins de bien-être, le soutien des pairs et le bien-être multidimensionnel.

Les participants ont indiqué que l’un des bénéfices de la participation au groupe était une conscience accrue des besoins liés au bien-être. Cette conceptualisation individualisée soutient la subjectivité et la fluidité du bien-être, et rejoint le modèle SFW, qui met l’accent sur une interprétation personnalisée de ce que veut dire « aller bien ». En augmentant sa conscience et sa compréhension du bien-être comme construit, chacun peut répondre à des besoins propres à un domaine en opérationnalisant les comportements de bien-être correspondants. Parmi les sept participants aux entretiens, ce thème est apparu onze fois, et la fidélité inter-juges était de 90 %. Exemples de propos : « J’ai vraiment appris beaucoup, pour moi, sur la façon dont je vois mon propre bien-être et comment je le définis, et que c’est une chose qui évolue, reconnaître où j’étais, où je suis, où je veux aller » ; et « Je dirais que le bien-être, c’est être en phase avec soi-même et être conscient, à tout moment, de ce dont on a besoin personnellement ».

Le soutien des pairs est apparu comme un autre thème principal, lui aussi onze fois dans les transcriptions, codé avec 90 % de fidélité. Les participants ont rapporté que l’un des facteurs qui rendaient le groupe bénéfique et parlant était le partage d’expériences et l’écoute de celles des autres. Cela rejoint la littérature qui relie soutien social, santé mentale et bien-être (par exemple Hefner & Eisenberg, 2009) et les résultats sur les interventions de santé en groupe en ligne, la connexion et le soutien social (Banbury et al., 2018). Deux exemples : « J’avais le sentiment de participer activement, d’apprendre et d’écouter mes pairs, et c’est bon de savoir qu’on ne galère pas tous seuls » ; et « J’ai l’impression d’avoir appris un petit quelque chose de chacun dans le groupe ».

Le dernier thème concerne la compréhension du bien-être comme construit multidimensionnel. Ce résultat reflète les nombreux modèles de bien-être fondés sur les preuves qui intègrent divers domaines, social, physique, émotionnel, intellectuel et spirituel (Roscoe, 2009), dont le modèle SFW qui a guidé l’intervention. L’accent intentionnel sur la nature personnalisée du bien-être a permis aux participants de se concentrer sur les domaines qui leur semblaient les plus pertinents. Parmi les sept participants, ce thème a été codé avec 80 % d’accord. Exemples : « On a appris les différents quadrants et comment ils sont tous interconnectés » ; et « Je dirais que c’est sentir que tes besoins sont satisfaits dans tous les domaines de ta vie, socialement, intellectuellement ».

Tableau 1. Caractéristiques de l’échantillon (N = 27), effectif (pourcentage)

Genre : hommes 5 (19) ; femmes 21 (78) ; autre 1 (3). Origine : asiatique 3 (11) ; blanche 19 (71) ; latino 3 (11) ; autre 2 (7). Situation matrimoniale : célibataire 23 (85) ; marié 4 (15). Statut : étudiant national 27 (100). Résidence : dans l’État 20 (74) ; hors de l’État 7 (26).

Tableau 2. Tests t, groupe cohorte (moyenne avant ; moyenne après ; t ; p)

Bien-être (WHO-5) : 18,77 ; 22,67 ; 5,75 ; 0,000. Santé mentale (PHQ) : 8,00 ; 6,56 ; 2,39 ; 0,044. Bien-être perçu (PWS) : 166,22 ; 174,22 ; 3,05 ; 0,016. Satisfaction de vie (SWLS) : 26,00 ; 26,89 ; 1,10 ; 0,303. Bonheur (SHS) : 22,56 ; 22,89 ; 0,385 ; 0,710.

Tableau 3. Tests t, groupe général (moyenne avant ; moyenne après ; t ; p)

Bien-être (WHO-5) : 17,66 ; 18,83 ; 2,45 ; 0,025. Santé mentale (PHQ) : 8,27 ; 6,83 ; 3,42 ; 0,003. Bien-être perçu (PWS) : 158,93 ; 162,30 ; 2,13 ; 0,016. Satisfaction de vie (SWLS) : 24,76 ; 24,23 ; 0,759 ; 0,459. Bonheur (SHS) : 20,83 ; 21,11 ; 0,513 ; 0,614.

