Traduction assistée par IA

Cette version a été traduite de l'anglais par Complexe Systémique avec l'aide de l'intelligence artificielle. En cas de doute, la version originale fait foi.

Child and Adolescent Social Work Journal · Protection de l’enfance

Vulnérabilités héritées et remèdes innés : repenser les « cycles de maltraitance infantile » à la lumière de la littérature plus large sur les aspects intergénérationnels du trauma et de la guérison

Pourquoi l’histoire de la protection de l’enfance se répète-t-elle si souvent d’une génération à l’autre dans les mêmes familles ? Plutôt que de s’en tenir aux théories de l’attachement et de l’apprentissage social, une équipe australienne de travail social relit ce « cycle » à la lumière de soixante ans de recherche sur le trauma intergénérationnel : descendance de personnes survivantes de génocides et de guerres, familles exilées, peuples colonisés, études animales et épigénétique. Il en ressort deux notions : des vulnérabilités héritées, qui s’activent sous le stress, et des remèdes innés, que les communautés savent mobiliser.

Auteurs Crysta Bowe, Cate Thomas et Patricia Mackey (School of Social Work and Arts, université Charles Sturt, Canberra, Australie)Première publication Child and Adolescent Social Work Journal, 29 mai 2025Traduction Complexe Systémique, traduction non officielle

Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Vulnérabilités héritées et remèdes innés : repenser les « cycles de maltraitance infantile » à la lumière de la littérature plus large sur les aspects intergénérationnels du trauma et de la guérison, par Crysta Bowe, Cate Thomas et Patricia Mackey, publié dans Child and Adolescent Social Work Journal (Springer) (2026), doi : 10.1007/s10560-025-01027-9, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les déclarations de fin d’article sont regroupées dans les notes. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.

Lorsque la source du préjudice est aussi la source du soin, l’enfant fait face à un dilemme insoluble.

Crysta Bowe, Cate Thomas et Patricia Mackey

Résumé

La répétition de la maltraitance et de la négligence envers les enfants au fil des générations a été largement observée et étudiée ; le problème reste pourtant mal compris et conceptualisé de façon étroite. Cette discussion, centrée de manière souple sur le contexte australien de la protection de l’enfance, examine la recherche plus large sur le trauma et la résilience intergénérationnels dans d’autres cohortes de personnes survivantes, puis envisage les implications possibles de ces connaissances pour les politiques et les pratiques de protection de l’enfance. Elle montre que les expériences de préjudice et d’adversité vécues par les ancêtres peuvent produire chez les descendants des vulnérabilités non déterministes à une symptomatologie liée au trauma, souvent activée dans les périodes de stress ou de menace perçue, notamment la parentalité et les interventions de protection de l’enfance prévues par la loi. L’indivisibilité du trauma et du rétablissement intergénérationnels ressort aussi de la littérature, qui signale des stratégies de résilience et de rétablissement susceptibles d’être utilisées et développées pour soutenir les familles lorsque des enfants ont subi des préjudices sur plusieurs générations. Dans l’ensemble, les connaissances plus larges sur le trauma intergénérationnel peuvent façonner des approches plus globales, plus empathiques, plus préventives et davantage centrées sur les forces dans les contextes contemporains de protection de l’enfance.

Mots-clés : trauma intergénérationnel, maltraitance et négligence envers les enfants, maltraitance infantile, cycle de la maltraitance, protection sociale de l’enfance, protection de l’enfance

La prévalence de la maltraitance et de la négligence envers les enfants augmente progressivement en Australie (Australian Institute of Health & Welfare, 2022 ; Curtis et al., 2016) : 62 % des personnes interrogées en Australie déclarent une forme de maltraitance dans l’enfance (Mathews et al., 2023), et, entre 2016-2017 et 2020-2021, les signalements de maltraitance et de négligence ont augmenté de 40 %, les situations de préjudice avérées de 7,2 % et les entrées en placement hors du foyer de 7,3 % (Australian Institute of Health & Welfare, 2022). Une lecture intergénérationnelle aide à expliquer ces hausses. La littérature existante montre que, si la continuité intergénérationnelle de la maltraitance est loin d’être inévitable (Augustyn et al., 2019 ; Bartlett, 2012 ; Mitkovic Voncina et al., 2017), des antécédents de maltraitance dans l’enfance constituent un facteur de risque d’intervention de la protection de l’enfance lorsque l’on devient soi-même parent (Assink et al., 2018 ; Barker et al., 2019 ; Krutzinna, 2021 ; Madigan et al., 2019 ; Putnam-Hornstein et al., 2015). Une étude rapporte que 6,7 % des enfants de parents ayant subi des violences physiques et/ou sexuelles dans leur enfance ont fait l’objet d’un signalement aux services de protection de l’enfance dans les 13 mois suivant leur naissance, contre 0,4 % des enfants dont les parents n’avaient pas d’antécédents de maltraitance précoce (Dixon et al., 2005) ; une autre constate que des antécédents, signalés ou avérés, de préjudice chez une mère augmentent de 72 % la probabilité que son propre enfant fasse l’objet d’un signalement pour maltraitance (Bartlett et al., 2017). Une revue récente des données de protection de l’enfance d’Australie-Méridionale sur une période de 30 ans a montré que 22,1 % des enfants de parents ayant des antécédents de maltraitance dans l’enfance avaient fait l’objet d’un signalement, d’une enquête et d’une confirmation de maltraitance et/ou de négligence, et que 10,7 % avaient connu un placement hors du foyer, contre respectivement 2,0 % (signalements avérés) et 0,5 % (entrée en placement) pour les enfants de parents n’ayant pas connu de maltraitance dans l’enfance (Armfield et al., 2021).

Le corpus existant, et en rapide expansion, de données sur la transmission du trauma d’une génération à l’autre (un concept disparate mais très pertinent, selon lequel des symptômes de trauma se manifestent chez les descendants de personnes survivantes) est, à de rares exceptions près (Menzies, 2019a ; Walker, 1999), nettement absent de la littérature sur la maltraitance intergénérationnelle (Frazier et al., 2009 ; Leeman, 2018) ; il pourrait donc constituer une ressource largement inexploitée pour relever le défi de la maltraitance et de la négligence intergénérationnelles. Ce phénomène désigne la présence, chez les descendants de personnes survivantes qui n’ont pas elles-mêmes vécu directement l’événement traumatique, de symptômes émotionnels, psychologiques et somatiques associés au trauma (Dass-Brailsford, 2007 ; Lev–Wiesel, 2007 ; van Ijzendoorn et al., 2003). Le trauma intergénérationnel a été repéré et examiné dans plusieurs cohortes depuis plusieurs décennies, à commencer par des études de cas cliniques portant sur des enfants de personnes survivantes de la Shoah dans les années 1960 (Kellerman, 2001 ; Rakoff et al., 1966), et il connaît un regain d’intérêt à l’époque contemporaine grâce aux données scientifiques sur les modifications épigénétiques de l’expression de l’ADN chez les descendants de personnes survivantes (Roberts et al., 2018 ; Yehuda et al., 2014 ; Youssef et al., 2018).

Le regard du travail social, centré sur « la personne dans son environnement » (Green & McDermott, 2010), applique aux individus et aux familles une compréhension contextuelle : il considère les influences individuelles, systémiques et sociales ainsi que leurs interactions, et intègre de multiples sources de savoir dans la pratique (Connolly & Harms, 2013). Ce regard ne peut qu’être enrichi par une compréhension approfondie des contextes et des savoirs historiques et intergénérationnels susceptibles de s’appliquer au travail social auprès de familles concernées, sur plusieurs générations, par la protection de l’enfance.

Cette revue de la littérature dégage des thèmes issus des connaissances plus larges sur les adaptations intergénérationnelles au trauma, explore leur potentiel pour éclairer et améliorer les politiques et les pratiques en protection de l’enfance, et offre l’occasion de reconceptualiser le phénomène des enfants victimes de maltraitance qui deviennent des parents maltraitants, en y intégrant les connaissances plus larges sur le trauma intergénérationnel. Elle commence par discuter brièvement la portée et les limites de la terminologie, avant de résumer la recherche sur la maltraitance intergénérationnelle. L’article présente ensuite une synthèse des thèmes et des résultats de la littérature plus large sur le trauma intergénérationnel : la manière dont les descendants de différentes cohortes de personnes survivantes ont vécu le trauma de leurs ancêtres et y ont répondu, ainsi que la recherche biologique et épigénétique sur le sujet. La discussion qui suit, consacrée aux deux termes proposés dans le titre, « vulnérabilités héritées » et « remèdes innés », met ces thèmes en relief et explore leur pertinence pour le travail en protection de l’enfance. Elle suggère que les expériences intergénérationnelles de préjudice et d’adversité n’entraînent pas automatiquement chez les descendants une symptomatologie défavorable de réponse au trauma ; le trauma des ancêtres peut toutefois créer une sensibilité à ces difficultés. Elle souligne aussi que les personnes survivantes et leurs descendants présentent une prédisposition intrinsèque à la guérison, au rétablissement et à la construction de sens après le trauma, et présente plusieurs initiatives de rétablissement et de résilience mises en œuvre par ces groupes. À travers les perceptions transformées que permettent les connaissances sur le trauma intergénérationnel, des implications apparaissent pour les politiques, la pratique et la recherche en protection de l’enfance.

Terminologie

La terminologie actuelle des sujets abordés est à la fois abondante et limitante. La recherche en protection de l’enfance parle de cycles ou de continuité intergénérationnels de « l’abus » (Egeland et al., 1988 ; Huefner et al., 2007 ; Jaffee et al., 2013), de « la violence » (Hellmann et al., 2018 ; Widom & Wilson, 2014), de « la maltraitance » (Dixon et al., 2005 ; Hirst & Jones, 2016 ; Thornberry et al., 2012 ; Tomison, 1996) et de « la parentalité » (Belsky et al., 2009), des termes étroitement centrés sur les comportements parentaux qui causent un préjudice. La littérature plus large sur le trauma emploie une multitude de termes qui mettent l’accent sur l’expérience d’avoir subi un préjudice, une approche plus empathique mais elle aussi centrée sur le déficit. Les plus courants sont « trauma intergénérationnel » (Dekel & Goldblatt, 2008 ; Fenton, 2018 ; Lev–Wiesel, 2007) et « trauma transgénérationnel » (Bako & Zana, 2020 ; Feldman, 2015 ; Fossion et al., 2015 ; Welford, 2019), certains travaux distinguant les deux en réservant le premier à l’hérédité épigénétique biologique (intergénérationnel) et le second à la transmission par d’autres facteurs (transgénérationnel) (Blake & Watson, 2016 ; Dias & Ressler, 2014a ; Mbiydzenyuy et al., 2022). La recherche emploie aussi, entre autres, des termes comme « trauma familial hérité » (Wolynn, 2017), « trauma générationnel » (Doucet & Rovers, 2010), « trauma transgénérationnel croisé » (cross-generational trauma ; Jacobs, 2011 ; Nagata, 2013) et « syndrome des ancêtres » (Esgalhado, 2003 ; Schützenberger, 2014). Les termes apparentés de « trauma collectif » (Karenian et al., 2011 ; Menzies, 2019b), de « trauma culturel » (Alexander et al., 2004 ; Halloran, 2004 ; Mangassarian, 2016) et de « trauma historique » (Brave Heart et al., 2016 ; Sotero, 2006) désignent des traumas vécus par un groupe, une communauté ou une société, puis intégrés à la compréhension collective et à une identité intergénérationnelle partagée.

Plusieurs travaux ont reconnu les limites de cette terminologie et sa focalisation sur le déficit, et ont recouru à des termes comme « croissance post-traumatique » (Dekel et al., 2013), « résilience intergénérationnelle » (Denov et al., 2019 ; Schofield et al., 2014) et « sens post-traumatique » (Moskowitz, 2015), à côté du discours sur le « trauma », pour souligner le potentiel de guérison et de progression personnelle au-delà de l’expérience traumatique. Ces concepts ne sont pas exempts de critiques : la littérature relève leur dépendance méthodologique à l’auto-évaluation rétrospective (Tedeschi et al., 2014 ; Zachry et al., 2022) et suggère qu’une lecture structurelle et systémique pourrait présenter la résilience et la croissance post-traumatique comme plus accessibles et plus atteignables pour les personnes privilégiées : celles dont la vision du monde s’accorde avec la vision dominante, celles dont l’expérience traumatique suffit à ébranler leurs croyances et leurs présupposés sans les submerger, et celles qui accèdent plus facilement aux soutiens et aux ressources (Lee, 2017 ; McLean et al., 2024). Ce dernier point est assurément un élément clé de cet article, qui explore conjointement les vulnérabilités individuelles et les conditions environnementales qui favorisent ou entravent la guérison.

L’indivisibilité du trauma et du rétablissement a également été relevée, la littérature soulignant le processus de construction de sens qui transforme l’expérience de diverses manières et aboutit à l’élaboration de valeurs, de styles de configuration relationnelle et d’identités singuliers (Kidron et al., 2019 ; Lehrner & Yehuda, 2018). Ainsi, les expériences internes et externes, les interactions et les comportements, la vision du monde et l’image de soi sont une fusion de l’expérience des ancêtres et d’une synthèse individuelle. Cette discussion cherche à honorer ce concept sur le plan lexical et conceptuel, en employant des termes comme « aspects », « éléments », « adaptations » et « réponses » intergénérationnels au trauma et à la maltraitance, afin de prendre en compte à la fois les effets bénéfiques et adaptatifs de la survie au trauma intergénérationnel et ses conséquences plus néfastes.

La maltraitance infantile intergénérationnelle

L’idée selon laquelle les personnes ayant subi des violences ou de la négligence dans l’enfance seraient plus susceptibles de causer à leur tour du tort à leurs propres enfants reste l’une des théories les plus durables (Fontana, 1973 ; Steele, 1976), mais aussi les plus contestées (Belsky, 1993 ; Jiang et al., 2025 ; Newcomb & Locke, 2001), de la recherche et de la pratique en protection de l’enfance. Il importe assurément de souligner que la très grande majorité des enfants passés par les systèmes de protection de l’enfance exercent ensuite leur parentalité de manière sûre et réussie (Augustyn et al., 2019 ; Bartlett, 2012 ; Dixon et al., 2009 ; Mitkovic Voncina et al., 2017). Les résultats de recherche présentent aussi des écarts importants (Bartlett et al., 2017 ; Langevin et al., 2021 ; Thornberry et al., 2012) : une revue de la littérature a ainsi constaté que les taux de continuité intergénérationnelle rapportés variaient de 7 à 88 % (Langevin et al., 2021). Cela peut s’expliquer en partie par l’hétérogénéité des critères et des méthodes de recherche : certaines études s’appuient sur les données de protection de l’enfance (dont les définitions varient d’une juridiction à l’autre), d’autres sur l’auto-évaluation rétrospective (fondée sur des descripteurs propres à chaque étude ou sur les perceptions individuelles des personnes participantes, et donc sujette au biais de rappel [Widom et al., 2004]), d’autres encore sur divers questionnaires et mesures standardisés (comme l’échelle des expériences adverses de l’enfance [Adverse Childhood Experiences] et le Childhood History Questionnaire) (Bartlett et al., 2017 ; Bywaters et al., 2020 ; Leve et al., 2015 ; Romero-Martínez et al., 2014). Néanmoins, le vaste ensemble de données montrant que les expériences de maltraitance dans l’enfance sont corrélées à des comportements parentaux causant un préjudice à la génération suivante et à l’intervention des systèmes de protection de l’enfance (Armfield et al., 2021 ; Assink et al., 2018 ; Barker et al., 2019 ; Berlin et al., 2011 ; Dixon et al., 2005 ; Madigan et al., 2019 ; Marshall et al., 2011 ; Pears & Capaldi, 2001 ; Putnam-Hornstein et al., 2015 ; Russotti et al., 2021) suggère que le concept de continuité intergénérationnelle de la maltraitance infantile est légitime et pertinent.

Une grande partie de la littérature s’est intéressée aux facteurs susceptibles de modérer ou d’atténuer la récurrence intergénérationnelle de la maltraitance, les parents ayant subi un préjudice dans l’enfance étant souvent désignés, selon ces caractéristiques, comme des parents qui « entretiennent le cycle » ou qui « brisent le cycle » (cycle maintainers, cycle breakers ; Burke et al., 2021 ; Islam et al., 2023 ; McKenzie et al., 2021 ; Woods-Jaeger et al., 2018). Plusieurs travaux ont examiné si le type et le moment de la maltraitance subie par les parents dans leur enfance influaient sur la fréquence et la forme du préjudice causé à leur descendance. Les très fortes disparités d’objets et de résultats rendent toutefois difficile le repérage fiable de thèmes ou de tendances à partir de ces mesures. Par exemple, certaines études rapportent que l’enfant d’un parent ayant subi des violences sexuelles dans l’enfance était plus susceptible de subir un préjudice que l’enfant d’un parent ayant subi d’autres formes de violence (Hall et al., 1998 ; Robboy & Anderson, 2011 ; Widom et al., 2015), tandis que d’autres suggèrent que le risque était le plus élevé lorsque le préjudice subi par le parent était une violence physique (Berlin et al., 2011 ; Bifulco et al., 2002 ; Oliveira et al., 2012 ; Pears & Capaldi, 2001 ; St-Laurent et al., 2019). Certaines études ont constaté une transmission intergénérationnelle de la maltraitance d’un type au même type (Kim, 2009) : par exemple, les parents ayant été exposés à des violences domestiques et familiales dans leur enfance étaient plus susceptibles d’adopter des comportements de violence physique (Al Dosari et al., 2017 ; Fulu et al., 2017 ; Jackson et al., 1999) ; d’autres ont observé, à la deuxième génération, une maltraitance de types multiples ou d’un type différent de celui qu’avait subi le parent, par exemple chez des mères ayant subi des violences physiques dans leur enfance qui manifestaient à la fois des comportements violents et négligents, alors que des antécédents de négligence dans l’enfance ne prédisaient que des comportements parentaux négligents (Yang et al., 2018). La diversité des résultats apparaît aussi dans la recherche sur le moment où la maltraitance a été subie par le parent : certains résultats suggèrent, par exemple, que le risque de développer des comportements parentaux préjudiciables n’était significatif que lorsque la maltraitance du parent avait eu lieu à l’adolescence (Thornberry & Henry, 2013), et que la violence physique avant l’âge de 13 ans était le meilleur prédicteur pour les pères, tandis que la violence physique après 13 ans l’était pour les mères (Romero-Martínez et al., 2014).

La recherche est plus homogène lorsqu’il s’agit d’identifier les caractéristiques parentales et familiales qui médiatisent ou modèrent le risque de continuité intergénérationnelle de la maltraitance. Les jeunes parents, en particulier adolescents, ayant des antécédents de violence ou de négligence dans l’enfance se sont révélés plus susceptibles d’avoir des enfants victimes de préjudice (Bartlett, 2012 ; McKenzie et al., 2021 ; NSW Department of Communities & Justice, 2019 ; Putnam-Hornstein et al., 2015 ; Shusterman et al., 2021), de même que les familles nombreuses (Hellmann et al., 2018) et les parents moins scolarisés (Fusco, 2015). Les difficultés financières ou le stress lié à la communauté augmentent également le risque de maltraitance intergénérationnelle (Bennett et al., 2020 ; Dixon et al., 2009 ; Langevin et al., 2021 ; Ports et al., 2021), ce qui souligne la part des facteurs de stress et des adversités de la vie.

Un diagnostic de trouble psychique chez le parent et une symptomatologie traumatique, comme la dissociation, l’évitement expérientiel et la dysrégulation émotionnelle, sont considérés comme des facteurs de risque de continuité intergénérationnelle de la maltraitance (Islam et al., 2023 ; Marshall et al., 2011 ; McDonnell & Valentino, 2016 ; Pears & Capaldi, 2001 ; Russotti et al., 2021 ; Warmingham et al., 2020). La littérature s’accorde généralement à dire que les parents qui ont intégré et élaboré leur histoire traumatique et développé des stratégies d’adaptation efficaces sont plus susceptibles d’élever des enfants qui ne subissent ni violence ni négligence (Amos et al., 2011 ; Borelli et al., 2019 ; Hall, 2011 ; Langeland & Dijkstra, 1995 ; Narang & Contreras, 2005).

Les systèmes de soutien social, relationnels et écologiques, des parents ont aussi été identifiés comme pertinents pour la récurrence ou la discontinuité intergénérationnelle de la maltraitance. Des études ont montré que l’isolement social à l’âge adulte était une réponse fréquente à la violence ou à la négligence subies dans l’enfance ainsi qu’un facteur de risque de préjudice causé aux enfants, tandis qu’un réseau de soutien social et familial protégeait contre ce risque (Bartlett & Easterbrooks, 2015 ; Dixon et al., 2009 ; Jaffee et al., 2013 ; Merrick & Guinn, 2018 ; Thornberry et al., 2013 ; Tracy et al., 2018). La recherche a montré que, pour de nombreux parents ayant connu le placement hors du foyer, la parentalité offrait l’occasion et l’élan de renouer avec la famille d’origine et de guérir dans ce mouvement (Chamberlain et al., 2019 ; Mauri, 2023) ; une étude a même constaté que vivre dans un foyer de trois générations atténuait le risque de continuité intergénérationnelle de la maltraitance (Kong et al., 2021). D’autres recherches présentent une relation de couple sûre et stable (Conger et al., 2013) et un solide réseau de soutien social (Thornberry et al., 2013 ; Tracy et al., 2018) comme des garde-fous.

Un corpus important de recherches indique que les adultes ayant subi un préjudice dans l’enfance présentent un risque accru de revictimisation, souvent dans des relations marquées par la violence conjugale (Classen et al., 2005 ; Dass-Brailsford, 2007 ; Huefner et al., 2007 ; Hulette et al., 2011 ; Renner & Slack, 2006 ; Richards et al., 2017 ; Webermann & Murphy, 2018). La présence au domicile d’un adulte violent s’est révélée être un facteur de risque de continuité intergénérationnelle de la maltraitance (Butler et al., 2020 ; Fusco, 2015), ce qui a conduit à suggérer que c’est la vulnérabilité des parents ayant survécu à la maltraitance face à de nouveaux préjudices infligés par d’autres (souvent des partenaires violents) qui expose en même temps leurs enfants au risque de préjudice (Dixon et al., 2005 ; Greene et al., 2020), en plus de la vision traditionnelle d’enfants victimes de maltraitance devenant des parents maltraitants.

Les enfants ayant connu un placement hors du foyer sont particulièrement exposés à une intervention de la protection de l’enfance au moment de devenir à leur tour parents (Armfield et al., 2021 ; Fusco, 2015 ; Mauri, 2023 ; Wall-Wieler et al., 2018). Ce constat a conduit des équipes de recherche et des collectifs militants à mettre en lumière l’isolement social et le sentiment d’impuissance souvent associés à l’expérience du placement (Dempster-Rivett et al., 2022), et à proposer que l’État assume une responsabilité plus grande et plus durable dans le soutien aux adultes ayant connu le placement, en particulier dans l’éducation de leurs propres enfants (Heberle et al., 2020 ; Hirst & Jones, 2016 ; Krutzinna, 2021 ; Schelbe & Geiger, 2017). Les enfants autochtones et noirs sont aussi surreprésentés dans les systèmes de protection de l’enfance (Cénat et al., 2023 ; Duthie et al., 2019). En 2020-2021, par exemple, 17,2 % des enfants autochtones d’Australie ont reçu des services de protection de l’enfance prévus par la loi (contre 2,1 % des enfants non autochtones), 4,3 % ont fait l’objet de signalements avérés de violence ou de négligence (contre 0,9 % au niveau national) et 1,3 % sont entrés en placement hors du foyer (contre 0,2 % pour l’ensemble de l’Australie) (Australian Institute of Health & Welfare, 2022). Cette surreprésentation vaut aux systèmes de protection de l’enfance d’être critiqués pour la perpétuation d’un système de valeurs occidental et individualiste qui ne favorise pas la collaboration nécessaire, la reconnaissance du trauma historique ni la place des pratiques parentales culturelles qu’exige une approche décolonisatrice et antiraciste (Bessarab & Crawford, 2013 ; Cénat et al., 2023 ; Funston & Herring, 2016 ; Menzies, 2019b ; Nietz, 2018).

