Journal of Family Therapy · Thérapie familiale
Quand le traitement fondé sur la famille piétine en ambulatoire, que proposer aux jeunes souffrant d’anorexie et à leurs parents ? Une équipe de Brisbane a évalué un programme de jour intensif qui associe repas accompagnés, groupe de parents centré sur l’émotion et scolarité sur place. Chez 13 jeunes, le poids et les symptômes s’améliorent ; chez 20 parents, le sentiment d’efficacité progresse, tandis que l’accommodement au trouble, la dépression et l’anxiété reculent.
Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Résultats chez les parents et les jeunes d’un programme de jour inspiré du traitement fondé sur la famille pour les troubles alimentaires restrictifs : une étude pilote, par Daniel Wilson, Natalie Loxton, Christel Middeldorp, Ingrid Geissler, Salvatore Catania et Tania Withington, publié dans Journal of Family Therapy (Wiley) (2025), doi : 10.1111/1467-6427.12486, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par le Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les tableaux sont présentés sous forme de listes. Cette traduction n’a été effectuée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent ni de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.
Les parents ont présenté un sentiment d’efficacité accru, moins de comportements d’accommodement au trouble alimentaire et une amélioration de leur propre santé mentale.
Daniel Wilson, Natalie Loxton, Christel Middeldorp, Ingrid Geissler, Salvatore Catania et Tania Withington
Résumé
Les programmes de jour conçus pour les jeunes ayant des troubles alimentaires restrictifs offrent des options de traitement intensif aux personnes qui n’ont pas progressé de manière satisfaisante en ambulatoire, sans pour autant relever d’une hospitalisation. La littérature existante montre de façon constante des résultats positifs en termes de prise de poids et de réduction des symptômes alimentaires et comorbides. Il faut toutefois souligner que, si de nombreux programmes de jour font du traitement fondé sur la famille leur cadre principal, la recherche sur les résultats du traitement pour les parents, et sur le lien entre les résultats des parents et ceux des adolescents, reste limitée. Cette étude pilote a évalué les résultats, chez les parents (n = 20) et chez les jeunes (n = 13), d’un nouveau programme de jour destiné aux adolescents présentant des troubles alimentaires restrictifs et à leur famille. Les résultats montrent chez les jeunes des améliorations significatives de l’indice de masse corporelle, des symptômes alimentaires et de la symptomatologie comorbide, et, chez les parents, une amélioration du sentiment d’efficacité parentale et de la santé mentale ainsi qu’une réduction des comportements d’accommodement au trouble alimentaire. Ces résultats suggèrent plusieurs médiateurs possibles des résultats des programmes de jour, qui pourraient être testés dans de futures recherches.
Points clés
Les traitements ambulatoires des troubles alimentaires restrictifs de l’adolescence reposent sur une base de preuves substantielle, le traitement fondé sur la famille (family-based treatment, FBT) étant généralement reconnu comme traitement de première intention de l’anorexie mentale. D’autres options, comme la thérapie cognitivo-comportementale adaptée aux troubles alimentaires (TCC-E), se montrent également efficaces auprès des adolescents (Dalle Grave et al., 2019 ; Lock et Le Grange, 2019). Pourtant, même avec des thérapies fondées sur les preuves bien mises en œuvre, plus de la moitié des jeunes n’atteignent pas une guérison complète (Byrne et al., 2017 ; Dalle Grave et al., 2019 ; Lock et al., 2010). Les jeunes qui ne guérissent pas ont tendance à nécessiter de multiples hospitalisations et réhospitalisations, subissent d’importantes complications de santé liées à la dénutrition, courent un risque accru d’automutilation et/ou de suicide, et sollicitent davantage, au fil du temps, leur famille et les services de santé (van Hoeken et Hoek, 2020). L’hospitalisation a longtemps été le principal moyen d’intensifier le traitement pour ce groupe. Mais elle est coûteuse et ses résultats sont mitigés : les données suggèrent que l’hospitalisation apporte peu de bénéfices à long terme au-delà de la stabilisation médicale et de la maîtrise du risque aigu (par exemple Gowers et al., 2000 ; Strober et al., 1997).