Complexe Systémique : pour le groupe général, les valeurs du tableau 3 (bien-être avant 17,66 ; bien-être perçu 158,93 puis 162,30, t = 2,13) diffèrent de celles données dans le texte (17,06 ; 155,28 puis 159,28, t = 3,53). Les tableaux nomment « PHQ9 » la mesure de santé mentale que la section Matériel décrit comme le PHQ-4. Nous reproduisons les deux versions telles qu’imprimées.

Tableau 4. Analyse de covariance (ANCOVA) (ddl ; F ; p ; êta carré partiel)

Bien-être (WHO-5) : (1, 24) ; 2,04 ; 0,000 ; 0,521. Santé mentale (PHQ) : (1, 24) ; 0,035 ; 0,853 ; 0,001. Bien-être perçu (PWS) : (1, 24) ; 2,84 ; 0,001 ; 0,105. Satisfaction de vie (SWLS) : (1, 23) ; 0,115 ; 0,738 ; 0,005. Bonheur (SHS) : (1, 24) ; 0,835 ; 0,370 ; 0,034.

Complexe Systémique : les valeurs de F rapportées (2,04 et 2,84 pour 1 et 24 degrés de liberté) ne correspondent pas aux seuils de signification annoncés (p = 0,000 et 0,001) ni aux tailles d’effet indiquées ; le lecteur retiendra la direction des résultats plutôt que leurs chiffres exacts.

Discussion

Si les groupes de soutien pour étudiants de troisième cycle sont courants sur les campus (par exemple Gold et al., 2020), la recherche sur l’efficacité des soutiens propres à une cohorte universitaire est rare. L’intervention SFW a démontré son efficacité pour améliorer le bien-être et diminuer le stress dans des groupes de premier et de troisième cycle mêlant des étudiants de programmes différents (Beauchemin, 2018 ; Beauchemin et al., 2020). Mais étant donné la fréquence, dans l’enseignement supérieur, des programmes qui fonctionnent par cohorte, cette étude a cherché à évaluer les bénéfices d’une intervention en ligne centrée sur le bien-être au sein d’une cohorte donnée.

Des améliorations significatives ont été détectées, pour le groupe général comme pour la cohorte, en bien-être, santé mentale et bien-être perçu. Mais des différences significatives ont aussi été trouvées entre les deux groupes pour le bien-être (WHO-5) et le bien-être perçu (PWS), les deux variables d’intérêt principales. Ce résultat, associé aux données qualitatives, soutient l’utilité du groupe pour accroître la conscience des besoins de bien-être multidimensionnel, souligne le bénéfice du soutien des pairs, et fournit une première preuve de l’efficacité d’une approche par cohorte. L’absence de direction dans le changement attendu à l’hypothèse 2 était intentionnelle, car on pouvait argumenter aussi bien des gains que des pertes par rapport au groupe général. Une question saillante derrière cette hypothèse était : « la familiarité au sein du groupe favorise-t-elle ou freine-t-elle l’ouverture et le partage ? », ce qui, en théorie, peut jouer un rôle important dans les résultats individuels. C’est peut-être d’autant plus important que l’intervention est brève : il n’y a pas le temps des processus et dynamiques de développement de groupe qui caractérisent les groupes thérapeutiques traditionnels. Au vu des résultats positifs de la cohorte et du thème qualitatif « soutien des pairs », il est manifeste que, pour la plupart des participants, la familiarité préexistante a été positive. Pour mieux comprendre l’impact des relations antérieures entre participants, les études futures devraient inclure des cohortes de disciplines et de dynamiques variées.

L’absence de changement significatif du bonheur ou de la satisfaction de vie, dans les deux groupes, peut tenir aux propriétés de type trait de ces construits (par exemple Lucas & Donnellan, 2007 ; Stones et al., 1995). Le modèle SFW a été conçu comme une intervention de groupe brève, centrée sur le bien-être, qui met l’accent sur un changement de mode de vie positif à court terme dans les domaines émotionnel, social, etc., avec pour but principal de développer des « tampons » contre les facteurs de stress typiques des étudiants de troisième cycle. Il se peut que les construits centrés sur le bien-être soient plus sensibles au changement lié aux facteurs de mode de vie, tandis que le bonheur et la satisfaction de vie sont des construits plus proches du trait, moins flexibles. Cela serait cohérent avec les résultats qualitatifs, conscience des besoins de bien-être et soutien des pairs, qui mettent en avant les états de bien-être actuels et les soutiens immédiats et accessibles. Les études futures pourraient inclure un examen longitudinal de ces construits, pour savoir si les changements liés au bien-être adoptés pendant l’intervention influencent les caractéristiques de trait avec le temps (suivi à 6 mois, par exemple).