La littérature sur la continuité intergénérationnelle de la maltraitance a été critiquée pour ses faiblesses méthodologiques (Greene et al., 2020 ; Haselschwerdt et al., 2019 ; Madigan et al., 2019 ; McKenzie et al., 2021 ; Newcomb & Locke, 2001 ; Thornberry et al., 2012 ; Widom & Wilson, 2014), pour sa méconnaissance de variables extérieures comme l’oppression et les inégalités structurelles (Bennett et al., 2020 ; Geiger et al., 2015), et pour des hypothèses fragiles tirées des résultats de recherche (Bartlett et al., 2017). Les théories de la causalité sont un autre sujet de controverse : un très grand nombre d’études se réfèrent à la théorie de l’attachement de Bowlby (1979) et à la théorie de l’apprentissage social de Bandura (1977), les constructions théoriques les plus fécondes (Assink et al., 2018 ; Badenes-Ribera et al., 2020 ; Chamberlain et al., 2019 ; Finzi-Dottan & Harel, 2014 ; Iyengar et al., 2019 ; Marshall et al., 2022 ; Mitkovic Voncina et al., 2017 ; Özcan et al., 2016 ; Steketee et al., 2021). Cela suggère que le problème est peut-être conceptualisé, sur le plan professionnel et pédagogique, principalement à travers l’idée que les expériences de l’enfance forment un cadre interne de configurations relationnelles et de comportements répété tout au long de la vie, sans attention suffisante à d’autres théories de la transmission. La littérature a aussi été critiquée pour son attention excessive à la transmission par la lignée maternelle, les pères étant peu pris en compte (Greene et al., 2020 ; Negriff et al., 2020), et elle se limite le plus souvent à deux générations lorsqu’elle explore les schémas intergénérationnels de préjudice. L’examen de la littérature plus large sur les réponses intergénérationnelles permet de considérer les implications de ces limites dans ce corpus de recherche, et d’enrichir les connaissances existantes par les perspectives différentes qu’offre la littérature plus large sur les réponses intergénérationnelles au trauma.

Le génocide

La recherche sur les réponses intergénérationnelles au trauma comporte des résultats thématiques intrigants et pertinents pour la maltraitance intergénérationnelle. On considère généralement que cette recherche fondatrice a commencé dans les années 1960 auprès des personnes survivantes de la Shoah et de leurs familles (Barocas & Barocas, 1979 ; Danieli, 1998 ; Dass-Brailsford, 2007 ; Kellerman, 2001 ; Starman, 2006). Les observations cliniques de troubles psychiques chez des enfants adolescents de personnes survivantes de la Shoah (Rakoff et al., 1966 ; Sigal et al., 1973 ; Trossman, 1968), ainsi que des troubles du sommeil et des rêves de persécution, rapportés par les personnes concernées, semblables à ce qu’avait vécu leur parent (Kellermann, 2013), ont conduit à des études empiriques visant à corréler les diagnostics cliniques de troubles psychiques avec le fait d’être l’enfant d’une personne survivante de la Shoah (Adelman, 1993).

Ces études ont suscité des critiques, plusieurs travaux relevant un biais de sélection des personnes participantes, l’absence de groupes témoins et le recours à des données anecdotiques (Kellerman, 2001 ; Sagi-Schwartz et al., 2008 ; Solkoff, 1992 ; van Ijzendoorn et al., 2003). En outre, elles n’ont souvent pas confirmé l’hypothèse selon laquelle les enfants de personnes survivantes de la Shoah présentaient des taux de psychopathologie plus élevés que les groupes témoins ou la population générale (Kellerman, 2001 ; Leon et al., 1981 ; Levav et al., 2007 ; Sagi-Schwartz et al., 2003 ; Solkoff, 1992). Avec le temps, la recherche a découvert que, si les enfants de personnes survivantes de la Shoah se situaient en général dans la norme du fonctionnement psychologique, ces enfants présentaient un profil psychologique comprenant des facteurs comme une sensibilité à la détresse, une hypervigilance, des difficultés de séparation et d’individuation, une estime de soi fragilisée et des difficultés interpersonnelles, susceptibles d’être exacerbés ou déclenchés (parfois jusqu’à atteindre les seuils d’un diagnostic clinique de trouble psychique) en réponse au stress de la vie (Baider et al., 2006 ; Giladi & Bell, 2013 ; Kellerman, 2001 ; Solomon et al., 1988 ; van Ijzendoorn et al., 2003). La recherche relève que certains sous-groupes de la descendance des personnes survivantes de la Shoah sont plus vulnérables : les enfants nés peu après le trauma, les aînés, les enfants dont les deux parents sont des personnes survivantes de la Shoah, et les enfants exposés, dans le discours familial, à des récits de la Shoah soit très abondants soit très restreints (Kellerman, 2001). Ce dernier point a été aggravé par une « conspiration du silence » (Danieli, 1984, p. 23 ; Danieli 1988, p. 220), la société, y compris les professions d’aide, trouvant les horreurs de la Shoah trop éprouvantes et trop douloureuses pour les vivre par procuration. Cela a renforcé le réflexe, lié à la honte, des personnes survivantes de taire les souvenirs traumatiques, et fait du foyer familial le principal lieu où ces expériences pouvaient être évoquées ouvertement. Par ailleurs, les études qui explorent les effets intergénérationnels de différentes expériences de la Shoah, ou « relation dose-effet » (Burchert et al., 2017), notent que les personnes de la deuxième génération faisaient état de davantage de difficultés de santé mentale si leur mère avait 18 ans ou moins et était seule pendant le génocide (Aviad-Wilchek et al., 2013), ce qui indique une sensibilité accrue au trauma précoce et le rôle protecteur du lien social.

Des recherches ultérieures sur les adaptations transgénérationnelles au trauma, qui se poursuivent aujourd’hui, ont corrigé les défauts méthodologiques décrits plus haut (Felton, 1998), se sont attachées aux nuances de la symptomatologie traumatique plutôt que de se limiter aux critères diagnostiques (Cohn & Morrison, 2018 ; Felton, 1998), et ont exploré la troisième génération de la descendance des personnes survivantes de la Shoah (Aarons & Berger, 2017 ; Fossion et al., 2003). La littérature sur les personnes survivantes de génocides s’est aussi élargie à des groupes comme les Tutsi au Rwanda (Berckmoes et al., 2017 ; Rudahindwa et al., 2018), les personnes survivantes du génocide khmer rouge au Cambodge (Field et al., 2011), la population ukrainienne victime de l’Holodomor (famine provoquée par l’État soviétique) (Zasiekina et al., 2021) et le génocide arménien en Turquie (Kalayjian & Weisberg, 2002 ; Karenian et al., 2011).

Certaines études révèlent des proportions accrues de troubles ou de symptômes psychologiques atteignant les seuils cliniques chez la descendance des personnes survivantes de génocides par rapport aux groupes témoins ou à la population générale (Danieli et al., 2015 ; Giladi & Bell, 2013 ; Karenian et al., 2011 ; Kidron et al., 2019 ; Letzter-Pouw et al., 2014 ; Perroud et al., 2014 ; Rudahindwa et al., 2018), tandis que d’autres confirment le thème déjà évoqué d’une vulnérabilité à des réponses plus intenses face au stress ou à l’adversité. Des études concluent ainsi que la descendance des personnes survivantes de génocides éprouvait plus de détresse face à une maladie mettant la vie en danger que la population générale (Baider et al., 2006), exprimait plus d’anxiété face aux menaces que représentait l’État islamique (Hoffman & Shrira, 2017), était davantage préoccupée par la menace nucléaire iranienne (Shrira, 2015) et était plus susceptible de recevoir un diagnostic de TSPT après un service militaire qu’un groupe témoin de personnes vétéranes de guerre (Solomon et al., 1988). Ces résultats montrent la pertinence de la perspective psychosociale diathèse-stress, selon laquelle une psychopathologie peut survenir lorsque des vulnérabilités existantes (biologiques ou liées à l’expérience) sont déclenchées par des facteurs de stress directs (Markward et al., 2000 ; Wolfner & Gelles, 1993).

La recherche fait apparaître, chez la descendance de nombreuses personnes survivantes de génocides, le sentiment d’un secret familial ou social stigmatisé et tu, corrélé à des niveaux plus élevés de détresse émotionnelle (Berckmoes et al., 2017 ; Kahn & Denov, 2022 ; Loewenberg, 2012 ; Zasiekina et al., 2021). Les troubles du sommeil sont aussi apparus comme un thème, plusieurs personnes participant à diverses études rapportant des cauchemars intenses de camps de concentration, de perte d’êtres chers et d’autres scènes liées au génocide (Cohn & Morrison, 2018 ; Gertz, 1986 ; Kalayjian & Weisberg, 2002 ; Kellermann, 2013 ; Zasiekina et al., 2021).

La littérature relève également une croissance post-traumatique et une adaptation positive chez la descendance des personnes survivantes de génocides, en particulier à la troisième génération. Les études montrent qu’elle manifeste une compassion accrue pour la souffrance humaine (Kellerman, 2001), un examen éthique marqué des questions contemporaines (Cohn & Morrison, 2018) et une inclination au militantisme et à l’identification à son statut de survivance (King, 2013). Plusieurs travaux notent que les générations suivantes, en particulier la troisième, se montrent disposées, voire impatientes, à parler ouvertement du trauma vécu par leur famille, ce qui contraste avec la tendance à éviter le sujet souvent observée chez les personnes survivantes elles-mêmes et, dans une moindre mesure, chez leurs enfants (Fossion et al., 2003 ; Kahane-Nissenbaum, 2011 ; Miller & Miller, 1993 ; Zasiekina et al., 2021). Les personnes participant à ces recherches font état d’un sentiment de responsabilité à préserver l’information, en tant que dernière génération peut-être à avoir connu personnellement les personnes survivantes du génocide (Aarons & Berger, 2017 ; Chaitin, 2002 ; Greenfeld et al., 2022), d’une attention portée à la justice et à la réparation (Mangassarian, 2016), du renforcement de l’identité ethnique et des liens culturels (Der Sarkissian & Sharkey, 2021 ; Zasiekina et al., 2021) et d’une influence réparatrice sur leurs ancêtres (Bar-On, 1995). Ces résultats placent le plaidoyer, la mémoire, le militantisme et la réappropriation de la culture au centre, comme autant d’occasions délibérées de rétablissement, un facteur qui pourrait se transposer au travail avec les familles concernées par la protection de l’enfance sur plusieurs générations.

La guerre

La corrélation fréquemment citée entre l’expérience du combat et l’apparition d’un TSPT (Castro-Vale et al., 2019 ; Suozzia & Motta, 2004) a donné lieu à des recherches sur la transmission du trauma au fil des générations chez la descendance du personnel militaire (Dekel & Goldblatt, 2008 ; Lambert et al., 2014 ; Suozzia & Motta, 2004). Les études portant sur cette cohorte se sont surtout intéressées à l’apparition d’un stress traumatique secondaire, d’une traumatisation vicariante ou d’une usure de compassion, comparables à ce qui est observé dans les services de premiers secours ou les professions d’aide (Galovski & Lyons, 2004 ; Pearrow & Cosgrove, 2009 ; Suozzia & Motta, 2004). Intégrer ces recherches sur le trauma de guerre intergénérationnel aux contextes de protection de l’enfance concernés par plusieurs générations suggère, comme le silence et le secret évoqués plus haut chez les personnes survivantes de génocides, la nécessité d’une grande attention au récit du trauma dans le travail avec des familles ayant connu une maltraitance intergénérationnelle.

Comme la littérature déjà évoquée sur la descendance des personnes survivantes de génocides, une grande partie de cette recherche porte sur la présence ou l’absence de diagnostics psychiatriques chez les enfants. Les études indiquent que les enfants de familles de personnes vétéranes sont plus susceptibles de présenter des troubles externalisés cliniquement reconnus (comme le TDAH et le trouble des conduites) que les enfants de familles sans personne vétérane (Bommersbach et al., 2022), ont un risque accru de TSPT si le parent ayant connu la guerre a reçu un diagnostic de TSPT (Galovski & Lyons, 2004), une probabilité accrue de recourir à un traitement psychiatrique si leur parent avait un TSPT (Davidson & Mellor, 2001), et une probabilité accrue de TSPT, de dépression et d’anxiété si leurs parents ayant connu la guerre avaient un TSPT ou avaient été prisonniers de guerre (Al-Turkait & Ohaeri, 2008). Un corpus notable de recherches aboutit cependant à l’hypothèse nulle quant au lien entre l’expérience de guerre ou le TSPT du personnel militaire et la psychopathologie de sa descendance (Davidson & Mellor, 2001 ; Glenn et al., 2002), ce qui laisse penser que se répète ici l’accent excessif et problématique mis sur les seuils cliniques déjà observé dans les familles de personnes survivantes de génocides.

À l’inverse, la littérature confirme généralement une symptomatologie non clinique et des difficultés fonctionnelles chez les enfants de personnes vétéranes, avec des corrélations entre l’expérience de guerre des parents et le TSPT associé, d’une part, et les difficultés émotionnelles et comportementales de leurs enfants, d’autre part (Davidson & Mellor, 2001 ; Suozzia & Motta, 2004 ; Zerach et al., 2016). La recherche note que les enfants de parents ayant servi dans l’armée manifestent davantage de colère et d’anxiété (Ahmadzadeh and Malekian, 2004), des difficultés dans leurs relations avec leurs pairs (Rosenheck & Fontana, 1998) et des styles d’attachement insécures (Kolvenbach, 2019). Comme la littérature sur la descendance des personnes survivantes de génocides, la littérature sur l’impact intergénérationnel du combat constate chez la descendance une sensibilité accrue à l’apparition de symptômes ou de diagnostics psychiatriques dans les périodes de stress (Rosenheck & Fontana, 1998) et, rétrospectivement, que l’expérience du combat accroît la vulnérabilité au TSPT et à d’autres troubles psychiques si la personne avait auparavant connu un désavantage, une oppression ou un trauma intergénérationnels (Coleman, 2016 ; McCormack et al., 2022). La littérature montre en outre que la réticence, liée à la honte, de la génération des parents à révéler et à évoquer l’expérience de guerre est une source de tension relationnelle pour les enfants devenus adultes (McCormack et al., 2022 ; Ruscio et al., 2002), et que la divulgation excessive ou la reviviscence inconsciente du trauma par les parents constitue pour leurs enfants une expérience écrasante et traumatisante par procuration (Leiner, 2009).

Un petit groupe d’études examine les effets intergénérationnels chez les enfants d’anciens enfants soldats (Betancourt et al., 2020 ; Song, 2016 ; Song et al., 2013, 2014), une cohorte particulièrement pertinente lorsqu’on envisage de transposer la littérature sur le trauma intergénérationnel à la recherche et à la pratique en protection de l’enfance. Davantage de troubles des conduites, des capacités d’adaptation réduites, un soutien perçu moindre de la part de la fratrie et un sentiment accru de problèmes familiaux, à côté d’une attention à des valeurs qui favorisaient le rétablissement et la survie, sont observés chez les enfants d’anciens enfants soldats burundais (Song et al., 2013, 2014). La rareté de la littérature sur ce groupe précis et le manque de groupes témoins comparables rendent toutefois difficile de tirer des conclusions thématiques décisives.

Les études sur la descendance de civils ayant subi un trauma de guerre ont aussi constaté une détresse accrue, y compris par comparaison avec le personnel militaire (Miller & Rasmussen, 2017 ; Schick et al., 2013). Song et al. (2013) suggèrent que l’expérience civile de la guerre s’accompagne d’un sentiment de contrôle et d’action moindre que l’expérience du combat, ce qui produit une détresse imprévisible avec une capacité d’agir limitée. Cette hypothèse fait écho à la modalité thérapeutique du somatic experiencing, selon laquelle l’action, le mouvement et la mobilisation sont nécessaires pour mener à terme et décharger la réponse de stress et faire sortir la personne traumatisée d’une réponse traumatique de figement ou d’immobilité tonique (Levine et al., 2018). Il est possible que ce phénomène se manifeste au fil des générations : une étude a constaté des niveaux plus faibles de TSPT chez les petits-enfants de personnes survivantes de la Shoah si leur parent avait participé à des combats militaires (Zerach & Solomon, 2016).

Le déplacement géographique

La recherche sur la transmission intergénérationnelle du trauma dans les familles qui ont quitté leur pays et leur culture en raison de la violence, du changement climatique ou d’une invasion explore les effets des adversités vécues dans le pays d’origine ainsi que de la discrimination et de l’oppression subies dans le pays d’accueil (Denov et al., 2019 ; Sanmuhanathan, 2020 ; Steel et al., 1999). Certains travaux suggèrent que l’expérience de la migration pourrait avoir pour les générations futures une portée psychologique aussi grande que la survie à la Shoah ou à la guerre (Kellerman, 2001 ; Miller & Rasmussen, 2017 ; Solkoff, 1992), l’expression « paradigme du triple trauma » (Flanagan et al., 2020, p. 2 ; Miller & Rasco, 2004) englobant les facteurs de stress et les adversités qui s’additionnent avant, pendant et après la migration.

Comme dans la littérature déjà évoquée sur d’autres cohortes, les enfants de personnes réfugiées ou demandeuses d’asile présentent des taux plus élevés de détresse psychologique, d’hyperactivité, de symptômes comportementaux et de difficultés dans les interactions avec leurs pairs, souvent médiatisés par les symptômes psychiques liés au trauma chez leurs parents (Bryant et al., 2018 ; East et al., 2018 ; Panter‐Brick et al., 2014 ; Sangalang & Vang, 2017 ; Spencer & Le, 2006 ; Vaage et al., 2011). Ces enfants reçoivent aussi, à des taux plus élevés que les groupes témoins ou la population générale, des diagnostics de troubles psychiques et comportementaux comme le TDAH, le TSPT, la dépression, l’anxiété et d’autres troubles psychologiques (Daud et al., 2005 ; Karenian et al., 2011). La recherche constate que les styles parentaux durs ou émotionnellement distants, l’exposition aux violences domestiques et familiales et les attachements perturbés contribuent aux niveaux de détresse de la descendance (Dalgaard et al., 2016 ; De Haene et al., 2013 ; Han, 2005 ; Kara & Stuart, 2021 ; Sangalang & Vang, 2017 ; Scharpf et al., 2021 ; van Ee et al., 2016), tout comme les récits familiaux de l’expérience traumatique avant, pendant et après la migration, qu’ils soient excessifs ou absents (Dalgaard & Montgomery, 2015 ; Kizilhan et al., 2022 ; Kwan, 2019 ; Lev–Wiesel, 2007 ; Sanmuhanathan, 2020). Plusieurs études se sont concentrées sur les systèmes structurels et sociaux du pays d’accueil, constatant souvent que ceux-ci entretiennent et aggravent le désavantage intergénérationnel des familles de personnes déplacées (Crankshaw et al., 2023 ; Steel et al., 1999). Ce point fait écho aux expériences de pauvreté, d’oppression structurelle et de discrimination souvent vécues par les familles concernées par les systèmes de protection de l’enfance (Bennett et al., 2020 ; Procter et al., 2022) et souligne la pertinence d’une perspective systémique dans le travail avec cette population.

Parmi les autres résultats notables de la littérature figurent une perception accrue du racisme et du harcèlement chez les enfants de personnes réfugiées dont les parents présentent des symptômes dépressifs, par rapport à un groupe témoin de familles réfugiées sans dépression (East et al., 2018) ; des tensions intrafamiliales autour de l’acculturation des jeunes générations et du sentiment de déculturation chez les générations plus âgées, sources de tension relationnelle au sein de la famille (Ayika et al., 2018 ; Der Sarkissian & Sharkey, 2021 ; Dinh et al., 1994 ; Weine et al., 2004) ; et une tendance à l’inversion des rôles, les enfants prenant des rôles de direction dans leur famille lorsqu’il s’agit de communiquer et d’interagir avec les institutions du nouveau pays (Denov et al., 2019).

La croissance post-traumatique a aussi retenu l’attention de la littérature consacrée aux populations ayant migré vers de nouveaux pays après avoir subi l’oppression, l’adversité ou la violence dans leur pays d’origine (Atallah, 2017 ; Denov et al., 2019). La recherche repère un éventail d’approches menant au rétablissement intergénérationnel chez les populations réfugiées et migrantes : un retour aux racines culturelles (Atallah, 2017 ; Kizilhan et al., 2022), un espace pour la parole sur le trauma dans les cadres scolaires, sociaux et familiaux (Lin et al., 2009), l’engagement dans les études supérieures pour honorer les sacrifices des ancêtres (Kwan, 2019) ou retrouver le statut social d’avant l’exil (Lev–Wiesel, 2007), la création artistique pour représenter l’histoire du trauma (Kizilhan et al., 2022), et la conscience, dans les professions d’aide, des adaptations culturellement sensibles à apporter aux modèles dominants de guérison psychologique (Kizilhan & Wenzel, 2020). La variété éclectique et culturellement située des ressources de résilience et de rétablissement invite à éviter les présupposés monoculturels ou l’application de modèles de traitement rigides et prescriptifs dans le travail avec les familles ayant connu la migration. Par exemple, plusieurs travaux relèvent l’écart entre l’importance que l’Occident accorde au fait de parler des situations difficiles comme forme de guérison et les normes de nombreuses autres cultures relatives à la préservation de l’intimité familiale (Dalgaard & Montgomery, 2015 ; Gopalkrishnan, 2018 ; Valibhoy et al., 2017). Ce résultat s’applique aux contextes de protection de l’enfance, plusieurs travaux suggérant que donner la priorité aux valeurs et aux préférences familiales et culturelles en matière de guérison, plutôt qu’à des modèles prescriptifs ou manualisés, renforce l’efficacité des interventions (Hall, 2011 ; Kaur, 2012 ; Mroczkowska, 2024).

La colonisation

Le trauma de la colonisation est particulièrement pertinent lorsqu’on envisage de transposer aux contextes de protection de l’enfance les connaissances plus larges sur la transmission intergénérationnelle. Les systèmes de protection de l’enfance sont décrits comme un « lieu de colonisation » (Wanganeen, 2022), les disparités croissantes, à l’échelle mondiale, entre les taux d’enfants autochtones et non autochtones pris en charge par les systèmes de protection de l’enfance représentant un processus actuel et continu de colonisation entretenu par le système (Atkinson, 2002 ; Funston & Herring, 2016 ; McCallum, 2022). En Australie, les enfants autochtones ont 10,5 fois plus de risques d’être placés hors du foyer que les enfants non autochtones (Secretariat of National Aboriginal & Islander Child Care, 2023) et représentaient (en 2020-2021) 29,4 % des signalements avérés et 39,15 % des ordonnances de soins et de protection, alors que ces enfants représentent à peine moins de 6 % de la population australienne âgée de 0 à 17 ans (Australian Government Productivity Commission, 2022). Des disproportions semblables s’observent dans d’autres pays. Plus de la moitié (52,5 %) des enfants placés au Canada sont autochtones, alors que les populations autochtones ne représentent que 7,7 % de la population totale (Matheson et al., 2022), et la moitié des familles autochtones et noires d’un État des États-Unis ont fait l’objet d’une enquête pour maltraitance ou négligence, contre un peu plus d’une famille sur quatre dans la population générale (Putnam-Hornstein et al., 2021).

Les expériences de colonisation peuvent être vues comme l’aboutissement des traumas déjà évoqués : génocide, guerre et déracinement géographique. Les guerres coloniales ont souvent découlé de l’occupation forcée (Brave Heart, 2003 ; Kennedy, 2021), comparable aux expériences de guerre internationale. Plusieurs travaux soutiennent que les processus d’assimilation, comme le retrait forcé des enfants et la surveillance des mariages en Australie en vue d’une absorption génétique (Broome, 2012 ; Menzies, 2019a), ou l’institutionnalisation forcée des enfants autochtones et la stérilisation non consentie de femmes autochtones aux États-Unis et au Canada (Matheson et al., 2022 ; Walls & Whitbeck, 2012), répondent à la définition du génocide par leur intention d’anéantir un groupe racial au fil des générations (Barkan, 2003 ; Bartrop, 2001 ; Broome, 2012 ; Cunneen & Libesman, 2000 ; Ellinghaus, 2009 ; Evans-Campbell, 2008 ; Kirmayer et al., 2000). La colonisation s’est aussi souvent accompagnée d’un déplacement forcé ou contraint, loin de la communauté et du pays (country), vers des missions, des réserves ou des pensionnats (Atkinson, 2002 ; Denov & Campbell, 2002 ; Menzies, 2019b ; Walls & Whitbeck, 2012), un trauma particulièrement profond pour les peuples autochtones, étant donné l’interconnexion entre les personnes, les ancêtres, l’esprit et la terre (Atkinson, 2002 ; Berndt & Berndt., 1988 ; Krichauff, 2017 ; Matheson et al., 2022 ; McCallum, 2022 ; Nicolai & Saus, 2013). De plus, il ne s’est pas agi d’un événement unique, limité dans le temps et touchant une seule génération de peuples autochtones, comme la Shoah ou l’expérience du combat, qui, bien que souvent prolongées et profondément destructrices, ont connu une fin tangible. Les traumas intergénérationnels de la colonisation ont au contraire été amplifiés et cumulés au fil des générations par les expériences continues de la colonisation et de la période postcoloniale, notamment la pauvreté, la discrimination, la maladie, le deuil, le retrait des enfants et l’incarcération (Bombay et al., 2014 ; Menzies, 2019b ; O’Neill et al., 2018 ; O’Neill, 2019 ; Paradies, 2016 ; Stewart & Losurdo, 2015).