Au cours de la dernière décennie, diverses options de traitement intensif dans la communauté sont apparues pour les personnes qui ne répondent pas aux traitements ambulatoires existants. Généralement appelées programmes de jour (PJ) ou programmes d’hospitalisation partielle, elles constituent une alternative à l’hôpital ou aux autres traitements ambulatoires. Une récente revue systématique exploratoire (scoping review) de la littérature a examiné les résultats des PJ pour adolescents (Baudinet et Simic, 2021). Elle a constaté que, malgré une grande variété de modèles de soins, les PJ ont en commun une intensité de traitement accrue (plusieurs heures par jour, plusieurs jours par semaine), des repas supervisés ou accompagnés, et des thérapies de groupe, familiales et individuelles. La revue a établi que les PJ sont associés à une prise de poids et à une réduction de la psychopathologie alimentaire comme comorbide, et que ces acquis se maintenaient au cours des périodes de suivi.
Si la revue indiquait l’efficacité du PJ comme alternative à l’hospitalisation ou au traitement ambulatoire classique, elle soulignait aussi que les programmes variaient fortement en durée, en volume de traitement, en population traitée, en objectifs et en cadres théoriques, ce qui rend difficile la comparaison des résultats ou l’étude des médiateurs et/ou des modérateurs d’un traitement efficace. La présente étude visait à examiner les premiers résultats chez des adolescents présentant des troubles alimentaires restrictifs qui n’avaient pas progressé vers la guérison en FBT ambulatoire.
La majorité des PJ s’inspirent principalement du FBT (Baudinet et Simic, 2021). Le FBT postule que la capacité de la famille et des parents de la personne soignée à reprendre le contrôle des comportements liés au trouble alimentaire est le mécanisme central du changement dans la guérison (Ellison et al., 2012). L’un des objectifs du FBT est d’accroître le sentiment d’efficacité parentale, censé à son tour augmenter la capacité des parents à prendre le contrôle de ces comportements. Peu d’études ont toutefois examiné les variables parentales liées à cette hypothèse dans le contexte des PJ (Homan et al., 2021).
Deux études ont examiné le sentiment d’efficacité parentale à l’aide de l’échelle Parents contre l’anorexie (Parent versus Anorexia scale, PvA ; Rhodes et al., 2005) dans deux PJ distincts inspirés du FBT (Girz et al., 2013 ; Hoste, 2015). Les deux ont constaté que le sentiment d’efficacité parentale s’était amélioré en fin de traitement et continuait de progresser après le traitement, au suivi à trois ou six mois. De même, Robinson et al. (2013) ont étudié l’influence du sentiment d’efficacité parentale sur les résultats du traitement. Cette étude a constaté que ce sentiment s’améliorait au cours du traitement et que cette amélioration prédisait celle des symptômes alimentaires chez l’enfant. Il s’agissait toutefois d’un échantillon mêlant des personnes suivies en ambulatoire et en PJ, si bien que l’influence des différentes modalités de traitement sur ces données n’est pas claire. Martin-Wagar et al. (2019) ont examiné l’autonomisation parentale (notion liée au sentiment d’efficacité) comme prédicteur des résultats d’un PJ pour adolescents. Leur étude a constaté qu’un faible niveau d’autonomisation parentale à l’entrée dans le traitement prédisait la restauration du poids, contrairement à l’hypothèse de départ. Elle n’a pas mesuré l’évolution de l’autonomisation au cours du traitement.
Étant donné que le FBT sert couramment de cadre aux PJ et que ce cadre met l’accent sur le sentiment d’efficacité parentale, le petit nombre d’études existantes montre que des recherches sont justifiées dans ce domaine pour clarifier le rôle de ce sentiment dans le traitement en PJ.
L’un des principes centraux du FBT est que l’augmentation du sentiment d’efficacité parentale réduit la mesure dans laquelle les parents s’accommodent des comportements liés au trouble alimentaire et les facilitent au sein de la famille (Rienecke et Le Grange, 2022). Si plusieurs études sur les comportements d’accommodement et de facilitation ont été menées en ambulatoire chez l’adulte, très peu ont porté sur les PJ pour adolescents (Goddard et al., 2011). Certaines données suggèrent que des comportements parentaux d’accommodement et de facilitation plus marqués sont associés à de moins bons résultats du traitement chez les adolescents, et que ces comportements diminuent après le traitement habituel (Salerno et al., 2016). Une étude ambulatoire du FBT auprès de jeunes de 16 à 25 ans, en fin d’adolescence et au début de l’âge adulte, a constaté que les comportements d’accommodement des parents diminuaient au cours du traitement, sans que cela prédise l’évolution des comportements alimentaires ou la prise de poids (Dimitropoulos et al., 2018). Une étude portant sur un PJ inspiré du FBT a constaté que les scores des parents à l’échelle d’accommodement et de facilitation (Accommodation and Enabling Scale for Eating Disorders, AESED ; Sepulveda et al., 2009) diminuaient entre l’admission et la sortie chez les proches d’adolescents ayant une anorexie mentale (AM) (Wagner et al., 2020). Dans cette étude, la baisse des scores à l’AESED était liée à une diminution des symptômes alimentaires chez l’enfant. Le petit nombre d’études sur les PJ pour adolescents et leurs résultats contrastés soulignent l’importance de nouvelles recherches pour clarifier le lien entre comportements d’accommodement, sentiment d’efficacité parentale et résultats du traitement en PJ (Dimitropoulos et al., 2018).