Outre les résultats principaux, la mise en œuvre d’un groupe SFW présente plusieurs bénéfices potentiels. L’intervention adopte une approche préventive de l’amélioration du bien-être, centrée sur le développement de tendances saines dans plusieurs domaines. La nature subjective et personnelle du bien-être, associée à une approche qui intègre une perspective socioconstructiviste, encourage chacun à construire son bien-être en accord avec ses valeurs et sa culture. La diversité des traditions et des croyances culturelles peut par exemple façonner la manière dont on conçoit le bien-être spirituel.

Étant donné les obstacles à la recherche d’aide chez les étudiants, cet accent peut déstigmatiser et rendre les systèmes de soutien plus accessibles. Comme le modèle SFW utilise une approche de « coaching » dans laquelle les animateurs suivent un plan et adhèrent à des consignes et techniques d’intervention précises, l’intervention pourrait être adoptée plus facilement. Autrement dit, comme il ne s’agit pas d’une thérapie de groupe clinique, il est envisageable que le groupe SFW soit animé par des non-cliniciens. Néanmoins, en raison de la nature des difficultés rencontrées par les étudiants (Downes, 2015), une sélection approfondie devrait être conduite par un clinicien de santé mentale agréé, pour s’assurer que les objectifs et les besoins des participants sont cohérents avec le but du groupe. Il est de plus recommandé que tout animateur non clinicien reçoive une formation propre à l’intervention et à l’approche, et travaille sous la supervision d’un clinicien agréé.

Limites

Plusieurs limites doivent être reconnues. La petite taille de l’échantillon du groupe cohorte (n = 9) limite la généralisation des données, et les résultats doivent être interprétés avec prudence. Bien qu’il s’agisse d’une étude pilote et que la taille du groupe soit dans les recommandations pour une intervention de groupe optimale (Ezhumalai et al., 2018), les études futures devraient inclure plusieurs cohortes et un échantillon plus généralisable. La généralisation serait encore renforcée avec des participants de plusieurs institutions, lieux et cohortes de tailles variées. Il existe aussi des limites potentiellement propres à une cohorte, comme un biais de désirabilité sociale accru par la présence de pairs comme coparticipants. Enfin, le plan de l’étude était avant-après à méthodes mixtes. Les études futures devraient inclure des évaluations de suivi longitudinales pour saisir les effets durables des changements vécus par les participants.

Annexe A. Plan de la séance d’intervention

Objectifs de la séance : 1. Établir un environnement sûr et sain pour explorer en groupe pensées et sentiments liés au bien-être. 2. Examiner le bien-être comme construit multidimensionnel, avec un accent sur le domaine du bien-être physique. 3. Identifier et développer les forces actuelles des participants. 4. Encourager les participants à construire et explorer la cohérence entre valeurs, objectifs et modes de vie. 5. Offrir des occasions de discussion et de retours sur les conceptions personnelles du bien-être.

15 minutes : accueil et présentations (objectif 1). Discussion : vue d’ensemble du groupe, normes et règles du groupe. 20 minutes : présenter le bien-être. Que signifie le bien-être pour vous ? Nature multidimensionnelle du bien-être (objectifs 2, 3, 5). Discussion : stratégies actuelles liées au bien-être ; rôle des activités d’autosoins dans la vie ; comment savez-vous que vous allez bien ? pas bien ? comment gérez-vous le mieux le stress ? Les participants identifient des moments où ils étaient particulièrement bien physiquement. 15 minutes : exercice, question miracle sur le bien-être général. Partage. Discuter des « ingrédients » (objectifs 2, 4, 5). 10 minutes : clôture, tour de sortie, réactions à la séance (objectif 1).