La littérature sur les aspects intergénérationnels du trauma de la colonisation porte surtout sur les groupes autochtones du Canada, d’Amérique du Nord et d’Australie (Bombay et al., 2009 ; Brave Heart et al., 2011 ; Matheson et al., 2022 ; Menzies, 2019b ; O’Neill et al., 2018), avec un nombre limité d’études sur les peuples colonisés de Nouvelle-Zélande, du Mexique et d’autres pays (Cacari Stone et al., 2021 ; Dempster-Rivett et al., 2022 ; Love, 2002 ; Pihama et al., 2014). La recherche met en évidence une symptomatologie traumatique chez la descendance, notamment la dysrégulation émotionnelle, l’abus de drogues et d’alcool et d’autres comportements autodestructeurs, des difficultés interpersonnelles, la violence personnelle et familiale, des pensées et des souvenirs intrusifs, et le rejet de la culture (Bombay et al., 2009 ; Brave Heart, 2003 ; Hoffart & Jones, 2018 ; Holder, 2023 ; Jacobs & Davis, 2017 ; Krakouer et al., 2022).

La littérature explore le bien-être émotionnel et la santé mentale des personnes autochtones ayant vécu un trauma intergénérationnel. En 2018-2019, 24 % des personnes autochtones interrogées en Australie déclaraient un trouble psychique ou comportemental diagnostiqué (Martin et al., 2023). La comparaison de ces données avec les statistiques sur la population adulte australienne en 2017-2018 montre que les taux de diagnostic psychologique ne sont pas sensiblement différents, 20,1 % de la population australienne déclarant un diagnostic de trouble psychique (Australian Bureau of Statistics, 2018). Des taux semblables de troubles psychiques chez les personnes autochtones et non autochtones au Canada conduisent à supposer que ce résultat inattendu pourrait tenir à un moindre recours à l’aide (et donc à l’évaluation et au diagnostic) chez les personnes autochtones par rapport à d’autres groupes, en raison des abus et des mauvais traitements systémiques passés (Kirmayer et al., 2000). Mais cela pourrait aussi refléter le résultat, observé dans les cohortes déjà évoquées, d’une absence de différences statistiquement significatives lorsqu’on se concentre sur le diagnostic clinique. Lorsque les critères de mesure appliqués aux peuples colonisés portent sur le bien-être émotionnel et psychologique, on observe des écarts plus significatifs entre les familles de personnes survivantes du trauma et les groupes témoins. Les enfants de membres des Générations volées (Stolen Generations) en Australie-Occidentale auraient deux fois plus de risques de connaître des difficultés émotionnelles et comportementales importantes et deux fois plus de risques de consommer des drogues ou de l’alcool que les enfants aborigènes dont les parents n’ont pas été enlevés (De Maio et al., 2005), plus de deux fois et demie plus de risques de se trouver à risque élevé de difficultés émotionnelles et comportementales importantes, et plus de deux fois plus de risques d’atteindre ce seuil si leur parent, mais non leur grand-parent, avait été retiré à sa famille (Silburn et al., 2006). Trente et un pour cent des adultes autochtones d’Australie interrogés (Martin et al., 2023), contre 13 % de l’ensemble des personnes interrogées en Australie (Australian Bureau of Statistics, 2018), font état de niveaux élevés à très élevés de détresse psychologique sur l’échelle de détresse psychologique de Kessler (K10). La consommation de substances et l’addiction, moyen efficace d’anesthésier ou de contourner la souffrance psychique (Marsh et al., 2022 ; Nutton & Fast, 2015), sont abondamment documentées chez les personnes autochtones (Barker et al., 2019 ; Duran et al., 1998 ; Estrada, 2009 ; Krakouer et al., 2022), tandis que les pensées et les comportements suicidaires se révèlent nettement plus fréquents chez les personnes autochtones d’Australie (Islam et al., 2022 ; Martin et al., 2023 ; Parker & Ben-Tovim, 2002) ainsi que chez les enfants et petits-enfants de personnes autochtones du Canada retirées à leur famille et élevées dans les pensionnats indiens (Indian Residential Schools) (Elias et al., 2012 ; Menzies, 2008 ; Moniruzzaman et al., 2009). De fait, des études récentes suggèrent que les personnes autochtones du Canada meurent par suicide à des taux deux à dix fois supérieurs à ceux des personnes non autochtones (Matheson et al., 2022), et que les personnes autochtones d’Australie meurent par suicide à un taux quatre fois supérieur à celui de leurs pairs non autochtones (Australian Bureau of Statistics, 2018).

Plus porteuse d’espoir, la littérature sur les réponses transgénérationnelles au trauma chez les peuples colonisés met bien davantage l’accent sur la résilience et le rétablissement que celle qui porte sur d’autres cohortes, ce groupe se trouvant à l’avant-garde de la guérison intergénérationnelle. Kennedy (2021) affirme que « le processus de guérison est une seconde nature pour les peuples aborigènes » (p. 231), avant d’exprimer l’inséparabilité du trauma et du rétablissement pour les personnes autochtones dans l’Australie colonisée. Les personnes autochtones d’Australie soulignent la valeur, pour le rétablissement, du maintien et de la réappropriation des récits culturels et du lien au pays (country) à travers les histoires du Temps du rêve, l’art, la danse et le chant (Atkinson, 2002 ; Dockery, 2010 ; Toomey, 2015 ; Tujague & Ryan, 2023), ainsi que de la construction de liens porteurs de sens entre les expériences traumatiques des différentes générations, au service d’une plus grande compassion et d’une guérison relationnelle (Gee et al., 2020). De nombreuses cultures autochtones d’Australie pratiquent le Dadirri, philosophie relationnelle et pratique orale d’écoute profonde, réflexive et respectueuse, qui consiste à se mettre à l’écoute de « la source profonde qui est en nous » (Ungunmerr-Baumann, 2002, p. 1). Le Dadirri place au centre la reconnaissance des préjudices historiques et la guérison des blessures spirituelles (Kennedy, 2021 ; Tracey, 2015 ; Ungunmerr-Baumann et al., 2022 ; Walters, 2014). Les cercles de parole (yarning circles), parfois appelés yarning clinique ou thérapeutique (Burke et al., 2022 ; Wanjunagalin & Thompson, 2023), offrent aussi, dans la culture autochtone australienne, un espace narratif pour le deuil partagé, le réconfort, la sécurité culturelle et la réappropriation du récit de vie (Tracey, 2015 ; Wanjunagalin & Thompson, 2023). Une étude décrit comme essentielles à la guérison les pratiques maories de Nouvelle-Zélande que sont le Wairua (lien avec l’esprit et avec soi), le Pou (force et leadership culturellement ancrés, pour soi et pour les autres) et le Turangawaewae (un lieu où se tenir et auquel appartenir) (Dempster-Rivett et al., 2022), ce qui souligne l’importance de l’appartenance, du militantisme et du lien culturel. La recherche sur les pratiques culturelles autochtones de guérison à travers le monde fait ressortir l’importance du récit et du partage de l’expérience (Brave Heart-Jordan, 1995 ; Denham, 2008 ; Krichauff, 2017 ; Marsh et al., 2016 ; McCabe, 2008), d’une réappropriation de la culture et des pratiques culturelles de guérison (Gone, 2013 ; Halloran, 2004 ; Marsh et al., 2016 ; Menzies, 2008 ; Smallwood et al., 2021), et du leadership exercé par le militantisme et le bénévolat pour obtenir la reconnaissance politique des préjudices et faciliter une guérison collective (Kirmayer et al., 2011 ; Walters, 2014).

Les études animales

La recherche quantitative et positiviste fondée sur des études expérimentales chez l’animal élargit le champ des connaissances sur les réponses intergénérationnelles au trauma et renforce le cadre scientifique et empirique entourant le phénomène social de la maltraitance intergénérationnelle. Si certaines de ces études ont été critiquées pour la taille de leurs échantillons et la non-comparabilité des groupes expérimentaux et témoins (Callaway, 2013 ; Ptashne, 2013), de nombreux travaux soulignent l’intérêt des conditions expérimentales contrôlées possibles dans les études animales (objectif irréalisable chez l’être humain en raison des obligations éthiques et de l’impossibilité pratique d’études longitudinales multigénérationnelles à l’échelle d’une vie humaine) et la légitimité d’explorer le phénomène des adaptations intergénérationnelles au trauma et à la maltraitance chez des mammifères (van Steenwyk et al., 2018).

Plusieurs études ont introduit des expériences stressantes ou traumatiques chez une génération d’animaux et observé leur descendance et les générations suivantes au regard de divers critères. L’une de ces recherches a exposé des groupes de souriceaux à une séparation maternelle imprévisible pendant les quatorze premiers jours de vie, puis évalué des facteurs comme la sensibilité au stress, la capacité à éprouver du plaisir et la persévérance dans la résolution de problèmes chez ces souris et chez deux générations de leur descendance (Franklin et al., 2010). L’étude constate des réponses d’évitement et d’immobilité évocatrices de comportements dépressifs et anxieux, avec des variations de transmission selon le sexe. Une autre étude, qui a observé trois générations de macaques rhésus assignés au hasard soit à un élevage par leur mère, soit à une séparation dès la naissance et à un élevage par des soignants humains, conclut que les bénéfices observés sur la vie entière (santé et rang social) de l’élevage par la mère n’apparaissaient que dans la descendance de singes eux-mêmes élevés par leur mère (Dettmer et al., 2020). Une autre recherche encore, qui a conditionné des souris à associer l’odeur de l’acétophénone (fleur de cerisier) à une décharge électrique, a montré que deux générations de leur descendance (conçues par FIV et élevées par des parents d’accueil pour exclure toute possibilité de transmission sociale) manifestaient des réponses de type anxieux à l’odeur de l’acétophénone sans avoir jamais elles-mêmes subi de décharge électrique (Dias & Ressler, 2014b). Une étude de suivi a injecté de l’acide ribonucléique (ARN), traducteur et vecteur de l’information génétique, dans des zygotes naïfs, et constaté que la descendance ainsi obtenue présentait elle aussi une sensibilité accrue au stimulus olfactif jusqu’à l’âge adulte (Aoued et al., 2020). Lorsqu’on réfléchit à la maltraitance intergénérationnelle et au retrait des enfants, on peut se demander si les effets des communications des services de protection de l’enfance sur les familles concernées par ces systèmes depuis plusieurs générations ne seraient pas, d’une certaine manière, analogues à l’odeur déclenchante de la fleur de cerisier chez la descendance des sujets conditionnés. D’autres études concluent que la descendance de souris exposées à un stress prénatal cumulatif (chaque génération y était exposée) manifestait des comportements de type anxieux qui s’accentuaient au fil des générations (McCreary et al., 2016) ; qu’après une expérience traumatique chez des souris de première génération, les symptômes dépressifs persistaient jusqu’à la troisième génération et les comportements de prise de risque jusqu’à la quatrième génération de la descendance (van Steenwyk et al., 2018) ; et que la descendance de souris mâles exposées à une défaite sociale chronique montre davantage de comportements liés à l’anxiété et à la dépression (même si cet effet était considérablement atténué lorsque la reproduction se faisait par FIV dans cette étude [Dietz et al., 2011]).

Certaines études ont exploré l’impact du trauma sur la survie des petits. L’une constate une durée de gestation réduite chez la descendance de rates exposées au stress (Yao et al., 2014), une autre que le lait de mères stressées pendant les premières semaines de lactation entraîne des pertes de porcelets pouvant atteindre 15 % (Gimsa et al., 2022). L’étude déjà citée sur les macaques rhésus (Dettmer et al., 2020) ne constate aucune différence de fertilité ni de mortinatalité entre la descendance des sujets élevés par leur mère et celle des sujets élevés par des soignants humains (et donc soumis à un stress précoce), mais une probabilité statistiquement significative de mortalité infantile au cours du premier mois de vie pour ces derniers. L’équipe de recherche note que ce résultat concorde avec des études d’observation menées dans la nature, qui suggèrent que l’adversité précoce affecte les taux de survie de la descendance chez les babouins (Thayer & Sweetman, 2019 ; Zipple et al., 2019).

La recherche biologique

Les apports des biosciences ont montré que le trauma laisse une empreinte organique sur les générations suivantes, avec des différences mesurables dans l’activation ou la désactivation de gènes et des fonctions biologiques associées (Klengel et al., 2016 ; Švorcová, 2023 ; Youssef et al., 2018). Comme les études chez les mammifères, cette recherche entoure le concept de maltraitance intergénérationnelle d’une validation scientifique et biologique, en confirmant que les vulnérabilités existent au niveau cellulaire et épigénétique. Selon cette théorie, la transmission intergénérationnelle passe par des marqueurs épigénétiques qui modifient l’expression de l’ADN à différents moments de la période précédant la conception, de la période prénatale et de l’expérience vécue d’une personne. L’hérédité épigénétique désigne la modification de l’expression de l’ADN dans les cellules germinales (spermatozoïde ou ovule) pour préparer l’individu aux conditions susceptibles de se présenter au cours de sa vie, en fonction des expériences des générations précédentes (Blake & Watson, 2016 ; Harper, 2005 ; Krippner & Barrett, 2019 ; Lassi & Teperino, 2020). On suppose qu’un très petit nombre de marqueurs épigénétiques (qui activent ou désactivent des gènes) survivent à la « remise à zéro » (effacement des marques épigénétiques) qui se produit lors de la formation de la cellule germinale (ovule ou spermatozoïde), puis entre la fécondation et l’implantation de l’embryon ; il en résulte une méthylation (mise sous silence de certains gènes) dans l’ADN, ce qui permet à certains aspects de la mémoire et de l’expérience parentales de se manifester biologiquement chez les enfants (Hackett et al., 2013 ; Krippner & Barrett, 2019 ; Roberts et al., 2018 ; Tang et al., 2015). On note que les expériences maternelles peuvent affecter épigénétiquement et directement trois générations (la mère, le fœtus et les cellules reproductrices en développement du fœtus), alors que les expériences paternelles antérieures à la conception ne peuvent influencer directement que deux générations (le père et le spermatozoïde), car les spermatozoïdes sont produits tout au long des années de fertilité, tandis que les ovocytes (pré-ovules) se développent in utero (Klengel et al., 2016 ; Otterdijk & Michels, 2016). La programmation épigénétique intra-utérine reconnaît la grossesse comme une période sensible pour l’expression génétique de la descendance (Braun et al., 2020 ; Kertes et al., 2016 ; Mbiydzenyuy et al., 2022 ; Švorcová, 2023 ; Szyf, 2015). En outre, des modifications épigénétiques sont constamment à l’œuvre tout au long de la vie, modulant l’expression des gènes pour optimiser notre capacité d’adaptation aux conditions environnementales et sociales (Harper, 2005 ; Szyf, 2015).

Une grande partie de la recherche sur l’hérédité épigénétique appliquée à la transmission intergénérationnelle du trauma porte sur le système glucocorticoïde et la réactivité associée de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), qui régule l’activation et la désactivation de la réponse de stress (Daskalakis et al., 2021 ; Kertes et al., 2016 ; Švorcová, 2023 ; Yahyavi et al., 2014 ; Yehuda et al., 2011, 2016) et est associé à la détresse émotionnelle et psychologique et aux troubles de l’humeur (McGowan et al., 2009 ; Rodgers et al., 2013). Une expression inhibée des gènes responsables des récepteurs aux glucocorticoïdes (Fish et al., 2004 ; Gapp et al., 2016 ; Švorcová, 2023), ainsi que des taux de cortisol (de corticostérone chez les rongeurs [Raff, 2016]) généralement réduits (Brand et al., 2010 ; Feng et al., 2011 ; Goerlich et al., 2012 ; Oberlander et al., 2008 ; Perroud et al., 2014 ; Yehuda et al., 2005) mais parfois accrus (Dietz et al., 2011 ; Huang et al., 2012), ont été observés dans les cellules germinales et chez la descendance des sujets de recherche exposés au stress ou au trauma. Le cortisol est la deuxième hormone libérée (après l’adrénaline) en cas de stress intense ; des taux de cortisol trop élevés comme trop bas rendent difficile la récupération après des situations stressantes et sont associés à une symptomatologie dépressive, anxieuse et liée au TSPT (Kaitz et al., 2009 ; Yehuda et al., 2011).

La recherche sur les réponses intergénérationnelles au trauma a mis en évidence des réponses inhibées ou hyperactives dans plusieurs autres systèmes biologiques. L’inhibition de gènes liés à la production, à la réception et au transport de la sérotonine (associée à la régulation de l’humeur et à la santé mentale) est observée chez la descendance de sujets exposés au stress (Bouvette‐Turcot et al., 2015 ; Franklin et al., 2010 ; Razoux et al., 2017). L’ocytocine (hormone associée aux comportements maternels de soin, à l’éjection du lait dans les canaux et aux contractions de l’accouchement), la sensibilité à l’ocytocine et les marqueurs épigénétiques liés à sa production se révèlent émoussés chez les mères ayant vécu un trauma (Babb et al., 2014 ; Bos, 2017 ; Buchheim et al., 2022 ; Kim & Strathearn, 2017), ce qui réduirait les récompenses émotionnelles habituellement positives de cette hormone et son effet incitatif sur le lien mère-bébé (Bos, 2017 ; Cicchetti & Feldman, 2015). Par ailleurs, la prolactine, hormone qui stimule la production de lait après l’accouchement, serait diminuée chez les mères ayant vécu un trauma (Babb et al., 2014), tandis qu’une enzyme participant à un bouclier placentaire qui convertit le cortisol maternel en une forme non toxique pour le fœtus au troisième trimestre de grossesse était moins abondante chez les mères ayant vécu un trauma, en particulier si ce trauma était survenu dans l’enfance (Bierer et al., 2014 ; Yehuda et al., 2009). La littérature fait aussi apparaître des adaptations épigénétiques plus encourageantes de la cellule germinale : la descendance de mères présentant des taux réduits de l’enzyme évoquée plus haut affiche en réalité des taux accrus de cette enzyme, ce qui suggère un possible élément compensatoire pendant le développement intra-utérin (Bierer et al., 2014 ; Yehuda, 2021).

D’autres études ont eu recours à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et à des examens post mortem pour explorer les structures et la signalisation neurologiques chez la descendance de personnes ayant survécu à un trauma (Braun et al., 2020 ; Mbiydzenyuy et al., 2022 ; Moog et al., 2018). Les résultats suggèrent que le stress des parents avant la conception ou un trauma intra-utérin entraînent une densité neuronale réduite et des modifications épigénétiques de l’activation de gènes associés à la connectivité et à la plasticité neurologiques (McCreary et al., 2016), une altération de la plasticité synaptique, un affaiblissement de la signalisation entre neurones et des déficits de la mémoire à long terme (Bohacek et al., 2015), ainsi qu’un amincissement du cortex et des perturbations de la connectivité entre régions cérébrales, dont l’hippocampe (centre de l’apprentissage et de la mémoire), l’amygdale (réponse de peur) et le cortex frontal (pensée d’ordre supérieur) (De Asis-Cruz et al., 2020 ; Mbiydzenyuy et al., 2022 ; Wu et al., 2020). La recherche suggère aussi que les nouveau-nés de mères stressées ont en moyenne des télomères plus courts (extrémités qui protègent les chromosomes, associées à la longévité et à la protection contre les troubles somatiques et psychologiques) (Carroll et al., 2020 ; Marchetto et al., 2016 ; Send et al., 2017).

Une lecture moins déterministe, et peut-être plus porteuse d’espoir, de la recherche épigénétique sur la transmission intergénérationnelle suggère que les modifications épigénétiques de la cellule germinale sont réversibles, en particulier durant des périodes sensibles comme la période prénatale et l’enfance (Gapp et al., 2014 ; Rasmussen & Storebø, 2021 ; Yehuda, 2021). Des études contrôlées ont observé des changements dans l’expression génétique de fonctions corporelles, avec une réponse de stress de l’axe HHS plus modérée et des changements dans l’expression des gènes de l’hippocampe liés au système glucocorticoïde, lorsque les sujets bénéficiaient de meilleurs soins maternels (Fish et al., 2004 ; Weaver et al., 2004) ; elles ont aussi montré que la mise sous silence d’un gène transporteur de la sérotonine, qui accroissait la détresse des sujets de recherche, était quelque peu atténuée par un attachement maternel sécure dans la petite enfance (Suomi, 2011), et que les personnes ayant un TSPT qui avaient suivi une thérapie présentaient une méthylation réduite d’un gène associé aux troubles affectifs, ce qui suggère une résilience biologique accrue face aux symptômes de troubles psychiques (Yehuda et al., 2013).

Schémas et déclencheurs

La littérature avance certaines suggestions, il est vrai controversées, selon lesquelles la répétition intergénérationnelle de l’expérience traumatique ou de la réponse au trauma suivrait certains schémas quant au moment, au genre et à la manifestation. Une application intergénérationnelle du concept décrit pour la première fois il y a plus de 70 ans sous le nom de « syndrome d’anniversaire » (Hilgard, 1953) suggère que les enfants de la deuxième génération pourraient vivre des traumas ou manifester des réponses traumatiques en atteignant l’âge qu’avait leur parent au moment du trauma initial (Schützenberger, 2014 ; Welford, 2019 ; Wolynn, 2017). Une étude ancienne constate que plus de la moitié des 30 enfants hospitalisés de personnes survivantes de la Shoah de la cohorte étudiée présentaient une symptomatologie traumatique et psychique au moment d’atteindre l’âge qu’avait leur parent pendant la Shoah (Axelrod et al., 1980), tandis que d’autres travaux décrivent l’abandon d’enfants ou des expériences de perte et de deuil survenus au même âge chez plusieurs membres d’une famille sur plusieurs générations (Schützenberger, 2014).

La littérature fait aussi apparaître de possibles voies de transmission intergénérationnelle propres au genre, la majorité des études sur ce phénomène potentiel suggérant que les filles sont plus susceptibles que les fils d’être affectées par le trauma de leurs parents (Amy et al., 2002 ; Burchert et al., 2017 ; Felton, 1998 ; Franklin et al., 2010 ; Lichtman, 1984). La transmission de la réponse au trauma selon le genre du parent survivant a également été explorée, avec des résultats contrastés : un risque accru de transmission du TSPT par la lignée maternelle, alors que le TSPT d’un père prédisait plutôt une dépression chez l’enfant (Yehuda et al., 2008) ; un effet transgénérationnel plus marqué pour la transmission paternelle que maternelle (Schick et al., 2013) ; le constat que les fils étaient davantage affectés par la symptomatologie traumatique de leur mère et les filles par celle de leur père (Kim et al., 2009) ; et une longévité réduite des fils et des petits-fils en lignée masculine, mais non des filles et de la descendance en lignée féminine, lorsque le grand-père avait été prisonnier de guerre (Costa, 2024).

Certaines recherches suggèrent que le trauma pourrait sauter une génération, selon l’hypothèse que certaines personnes seraient des porteuses asymptomatiques du trauma, à l’image des voies de transmission de certaines maladies génétiques (Bulmer, 1998 ; Franklin et al., 2010 ; Sagi-Schwartz et al., 2008). Des voies propres au sexe pourraient intervenir dans ce phénomène possible : une étude a constaté que les descendants mâles de souris soumises au stress étaient moins susceptibles que les femelles de manifester des réponses traumatiques de type dépressif et une sensibilité au stress, mais que ces réponses traumatiques apparaissaient chez leur propre descendance des deux sexes (Franklin et al., 2010). Si la littérature sur la configuration intergénérationnelle des réponses au trauma est éclectique, discordante et variable dans ses conclusions thématiques, sa réapparition au fil de décennies de recherche suggère que ce concept mérite d’être pris en considération et exploré plus avant en lien avec la maltraitance intergénérationnelle.

Discussion

Sans être exhaustive (le trauma intergénérationnel est étudié en lien avec d’autres traumas, comme la violence interpersonnelle à l’âge adulte, l’esclavage et les catastrophes naturelles [Degruy-Leary, 2017 ; Lambert et al., 2014]), cette revue met en évidence des thèmes dans la manière dont l’intégration du trauma intergénérationnel est formulée et pensée dans différentes cohortes de personnes ayant survécu à un trauma. Alors que la recherche sur la continuité intergénérationnelle de la maltraitance se concentre sur les incidents, les caractéristiques et les types de maltraitance susceptibles de perpétuer ou de briser les cycles intergénérationnels de violence ou de négligence envers les enfants, les connaissances plus larges portant sur le génocide, la guerre, le déplacement géographique, la colonisation, les études animales et l’influence biologique abordent le sujet sous des angles plus globaux et plus curieux. Elles mettent au jour les multiples effets de la survie à un trauma intergénérationnel, suggèrent des mécanismes de transmission divers et attirent l’attention à la fois sur la sensibilité non déterministe aux difficultés psychologiques et fonctionnelles chez la descendance des personnes ayant survécu à un trauma (les « vulnérabilités héritées ») et sur les pratiques de rétablissement qui en découlent naturellement (les « remèdes innés »). Ces connaissances offrent l’occasion d’élargir l’approche déjà contextuelle du travail social auprès des enfants et des adolescents, en portant davantage attention aux influences longitudinales et intergénérationnelles. Mobiliser les données existantes sur la survenue, les séquelles et la maîtrise du trauma au fil des générations peut avoir des implications profondes pour la pratique, les politiques et la recherche. Il peut s’agir de modifier la perception des expériences internes et externes des familles, de porter un regard nouveau sur l’efficacité et l’altruisme des approches actuelles du travail social dans ce champ, et de concevoir de nouvelles formations, de nouvelles orientations politiques et de nouveaux outils de pratique destinés aux personnes ayant connu la maltraitance sur plusieurs générations.

Un état d’esprit réfléchi et critique s’impose pour transposer les thèmes de la littérature plus large aux contextes de protection de l’enfance. Les expériences de maltraitance dans l’enfance comportent des composantes singulières et complexes qui ne reproduisent pas nécessairement à l’identique les expériences traumatiques d’autres groupes. D’abord, on considère que les effets du trauma sont plus intenses et plus envahissants lorsqu’il est subi dans l’enfance (Anda et al., 2006 ; van der Kolk, 2014 ; van der Kolk et al., 2005), ce qui tiendrait à l’amplification de la plasticité neurologique et de la dépendance relationnelle pendant le développement. Le cerveau forme et consolide des voies synaptiques (la base des pensées, des croyances et des comportements) à un rythme rapide pendant l’enfance et l’adolescence, si bien qu’un trauma subi pendant cette période produit des formations neurologiques profondes et durables qui affectent la vision du monde et les schémas (Cross et al., 2017 ; Perry & Szalavitz, 2017 ; van der Kolk, 2003). En outre, les expériences de maltraitance dans l’enfance sont souvent causées par l’action ou l’inaction des personnes qui prennent soin de l’enfant (Bartlett et al., 2017 ; US Department of Health and Human Services., 2023), qui sont aussi ses sources de sécurité et de soin. Les bébés et les jeunes enfants ont une prédisposition automatique et instinctive à rechercher le lien avec les personnes qui en prennent soin pour obtenir la nourriture, la chaleur et les autres réponses de soin essentielles à leur survie. Ces enfants ont aussi une pulsion instinctive à se retirer du danger, de la douleur et de la peur, et à les éviter. Lorsque la source du préjudice est aussi la source du soin, l’enfant fait face à un dilemme insoluble qui marque profondément sa configuration relationnelle et sa réponse autonome au stress (Cohn, 2022 ; Liotti, 2004). Plusieurs spécialistes plaident pour un diagnostic spécifique, le trouble traumatique développemental (TTD ; Developmental Trauma Disorder), afin de reconnaître ces particularités comme distinctes à la fois du TSPT et du TSPT complexe, plus récent (TSPT-C, qui englobe des traumas multiples et le trauma relationnel) (Ford, 2023 ; van der Kolk, 2005).

Il convient aussi de noter que le trauma vécu par les familles concernées sur plusieurs générations par les systèmes de protection de l’enfance ne se limite pas à une génération, comme c’est le cas, par exemple, chez les personnes survivantes de la Shoah. Comme le montrent les résultats de la littérature sur la colonisation et sur certaines expériences de l’exil, le trauma est souvent cumulé et complexifié à chaque génération, ce qui produit des préjudices et des réponses multiples et souvent indissociables. De plus, le recours aux systèmes de protection de l’enfance peut entraîner la séparation des enfants et de leurs parents en cas de placement formel hors du foyer, ce qui limite les occasions de communication familiale et de maintien des relations, dont la littérature suggère qu’elles peuvent être un puissant instrument de guérison et d’élaboration intergénérationnelles.

Les vulnérabilités héritées

La littérature sur les réponses intergénérationnelles au trauma montre clairement que la transmission de l’adversité, de la symptomatologie psychique et des réponses traumatiques est loin d’être prédestinée. La recherche menée dans les cohortes examinées observe cependant une vulnérabilité accrue à ces difficultés chez les enfants et les petits-enfants des personnes survivantes, souvent activée lorsque la personne rencontre ses propres stress et ses propres adversités. Transposer ce modèle diathèse-stress au champ de la maltraitance infantile stimule une réflexion attentive sur l’expérience des familles concernées sur plusieurs générations par les systèmes de protection de l’enfance (Markward et al., 2000 ; St-Laurent et al., 2019), et incite à envisager et à rendre justice aux générations d’enfants à venir (Bartholet, 2014).

Malgré ses satisfactions, la parentalité elle-même est presque universellement considérée comme comportant des expériences stressantes (Iyengar et al., 2019), et la littérature note que les personnes ayant des antécédents de violence sont plus susceptibles de percevoir et d’aborder le rôle parental avec appréhension ou anxiété (Amos et al., 2015 ; Dixon et al., 2009 ; Finzi-Dottan & Harel, 2014 ; Rodriguez & Richardson, 2007). En outre, l’expérience d’attachement que constitue la parentalité peut activer le trauma relationnel ou d’attachement du parent, en suscitant détresse émotionnelle et réponses traumatiques (Amos et al., 2015 ; Thompson, 2018). La recherche sur les modifications biologiques chez les personnes ayant survécu à un trauma et chez leur descendance suggère aussi que certaines fonctions maternelles (dont l’accouchement, l’allaitement et le lien mère-bébé) peuvent être entravées par des modifications épigénétiques des systèmes hormonaux qui régulent et influencent ces fonctions, d’où des difficultés organiques susceptibles d’intensifier les angoisses maternelles.

Par ailleurs, une intervention de protection de l’enfance prévue par la loi est très probablement un facteur de stress intense et aigu pour les familles ayant une histoire intergénérationnelle de prise en charge par les systèmes de protection de l’enfance, en particulier lorsque des enfants ont déjà été retirés par le passé, ce qui peut entraîner des réactions cognitives, émotionnelles et comportementales intenses. La recherche suggère que le trauma non résolu des parents entrave leur engagement auprès des systèmes de protection de l’enfance (Thompson, 2018), et que la colère, la détresse et l’évitement exprimés par les parents envers les équipes de protection de l’enfance pèsent fortement dans l’évaluation du risque perçu pour les enfants (Mirick, 2013 ; Quick & Scott, 2019). Le concept de « vulnérabilités héritées » présente la parentalité, les interventions de protection de l’enfance et les autres facteurs de stress de la vie comme des déclencheurs potentiels de réactions traumatiques internes et externes chez les parents, qu’il est possible d’anticiper et de préparer. Les implications pour la pratique pourraient inclure un repérage prénatal de la maltraitance vécue dans l’enfance ou intergénérationnelle au niveau des soins de santé primaires (Sperlich et al., 2017), l’offre de soutiens supplémentaires, parentaux et pratiques (Negriff et al., 2020), la transformation des évaluations de protection de l’enfance en une démarche globale et continue plutôt qu’en une évaluation ponctuelle de la sécurité de l’enfant (le plus souvent lors de la première rencontre avec une famille, quand les réponses de stress ont le plus de chances d’être activées) (Sheppard, 2003), et le renforcement des compétences des équipes pour explorer avec délicatesse l’histoire intergénérationnelle (Stob et al., 2020).

Comprendre les vulnérabilités transmises de génération en génération aux enfants favorise aussi une approche plus empathique et plus réfléchie. Les connaissances professionnelles acquises sur les effets du trauma et de l’attachement insécure peuvent conduire les équipes professionnelles à faire l’hypothèse que les comportements hyperactifs, de retrait, désorganisés ou à risque d’un enfant indiquent que l’enfant a directement subi des violences et de la négligence, ce qui influence les évaluations et les interventions. Or les résultats de la littérature plus large sur la fréquence accrue de diagnostics et de difficultés comportementales et émotionnelles non cliniques chez les enfants de personnes ayant survécu à un trauma, ajoutés aux données biologiques sur les différences épigénétiques et hormonales du système de réponse au stress dans la descendance des personnes ayant survécu à un trauma, invitent à se garder de telles suppositions. Ces connaissances soulignent la probabilité accrue d’une symptomatologie et, dans une moindre mesure, d’un diagnostic chez les enfants descendant de personnes ayant survécu à un trauma, ce qui peut accroître les difficultés liées à l’éducation de ces enfants et déclencher chez le parent des réponses de stress plus intenses. Ce regard informé, réfléchi et centré sur la famille, porté sur les comportements d’enfants dont les ascendants ont vécu un trauma, encourage des réponses professionnelles et thérapeutiques plus soutenantes face à la continuité intergénérationnelle des préjudices subis dans l’enfance. Des stratégies concrètes pourraient inclure une psychoéducation sur les réponses intergénérationnelles au trauma pour réduire la honte et la culpabilisation des parents, et un soutien clinique et pédiatrique renforcé pour les enfants ayant une histoire intergénérationnelle de préjudice et d’adversité.

Les résultats des études animales et les données biologiques ont aussi des implications pour la santé physique et la survie des enfants qui subissent un préjudice. L’étude ACE (sur les expériences adverses de l’enfance), largement citée, révèle les effets néfastes à long terme sur la santé des personnes ayant subi un préjudice dans l’enfance (Anda et al., 2006 ; Felitti, 2002), et la littérature sur le trauma intergénérationnel suggère que cette vulnérabilité pourrait se transmettre aux générations suivantes, ce qui souligne l’importance des dépistages en soins primaires. Les études contrôlées chez les mammifères et les données biologiques relatives aux réponses intergénérationnelles au trauma suggèrent aussi que les bébés et les enfants de personnes ayant connu la souffrance pourraient être plus exposés, tragiquement, à mourir dans l’enfance. De fait, la recherche constate que les enfants pris en charge par les systèmes de protection de l’enfance sont plus susceptibles de mourir dans l’enfance et l’adolescence, la cause de décès la plus fréquente étant la maladie (NSW Department of Communities & Justice, 2019 ; Segal et al., 2021). Attirer l’attention sur cette vulnérabilité a des implications pour l’analyse et l’interprétation des rapports sur les décès d’enfants, pour les interventions auprès des familles et des fratries après le décès d’un enfant, et pour la prise en compte du trauma cumulatif du deuil et de la perte dans les systèmes familiaux.

La littérature plus large sur les aspects intergénérationnels du trauma, en particulier celle qui porte sur les personnes survivantes de génocides, sur les mammifères et sur la colonisation, suggère que la transmission intergénérationnelle peut être visible sur trois générations ou plus, certains travaux suggérant que les réponses traumatiques pourraient sauter une génération ou suivre des voies propres au genre. Ce constat donne de l’élan à la recherche sur plus de deux générations dans le champ de la maltraitance infantile, recherche qui n’a suscité qu’un nombre limité d’études (Badenes-Ribera et al., 2020 ; Buisman et al., 2020) et reste une lacune de la littérature. Il est aussi possible d’améliorer les politiques et la pratique en regardant au-delà de la dyade parent-enfant, vers les expériences des ancêtres plus lointains. Cette perspective invite à réfléchir à la disponibilité et à l’accessibilité des dossiers historiques de protection de l’enfance, souvent archivés, et encourage des échanges entre équipes et familles dans lesquels l’histoire intergénérationnelle est recherchée et explorée.

Les remèdes innés

Un thème central de la littérature sur les adaptations intergénérationnelles au trauma est celui des stratégies de guérison et de résilience, souvent instinctives ou mises en œuvre par les communautés. Assurément, la littérature sur de nombreuses théories et cadres de pratique thérapeutique renforce l’idée que la guérison du trauma est une tendance naturelle de la condition humaine, pour peu que les conditions et les occasions s’y prêtent (Cattanach, 2008 ; Levine, 1997 ; Mitchell & Friedman, 2003). Une telle position théorique, appliquée au travail avec des familles concernées sur plusieurs générations par les systèmes de protection de l’enfance, reconnaît le rôle du pouvoir et des forces structurelles dans la capacité de résilience (McLean et al., 2024) et met l’accent, pour les équipes, sur la création de conditions propices à la guérison par l’attention portée au contexte sociopolitique. Partout dans le monde, les familles qui retiennent l’attention des systèmes de protection de l’enfance sont plus susceptibles de connaître un désavantage social et économique, la discrimination raciale, ainsi que la violence et l’oppression systémiques (Bywaters et al., 2020 ; Procter et al., 2022), et les enfants passés par le système de placement sont plus susceptibles de connaître au cours de leur vie des adversités comme le sans-abrisme et l’incarcération (McFarlane, 2017 ; Rosenberg & Kim, 2018). Comme l’a montré la notion de « vulnérabilités héritées », ces expériences peuvent activer une symptomatologie traumatique intergénérationnelle et interrompre ainsi le processus naturel de guérison. Une approche de la pratique qui renforce la prise en compte de ces facteurs dans les évaluations et les soutiens en protection de l’enfance, ainsi que des changements de politique offrant un soutien plus important aux enfants ayant connu le placement jusqu’à l’âge adulte, pourraient aider à lever ces obstacles à la guérison.

La littérature sur la survie aux génocides suggère que la guérison familiale s’amplifie souvent à la troisième génération, la littérature de nombreuses cohortes examinées constatant que les voies de rétablissement passent par le lien avec l’histoire et la culture, l’engagement militant et la recherche de justice, et le leadership dans le soutien au rétablissement d’autrui. De fait, « redécouvrir l’histoire » (Herman, 2015, p. 2), en s’engageant dans l’expérience traumatique et en lui donnant voix, reste considéré comme l’une des composantes fondatrices du rétablissement après un trauma, en particulier dans les modèles occidentaux. Des occasions porteuses de sens de militantisme, de plaidoyer, de contribution politique et de leadership pourraient donc être offertes aux familles et aux enfants concernés par les systèmes de protection de l’enfance, comme une voie de guérison qui donne du pouvoir d’agir et protège contre la transmission de la maltraitance aux générations suivantes. La participation à de tels groupes peut aussi favoriser un réseau relationnel solide et durable pour les personnes survivantes, autre facteur que la littérature identifie comme protecteur contre la continuité intergénérationnelle de la maltraitance infantile.

La littérature sur la transmission intergénérationnelle, en particulier dans les familles ayant survécu au génocide, à la guerre et au déracinement géographique, souligne qu’aussi bien un secret de famille saturé de honte qu’un déferlement sans retenue de la mémoire traumatique dans une génération peuvent aggraver les difficultés des générations suivantes. D’où l’importance de la communication et d’un récit partagé du trauma dans des cadres contenants et sûrs, avec une attention au moment, à la manière et aux besoins développementaux et émotionnels de l’enfant, ce que l’on a appelé la « révélation modulée » (modulated disclosure ; Dalgaard & Montgomery, 2015). La littérature constate que cette approche délibérée et sensible de la communication intrafamiliale et intracommunautaire est familière à de nombreuses communautés autochtones dans le monde et inhérente à leurs pratiques culturelles, comme le Dadirri et les cercles de parole. L’expérience des systèmes de protection de l’enfance s’accompagne souvent d’un sentiment de stigmatisation, de honte et de malaise (Quick & Scott, 2019 ; Sykes, 2011), ce qui laisse penser que l’expérience traumatique peut être réprimée ou ignorée dans les récits familiaux et individuels. Ce que la littérature sur le trauma intergénérationnel apprend de la honte comme vecteur possible de transmission du trauma offre l’occasion de renforcer les récits du trauma, de leur faire place et de les normaliser (qu’il s’agisse des traumas ayant conduit à l’intervention de la protection de l’enfance ou, potentiellement, du trauma des expériences vécues au sein même du système), en particulier pour les enfants qui entrent en placement hors du foyer. Un travail approfondi et co-construit sur le récit de vie, ainsi que des échanges familiaux fréquents, sûrs et animés par une tierce personne indépendante autour du trauma (y compris par des pratiques culturelles, le cas échéant), sont des options qui pourraient être mises en œuvre pour soutenir et faire avancer la guérison intergénérationnelle.

Conclusion

La littérature sur la survenue intergénérationnelle de la maltraitance infantile fournit un répertoire utile de caractéristiques personnelles, familiales et systémiques susceptibles de prédire la probabilité d’un préjudice pour les générations futures ou d’en protéger. Ses possibilités sont toutefois freinées par des limites théoriques et conceptuelles. L’abondante littérature sur la transmission intergénérationnelle du trauma fait apparaître deux thèmes principaux susceptibles d’élargir et d’approfondir les interventions auprès des familles concernées sur plusieurs générations par les systèmes de protection de l’enfance. Les « vulnérabilités héritées » situent les facteurs de stress directs de la vie comme des déclencheurs possibles de l’expression de réponses traumatiques intergénérationnelles, ce qui invite à analyser les stress et les adversités, actuels et potentiels, susceptibles d’activer des réponses traumatiques dans les familles. Les « remèdes innés » mettent en avant la prédisposition naturelle à la guérison psychologique, affinée par des générations de personnes survivantes, et suggèrent de ménager un espace systémique et social pour accélérer ces mécanismes instinctifs de rétablissement. Ensemble, ces résultats peuvent fonder un regard plus éclairé et plus porteur d’espoir dans les contextes de protection de l’enfance, qu’il s’agisse d’interventions prévues par la loi, d’intervention précoce ou de travail thérapeutique.

Complexe Systémique : à retenir

Ce texte déplace une question que la protection de l’enfance pose souvent en termes de faute individuelle (« le parent maltraité devenu maltraitant ») vers une lecture transgénérationnelle et contextuelle. Deux idées sont utiles en clinique. D’abord, la vulnérabilité héritée n’est pas un destin : elle se réveille sous le stress, et l’intervention de protection elle-même, surtout dans une famille qui a déjà connu des retraits d’enfants, fait partie de ces déclencheurs ; la colère ou l’évitement d’un parent lors du premier entretien ne disent donc pas tout du danger. Ensuite, la guérison passe par la parole modulée, ni secret honteux ni déferlement, et par le lien à l’histoire, à la culture et à la communauté, ce que les pratiques autochtones savent organiser. On retrouve là le génogramme, les loyautés et le travail sur le récit de vie, avec une attention nouvelle aux grands-parents et aux dossiers d’archives. Limites : une revue narrative, sans méthode de sélection explicite, qui s’appuie largement sur des études animales et épigénétiques dont la transposition à l’humain reste prudente. À lire avec la thérapie multifamiliale face aux effets intergénérationnels du psychotraumatisme, et avec une approche relationnelle autochtone de la pensée systémique.

Notes de l’original

Financement. Le financement de la publication en libre accès a été rendu possible et organisé par le CAUL (Council of Australian University Librarians) et ses institutions membres.

Liens d’intérêts. L’équipe de recherche déclare n’avoir aucun conflit d’intérêts, financier ou non financier.

Références

Aarons, V., & Berger, A. (2017). Third-generation Holocaust representation: Trauma, history, and memory. Northwestern University Press.

Adelman, A. J. (1993). Representation and remembrance: On retelling inherited narratives of the Holocaust (Publication Number 9405494) [Doctoral dissertation, City University of New York]. ProQuest Dissertations Publishing.

Ahmadzadeh, G., & Malekian, A. (2004). Aggression, anxiety, and social development in adolescent children of war veterans with PTSD versus those of non-veterans. Journal of Research in Medical Sciences,5, 231–234.

Al Dosari, M. N., Ferwana, M., Abdulmajeed, I., Aldossari, K. K., & Al-Zahrani, J. M. (2017). Parents’ perceptions about child abuse and their impact on physical and emotional child abuse: A study from primary health care centers in Riyadh, Saudi Arabia. Journal of Family and Community Medicine,24(2), 79–85. https://doi.org/10.4103/2230-8229.205110

Alexander, J. C., Eyerman, R., Giesen, B., Smelser, N. J., & Sztompka, P. (2004). Cultural trauma and collective identity. University of California Press.

Al-Turkait, F. A., & Ohaeri, J. U. (2008). Psychopathological status, behavior problems, and family adjustment of Kuwaiti children whose fathers were involved in the first Gulf War. Child and Adolescent Psychiatry and Mental Health,2(1), 12. https://doi.org/10.1186/1753-2000-2-12

Amos, J., Furber, G., & Segal, L. (2011). Understanding maltreating mothers: A synthesis of relational trauma, attachment disorganization, structural dissociation of the personality, and experiential avoidance. Journal of Trauma & Dissociation,12(5), 495–509. https://doi.org/10.1080/15299732.2011.593259

Amos, J., Segal, L., & Cantor, C. (2015). Entrapped mother, entrapped child: Agonic mode, hierarchy and appeasement in intergenerational abuse and neglect. Journal of Child and Family Studies,24(5), 1442–1450. https://doi.org/10.1007/s10826-014-9950-3

Amy, L. A., Peterson, C., & Ubelhor, D. (2002). War-related trauma and symptoms of posttraumatic stress disorder among adult Kosovar refugees. Journal of Traumatic Stress,15(2), 157. https://doi.org/10.1023/A:1014864225889

Anda, R. F., Felitti, V. J., Bremner, J. D., Walker, J. D., Whitfield, C., Perry, B. D., Dube, S. R., & Giles, W. H. (2006). The enduring effects of abuse and related adverse experiences in childhood. European Archives of Psychiatry & Clinical Neuroscience,256(3), 174–186. https://doi.org/10.1007/s00406-005-0624-4

Aoued, H. S., Sannigrahi, S., Hunter, S. C., Doshi, N., Sathi, Z. S., Chan, A. W. S., Walum, H., & Dias, B. G. (2020). Proximate causes and consequences of intergenerational influences of salient sensory experience. Genes, Brain & Behavior,19(4), 1–11. https://doi.org/10.1111/gbb.12638

Armfield, J. M., Gnanamanickam, E. S., Johnston, D. W., Preen, D. B., Brown, D. S., Nguyen, H., & Segal, L. (2021). Intergenerational transmission of child maltreatment in South Australia, 1986–2017: A retrospective cohort study. The Lancet Public Health,6(7), 450–461. https://doi.org/10.1016/S2468-2667(21)00024-4

Assink, M., Spruit, A., Schuts, M., Lindauer, R., van der Put, C. E., & Stams, G.-J.J.M. (2018). The intergenerational transmission of child maltreatment: A three-level meta-analysis. Child Abuse & Neglect,84, 131–145. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2018.07.037

Atallah, D. G. (2017). A community-based qualitative study of intergenerational resilience with Palestinian refugee families facing structural violence and historical trauma. Transcultural Psychiatry,54(3), 357–383. https://doi.org/10.1177/1363461517706287

Atkinson, J. (2002). Trauma trails: Recreating song lines: The transgenerational effect of trauma in Indigenous Australia. Spinifex Press.

Augustyn, M. B., Thornberry, T. P., & Henry, K. L. (2019). The reproduction of child maltreatment: An examination of adolescent problem behavior, substance use, and precocious transitions in the link between victimization and perpetration. Development and Psychopathology,31(1), 53–71. https://doi.org/10.1017/S0954579418001633

Australian Bureau of Statistics. (2018). Mental Health, Australia, 2017–2018. https://www.abs.gov.au/statistics/health/mental-health/mental-health/2017-18

Australian Institute of Health and Welfare. (2022). Child Protection Australia 2020–2021. https://www.aihw.gov.au/reports/child-protection/child-protection-australia-2020-21/contents/about

Australian Government Productivity Commission. (2022). Report on Government Services 2022. Child Protection Services. https://www.pc.gov.au/ongoing/report-on-government-services/2022/community-services/child-protection

Aviad-Wilchek, Y. P., Cohenca-Shiby, D. P., & Sasson, Y. M. D. (2013). The effects of the survival characteristics of parent Holocaust survivors on offsprings’ anxiety and depression symptoms. The Israel Journal of Psychiatry and Related Sciences,50(3), 210–216.

Axelrod, S., Schnipper, O. L., & Rau, J. H. (1980). Hospitalized offspring of Holocaust survivors: Problems and dynamics. Bulletin of the Menninger Clinic,44(1), 1.

Ayika, D., Dune, T., Firdaus, R., & Mapedzahama, V. (2018). A qualitative exploration of post-migration family dynamics and intergenerational relationships. SAGE Open,8(4), 2158244018811752. https://doi.org/10.1177/2158244018811752

Babb, J. A., Carini, L. M., Spears, S. L., & Nephew, B. C. (2014). Transgenerational effects of social stress on social behavior, corticosterone, oxytocin, and prolactin in rats. Hormones and Behavior,65(4), 386–393. https://doi.org/10.1016/j.yhbeh.2014.03.005

Badenes-Ribera, L., Fabris, M. A., Prino, L. E., Gastaldi, F. G. M., & Longobardi, C. (2020). Physical, emotional, and sexual victimization across three generations: A cross-sectional study. Journal of Child & Adolescent Trauma,13(4), 409–417. https://doi.org/10.1007/s40653-019-00273-1

Baider, L., Goldzweig, G., Ever-Hadani, P., & Peretz, T. (2006). Psychological distress and coping in breast cancer patients and healthy women whose parents survived the Holocaust. Psycho-Oncology: Journal of the Psychological, Social and Behavioral Dimensions of Cancer,15(7), 635–646. https://doi.org/10.1002/pon.1010

Bako, T., & Zana, K. (2020). Transgenerational trauma and therapy: The transgenerational atmosphere. Routledge.

Bandura, A. (1977). Social learning theory. Prentice Hall.

Barkan, E. (2003). Genocides of Indigenous peoples: Rhetoric of human rights. In K. B. Gellately (Ed.), The specter of genocide: Mass murder in historical perspective (pp. 130–131). Cambridge University Press.