Annexe B. Liste de contrôle de fidélité (chaque item noté de 1 à 6)

1. J’ai posé une version de la « question miracle » pendant la séance d’aujourd’hui. 2. J’ai résumé les propos des participants. 3. J’ai complimenté les forces et ressources des participants. 4. J’ai posé des questions sur les exceptions et les différences. 5. J’ai posé des questions d’amplification. 6. J’ai utilisé des questions d’échelle. 7. J’ai posé des questions pour aider les participants à réfléchir à la façon dont les changements affecteront les personnes importantes de leur vie. 8. J’ai offert des occasions de discussion et de partage propres aux domaines du bien-être. 9. J’ai encouragé les participants à explorer les façons dont leurs objectifs peuvent affecter leur bien-être. 10. J’ai demandé quelles sont les forces ou pratiques positives actuelles liées au bien-être.

Annexe C. Exemple de fiche de travail par domaine : bien-être physique

Note actuelle (1-10) ____ ; note souhaitée dans 4 semaines ____ ; note souhaitée dans 8 semaines ____. Questions à considérer : comment saurez-vous que vous êtes à 6 ? à 8 ? Qu’est-ce qui sera différent dans votre vie ? À quoi ressemblerait votre bien-être physique optimal ? Activités que vous faites actuellement ou pourriez faire pour améliorer votre bien-être physique : 1) 2) 3) 4) 5). Objectifs à court terme : 1) 2) 3). Le but des objectifs de bien-être est de prendre soin de soi, non de se fixer des objectifs inatteignables ou trop exigeants. L’accent doit être mis sur l’effort positif et les progrès, afin de développer un sentiment d’efficacité personnelle, la confiance et le bien-être global.

Annexe D. Guide d’entretien semi-structuré

Décrivez votre expérience dans le groupe de bien-être. Quels changements, s’il y en a, avez-vous vécus du fait de votre participation ? Décrivez vos pratiques actuelles de bien-être personnel. Pensez-vous que la longueur et la durée du groupe étaient appropriées ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui aurait pu améliorer votre expérience ? Quels aspects avez-vous trouvés les plus bénéfiques ? les moins bénéfiques ? Y a-t-il autre chose qu’il vous semble important de partager sur votre expérience ?

Complexe Systémique : à retenir

L’intérêt de ce pilote tient moins à ses chiffres, dont plusieurs ne concordent pas entre le texte et les tableaux, qu’à sa question : dans un groupe bref, six heures en tout, vaut-il mieux des inconnus ou des gens qui se connaissent déjà ? Ici, la cohorte gagne, et les entretiens disent pourquoi, « savoir qu’on ne galère pas tous seuls ». On notera aussi le choix des auteurs de laisser chacun définir son bien-être, avec une fiche par domaine et une échelle de 1 à 10, un outil directement réutilisable en supervision ou en formation. Le même modèle, transposé aux femmes vivant avec le VIH par Helen Yates, coautrice de l’équipe, se lit dans l’étude pilote « Bien-être orienté vers les solutions pour le VIH ». Sur le groupe en ligne, voir le programme de paternité comparant présentiel et distanciel ; sur un autre groupe bref d’étudiantes, le conseil de groupe après une rupture amoureuse à Taïwan.

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Contacts

James D. Beauchemin : jamesbeauchemin@boisestate.edu · Danya Krueger : danyakrueger@boisestate.edu · Jennifer Newman : jennifernewman1@boisestate.edu · Paul Beitelspacher : paulbeitelspache@boisestate.edu

Traduction non officielle en français de A Pilot Study of a Cohort-Based Solution-Focused Wellness Group for Graduate Students Using Solution-Focused Coaching, de James D. Beauchemin, Danya K. Krueger, Jennie Newman et Paul Beitelspacher, publié dans le Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1 (2022), article 2, doi : 10.59874/001c.74998, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence, les tableaux et annexes étant présentés en fiches. Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.

Traduction française non officielle de « A Pilot Study of a Cohort-Based Solution-Focused Wellness Group for Graduate Students Using Solution-Focused Coaching », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2022) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.

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Comment citer cet article

Beauchemin, J. D., Krueger, D. K., Newman, J., & Beitelspacher, P. (2022). Un groupe de bien-être orienté vers les solutions pour une cohorte d’étudiants de troisième cycle : une étude pilote (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/un-groupe-de-bien-etre-oriente-vers-les-solutions-pour-une-cohorte-d-etudiants-de-troisieme-cycle-etude-pilote (Œuvre originale publiée en 2022 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 6, n° 1 (2022), article 2 ; republiée en 2022 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/74998)

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