Barker, B., Sedgemore, K., Tourangeau, M., Lagimodiere, L., Milloy, J., Dong, H., Hayashi, K., Shoveller, J., Kerr, T., & DeBeck, K. (2019). Intergenerational trauma: The relationship between residential schools and the child welfare system among young people who use drugs in Vancouver. Canada. Journal of Adolescent Health,65(2), 248–254. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2019.01.022

Barocas, H. A., & Barocas, C. B. (1979). Wounds of the fathers: The next generation of Holocaust victims. International Review of Psycho-Analysis,6(3), 331–340.

Bar-On, D. (1995). Fear and hope: Three generations of the Holocaust. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/harvard.9780674418912

Bartholet, E. (2014). Intergenerational justice for children: Restructuring adoption reproduction and child welfare policy. Law & Ethics of Human Rights,8(1), 103–130. https://doi.org/10.1515/lehr-2014-0002

Bartlett, J. D. (2012). Young mothers, infant neglect, and discontinuities in intergenerational cycles of maltreatment (Publication Number 3495286) [Doctoral dissertation, Tufts University]. ProQuest Dissertations Publishing.

Bartlett, J. D., & Easterbrooks, M. A. (2015). The moderating effect of relationships on intergenerational risk for infant neglect by young mothers. Child Abuse & Neglect,45, 21–34. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2015.02.018

Bartlett, J. D., Kotake, C., Fauth, R., & Easterbrooks, M. A. (2017). Intergenerational transmission of child abuse and neglect: Do maltreatment type, perpetrator, and substantiation status matter? Child Abuse & Neglect,63, 84–94. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2016.11.021

Bartrop, P. R. (2001). The Holocaust, the Aborigines, and the bureaucracy of destruction: An Australian dimension of genocide. Journal of Genocide Research,3(1), 75–87. https://doi.org/10.1080/14623520120037716

Belsky, J. (1993). Etiology of child maltreatment: A developmental-ecological analysis. Psychological Bulletin,114(3), 413–434. https://doi.org/10.1037/0033-2909.114.3.413

Belsky, J., Conger, R., & Capaldi, D. M. (2009). The intergenerational transmission of parenting. Developmental Psychology,45(5), 1201–1204. https://doi.org/10.1037/a0016245

Bennett, K., Booth, A., Gair, S., Kibet, R., & Thorpe, R. (2020). Poverty is the problem– not parents: So tell me, child protection worker, how can you help? Children Australia,45(4), 207–214. https://doi.org/10.1017/cha.2020.39

Berckmoes, L. H., Eichelsheim, V., Rutayisire, T., Richters, A., & Hola, B. (2017). How legacies of genocide are transmitted in the family environment: A qualitative study of two generations in Rwanda. Societies,7(3), 24. https://doi.org/10.3390/soc7030024

Berlin, L. J., Appleyard, K., & Dodge, K. A. (2011). Intergenerational continuity in child maltreatment: Mediating mechanisms and implications for prevention. Child Development,82(1), 162–176. https://doi.org/10.1111/j.1467-8624.2010.01547.x

Berndt, R. M., & Berndt., C. H. (1988). The world of the first Australians. Aboriginal Studies Press.

Bessarab, D., & Crawford, F. (2013). Trauma, grief and Loss: The vulnerability of Aboriginal families in the child protection system. In B. Bennet, S. Green, S. Gilbert, & D. Bessarab (Eds.), Our Voices: Aboriginal and Torres Strait Islander Social Work (pp. 93–113). Palgrave Macmillan.

Betancourt, T. S., Keegan, K., Farrar, J., & Brennan, R. T. (2020). The intergenerational impact of war on mental health and psychosocial wellbeing: Lessons from the longitudinal study of war-affected youth in Sierra Leone. Conflict and Health,14(1), 62. https://doi.org/10.1186/s13031-020-00308-7

Bierer, L. M., Bader, H. N., Daskalakis, N. P., Lehrner, A. L., Makotkine, I., Seckl, J. R., & Yehuda, R. (2014). Elevation of 11β-hydroxysteroid dehydrogenase type 2 activity in Holocaust survivor offspring: Evidence for an intergenerational effect of maternal trauma exposure. Psychoneuroendocrinology,48, 1–10. https://doi.org/10.1016/j.psyneuen.2014.06.001

Bifulco, A., Moran, P. M., Ball, C., Jacobs, C., Baines, R., Bunn, A., & Cavagin, J. (2002). Childhood adversity, parental vulnerability and disorder: Examining inter-generational transmission of risk. Journal of Child Psychology & Psychiatry & Allied Disciplines,43(8), 1075–1086. https://doi.org/10.1111/1469-7610.00234

Blake, G. E., & Watson, E. D. (2016). Unravelling the complex mechanisms of transgenerational epigenetic inheritance. Current Opinion in Chemical Biology,33, 101–107. https://doi.org/10.1016/j.cbpa.2016.06.008

Bohacek, J., Farinelli, M., Mirante, O., Steiner, G., Gapp, K., Coiret, G., Ebeling, M., Durán-Pacheco, G., Iniguez, A. L., Manuella, F., Moreau, J. L., & Mansuy, I. M. (2015). Pathological brain plasticity and cognition in the offspring of males subjected to postnatal traumatic stress. Molecular Psychiatry,20(5), 621–631. https://doi.org/10.1038/mp.2014.80

Bombay, A. M., Matheson, K. P., & Anisman, H. P. (2009). Intergenerational trauma: Convergence of multiple processes among First Nations peoples in Canada. Journal of Aboriginal Health,5(3), 6–47.

Bombay, A., Matheson, K., & Anisman, H. (2014). The intergenerational effects of Indian Residential Schools: Implications for the concept of historical trauma. Transcultural Psychiatry,51(3), 320–338. https://doi.org/10.1177/1363461513503380

Bommersbach, T. J., Rosenheck, R., & Rhee, T. G. (2022). Transgenerational factors associated with military service: Comparison of children of veterans and nonveterans in a nationally representative sample. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry,61(9), 1141–1154. https://doi.org/10.1016/j.jaac.2022.03.024

Borelli, J. L., Cohen, C., Pettit, C., Normandin, L., Target, M., Fonagy, P., & Ensink, K. (2019). Maternal and child sexual abuse history: An intergenerational exploration of children’s adjustment and maternal trauma-reflective functioning. Frontiers in Psychology,10, 1062. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2019.01062

Bos, P. A. (2017). The endocrinology of human caregiving and its intergenerational transmission. Development and Psychopathology,29(3), 971–999. https://doi.org/10.1017/S0954579416000973

Bouvette-Turcot, A. A., Fleming, A. S., Wazana, A., Sokolowski, M. B., Gaudreau, H., Gonzalez, A., Deslauriers, J., Kennedy, J. L., Steiner, M., & Meaney, M. J. (2015). Maternal childhood adversity and child temperament: An association moderated by child 5- HTTLPR genotype. Genes, Brain & Behavior,14(3), 229–237. https://doi.org/10.1111/gbb.12205

Bowlby, J. (1979). The Bowlby-Ainsworth attachment theory. Behavioral and Brain Sciences,2(4), 637–638. https://doi.org/10.1017/S0140525X00064955

Brand, S. R., Brennan, P. A., Newport, D. J., Smith, A. K., Weiss, T., & Stowe, Z. N. (2010). The impact of maternal childhood abuse on maternal and infant HPA axis function in the postpartum period. Psychoneuroendocrinology,35(5), 686–693. https://doi.org/10.1016/j.psyneuen.2009.10.009

Braun, K., Bock, J., Wainstock, T., Matas, E., Gaisler-Salomon, I., Fegert, J., Ziegenhain, U., & Segal, M. (2020). Experience-induced transgenerational (re-) programming of neuronal structure and functions: Impact of stress prior and during pregnancy. Neuroscience & Biobehavioral Reviews,117, 281–296. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2017.05.021

Brave Heart-Jordan, M. Y. H. (1995). The return to the sacred path: Healing from historical trauma and historical unresolved grief among the Lakota (Publication Number 9600362) [Doctoral dissertation, Smith College School for Social Work]. ProQuest Dissertations Publishing.

Brave Heart, M. Y. H. (2003). The historical trauma response among natives and its relationship with substance abuse: A Lakota illustration. Journal of Psychoactive Drugs, 35(1), 7–13. https://doi.org/10.1080/02791072.2003.10399988

Brave Heart, M. H., Chase, J., Elkins, J., & Altschul, D. (2011). Historical trauma among Indigenous peoples of the Americas: Concepts, research, and clinical considerations. Journal of Psychoactive Drugs,43(4), 282–290. https://doi.org/10.1080/02791072.2011.628913

Brave Heart, M. Y. H., Chase, J., Elkins, J., & Altschul, D. B. (2016). Historical trauma among Indigenous peoples of the Americas. In J. Salberg & S. Grand (Eds.), Wounds of history: Repair and resilience in the trans-generational transmission of trauma (pp. 250–267). Taylor and Francis.

Broome, R. (2012, May 9). The separation of Aboriginal children [Audio podcast episode]. In Australian Aboriginal History with Richard Broome. https://podcasts.apple.com/au/podcast/the-separation-of-aboriginal-children/id506564871?i=1000411498035

Bryant, R. A., Edwards, B., Creamer, M., O’Donnell, M., Forbes, D., Felmingham, K. L., Silove, D., Steel, Z., Nickerson, A., McFarlane, A. C., Van Hooff, M., & Hadzi-Pavlovic, D. (2018). The effect of post-traumatic stress disorder on refugees’ parenting and their children’s mental health: A cohort study. The Lancet Public Health,3(5), 249–258. https://doi.org/10.1016/S2468-2667(18)30051-3

Buchheim, A., Ziegenhain, U., Kindler, H., Waller, C., Gündel, H., Karabatsiakis, A., & Fegert, J. (2022). Identifying risk and resilience factors in the intergenerational cycle of maltreatment: Results from the trans-gen study investigating the effects of maternal attachment and social support on child attachment and cardiovascular stress physiology. Frontiers in Human Neuroscience,16, 890262–890262. https://doi.org/10.3389/fnhum.2022.890262

Buisman, R. S. M., Pittner, K., Tollenaar, M. S., Lindenberg, J., van den Berg, L. J. M., Compier-de Block, L. H. C. G., van Ginkel, J. R., Alink, L. R. A., Bakermans-Kranenburg, M. J., Elzinga, B. M., & van Ijzendoorn, M. H. (2020). Intergenerational transmission of child maltreatment using a multi-informant multi-generation family design. PLoS ONE,15(3), 1–23. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0225839

Bulmer. (1998). Galton’s law of ancestral heredity. Heredity,81(5), 579–585. https://doi.org/10.1038/sj.hdy.6884180

Burchert, S., Stammel, N., & Knaevelsrud, C. (2017). Transgenerational trauma in a post-conflict setting: Effects on offspring PTSS/PTSD and offspring vulnerability in Cambodian families. Psychiatry Research,254, 151–157. https://doi.org/10.1016/j.psychres.2017.04.033

Burke, A. W., Welch, S., Power, T., Lucas, C., & Moles, R. J. (2022). Clinical yarning with Aboriginal and/or Torres Strait Islander people: A systematic scoping review of its use and impacts. Systematic Reviews. https://doi.org/10.1186/s13643-022-02008-0

Burke, J., Fitzhenry, M., Houghton, S., & Fortune, D. G. (2021). Breaking the cycle of intergenerational trauma: Evaluating the impact of parental adverse childhood experiences on parenting group outcomes using a mixed-methods approach. Children and Youth Services Review,130, 106223. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2021.106223

Butler, N., Quigg, Z., & Bellis, M. A. (2020). Cycles of violence in England and Wales: The contribution of childhood abuse to risk of violence revictimisation in adulthood. BMC Medicine,18(1), 1–13. https://doi.org/10.1186/s12916-020-01788-3

Bywaters, P., Scourfield, J., Jones, C., Sparks, T., Elliott, M., Hooper, J., McCartan, C., Shapira, M., Bunting, L., & Daniel, B. (2020). Child welfare inequalities in the four nations of the UK. Journal of Social Work,20(2), 193–215. https://doi.org/10.1177/1468017318793479

Cacari Stone, L., Avila, M., & Duran, B. (2021). El nacimiento del Pueblo Mestizo: Critical discourse on historical trauma, community resilience and healing. Health Education & Behavior,48(3), 265–275. https://doi.org/10.1177/10901981211010099

Callaway, E. (2013). Fearful memories haunt mouse descendants: Genetic imprint from traumatic experiences carries through at least two generations. Nature,1, 1–6. https://doi.org/10.1038/nature.2013.14272

Carroll, J. E., Mahrer, N. E., Shalowitz, M., Ramey, S., & Dunkel Schetter, C. (2020). Prenatal maternal stress prospectively relates to shorter child buccal cell telomere length. Psychoneuroendocrinology,121, Article 104841. https://doi.org/10.1016/j.psyneuen.2020.104841

Castro-Vale, I., Severo, M., Carvalho, D., & Mota-Cardoso, R. (2019). Intergenerational transmission of war-related trauma assessed 40 years after exposure. Annals of General Psychiatry,18(1), 14. https://doi.org/10.1186/s12991-019-0238-2

Cattanach, A. (2008). Play therapy with abused children. Jessica Kingsley Publishers.

Cénat, J. M., Noorishad, P.-G., Czechowski, K., Mukunzi, J. N., Hajizadeh, S., McIntee, S.-E., & Dalexis, R. D. (2023). The seven reasons why Black children are overrepresented in the child welfare system in Ontario (Canada): A qualitative study from the perspectives of caseworkers and community facilitators. Child & Adolescent Social Work Journal,40(5), 655–670. https://doi.org/10.1007/s10560-021-00793-6

Chaitin, J. (2002). Issues and interpersonal values among three generations in families of holocaust survivors. Journal of Social and Personal Relationships,19(3), 379–402. https://doi.org/10.1177/0265407502193005

Chamberlain, C., Gee, G., Harfield, S., Campbell, S., Brennan, S., Clark, Y., Mensah, F., Arabena, K., Herrman, H., & Brown, S. (2019). Parenting after a history of childhood maltreatment: A scoping review and map of evidence in the perinatal period. PLoS ONE,14(3), 1–41. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0213460

Cicchetti, D., & Feldman, R. (2015). Sensitive periods in human social development: New insights from research on oxytocin, synchrony, and high-risk parenting. Development and Psychopathology,27(2), 369–395. https://doi.org/10.1017/S0954579415000048

Classen, C. C., Palesh, O. G., & Aggarwal, R. (2005). Sexual revictimization: A review of the empirical literature. Trauma, Violence, & Abuse,6(2), 103–129. https://doi.org/10.1177/1524838005275087

Cohn, R. (2022). Working with the developmental trauma of childhood neglect: Using psychotherapy and attachment theory techniques in clinical practice. Routledge.

Cohn, I. G., & Morrison, N. M. (2018). Echoes of transgenerational trauma in the lived experiences of Jewish Australian grandchildren of Holocaust survivors. Australian Journal of Psychology,70(3), 199–207. https://doi.org/10.1111/ajpy.12194

Coleman, J. A. (2016). Racial differences in posttraumatic stress disorder in military personnel: Intergenerational transmission of trauma as a theoretical lens. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma,25(6), 561–579. https://doi.org/10.1080/10926771.2016.1157842

Conger, R. D., Schofield, T. J., Neppl, T. K., & Merrick, M. T. (2013). Disrupting intergenerational continuity in harsh and abusive parenting: The importance of a nurturing relationship with a romantic partner. Journal of Adolescent Health. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2013.03.014

Connolly, M., & Harms, L. (2013). Social work: Contexts and practice (3rd ed.). Oxford University Press.

Costa, D. L. (2024). Grandchildren’s longevity and their grandfathers’ POW trauma in the U.S. Civil war. Demography,61(2), 337–361. https://doi.org/10.1215/00703370-11191183

Crankshaw, T. L., Freedman, J., & Mutambara, V. M. (2023). Intergenerational trajectories of inherited vulnerabilities amongst young women refugees in South Africa. Comparative Migration Studies,11(1), 10. https://doi.org/10.1186/s40878-023-00335-2

Cross, D., Fani, N., Powers, A., & Bradley, B. (2017). Neurobiological development in the context of childhood trauma. Clinical Psychology: Science and Practice,24(2), 111–124. https://doi.org/10.1111/cpsp.12198

Cunneen, C., & Libesman, T. (2000). Postcolonial trauma: The contemporary removal of Indigenous children and young people from their families in Australia. Australian Journal of Social Issues (Australian Council of Social Service),35(2), 99–115. https://doi.org/10.1002/j.1839-4655.2000.tb01088.x

Curtis, C., Vanstone, C., Weinstein, L., & Fraser, L. (2016). Generation by generation: Pragmatic approaches to reducing intergenerational cycles of reliance on child protection services. https://www.tacsi.org.au/file/ll3e31kzt/TACSI_Generation%20by%20generation%20report_2016.pdf

Dalgaard, N. T., & Montgomery, E. (2015). Disclosure and silencing: A systematic review of the literature on patterns of trauma communication in refugee families. Transcultural Psychiatry,52(5), 579–593. https://doi.org/10.1177/1363461514568442

Dalgaard, N. T., Todd, B. K., Daniel, S. I., & Montgomery, E. (2016). The transmission of trauma in refugee families: Associations between intra-family trauma communication style, children’s attachment security and psychosocial adjustment. Attachment & Human Development,18(1), 69–89. https://doi.org/10.1080/14616734.2015.1113305

Danieli, Y. (1984). Psychotherapists’ participation in the conspiracy of silence about the Holocaust. Psychoanalytic Psychology,1(1), 23–42.

Danieli, Y. (1988). Confronting the unimaginable: Psychotherapists’ reactions to victims of the Nazi Holocaust. In J. P. Wilson, Z. Harel, & B. Kahana (Eds.), Human adaptation to extreme stress: From the Holocaust to Vietnam (pp. 219–238). Springer.

Danieli, Y. (1998). Introduction: History and conceptual foundations. In Y. Danieli (Ed.), International handbook of multigenerational legacies of trauma (pp. 1–20). Plenum Press.

Danieli, Y., Norris, F. H., Lindert, J., Paisner, V., Kronenberg, S., Engdahl, B., & Richter, J. (2015). The Danieli inventory of multigenerational legacies of trauma, part ii: Reparative adaptational impacts. American Journal of Orthopsychiatry,85(3), 229. https://doi.org/10.1037/ort0000055

Daskalakis, N. P., Xu, C., Bader, H. N., Chatzinakos, C., Weber, P., Makotkine, I., Lehrner, A., Bierer, L. M., Binder, E. B., & Yehuda, R. (2021). Intergenerational trauma is associated with expression alterations in glucocorticoid- and immune-related genes. Neuropsychopharmacology,46(4), 763–773. https://doi.org/10.1038/s41386-020-00900-8

Dass-Brailsford, P. (2007). A practical approach to trauma: Empowering interventions. Sage Publications.

Daud, A., Skoglund, E., & Rydelius, P.-A. (2005). Children in families of torture victims: Transgenerational transmission of parents’ traumatic experiences to their children. International Journal of Social Welfare,14(1), 23–32. https://doi.org/10.1111/j.1468-2397.2005.00336.x

Davidson, A. C., & Mellor, D. J. (2001). The adjustment of children of Australian Vietnam veterans: Is there evidence for the transgenerational transmission of the effects of war-related trauma? Australian & New Zealand Journal of Psychiatry,35(3), 345–351. https://doi.org/10.1046/j.1440-1614.2001.00897.x

De Asis-Cruz, J., Krishnamurthy, D., Zhao, L., Kapse, K., Vezina, G., Andescavage, N., Quistorff, J., Lopez, C., & Limperopoulos, C. (2020). Association of prenatal maternal anxiety with fetal regional brain connectivity. JAMA Network Open,3(12), e2022349–e2022349. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2020.22349

De Haene, L., Dalgaard, N. T., Montgomery, E., Grietens, H., & Verschueren, K. (2013). Attachment narratives in refugee children: Interrater reliability and qualitative analysis in pilot findings from a two-site study. Journal of Traumatic Stress,26(3), 413–417. https://doi.org/10.1002/jts.21820

Degruy-Leary, J. (2017). Post-traumatic slave syndrome: America’s legacy of enduring injury. Joy DeGruy Publications.

Dekel, R., & Goldblatt, H. (2008). Is there intergenerational transmission of trauma? The case of combat veterans’ children. American Journal of Orthopsychiatry,78(3), 281–289. https://doi.org/10.1037/a0013955

Dekel, S., Mandl, C., & Solomon, Z. (2013). Is the Holocaust implicated in posttraumatic growth in second-generation Holocaust survivors? A prospective study. Journal of Traumatic Stress,26(4), 530–533. https://doi.org/10.1002/jts.21836

Dempster-Rivett, K. L., Masters-Awatere, B., Roen, K., & Starkey, N. (2022). Māori voices in healing childhood maltreatment and breaking the cycle of family harm. New Zealand Journal of Psychology,51(1), 36–45.

Denham, A. R. (2008). Rethinking historical trauma: Narratives of resilience. Transcultural Psychiatry,45(3), 391–414. https://doi.org/10.1177/1363461508094673

Denov, M., & Campbell, K. (2002). Casualties of Aboriginal displacement in Canada: Children at risk among the Innu of Labrador. Refuge,20(2), 21–33. https://doi.org/10.25071/1920-7336.21251

Denov, M., Fennig, M., Rabiau, M. A., & Shevell, M. C. (2019). Intergenerational resilience in families affected by war, displacement, and migration: “It runs in the family.” Journal of Family Social Work,22(1), 17–45. https://doi.org/10.1080/10522158.2019.1546810

Der Sarkissian, A., & Sharkey, J. D. (2021). Transgenerational trauma and mental health needs among Armenian genocide descendants. International Journal of Environmental Research and Public Health,18(19), 10554. https://doi.org/10.3390/ijerph181910554

Dettmer, A. M., Heckman, J. J., Pantano, J., Ronda, V., & Suomi, S. J. (2020). Intergenerational effects of early-life advantage: Lessons from a primate study (Working Papers 2020, Issue 064). Human Capital and Economic Opportunity Working Group.

Dias, B. G., & Ressler, K. J. (2014a). Experimental evidence needed to demonstrate inter- and trans-generational effects of ancestral experiences in mammals. BioEssays,36(10), 919–923. https://doi.org/10.1002/bies.201400105

Dias, B. G., & Ressler, K. J. (2014b). Parental olfactory experience influences behavior and neural structure in subsequent generations. Nature Neuroscience,17(1), 89–96. https://doi.org/10.1038/nn.3594

Dietz, D. M., LaPlant, Q., Watts, E. L., Hodes, G. E., Russo, S. J., Feng, J., Oosting, R. S., Vialou, V., & Nestler, E. J. (2011). Paternal transmission of stress-induced pathologies. Biological Psychiatry,70(5), 408–414. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2011.05.005

Dinh, K. T., Sarason, B. R., & Sarason, I. G. (1994). Parent-child relationships in Vietnamese immigrant families. Journal of Family Psychology,8(4), 471–488. https://doi.org/10.1037/0893-3200.8.4.471

Dixon, L., Browne, K., & Hamilton-Giachritsis, C. (2005). Risk factors of parents abused as children: A mediational analysis of the intergenerational continuity of child maltreatment (Part I). Journal of Child Psychology & Psychiatry,46(1), 47–57. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.2004.00339.x

Dixon, L., Browne, K., & Hamilton-Giachritsis, C. (2009). Patterns of risk and protective factors in the intergenerational cycle of maltreatment. Journal of Family Violence,24(2), 111–122. https://doi.org/10.1007/s10896-008-9215-2

Dockery, A. (2010). Culture and wellbeing: The case of Indigenous Australians. Social Indicators Research,99(2), 315–332. https://doi.org/10.1007/s11205-010-9582-y

Doucet, M., & Rovers, M. (2010). Generational trauma, attachment, and spiritual/religious interventions. Journal of Loss & Trauma,15(2), 93. https://doi.org/10.1080/15325020903373078

Duran, E., Duran, B., Brave Heart, M., & Yellow-Horse-Davis, S. (1998). Healing the American Indian soul wound. In Y. Danieli (Ed.), International handbook of multigenerational legacies of trauma (pp. 341–353). Plenum Press.

Duthie, D., Steinhauer, S., Twinn, C., Steinhauer, V., & Lonne, B. (2019). Understanding trauma and child maltreatment experienced in Indigenous communities. In B. Lonne, D. Scott, D. J. Higgins, & T. I. Herrenkohl (Eds.), Re-visioning public health approaches for protecting children (Vol. 9, pp. 327–347). Springer International Publishing.

East, P. L., Gahagan, S., & Al-Delaimy, W. K. (2018). The impact of refugee mothers’ trauma, posttraumatic stress, and depression on their children’s adjustment. Journal of Immigrant and Minority Health,20(2), 271–282. https://doi.org/10.1007/s10903-017-0624-2

Egeland, B., Jacobvitz, D., & Sroufe, L. A. (1988). Breaking the cycle of abuse. Child Development,59(4), 1080–1088. https://doi.org/10.1111/j.1467-8624.1988.tb03260.x

Elias, B., Mignone, J., Hall, M., Hong, S. P., Hart, L., & Sareen, J. (2012). Trauma and suicide behaviour histories among a Canadian Indigenous population: An empirical exploration of the potential role of Canada’s residential school system. Social Science & Medicine,74(10), 1560–1569. https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2012.01.026

Ellinghaus, K. (2009). Biological absorption and genocide: A comparison of Indigenous assimilation policies in the United States and Australia. Genocide Studies and Prevention,4(1), 59–79. https://doi.org/10.3138/gsp.4.1.59

Esgalhado, B. D. (2003). The Ancestor Syndrome. Qualitative Inquiry,9(3), 481–494. https://doi.org/10.1177/1077800403009003009

Estrada, A. (2009). Mexican Americans and historical trauma theory: A theoretical perspective. Journal of Ethnicity in Substance Abuse,8(3), 330–340. https://doi.org/10.1080/15332640903110500

Evans-Campbell, T. (2008). Historical trauma in American Indian/Native Alaska communities: A multilevel framework for exploring impacts on individuals, families, and communities. Journal of Interpersonal Violence,23(3), 316–338. https://doi.org/10.1177/0886260507312290

Feldman, M. J. (2015). Ghost stories: Transgenerational trauma and witnessing in analyst and analysand. Psychoanalytic Dialogues,25(5), 600–613. https://doi.org/10.1080/10481885.2015.1077050

Felitti, V. J. (2002). The relation between adverse childhood experiences and adult health: Turning gold into lead. The Permanente Journal,6(1), 44–47. https://doi.org/10.7812/tpp/02.994

Felton, I. (1998). Transgenerational transmission of effects of the Holocaust: The North American research perspective. In Y. Danieli (Ed.), International handbook of multigenerational legacies of trauma (pp. 43–68). Plenum Press.

Feng, X., Wang, L., Yang, S., Qin, D., Wang, J., Li, C., Lv, L., Ma, Y., & Hu, X. (2011). Maternal separation produces lasting changes in cortisol and behavior in rhesus monkeys. Proceedings of the National Academy of Sciences - PNAS,108(34), 14312–14317. https://doi.org/10.1073/pnas.1010943108

Fenton, B. D. C. (2018). The old wounded: Destructive plasticity and intergenerational trauma. Humanities,7(2), 51. https://doi.org/10.3390/h7020051

Field, N., Om, C., Kim, T., & Vorn, S. (2011). Parental styles in second generation effects of genocide stemming from the Khmer Rouge regime in Cambodia. Attachment & Human Development,13(6), 611–628. https://doi.org/10.1080/14616734.2011.609015

Finzi-Dottan, R., & Harel, G. (2014). Parents’ potential for child abuse: An intergenerational perspective. Journal of Family Violence,29(4), 397–408. https://doi.org/10.1007/s10896-014-9592-7

Fish, E. W., Shahrokh, D., Bagot, R., Caldji, C., Bredy, T., Szyf, M., & Meaney, M. J. (2004). Epigenetic programming of stress responses through variations in maternal care. Annals of the New York Academy of Sciences,1036(1), 167–180. https://doi.org/10.1196/annals.1330.011

Flanagan, N., Travers, A., Vallières, F., Hansen, M., Halpin, R., Sheaf, G., Rottmann, N., & Johnsen, A. T. (2020). Crossing borders: A systematic review identifying potential mechanisms of intergenerational trauma transmission in asylum-seeking and refugee families. European Journal of Psychotraumatology,11(1), 1790283. https://doi.org/10.1080/20008198.2020.1790283

Fontana, V. J. (1973). The diagnosis of the maltreatment syndrome in children. Pediatrics,51(4), 780–782. https://doi.org/10.1542/peds.51.4.780

Ford, J. D. (2023). Why we need a developmentally appropriate trauma diagnosis for children: A 10-year update on developmental trauma disorder. Journal of Child & Adolescent Trauma,16(2), 403–418. https://doi.org/10.1007/s40653-021-00415-4

Fossion, P., Leys, C., Vandeleur, C., Kempenaers, C., Braun, S., Verbanck, P., & Linkowski, P. (2015). Transgenerational transmission of trauma in families of Holocaust survivors: The consequences of extreme family functioning on resilience, sense of coherence, anxiety and depression. Journal of Affective Disorders,171, 48–53. https://doi.org/10.1016/j.jad.2014.08.054

Fossion, P., Rejas, M.-C., Servais, L., Pelc, I., & Hirsch, S. (2003). Family approach with grandchildren of Holocaust survivors. American Journal of Psychotherapy (Association for the Advancement of Psychotherapy),57(4), 519–527. https://doi.org/10.1176/appi.psychotherapy.2003.57.4.519

Franklin, T. B., Russig, H., Weiss, I. C., Gräff, J., Linder, N., Michalon, A., Vizi, S., & Mansuy, I. M. (2010). Epigenetic transmission of the impact of early stress across generations. Biological Psychiatry,68(5), 408–415. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2010.05.036

Frazier, K. N., West-Olatunji, C. A., St. Juste, S., & Goodman, R. D. (2009). Transgenerational trauma and child sexual abuse: Reconceptualizing cases involving young survivors of CSA. Journal of Mental Health Counseling,31(1), 22–33. https://doi.org/10.17744/mehc.31.1.u72580m253524811

Fulu, E. D., Miedema, S. M. A., Roselli, T. B., McCook, S. M. A., Chan, K. L. P., Haardörfer, R. P., & Jewkes, R. P. (2017). Pathways between childhood trauma, intimate partner violence, and harsh parenting: Findings from the UN multi-country study on men and violence in Asia and the Pacific. The Lancet Global Health,5(5), 512–522. https://doi.org/10.1016/S2214-109X(17)30103-1

Funston, L., & Herring, S. (2016). When will the stolen generations end? A qualitative critical exploration of contemporary “child protection” practices in Aboriginal and Torres Strait Islander communities. Sexual Abuse in Australia & New Zealand,7(1), 51–58. https://doi.org/10.3316/informit.201569927296804

Fusco, R. (2015). Second generation mothers in the child welfare system: Factors that predict engagement. Child & Adolescent Social Work Journal,32(6), 545–554. https://doi.org/10.1007/s10560-015-0394-4

Galovski, T., & Lyons, J. A. (2004). Psychological sequelae of combat violence: A review of the impact of PTSD on the veterans’ family and possible interventions. Aggression and Violent Behavior,9(5), 477–501. https://doi.org/10.1016/S1359-1789(03)00045-4

Gapp, K., Bohacek, J., Grossmann, J., Brunner, A. M., Manuella, F., Nanni, P., & Mansuy, I. M. (2016). Potential of environmental enrichment to prevent transgenerational effects of paternal trauma. Neuropsychopharmacology,41(11), 2749–2758. https://doi.org/10.1038/npp.2016.87

Gapp, K., Von Ziegler, L., Tweedie-Cullen, R. Y., & Mansuy, I. M. (2014). Early life epigenetic programming and transmission of stress-induced traits in mammals: How and when can environmental factors influence traits and their transgenerational inheritance? BioEssays,36(5), 491–502. https://doi.org/10.1002/bies.201300116

Gee, G., Lesniowska, R., Santhanam-Martin, R., & Chamberlain, C. (2020). Breaking the cycle of trauma - Koori parenting, what works for us. First Peoples Child & Family Review,15(2), 45–66. https://doi.org/10.7202/1080809ar

Geiger, J. M., Schelbe, L., Hayes, M. J., Kawam, E., Katz, C. C., & Klika, J. B. (2015). Intergenerational transmission of maltreatment: Ending a family tradition. In D. Daro, A. Cohn Donnelly, L. Huang, & B. Powell (Eds.), Advances in Child Abuse Prevention Knowledge (pp. 67–91). Springer.

Gertz, K. R. (1986). Psychosocial characteristics of children whose parent(s) survived the Nazi Holocaust and children whose parents were not in the Nazi Holocaust and implications for counseling children of survivors (Publication Number 8629889) [Doctoral dissertation, University of California]. ProQuest Dissertations Publishing.

Giladi, L., & Bell, T. S. (2013). Protective factors for intergenerational transmission of trauma among second and third generation Holocaust survivors. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy,5(4), 384. https://doi.org/10.1037/a0028455

Gimsa, U., Brückmann, R., Tuchscherer, A., Tuchscherer, M., & Kanitz, E. (2022). Early-life maternal deprivation affects the mother-offspring relationship in domestic pigs, as well as the neuroendocrine development and coping behavior of piglets. Frontiers of Behavioral Neuroscience,16, 980350. https://doi.org/10.3389/fnbeh.2022.980350

Glenn, D. M., Beckham, J. C., Feldman, M. E., Kirby, A. C., Hertzberg, M. A., & Moore, S. D. (2002). Violence and hostility among families of Vietnam veterans with combat-related posttraumatic stress disorder. Violence and Victims,17(4), 473–489. https://doi.org/10.1891/vivi.17.4.473.33685

Goerlich, V. C., Nätt, D., Elfwing, M., Macdonald, B., & Jensen, P. (2012). Transgenerational effects of early experience on behavioral, hormonal and gene expression responses to acute stress in the precocial chicken. Hormones and Behavior,61(5), 711–718. https://doi.org/10.1016/j.yhbeh.2012.03.006

Gone, J. P. (2013). A community-based treatment for Native American historical trauma: Prospects for evidence-based practice. Journal of Consulting and Clinical Psychology,77(4), 751–762. https://doi.org/10.1037/a0015390

Gopalkrishnan, N. (2018). Cultural diversity and mental health: Considerations for policy and practice. Frontiers in Public Health,6, 179–179. https://doi.org/10.3389/fpubh.2018.00179

Green, D., & McDermott, F. (2010). Social work from inside and between complex systems: Perspectives on person-in-environment for today’s social work. British Journal of Social Work,40(8), 2414–2430. https://doi.org/10.1093/bjsw/bcq056

Greene, C. A., Haisley, L., Wallace, C., & Ford, J. D. (2020). Intergenerational effects of childhood maltreatment: A systematic review of the parenting practices of adult survivors of childhood abuse, neglect, and violence. Clinical Psychology Review,80, Article 101891. https://doi.org/10.1016/j.cpr.2020.101891

Greenfeld, D., Reupert, A., Harris, N., & Jacobs, N. (2022). Between fear and hope: The lived experiences of grandchildren of Holocaust survivors: A qualitative systematic literature review. Journal of Loss and Trauma,27(2), 120–136. https://doi.org/10.1080/15325024.2021.1905320

Hackett, J. A., Sengupta, R., Zylicz, J. J., Murakami, K., Lee, C., Down, T. A., & Surani, M. A. (2013). Germline DNA demethylation dynamics and imprint erasure through 5-hydroxymethylcytosine. Science,339(6118), 448–452. https://doi.org/10.1126/science.1229277

Hall, L. A., Sachs, B., & Rayens, M. K. (1998). Mothers’ potential for child abuse: The roles of childhood abuse and social resources. Nursing Research,47(2), 87–95. https://doi.org/10.1097/00006199-199803000-00007

Hall, S. (2011). “It’s going to stop in this generation”: Women with a history of child abuse resolving to raise their children without abuse. Harvard Educational Review,81(1), 24–49. https://doi.org/10.17763/haer.81.1.m8202r3804uvmv68

Halloran, M. (2004). Cultural maintenance and trauma in Indigenous Australia [Paper presentation]. Murdoch University Electronic Journal of Law, Perth.

Han, M. (2005). Relationship among perceived parental trauma, parental attachment, and sense of coherence in southeast Asian American college students. Journal of Family Social Work,9(2), 25–45. https://doi.org/10.1300/J039v09n02-02

Harper, L. (2005). Epigenetic inheritance and the intergenerational transfer of experience. Psychological Bulletin,131(3), 340–360. https://doi.org/10.1037/0033-2909.131.3.340

Haselschwerdt, M. L., Savasuk-Luxton, R., & Hlavaty, K. (2019). A methodological review and critique of the “intergenerational transmission of violence” literature. Trauma, Violence, & Abuse,20(2), 168–182. https://doi.org/10.1177/1524838017692385

Heberle, A. E., Obus, E. A., & Gray, S. A. O. (2020). An intersectional perspective on the intergenerational transmission of trauma and state-perpetrated violence. Journal of Social Issues,76(4), 814–834. https://doi.org/10.1111/josi.12404

Hellmann, D. F., Stiller, A., Glaubitz, C., & Kliem, S. (2018). (Why) do victims become perpetrators? Intergenerational transmission of parental violence in a representative German sample. Journal of Family Psychology,32(2), 282–288. https://doi.org/10.1037/fam0000391

Herman, J. L. (2015). Trauma and recovery: The aftermath of violence, from domestic abuse to political terror. Basic Books.

Hilgard, J. R. (1953). Anniversary reactions in parents precipitated by children. Psychiatry,16(1), 73–80. https://doi.org/10.1080/00332747.1953.11022910

Hirst, E. M., & Jones, A. L. (2016). Breaking the cycle of intergenerational child maltreatment: A case for active efforts for dependent minor parents and their children in state custody. Juvenile and Family Court Journal,67(3), 45–65. https://doi.org/10.1111/jfcj.12061

Hoffart, R., & Jones, N. A. (2018). Intimate partner violence and intergenerational trauma among Indigenous women. International Criminal Justice Review,28(1), 25–44. https://doi.org/10.1177/1057567717719966

Hoffman, Y., & Shrira, A. (2017). Shadows of the past and threats of the future: ISIS anxiety among grandchildren of Holocaust survivors. Psychiatry Research,253, 220–225. https://doi.org/10.1016/j.psychres.2017.03.053

Holder, M. M. (2023). Historical trauma and the impact on IPV among Indigenous women. Journal of Ethnic & Cultural Diversity in Social Work. https://doi.org/10.1080/15313204.2023.2173698

Huang, Y., Xu, H., Li, H., Yang, H., Chen, Y., & Shi, X. (2012). Pre-gestational stress reduces the ratio of 5-HIAA to 5-HT and the expression of 5-HT1A receptor and serotonin transporter in the brain of foetal rat. BMC Neuroscience,13(1), 22. https://doi.org/10.1186/1471-2202-13-22

Huefner, J. C., Ringle, J. L., Chmelka, M. B., & Ingram, S. D. (2007). Breaking the cycle of intergenerational abuse: The long-term impact of a residential care program. Child Abuse & Neglect,31(2), 187–199. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2006.09.003

Hulette, A., Kaehler, L., & Freyd, J. (2011). Intergenerational associations between trauma and dissociation. Journal of Family Violence,26(3), 217–225. https://doi.org/10.1007/s10896-011-9357-5

Islam, M. I., Sharwood, L., Chadwick, V., Esgin, T., & Martiniuk, A. (2022). Protective factors against self-harm and suicidality among Australian Indigenous adolescents: A strengths-based analysis of the longitudinal study of Indigenous children. International Journal of Environmental Research and Public Health,19(15), 9131. https://doi.org/10.3390/ijerph19159131

Islam, S., Jaffee, S. R., & Widom, C. S. (2023). Breaking the cycle of intergenerational childhood maltreatment: Effects on offspring mental health. Child Maltreatment,28(1), 119–129. https://doi.org/10.1177/10775595211067205

Iyengar, U., Rajhans, P., Fonagy, P., Strathearn, L., & Kim, S. (2019). Unresolved trauma and reorganization in mothers: Attachment and neuroscience perspectives. Frontiers in Psychology,10, 110. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2019.00110

Jackson, S., Thompson, R. A., Christiansen, E. H., Colman, R. A., Wyatt, J., Buckendahl, C. W., Wilcox, B. L., & Peterson, R. (1999). Predicting abuse-prone parental attitudes and discipline practices in a nationally representative sample. Child Abuse & Neglect,23(1), 15–29. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(98)00108-2

Jacobs, J. (2011). The cross-generational transmission of trauma: Ritual and emotion among survivors of the holocaust. Journal of Contemporary Ethnography,40(3), 342–361. https://doi.org/10.1177/0891241610387279

Jacobs, S., & Davis, C. (2017). Challenging the myths of Black women - a short-term, structured, art experience group: Exploring the intersections of race, gender, and intergenerational trauma. Smith College Studies in Social Work,87(2–3), 200–219. https://doi.org/10.1080/00377317.2017.1324091

Jaffee, S. R., Bowes, L., Ouellet-Morin, I., Fisher, H. L., Moffitt, T. E., Merrick, M. T., & Arseneault, L. (2013). Safe, stable, nurturing relationships break the intergenerational cycle of abuse: A prospective nationally representative cohort of children in the United Kingdom. Journal of Adolescent Health,53(4), 4–10. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2013.04.007

Jiang, C., Wan, G., Shi, J., & Mei, Y. (2025). The cycle of violence: Childhood abuse, illicit drug use and adult intimate partner violence perpetration. Child & Family Social Work. https://doi.org/10.1111/cfs.13272

Kahane-Nissenbaum, M. C. (2011). Exploring intergenerational transmission of trauma in third generation Holocaust survivors [Doctoral Dissertation, University of Pennsylvania]. https://repository.upenn.edu/handle/20.500.14332/32860

Kahn, S., & Denov, M. (2022). Transgenerational trauma in Rwandan genocidal rape survivors and their children: A culturally enhanced bioecological approach. Transcultural Psychiatry,59(6), 727–739. https://doi.org/10.1177/13634615221080231

Kaitz, M., Levy, M., Ebstein, R., Faraone, S. V., & Mankuta, D. (2009). The intergenerational effects of trauma from terror: A real possibility. Infant Mental Health Journal,30(2), 158–179. https://doi.org/10.1002/imhj.20209

Kalayjian, A., & Weisberg, M. (2002). Generational impact of mass trauma: The post-Ottoman Turkish genocide of the Armenians. In J. S. Piven, C. Boyd, & H. W. Lawton (Eds.), Jihad and Sacred Vengeance (pp. 254–279). Writers Club Press.

Kara, B. H., & Stuart, J. (2021). The direct and indirect effects of parental trauma on child adjustment for resettled refugees in Australia. International Journal of Migration, Health, and Social Care,17(4), 474–486. https://doi.org/10.1108/IJMHSC-04-2020-0035

Karenian, H., Livaditis, M., Karenian, S., Zafiriadis, K., Bochtsou, V., & Xenitidis, K. (2011). Collective trauma transmission and traumatic reactions among descendants of Armenian refugees. International Journal of Social Psychiatry,57(4), 327–337. https://doi.org/10.1177/0020764009354840

Kaur, J. (2012). Cultural diversity and child protection: A review of the Australian research on the needs of culturally and linguistically diverse (CALD) and refugee children and families. JK Diversity Consultants.

Kellerman, N. P. F. (2001). Psychopathology in children of Holocaust survivors: A review of the research literature. The Israel Journal of Psychiatry and Related Sciences,38(1), 36–46.

Kellermann, N. P. F. (2013). Epigenetic transmission of Holocaust trauma: Can nightmares be inherited? The Israel Journal of Psychiatry and Related Sciences,50(1), 33–37.

Kennedy, A. (2021). Resilience-based interventions to address intergenerational trauma. In B. Bennett (Ed.), Aboriginal fields of practice (pp. 231–249). Red Globe Press.

Kertes, D. A., Kamin, H. S., Hughes, D. A., Rodney, N. C., Bhatt, S., & Mulligan, C. J. (2016). Prenatal maternal stress predicts methylation of genes regulating the hypothalamic–pituitary–adrenocortical system in mothers and newborns in the Democratic Republic of Congo. Child Development,87(1), 61–72. https://doi.org/10.1111/cdev.12487

Kidron, C. A., Kotliar, D. M., & Kirmayer, L. J. (2019). Transmitted trauma as badge of honor: Phenomenological accounts of Holocaust descendant resilient vulnerability. Social Science & Medicine,239, 112524. https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2019.112524

Kim, H. K., Capaldi, D. M., Pears, K. C., Kerr, D. C. R., & Owen, L. D. (2009). Intergenerational transmission of internalising and externalising behaviours across three generations: Gender-specific pathways. Criminal Behaviour & Mental Health,19(2), 125–141. https://doi.org/10.1002/cbm.708

Kim, J. (2009). Type-specific intergenerational transmission of neglectful and physically abusive parenting behaviors among young parents. Children and Youth Services Review,31(7), 761–767. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2009.02.002

Kim, S., & Strathearn, L. (2017). Trauma, mothering, and intergenerational transmission: A synthesis of behavioral and oxytocin research. The Psychoanalytic Study of the Child,70(1), 200–223. https://doi.org/10.1080/00797308.2016.1277897

King, M. R. (2013). Survivors: An ethnographic study of Armenian American activism and expression (Publication Number 3590007) [Doctoral dissertation, University of California, Riverside]. ProQuest Dissertations Publishing.

Kirmayer, L. J., Brass, G. M., & Tait, C. L. (2000). The mental health of Aboriginal peoples: Transformations of identity and community. The Canadian Journal of Psychiatry,45(7), 607–616. https://doi.org/10.1177/070674370004500702

Kirmayer, L. J., Dandeneau, S., Marshall, E., Phillips, M. K., & Williamson, K. J. (2011). Rethinking resilience from Indigenous perspectives. The Canadian Journal of Psychiatry,56(2), 84–91. https://doi.org/10.1177/070674371105600203

Kizilhan, J. I., Noll-Hussong, M., & Wenzel, T. (2022). Transgenerational transmission of trauma across three generations of Alevi Kurds. International Journal of Environmental Research & Public Health,19(1), 81. https://doi.org/10.3390/ijerph19010081

Kizilhan, J. I., & Wenzel, T. (2020). Positive psychotherapy in the treatment of traumatised Yezidi survivors of sexualised violence and genocide. International Review of Psychiatry,32(7/8), 594–605. https://doi.org/10.1080/09540261.2020.1809356

Klengel, T., Dias, B. G., & Ressler, K. J. (2016). Models of intergenerational and transgenerational transmission of risk for psychopathology in mice. Neuropsychopharmacology,41(1), 219–231. https://doi.org/10.1038/npp.2015.249

van der Kolk, B. (2014). The body keeps the score. Penguin books.

Kolvenbach, S. K. (2019). Attachment and the intergenerational transmission of trauma in families of war veterans: A thematic exploration of the adult child's perspective (Publication Number 29072443) [Doctoral dissertation, University of Surrey]. ProQuest Dissertations Publishing. England.

Kong, J., Lee, H., Slack, K. S., & Lee, E. (2021). The moderating role of three-generation households in the intergenerational transmission of violence. Child Abuse & Neglect,117, 105117. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2021.105117

Krakouer, J., Savaglio, M., Taylor, K., & Skouteris, H. (2022). Community-based models of alcohol and other drug support for First Nations peoples in Australia: A systematic review. Drug and Alcohol Review,41(6), 1418–1427. https://doi.org/10.1111/dar.13477

Krichauff, S. (2017). Memory, place and Aboriginal-settler history: Understanding Australians’ consciousness of the colonial past. Anthem Press. https://doi.org/10.2307/j.ctt1trkkdh

Krippner, S., & Barrett, D. (2019). Transgenerational trauma: The role of epigenetics. The Journal of Mind and Behavior,40(1), 53–62.

Krutzinna, J. (2021). Breaking the cycle: Solidarity with care-leaver mothers. Journal of Diversity and Gender Studies. https://doi.org/10.21825/digest.v7i2.16574

Kwan, Y. Y. (2019). Providing asset-based support for Asian American refugees: Interrogating transgenerational trauma, resistance, and affective capital. New Directions for Higher Education,2019(186), 37–47. https://doi.org/10.1002/he.20322

Lambert, J. E., Holzer, J., & Hasbun, A. (2014). Association between parents’ PTSD severity and children’s psychological distress: A meta-analysis. Journal of Traumatic Stress,27(1), 9–17. https://doi.org/10.1002/jts.21891

Langeland, W., & Dijkstra, S. (1995). Breaking the intergenerational transmission of child abuse: Beyond the mother-child relationship. Child Abuse Review,4(1), 4–13. https://doi.org/10.1002/car.2380040104

Langevin, R., Marshall, C., & Kingsland, E. (2021). Intergenerational cycles of maltreatment: A scoping review of psychosocial risk and protective factors. Trauma, Violence, & Abuse,22(4), 672–688. https://doi.org/10.1177/1524838019870917

Lassi, M., & Teperino, R. (2020). Introduction to epigenetic inheritance: Definition, mechanisms, implications and relevance. In R. Teperino (Ed.), Beyond our genes (pp. 159–173). Springer International Publishing.

Lee, D. A. (2017). A person-centred political critique of current discourses in post-traumatic stress disorder and post-traumatic growth. Psychotherapy and Politics International,15(2), 1411. https://doi.org/10.1002/ppi.1411

Leeman, J. M. I. M. (2018). Living our parents’ trauma: Effects of child abuse and neglect on the next generation [Doctoral Dissertation, Australian Catholic University]. Sydney. https://acuresearchbank.acu.edu.au/item/86827/living-our-parents-trauma-effects-of-child-abuse-and-neglect-on-the-next-generation

Lehrner, A., & Yehuda, R. (2018). Trauma across generations and paths to adaptation and resilience. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy,10(1), 22. https://doi.org/10.1037/tra0000302

Leiner, B. (2009). The legacy of war: An intergenerational perspective. Smith College Studies in Social Work,79(3/4), 375–391. https://doi.org/10.1080/00377310903249884

Leon, G. R., Butcher, J. N., Kleinman, M., Goldberg, A., & Almagor, M. (1981). Survivors of the Holocaust and their children: Current status and adjustment. Journal of Personality and Social Psychology,41(3), 503. https://doi.org/10.1037/0022-3514.41.3.503

Letzter-Pouw, S. E., Shrira, A., Ben-Ezra, M., & Palgi, Y. (2014). Trauma transmission through perceived parental burden among Holocaust survivors’ offspring and grandchildren. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy,6(4), 420. https://doi.org/10.1037/a0033741

Levav, I., Levinson, D., Radomislensky, I., Shemesh, A. A., & Kohn, R. (2007). Psychopathology and other health dimensions among the offspring of Holocaust survivors: Results from the Israel National Health Survey. Israel Journal of Psychiatry and Related Sciences,44(2), 144–151.

Leve, L. D., Khurana, A., & Reich, E. B. (2015). Intergenerational transmission of maltreatment: A multilevel examination. Development and Psychopathology,27(4), 1429–1442. https://doi.org/10.1017/S0954579415000851

Levine, P. A. (1997). Waking the tiger: Healing trauma: The innate capacity to transform overwhelming experiences. North Atlantic Books.

Levine, P. A., Blakeslee, A., & Sylvae, J. (2018). Reintegrating fragmentation of the primitive self: Discussion of “somatic experiencing.” Psychoanalytic Dialogues,28(5), 620–628. https://doi.org/10.1080/10481885.2018.1506216

Lev-Wiesel, R. (2007). Intergenerational transmission of trauma across three generations: A preliminary study. Qualitative Social Work,6(1), 75–94. https://doi.org/10.1177/1473325007074167

Lichtman, H. (1984). Parental communication of Holocaust experiences and personality characteristics among second-generation survivors. Journal of Clinical Psychology,40(4), 914–924. https://doi.org/10.1002/1097-4679(198407)40:4

Lin, N. J., Suyemoto, K. L., & Kiang, P.N.-C. (2009). Education as catalyst for intergenerational refugee family communication about war and trauma. Communication Disorders Quarterly,30(4), 195–207. https://doi.org/10.1177/1525740108329234

Liotti, G. (2004). Trauma, dissociation, and disorganized attachment. Psychotherapy: Theory. Research, Practice, Training,41, 472–486. https://doi.org/10.1037/0033-3204.41.4.472

Loewenberg, P. (2012). Clinical and historical perspectives on the intergenerational transmission of trauma. In G. Fromm (Ed.), Lost in transmission: Studies of trauma across generations (pp. 55–68). Routledge.

Love, C. (2002, June). Maori perspectives on collaboration and colonisation in contemporary Aotearoa/New Zealand child and family welfare policies and practices [Paper presentation]. Positive Systems of Child Welfare Conference, Waterloo, ON.

Madigan, S., Cyr, C., Eirich, R., Pasco Fearon, R. M., Ly, A., Rash, C., Poole, J. C., & Alink, L. R. A. (2019). Testing the cycle of maltreatment hypothesis: Meta-analytic evidence of the intergenerational transmission of child maltreatment. Development and Psychopathology,31(1), 23–51. https://doi.org/10.1017/S0954579418001700

De Maio, J., Zubrick, S., Silburn, S. R., Lawrence, D. M., Mitrou, F. G., Dalby, R., Blair, E., Griffin, J., Milroy, H., & Cox, A. (2005). The Western Australian Aboriginal Child Health Survey: Measuring the social and emotional wellbeing of Aboriginal children and intergenerational effects of forced separation. Curtin University of Technology and Telethon Institute for Child Health Research.

Mangassarian, S. L. (2016). 100 years of trauma: The Armenian genocide and intergenerational cultural trauma. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma,25(4), 371–381. https://doi.org/10.1080/10926771.2015.1121191

Marchetto, N. M., Glynn, R. A., Ferry, M. L., Ostojic, M., Wolff, S. M., Yao, R., & Haussmann, M. F. (2016). Prenatal stress and newborn telomere length. American Journal of Obstetrics and Gynecology,215(1), 94.e91-94.e98. https://doi.org/10.1016/j.ajog.2016.01.177

Markward, M., Dozier, C., Hooks, K., & Markward, N. (2000). Culture and the intergenerational transmission of substance abuse, woman abuse, and child abuse: A diathesis-stress perspective. Children and Youth Services Review,22(3), 237–250. https://doi.org/10.1016/S0190-7409(00)00079-7

Marsh, T. N., Cote-Meek, S., Young, N. L., Najavits, L. M., & Toulouse, P. (2016). Indigenous healing and Seeking Safety: A blended implementation project for intergenerational trauma and substance use disorders. International Indigenous Policy Journal. https://doi.org/10.18584/iipj.2016.7.2.3

Marsh, T. N., Eshakakogan, C., Eibl, J. K., Spence, M., Morin, K. A., Goertzen, A., Gauthier, G. J., Gauthier-Frolick, D., Tahsin, F., Chief Dean, S., Chief Alan, O., Chief Brent, B., Chief Craig, N., & Marsh, D. C. (2022). Implementation and evaluation of a two-eyed seeing approach using traditional healing and seeking safety in an indigenous residential treatment program in Northern Ontario. International Journal of Circumpolar Health,81(1), 2125172. https://doi.org/10.1080/22423982.2022.2125172

Marshall, C., Langevin, R., & Cabecinha-Alati, S. (2022). Victim-to-victim intergenerational cycles of child maltreatment: A systematic scoping review of theoretical frameworks. International Journal of Child and Adolescent Resilience. https://doi.org/10.54488/ijcar.2022.283

Marshall, J. M., Huang, H., & Ryan, J. P. (2011). Intergenerational families in child welfare: Assessing needs and estimating permanency. Children and Youth Services Review,33(6), 1024–1030. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2011.01.004

Martin, G., Lovelock, K., & Stevenson, B. (2023). An overview of Indigenous mental health and suicide prevention in Australia. Australian Institute of Health and Welfare. https://www.indigenousmhspc.gov.au/publications/overview

Matheson, K., Seymour, A., Landry, J., Ventura, K., Arsenault, E., & Anisman, H. (2022). Canada’s colonial genocide of Indigenous peoples: A review of the psychosocial and neurobiological processes linking trauma and intergenerational outcomes. International Journal of Environmental Research and Public Health,19(11), 6455. https://doi.org/10.3390/ijerph19116455

Mathews, B., Pacella, R., Scott, J. G., Finkelhor, D., Meinck, F., Higgins, D. J., Erskine, H. E., Thomas, H. J., Lawrence, D. M., Haslam, D. M., Malacova, E., & Dunne, M. P. (2023). The prevalence of child maltreatment in Australia: Findings from a national survey. Medical Journal of Australia,218(S6), S13–S18. https://doi.org/10.5694/mja2.51873

Mauri, D. (2023). Becoming parents as mending the past: Care-experienced parents and the relationship with their birth family. Children and Youth Services Review,148, 106911. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2023.106911

Mbiydzenyuy, N. E., Hemmings, S. M. J., & Qulu, L. (2022). Prenatal maternal stress and offspring aggressive behavior: Intergenerational and transgenerational inheritance. Frontiers in Behavioral Neuroscience,16, Article 977416. https://doi.org/10.3389/fnbeh.2022.977416

McCabe, G. (2008). Mind, body, emotions and spirit: Reaching to the ancestors for healing. Counselling Psychology Quarterly,21(2), 143–152. https://doi.org/10.1080/09515070802066847

McCallum, D. (2022). Law, justice, and Indigenous intergenerational trauma—a genealogy. International Journal for Crime, Justice and Social Democracy,11(3), 165–177. https://doi.org/10.5204/ijcjsd.2121

McCormack, L., Hogan, M., & Devine, W. (2022). Transgenerational exposure to combat: Military family, moral dilemmas, reclaiming self. Traumatology,28(1), 1–10. https://doi.org/10.1037/trm0000298

McCreary, J. K., Truica, L. S., Friesen, B., Yao, Y., Olson, D. M., Kovalchuk, I., Cross, A. R., & Metz, G. A. (2016). Altered brain morphology and functional connectivity reflect a vulnerable affective state after cumulative multigenerational stress in rats. Neuroscience,330, 79–89. https://doi.org/10.1016/j.neuroscience.2016.05.046

McDonnell, C. G., & Valentino, K. (2016). Intergenerational effects of childhood trauma: Evaluating pathways among maternal ACEs, perinatal depressive symptoms, and infant outcomes. Child Maltreatment,21(4), 317–326. https://doi.org/10.1177/1077559516659556

McFarlane, K. (2017). Care-criminalisation: The involvement of children in out-of-home care in the New South Wales criminal justice system. Australian & New Zealand Journal of Criminology. https://doi.org/10.1177/00048658177239

McGowan, P. O., Sasaki, A., D’alessio, A. C., Dymov, S., Labonté, B., Szyf, M., Turecki, G., & Meaney, M. J. (2009). Epigenetic regulation of the glucocorticoid receptor in human brain associates with childhood abuse. Nature Neuroscience,12(3), 342–348. https://doi.org/10.1038/nn.2270

McKenzie, E. F., Thompson, C. M., Hurren, E., Tzoumakis, S., & Stewart, A. (2021). Who maltreats? Distinct pathways of intergenerational (dis)continuity of child maltreatment. Child Abuse & Neglect,118, 105105–105105. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2021.105105

McLean, K. C., Fish, J., Rogers, L. O., & Syed, M. (2024). Integrating systems of power and privilege in the study of resilience. The American Psychologist,79(8), 999–1011. https://doi.org/10.1037/amp0001260

Menzies, K. (2019a). Forcible separation and assimilation as trauma: The historical and socio-political experiences of Australian Aboriginal people. Social Work & Society,17(1), 1.

Menzies, K. (2019b). Understanding the Australian Aboriginal experience of collective, historical and intergenerational trauma. International Social Work,62(6), 1522–1534. https://doi.org/10.1177/0020872819870585

Menzies, P. (2008). Developing an Aboriginal healing model for intergenerational trauma. International Journal of Health Promotion & Education,46(2), 41–48. https://doi.org/10.1080/14635240.2008.10708128

Merrick, M. T., & Guinn, A. S. (2018). Child abuse and neglect: Breaking the intergenerational link. American Journal of Public Health,108(9), 1117–1118. https://doi.org/10.2105/AJPH.2018.304636

Miller, D. E., & Miller, L. T. (1993). Survivors: An oral history of the Armenian genocide. University of California Press.

Miller, K. E., & Rasco, L. M. (2004). An ecological framework for addressing the mental health needs of refugee communities. In K. E. Miller & L. M. Rasco (Eds.), The mental health of refugees: Ecological approaches to healing and adaptation (pp. 1–64). Lawrence Erlbaum Associates Publishing.

Miller, K. E., & Rasmussen, A. (2017). The mental health of civilians displaced by armed conflict: An ecological model of refugee distress. Epidemiology and Psychiatric Sciences,26(2), 129–138. https://doi.org/10.1017/S2045796016000172

Mirick, R. G. (2013). An unsuccessful partnership: Behavioral compliance and strengths-based child welfare practice. Families in Society,94(4), 227–234. https://doi.org/10.1606/1044-3894.4323

Mitchell, R. R., & Friedman, H. S. (2003). Using sandplay in therapy with adults. In C. E. Schaefer (Ed.), Play therapy with adults (pp. 195–232). Wiley Publishers.

Mitkovic Voncina, M., Pejovic Milovancevic, M., Mandic Maravic, V., & Lecic Tosevski, D. (2017). Timeline of intergenerational child maltreatment: The mind–brain–body interplay. Current Psychiatry Reports,19(8), 50. https://doi.org/10.1007/s11920-017-0805-7

Moniruzzaman, A., Pearce, M. E., Patel, S. H., Chavoshi, N., Teegee, M., Adam, W., Christian, W. M., Henderson, E., & Craib, K. J. P. (2009). The Cedar Project: Correlates of attempted suicide among young Aboriginal people who use injection and non-injection drugs in two Canadian cities. International Journal of Circumpolar Health,68(3), 261–273. https://doi.org/10.3402/ijch.v68i3.18338

Moog, N. K., Entringer, S., Rasmussen, J. M., Styner, M., Gilmore, J. H., Kathmann, N., Heim, C. M., Wadhwa, P. D., & Buss, C. (2018). Intergenerational effect of maternal exposure to childhood maltreatment on newborn brain anatomy. Biological Psychiatry,83(2), 120–127. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2017.07.009

Mroczkowska, J. (2024). Efficacy in working with migrant families in child welfare services: Influencing factors. European Journal of Social Work,27(2), 307–321. https://doi.org/10.1080/13691457.2023.2284663

Nagata, D. K. (2013). Legacy of injustice: Exploring the cross-generational impact of the Japanese American internment. Springer Science & Business Media.

Narang, D. S., & Contreras, J. M. (2005). The relationships of dissociation and affective family environment with the intergenerational cycle of child abuse. Child Abuse & Neglect,29(6), 683–699. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2004.11.003

Negriff, S., Palmer Molina, A., & Hackman, D. A. (2020). Parental exposure to childhood maltreatment and offspring’s mental health: Investigating pathways through parental adversity and offspring exposure to maltreatment. Child Maltreatment,25(4), 422–432. https://doi.org/10.1177/1077559520912342

Newcomb, M. D., & Locke, T. F. (2001). Intergenerational cycle of maltreatment: A popular concept obscured by methodological limitations. Child Abuse & Neglect,25(9), 1219–1240. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(01)00267-8

Nicolai, S. S., & Saus, M. (2013). Acknowledging the past while looking to the future: Conceptualizing Indigenous child trauma. Child Welfare,92(4), 55–74.

Nietz, H. (2018). “Reframing” relation-based practice in the child protection sector in remote Aboriginal communities of Australia. Journal of Social Work Practice,32(3), 251–263. https://doi.org/10.1080/02650533.2017.1359777

NSW Department of Communities and Justice. (2019). Child Deaths 2018 Annual Report. https://www.facs.nsw.gov.au/resources/publications/child-death-reports

Nutton, J., & Fast, E. (2015). Historical trauma, substance use, and Indigenous peoples: Seven generations of harm from a “big event.” Substance Use & Misuse,50(7), 839–847. https://doi.org/10.3109/10826084.2015.1018755

O’Neill, L., Fraser, T., Kitchenham, A., & McDonald, V. (2018). Hidden burdens: A review of intergenerational, historical and complex trauma, implications for Indigenous families. Journal of Child & Adolescent Trauma,11(2), 173–186. https://doi.org/10.1007/s40653-016-0117-9

Oberlander, T. F., Weinberg, J., Papsdorf, M., Grunau, R., Misri, S., & Devlin, A. M. (2008). Prenatal exposure to maternal depression, neonatal methylation of human glucocorticoid receptor gene (NR3C1) and infant cortisol stress responses. Epigenetics,3(2), 97–106. https://doi.org/10.4161/epi.3.2.6034

Oliveira, R. V., Maroco, J., & PaÍS, L. G. (2012). The origin of maltreatment: An exploratory study on the intergenerational transmission of child abuse typologies. Interdisciplinaria Revista De Psicología y Ciencias Afines,29(2), 253–269. https://doi.org/10.16888/interd.2012.29.2.4

O’Neill, B. (2019). Decolonising the mind: Working with transgenerational trauma and First Nations people. Judicial Officers Bulletin,31(6), 54–58.

Otterdijk, S. D., & Michels, K. B. (2016). Transgenerational epigenetic inheritance in mammals: How good is the evidence? The Federation of American Societies for Experimental Biology Journal,30(7), 2457–2465. https://doi.org/10.1096/fj.201500083

Özcan, N. K., Boyacioğlu, N. E., Enginkaya, S., Bilgin, H., & Tomruk, N. B. (2016). The relationship between attachment styles and childhood trauma: A transgenerational perspective– a controlled study of patients with psychiatric disorders. Journal of Clinical Nursing,25(15–16), 2357–2366. https://doi.org/10.1111/jocn.13274

Panter-Brick, C., Grimon, M. P., & Eggerman, M. (2014). Caregiver-child mental health: A prospective study in conflict and refugee settings. Journal of Child Psychology & Psychiatry,55(4), 313–327. https://doi.org/10.1111/jcpp.12167

Paradies, Y. (2016). Colonisation, racism and Indigenous health. Journal of Population Research,33(1), 83–96. https://doi.org/10.1007/s12546-016-9159-y

Parker, R., & Ben-Tovim, D. I. (2002). A study of factors affecting suicide in Aboriginal and ‘other’ populations in the top end of the Northern Territory through an audit of coronial records. Australian & New Zealand Journal of Psychiatry,36(3), 404–410. https://doi.org/10.1046/j.1440-1614.2001.01032.x

Pearrow, M., & Cosgrove, L. (2009). The aftermath of combat-related PTSD: Toward an understanding of transgenerational trauma. Communication Disorders Quarterly,30(2), 77–82. https://doi.org/10.1177/1525740108328227

Pears, K. C., & Capaldi, D. M. (2001). Intergenerational transmission of abuse: A two-generational prospective study of an at-risk sample. Child Abuse & Neglect,25(11), 1439–1461. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(01)00286-1

Perroud, N., Rutembesa, E., Paoloni-Giacobino, A., Mutabaruka, J., Mutesa, L., Stenz, L., Malafosse, A., & Karege, F. (2014). The Tutsi genocide and transgenerational transmission of maternal stress: Epigenetics and biology of the HPA axis. World Journal of Biological Psychiatry,15(4), 334–345. https://doi.org/10.3109/15622975.2013.866693

Perry, B. D., & Szalavitz, M. (2017). The boy who was raised as a dog and other stories from a psychiatrist’s notebook. Basic Books.

Pihama, L., Reynolds, P., Smith, C., Reid, J., Smith, L. T., & Nana, R. T. (2014). Positioning historical trauma theory within Aotearoa New Zealand. AlterNative: An International Journal of Indigenous Peoples,10(3), 248–262. https://doi.org/10.1177/117718011401000304

Ports, K. A., Tang, S., Treves-Kagan, S., & Rostad, W. (2021). Breaking the cycle of Adverse Childhood Experiences (ACEs): Economic position moderates the relationship between mother and child ACE scores among Black and Hispanic families. Children and Youth Services Review,127, Article 106067. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2021.106067

Procter, A., Chittleborough, C., Pilkington, R., & Lynch, J. (2022). Intergenerational welfare and contact with the child protection system. International Journal of Population Data Science. https://doi.org/10.23889/ijpds.v7i3.1857

Ptashne, M. (2013). Epigenetics: Core misconcept. Proceedings of the National Academy of Sciences,110(18), 7101–7103. https://doi.org/10.1073/pnas.1305399110

Putnam-Hornstein, E., Ahn, E., Prindle, J., Magruder, J., Webster, D., & Wildeman, C. (2021). Cumulative rates of child protection involvement and terminations of parental rights in a California birth cohort, 1999–2017. American Journal of Public Health,111(6), 1157–1163. https://doi.org/10.2105/AJPH.2021.306214

Putnam-Hornstein, E., Cederbaum, J. A., King, B., Eastman, A. L., & Trickett, P. K. (2015). A population-level and longitudinal study of adolescent mothers and intergenerational maltreatment. American Journal of Epidemiology,181(7), 496–503. https://doi.org/10.1093/aje/kwu321

Quick, D., & Scott, A. L. (2019). Affect and emotion in a parent’s engagement with statutory child-protection services: Navigating stigma and “identity assault.” British Journal of Social Work,49(2), 485–502. https://doi.org/10.1093/bjsw/bcy055

Raff, H. (2016). CORT, Cort, B, Corticosterone, and now Cortistatin: Enough Already! Endocrinology,157(9), 3307–3308. https://doi.org/10.1210/en.2016-1500

Rakoff, V., Sigal, J. J., & Epstein, N. B. (1966). Children and families of concentration camp survivors. Canada’s Mental Health,14(4), 24–26.

Rasmussen, P. D., & Storebø, O. J. (2021). Attachment and epigenetics: A scoping review of recent research and current knowledge. Psychological Reports,124(2), 479–501. https://doi.org/10.1177/0033294120901846

Razoux, F., Russig, H., Mueggler, T., Baltes, C., Dikaiou, K., Rudin, M., & Mansuy, I. M. (2017). Transgenerational disruption of functional 5-HT1AR-induced connectivity in the adult mouse brain by traumatic stress in early life. Molecular Psychiatry,22(4), 519–526. https://doi.org/10.1038/mp.2016.146

Renner, L. M., & Slack, K. S. (2006). Intimate partner violence and child maltreatment: Understanding intra- and intergenerational connections. Child Abuse & Neglect,30(6), 599–617. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2005.12.005

Richards, T. N., Tillyer, M. S., & Wright, E. M. (2017). Intimate partner violence and the overlap of perpetration and victimization: Considering the influence of physical, sexual, and emotional abuse in childhood. Child Abuse & Neglect,67, 240–248. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2017.02.037

Robboy, J., & Anderson, K. G. (2011). Intergenerational child abuse and coping. Journal of Interpersonal Violence,26(17), 3526–3541. https://doi.org/10.1177/0886260511403758

Roberts, A. L., Gladish, N., Gatev, E., Jones, M. J., Chen, Y., MacIsaac, J. L., Tworoger, S. S., Austin, S. B., Tanrikut, C., Chavarro, J. E., Baccarelli, A. A., & Kobor, M. S. (2018). Exposure to childhood abuse is associated with human sperm DNA methylation. Translational Psychiatry,8, 1–11. https://doi.org/10.1038/s41398-018-0252-1

Rodgers, A. B., Morgan, C. P., Bronson, S. L., Revello, S., & Bale, T. L. (2013). Paternal stress exposure alters sperm microRNA content and reprograms offspring HPA stress axis regulation. The Journal of Neuroscience,33(21), 9003–9012. https://doi.org/10.1523/jneurosci.0914-13.2013

Rodriguez, C. M., & Richardson, M. J. (2007). Stress and anger as contextual factors and preexisting cognitive schemas: Predicting parental child maltreatment risk. Child Maltreatment,12(4), 325–337. https://doi.org/10.1177/1077559507305993

Romero-Martínez, A., Figueiredo, B., & Moya-Albiol, L. (2014). Childhood history of abuse and child abuse potential: The role of parent’s gender and timing of childhood abuse. Child Abuse & Neglect,38(3), 510–516. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2013.09.010

Rosenberg, R., & Kim, Y. (2018). Aging out of foster care: Homelessness, post-secondary education, and employment. Journal of Public Child Welfare,12(1), 99–115. https://doi.org/10.1080/15548732.2017.1347551

Rosenheck, R., & Fontana, A. (1998). Warrior fathers and warrior sons: Intergenerational aspects of trauma. In Y. Danieli (Ed.), International handbook of multigenerational legacies of trauma (pp. 225–242). Plenum Press.

Rudahindwa, S., Mutesa, L., Rutembesa, E., Mutabaruka, J., Qu, A., Wildman, D. E., Jansen, S., & Uddin, M. (2018). Transgenerational effects of the genocide against the Tutsi in Rwanda: A post-traumatic stress disorder symptom domain analysis. AAS Open Research. https://doi.org/10.12688/aasopenres.12848.1

Ruscio, A. M., Weathers, F. W., King, L. A., & Kin, D. (2002). Male war-zone veterans’ perceived relationships with their children: The importance of emotional numbing. Journal of Traumatic Stress,15(5), 351. https://doi.org/10.1023/A:1020125006371

Russotti, J., Warmingham, J. M., Handley, E. D., Rogosch, F. A., & Cicchetti, D. (2021). Child maltreatment: An intergenerational cascades model of risk processes potentiating child psychopathology. Child Abuse & Neglect,112, Article 104829. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2020.104829

Sagi-Schwartz, A., Van Ijzendoorn, M., & Bakermans-Kranenburg, M. (2008). Does intergenerational transmission of trauma skip a generation? No meta-analytic evidence for tertiary traumatization with third generation of Holocaust survivors. Attachment & Human Development,10(2), 105–121. https://doi.org/10.1080/14616730802113661

Sagi-Schwartz, A., & Van IJzendoorn, M. H., E. Grossmann Klaus, Joels, T., Grossmann, K., Scharf, M., Koren-Karie, N., & Alkalay, S. (2003). Attachment and traumatic stress in female holocaust child survivors and their daughters. American Journal of Psychiatry,160(6), 1086–1092. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.160.6.1086

Sangalang, C. C., & Vang, C. (2017). Intergenerational trauma in refugee families: A systematic review. Journal of Immigrant and Minority Health,19(3), 745–754. https://doi.org/10.1007/s10903-016-0499-7

Sanmuhanathan, N. (2020). Post-traumatic stress disorder and Sri Lanka's 30 year civil war: A study of transgenerational trauma [Doctoral Dissertation, University of Sydney]. Sydney eScholarship. https://hdl.handle.net/2123/24146

Scharpf, F., Mkinga, G., Neuner, F., Machumu, M., & Hecker, T. (2021). Fuel to the fire: The escalating interplay of attachment and maltreatment in the transgenerational transmission of psychopathology in families living in refugee camps. Development and Psychopathology,33(4), 1308–1321. https://doi.org/10.1017/S0954579420000516

Schelbe, L., & Geiger, J. (2017). Parenting under pressure: Experiences of parenting while aging out of foster care. Child & Adolescent Social Work Journal,34(1), 51–64. https://doi.org/10.1007/s10560-016-0472-2

Schick, M., Morina, N., Klaghofer, R., Schnyder, U., & Müller, J. (2013). Trauma, mental health, and intergenerational associations in Kosovar Families 11 years after the war. European Journal of Psychotraumatology,4(1), 1–10. https://doi.org/10.3402/ejpt.v4i0.21060

Schofield, T. J., Conger, R. D., & Neppl, T. K. (2014). Positive parenting, beliefs about parental efficacy, and active coping: Three sources of intergenerational resilience. Journal of Family Psychology,28(6), 973. https://doi.org/10.1037/fam0000024

Schützenberger, A. (2014). The ancestor syndrome: Transgenerational psychotherapy and the hidden links in the family tree. Routledge.Spain

Secretariat of National Aboriginal and Islander Child Care. (2023). The family matters report 2023. https://www.familymatters.org.au/the-family-matters-report-2022/

Segal, L., Doidge, J., Armfield, J. M., Gnanamanickam, E. S., Preen, D. B., Brown, D. S., & Nguyen, H. (2021). Association of child maltreatment with risk of death during childhood in South Australia. JAMA Network Open,4(6), e2113221–e2113221. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2021.13221

Send, T. S., Gilles, M., Codd, V., Wolf, I., Bardtke, S., Streit, F., Strohmaier, J., Frank, J., Schendel, D., Sütterlin, M. W., Denniff, M., Laucht, M., Samani, N. J., Deuschle, M., Rietschel, M., & Witt, S. H. (2017). Telomere length in newborns is related to maternal stress during pregnancy. Neuropsychopharmacology,42(12), 2407–2413. https://doi.org/10.1038/npp.2017.73

Sheppard, M. (2003). The significance of past abuse to current intervention strategies with depressed mothers in child and family care. British Journal of Social Work,33(6), 769–786. https://doi.org/10.1093/bjsw/33.6.769

Shrira, A. (2015). Transmitting the sum of all fears: Iranian nuclear threat salience among offspring of Holocaust survivors. Psychological Trauma,7(4), 364–371. https://doi.org/10.1037/tra0000029

Shusterman, G. R., Nunez, J. J., Fettig, N. B., & Kebede, B. K. (2021). Adolescent mother maltreatment perpetrators’ past experiences with child protective services. International Journal on Child Maltreatment: Research, Policy and Practice,4(2), 145–164. https://doi.org/10.1007/s42448-021-00074-w

Sigal, J. J., Silver, D., Rakoff, V., & Ellin, B. (1973). Some second-generation effects of survival of the nazi persecution. American Journal of Orthopsychiatry,43(3), 320–327. https://doi.org/10.1111/j.1939-0025.1973.tb00801.x

Silburn, S. R., Zubrick, S. R., Lawrence, D. M., Mitrou, F. G., De Maio, J. A., Blair, E., Cox, A., Dalby, R. B., Griffin, J. A., Pearson, G., & Hayward, C. (2006). The intergenerational effects of forced separation on the social and emotional wellbeing of Aboriginal children and young people. Family Matters,75, 10–17.

Smallwood, R., Woods, C., Power, T., & Usher, K. (2021). Understanding the impact of historical trauma due to colonization on the health and well-being of Indigenous young peoples: A systematic scoping review. Journal of Transcultural Nursing,32(1), 59–68. https://doi.org/10.1177/1043659620935955

Solkoff, N. (1992). Children of survivors of the Nazi Holocaust: A critical review of the literature. American Journal of Orthopsychiatry,62(3), 342–358. https://doi.org/10.1037/h0079348

Solomon, Z., Kotler, M., & Mikulincer, M. (1988). Combat-related posttraumatic stress disorder among second-generation Holocaust survivors: Preliminary findings. The American Journal of Psychiatry,145(7), 865–868. https://doi.org/10.1176/ajp.145.7.865

Song, S. J. (2016). Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry,55(10,Suppl), S5. https://doi.org/10.1016/j.jaac.2016.07.451

Song, S. J., de Jong, J., O’Hara, R., & Koopman, C. (2013). Children of former child soldiers and never-conscripted civilians: A preliminary intergenerational study in Burundi. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma,22(7), 757–772. https://doi.org/10.1080/10926771.2013.813881

Song, S. J., Tol, W., & Jong, J. (2014). Indero: Intergenerational trauma and resilience between Burundian former child soldiers and their children. Family Process,53(2), 239–251. https://doi.org/10.1111/famp.12071

Sotero, M. (2006). A conceptual model of historical trauma: Implications for public health practice and research. Journal of Health Disparities Research and Practice,1(1), 93–108.

Spencer, J. H., & Le, T. N. (2006). Parent refugee status, immigration stressors, and southeast Asian youth violence. Journal of Immigrant and Minority Health,8(4), 359–368. https://doi.org/10.1007/s10903-006-9006-x

Sperlich, M., Seng, J., Rowe, H., Fisher, J., Cuthbert, C., & Taylor, J. (2017). A cycles-breaking framework to disrupt intergenerational patterns of maltreatment and vulnerability during the childbearing year. Journal of Obstetric, Gynecologic, and Neonatal Nursing,46(3), 378–389. https://doi.org/10.1016/j.jogn.2016.11.017

Starman, H. (2006). Generations of trauma: Victimhood and the perpetuation of abuse in Holocaust survivors. History and Anthropology,17(4), 327–338. https://doi.org/10.1080/02757200600916172

Steel, Z., Silove, D., Bird, K., McGorry, P., & Mohan, P. (1999). Pathways from war trauma to posttraumatic stress symptoms among Tamil asylum seekers, refugees, and immigrants. Journal of Traumatic Stress,12(3), 421. https://doi.org/10.1023/A:1024710902534

Steele, B. (1976). Violence within the family. In R. H. C. Kempe (Ed.), Child Abuse and Neglect (pp. 3–23). Ballinger.

Steketee, M., Aussems, C., & Marshall, I. H. (2021). Exploring the impact of child maltreatment and interparental violence on violent delinquency in an international sample. Journal of Interpersonal Violence,36(13–14), NP7319-7NP7349. https://doi.org/10.1177/0886260518823291

Stewart, J., & Losurdo, M. (2015). Mirrored images: The story of many reflected in one Aboriginal family’s journey. In N. Tracy (Ed.), Transgenerational trauma and the Aboriginal preschool child: Healing through intervention (pp. 3–24). Rowman and Littlefield.

St-Laurent, D., Dubois-Comtois, K., Milot, T., & Cantinotti, M. (2019). Intergenerational continuity/discontinuity of child maltreatment among low-income mother–child dyads: The roles of childhood maltreatment characteristics, maternal psychological functioning, and family ecology. Development and Psychopathology,31(1), 189–202. https://doi.org/10.1017/S095457941800161X

Stob, V., Slade, A., Adnopoz, J., & Woolston, J. (2020). The family cycle: Breaking the intergenerational transmission of trauma through mentalizing. Journal of Infant, Child, and Adolescent Psychotherapy,19(3), 255–270. https://doi.org/10.1080/15289168.2020.1786762

Suomi, S. J. (2011). Risk, resilience, and gene-environment interplay in primates. Journal of the Canadian Academy of Child & Adolescent Psychiatry,20(4), 289–297.

Suozzia, J. M., & Motta, R. W. (2004). The relationship between combat exposure and the transfer of trauma-like symptoms to offspring of veterans. Traumatology,10(1), 17–37. https://doi.org/10.1177/153476560401000103

Švorcová, J. (2023). Transgenerational epigenetic inheritance of traumatic experience in mammals. Genes,14(1), 120.

Sykes, J. (2011). Negotiating stigma: Understanding mothers’ responses to accusations of child neglect. Children and Youth Services Review,33(3), 448–456. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2010.06.015

Szyf, M. (2015). Nongenetic inheritance and transgenerational epigenetics. Trends in Molecular Medicine,21(2), 134–144. https://doi.org/10.1016/j.molmed.2014.12.004

Tang, W. W. C., Dietmann, S., Irie, N., Leitch, H. G., Floros, V. I., Bradshaw, C. R., Hackett, J. A., Chinnery, P. F., & Surani, M. A. (2015). A unique gene regulatory network resets the human germline epigenome for development. Cell,161(6), 1453–1467. https://doi.org/10.1016/j.cell.2015.04.053

Tedeschi, R. G., Addington, E., Cann, A., & Calhoun, L. G. (2014). Post-traumatic growth: Some needed corrections and reminders. European Journal of Personality,28(4), 350–351.

Thayer, Z. M., & Sweetman, C. A. (2019). How Maternal Adversity Impacts Offspring. Elife,8, 51206. https://doi.org/10.7554/eLife.51206

Thompson, E. A. (2018). Addressing birth parent trauma: Pathway to reunification. In V. C. Strand & G. Sprang (Eds.), Trauma responsive child welfare systems (pp. 181–199). Springer International Publishing. https://doi.org/10.1007/978-3-319-64602-2_11

Thornberry, T. P., & Henry, K. L. (2013). Intergenerational continuity in maltreatment. Journal of Abnormal Child Psychology,41(4), 555–569. https://doi.org/10.1007/s10802-012-9697-5

Thornberry, T. P., Henry, K. L., Smith, C. A., Ireland, T. O., Greenman, S. J., & Lee, R. D. (2013). Breaking the cycle of maltreatment: The role of safe, stable, and nurturing relationships. Journal of Adolescent Health,53(4, Suppl), S25–S31. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2013.04.019

Thornberry, T. P., Knight, K. E., & Lovegrove, P. J. (2012). Does maltreatment beget maltreatment? A systematic review of the intergenerational literature. Trauma, Violence, & Abuse,13(3), 135–152. https://doi.org/10.1177/1524838012447697

Tomison, A. (1996). Intergenerational transmission of maltreatment. Child Family Community Australia. https://aifs.gov.au/resources/policy-and-practice-papers/intergenerational-transmission-maltreatment#how

Toomey, G. (2015). Art as an opening of a door to Aboriginal culture and identity. In N. Tracey (Ed.), Transgenerational trauma and the Aboriginal preschool child (pp. 239–242). Rowman and Littlefield.

Tracey, N. (2015). Gunawirra and the Gunawirra trauma project: A background. In N. Tracy (Ed.), Transgenerational trauma and the Aboriginal pre-school child: Healing through intervention (pp. 25–40). Rowman and Littlefield.

Tracy, M., Salo, M., & Appleton, A. A. (2018). The mitigating effects of maternal social support and paternal involvement on the intergenerational transmission of violence. Child Abuse & Neglect,78, 46–59. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2017.09.023

Trossman, B. (1968). Adolescent children of concentration camp survivors. Canadian Psychiatric Association Journal,13, 121–123. https://doi.org/10.1177/0706743768013002

Tujague, N., & Ryan, K. (2023). Cultural safety in trauma-informed practice from a First Nations perspective: Billabongs of knowledge. Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-031-13138-7

Ungunmerr-Baumann, M.-R. (2002). Dadirri: Inner deep listening and quiet still awareness. A reflection. Emmaus Productions.

Ungunmerr-Baumann, M.-R., Groom, R. A., Schuberg, E. L., Atkinson, J., Atkinson, C., Wallace, R., & Morris, G. (2022). Dadirri an Indigenous place-based research methodology. AlterNative an International Journal of Indigenous Peoples,18(1), 94–103. https://doi.org/10.1177/11771801221085353

US Department of Health and Human Services. (2023). Child Maltreatment 2021. https://www.acf.hhs.gov/cb/data-research/child-maltreatment

Vaage, A. B., Thomsen, P. H., Rousseau, C., Wentzel-Larsen, T., & Hauff, E. (2011). Paternal predictors of the mental health of children of Vietnamese refugees. Child & Adolescent Psychiatry & Mental Health,5(1), 1–11. https://doi.org/10.1186/1753-2000-5-2

Valibhoy, M. C., Kaplan, I., & Szwarc, J. (2017). “It comes down to just how human someone can be”: A qualitative study with young people from refugee backgrounds about their experiences of Australian mental health services. Transcultural Psychiatry,54(1), 23–45. https://doi.org/10.1177/1363461516662810

van der Kolk, B. A. (2003). The neurobiology of childhood trauma and abuse. Child and Adolescent Psychiatric Clinics,12(2), 293–317. https://doi.org/10.1016/S1056-4993(03)00003-8

van der Kolk, B. A. (2005). Developmental Trauma Disorder: Toward a rational diagnosis for children with complex trauma histories. Psychiatric Annals,35(5), 401–408. https://doi.org/10.3928/00485713-20050501-06

van der Kolk, B. A., Roth, S., Pelcovitz, D., Sunday, S., & Spinazzola, J. (2005). Disorders of extreme stress: The empirical foundation of a complex adaptation to trauma. Journal of Traumatic Stress,18(5), 389–399. https://doi.org/10.1002/jts.20047

van Ee, E., Kleber, R. J., & Jongmans, M. J. (2016). Relational patterns between caregivers with PTSD and their nonexposed children: A review. Trauma, Violence, & Abuse,17(2), 186–203. https://doi.org/10.1177/1524838015584355

van Ijzendoorn, M. H., Bakermans-Kranenburg, M. J., & Sagi-Schwartz, A. (2003). Are children of Holocaust survivors less well-adapted? A meta-analytic investigation of secondary traumatization. Journal of Traumatic Stress,16(5), 459. https://doi.org/10.1023/A:1025706427300

van Steenwyk, G., Roszkowski, M., Manuella, F., Franklin, T. B., & Mansuy, I. M. (2018). Transgenerational inheritance of behavioral and metabolic effects of paternal exposure to traumatic stress in early postnatal life: Evidence in the 4th generation. Environmental Epigenetics,4(2), 1–8. https://doi.org/10.1093/eep/dvy023

Walker, M. (1999). The inter-generational transmission of trauma: The effects of abuse on their survivor’s relationship with their children and on the children themselves. European Journal of Psychotherapy, Counselling & Health,2(3), 281. https://doi.org/10.1080/13642539908400813

Walls, M. L., & Whitbeck, L. B. (2012). The intergenerational effects of relocation policies on Indigenous families. Journal of Family Issues,33(9), 1272–1293. https://doi.org/10.1177/0192513x12447178

Wall-Wieler, E., Brownell, M., Singal, D., Nickel, N., & Roos, L. L. (2018). The cycle of child protection services involvement: A cohort study of adolescent mothers. Pediatrics. https://doi.org/10.1542/peds.2017-3119

Walters, J. A. (2014). Trauma and resilience among a stolen generation of Indigenous people. In Michael O'Loughlin, Barbara Ann McLeod, Marilyn Charles, Judy Atkinson, Claude Barbre, Avigail Gordon, Marie C. Hansen, Richard T. Johnson, Ingo Lambrecht, & K. L. Lombardi. (Eds.), Fragments of Trauma and the Social Production of Suffering: Trauma, History, and Memory (pp. 127–148). Rowman & Littlefield Publishers.

Wanganeen, J. (2022). Decolonising child protection discourses using narrative practices. International Journal of Narrative Therapy & Community Work,2, 9–17. https://doi.org/10.4320/OITI8153

Wanjunagalin, P., & Thompson, R. E. (2023). Yubbi yarning circle model: Collective narratives and cultural expression in the journey of trauma. Australian Journal of Politics & History,69(1), 6–34.

Warmingham, J. M., Rogosch, F. A., & Cicchetti, D. (2020). Intergenerational maltreatment and child emotion dysregulation. Child Abuse & Neglect,102, Article 104377. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2020.104377

Weaver, I. C., Cervoni, N., Champagne, F. A., D’Alessio, A. C., Sharma, S., Seckl, J. R., Dymov, S., Szyf, M., & Meaney, M. J. (2004). Epigenetic programming by maternal behavior. Nature Neuroscience,7(8), 847–854. https://doi.org/10.1038/nn1276

Webermann, A. R., & Murphy, C. M. (2018). Childhood trauma and dissociative intimate partner violence. Violence against Women,25(2), 148–166. https://doi.org/10.1177/1077801218766628

Weine, S., Muzurovic, N., Kulauzovic, Y., Besic, S., Lezic, A., Mujagic, A., Muzurovic, J., Spahovic, D., Feetham, S., Ware, N., Knafl, K., & Pavkovic, I. (2004). Family consequences of refugee trauma. Family Process,43(2), 147–160. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.2004.04302002.x

Welford, E. (2019). Healing the fallout from transgenerational trauma: Supporting clients in making peace with their history. Transactional Analysis Journal,49(4), 324–338. https://doi.org/10.1080/03621537.2019.1650233

Widom, C. S., & Wilson, H. W. (2014). Intergenerational transmission of violence. In J. Lindert. & I. Levav. (Eds.), Violence and Mental Health (pp. 27–45). Springer Netherlands. https://doi.org/10.1007/978-94-017-8999-8_2

Widom, C. S., Czaja, S. J., & DuMont, K. A. (2015). Intergenerational transmission of child abuse and neglect: Real or detection bias? Science,347(6229), 1480–1485. https://doi.org/10.1126/science.1259917

Widom, C. S., Raphael, K. G., & DuMont, K. A. (2004). The case for prospective longitudinal studies in child maltreatment research: Commentary on Dube, Williamson, Thompson, Felitti, and Anda (2004). Child Abuse & Neglect,28(7), 715–722. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2004.03.009

Wolfner, G. D., & Gelles, R. J. (1993). A profile of violence toward children: A national study. Child Abuse & Neglect,17(2), 197–212. https://doi.org/10.1016/0145-2134(93)90040-C

Wolynn, M. (2017). It didn't start with you: How inherited family trauma shapes who we are and how to end the cycle. Penguin books.

Woods-Jaeger, B. A., Cho, B., Sexton, C. C., Slagel, L., & Goggin, K. (2018). Promoting resilience: Breaking the intergenerational cycle of adverse childhood experiences. Health Education & Behavior,45(5), 772–780. https://doi.org/10.1177/1090198117752785

Wu, Y., Lu, Y.-C., Jacobs, M., Pradhan, S., Kapse, K., Zhao, L., Niforatos-Andescavage, N., Vezina, G., du Plessis, A. J., & Limperopoulos, C. (2020). Association of prenatal maternal psychological distress with fetal brain growth, metabolism, and cortical maturation. JAMA Network Open,3(1), Article e1919940. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2019.19940

Yahyavi, S. T., Zarghami, M., & Marwah, U. (2014). A review on the evidence of transgenerational transmission of posttraumatic stress disorder vulnerability. Revista Brasileira De Psiquiatria,36(1), 89–94. https://doi.org/10.1590/1516-4446-2012-0995

Yang, M.-Y., Font, S. A., Ketchum, M., & Kim, Y. K. (2018). Intergenerational transmission of child abuse and neglect: Effects of maltreatment type and depressive symptoms. Children and Youth Services Review,91, 364–371. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2018.06.036

Yao, Y., Robinson, A. M., Zucchi, F. C. R., Robbins, J. C., Babenko, O., Kovalchuk, O., Kovalchuk, I., Olson, D. M., & Metz, G. A. S. (2014). Ancestral exposure to stress epigenetically programs preterm birth risk and adverse maternal and newborn outcomes. BMC Medicine,12(1), 121–132. https://doi.org/10.1186/s12916-014-0121-6

Yehuda, R. (2021, Oct 7). The effects of trauma on the next generation [Digital Seminar]. In Transgenerational and inherited trauma: Effective treatment strategies for healing legacies of pain, PESI UK.

Yehuda, R., Bell, A., Bierer, L. M., & Schmeidler, J. (2008). Maternal, not paternal, PTSD is related to increased risk for PTSD in offspring of Holocaust survivors. Journal of Psychiatric Research,42(13), 1104–1111. https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2008.01.002

Yehuda, R., Bierer, L. M., Andrew, R., Schmeidler, J., & Seckl, J. R. (2009). Enduring effects of severe developmental adversity, including nutritional deprivation, on cortisol metabolism in aging Holocaust survivors. Journal of Psychiatric Research,43(9), 877–883. https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2008.12.003

Yehuda, R., Daskalakis, N. P., Bierer, L. M., Bader, H. N., Klengel, T., Holsboer, F., & Binder, E. B. (2016). Holocaust exposure induced intergenerational effects on FKBP5 methylation. Biological Psychiatry,80(5), 372–380. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2015.08.005

Yehuda, R., Daskalakis, N. P., Desarnaud, F., Makotkine, I., Lehrner, A. L., Koch, E., Flory, J. D., Buxbaum, J. D., Meaney, M. J., & Bierer, L. M. (2013). Epigenetic biomarkers as predictors and correlates of symptom improvement following psychotherapy in combat veterans with PTSD. Frontiers in Psychiatry,4, 118. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2013.00118

Yehuda, R., Daskalakis, N. P., Lehrner, A., Desarnaud, F., Bader, H. N., Makotkine, I., Flory, J. D., Bierer, L. M., & Meaney, M. J. (2014). Influences of maternal and paternal PTSD on epigenetic regulation of the glucocorticoid receptor gene in Holocaust survivor offspring. American Journal of Psychiatry,171(8), 872–880. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2014.13121571

Yehuda, R., Engel, S. M., Brand, S. R., Seckl, J., Marcus, S. M., & Berkowitz, G. S. (2005). Transgenerational effects of posttraumatic stress disorder in babies of mothers exposed to the world trade center attacks during pregnancy. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism,90(7), 4115–4118. https://doi.org/10.1210/jc.2005-0550

Yehuda, R., Koenen, K. C., Galea, S., & Flory, J. D. (2011). The role of genes in defining a molecular biology of PTSD. Disease Markers,30(2–3), 67–76. https://doi.org/10.1155/2011/185354

Youssef, N. A., Lockwood, L., Su, S., Hao, G., & Rutten, B. P. F. (2018). The effects of trauma, with or without PTSD, on the transgenerational DNA methylation alterations in human offsprings. Brain Sciences,8(5), 83. https://doi.org/10.3390/brainsci8050083

Zachry, C. E., Jayawickreme, E., Ferrari, M., & Munroe, M. (2022). Unbelieving wisdom: Does critiquing reports of perceived growth following adversity constitute an epistemic injustice? In M. Munro & M. Ferrari (Eds.), Post-traumatic growth to psychological well-being: Coping wisely with adversity (pp. 31–42). Springer International Publishing.

Zasiekina, L., Leshem, B., Hordovska, T., Leshem, N., & Pat-Horenczyk, R. (2021). Forgotten stories of women: Intergenerational transmission of trauma of Holodomor and Holocaust survivors’ offspring. East European Journal of Psycholinguistics,8(1), 137–158. https://doi.org/10.29038/EEJPL.2021.8.1.ZAS

Zerach, G., Kanat-Maymon, Y., Aloni, R., & Solomon, Z. (2016). The role of fathers’ psychopathology in the intergenerational transmission of captivity trauma: A twenty three-year longitudinal study. Journal of Affective Disorders,190, 84–92. https://doi.org/10.1016/j.jad.2015.09.072

Zerach, G., & Solomon, Z. (2016). Low levels of posttraumatic stress symptoms and psychiatric symptomatology among third-generation Holocaust survivors whose fathers were war veterans. Journal of Psychiatric Research,73, 25–33. https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2015.11.014

Zipple, M. N., Archie, E. A., Tung, J., Altmann, J., & Alberts, S. C. (2019). Intergenerational effects of early adversity on survival in wild baboons. eLife. https://doi.org/10.7554/eLife.47433

Traduction non officielle en français de Vulnérabilités héritées et remèdes innés : repenser les « cycles de maltraitance infantile » à la lumière de la littérature plus large sur les aspects intergénérationnels du trauma et de la guérison, par Crysta Bowe, Cate Thomas et Patricia Mackey, Child and Adolescent Social Work Journal, vol. 43, no 1 (2026), doi : 10.1007/s10560-025-01027-9, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence. Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.

Traduction française non officielle de « Inherited Vulnerabilities and Innate Remedies: Reframing “Cycles of Child Maltreatment” Through Attention to the Wider Literature on Intergenerational Aspects of Trauma and Healing », publié dans Child and Adolescent Social Work Journal (2026) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.

Lire l’article original

Comment citer cet article

Bowe, C., Thomas, C., et Mackey, P. (2026). Vulnérabilités héritées et remèdes innés : repenser les « cycles de maltraitance infantile » à la lumière de la littérature plus large sur les aspects intergénérationnels du trauma et de la guérison (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/vulnerabilites-heritees-et-remedes-innes-repenser-les-cycles-de-maltraitance-infantile (Œuvre originale publiée en 2025 dans Child and Adolescent Social Work Journal, 43(1), 233-261 (2026) ; republiée en 2026 par Child and Adolescent Social Work Journal, https://link.springer.com/article/10.1007/s10560-025-01027-9)

Panier

Votre panier est vide.