La littérature sur le rôle des diagnostics psychiatriques comorbides des adolescents s’est largement concentrée sur les résultats du traitement (par exemple Homan et al., 2021). Malgré le rôle central du parent dans le traitement des troubles alimentaires de l’adolescence, le lien entre la santé mentale des parents et les résultats du traitement a reçu beaucoup moins d’attention. Dans une étude sur le traitement ambulatoire des troubles alimentaires de l’adolescence, la détresse parentale diminuait au cours du traitement (Salerno et al., 2016). Une analyse secondaire des mêmes données a montré que la dépression parentale était significativement associée au maintien de la psychopathologie alimentaire et prédisait négativement l’indice de masse corporelle (IMC) au suivi (Monteleone et al., 2022). Ensemble, ces résultats confirment l’interdépendance entre la santé mentale des parents et celle des adolescents dans le maintien de l’AM, et suggèrent que la santé mentale des parents pourrait être une cible thérapeutique essentielle des interventions familiales. Si des données montrent que les PJ réduisent le fardeau qui pèse sur les proches, aucune recherche n’a porté sur l’effet de la participation à un PJ sur la dépression et l’anxiété des parents (Girz et al., 2013).
Cette étude a servi d’étude pilote pour une étude plus large qui approfondira les variables étudiées. Elle visait à examiner l’efficacité d’un PJ récemment mis en place sur le poids et sur les symptômes alimentaires, dépressifs et anxieux d’adolescents atteints de troubles alimentaires restrictifs qui avaient mal répondu au FBT-AN en ambulatoire. Elle visait en outre à examiner l’évolution du sentiment d’efficacité parentale, des comportements d’accommodement et de facilitation, et des symptômes dépressifs et anxieux chez les parents de ces adolescents.
À partir des données existantes sur des PJ similaires, la première hypothèse était que les jeunes présenteraient après le traitement, par rapport à avant, une amélioration des facteurs centraux du trouble alimentaire (augmentation du poids et diminution de la psychopathologie alimentaire) et une réduction de la dépression et de l’anxiété comorbides (Baudinet et Simic, 2021). S’appuyant surtout sur des travaux portant sur le FBT ambulatoire et sur le traitement des troubles alimentaires de l’adulte, la deuxième hypothèse était que les parents présenteraient après le traitement un sentiment d’efficacité accru et moins de comportements d’accommodement et de facilitation. Enfin, compte tenu des données montrant que les interventions sur les troubles alimentaires réduisent significativement le fardeau qui pèse sur les proches, la troisième hypothèse était que l’anxiété et la dépression des parents diminueraient après le traitement (Girz et al., 2013).
L’orientation vers le programme de jour pour les troubles alimentaires (eating disorders day programme, EDDP) se faisait par le réseau du service de santé mentale de l’enfant et de l’adolescent de Children’s Health Queensland. L’étude a été approuvée par le comité d’éthique de la recherche de Children’s Health Queensland (référence : HREC/20/QCHQ/67708). Toutes les familles participantes ont donné leur consentement éclairé à l’inclusion de leurs données dans la publication. Les critères d’inclusion étaient d’avoir suivi un FBT-AN dans la communauté pendant au moins trois mois avec une progression au point mort, d’avoir eu du mal à rester en traitement dans la communauté plutôt qu’en hospitalisation, et/ou de présenter des diagnostics comorbides qui entravaient le traitement et ne pouvaient être résolus par une intervention pharmacologique seule. La stagnation du traitement était établie par jugement clinique lors de la revue de dossier par l’équipe pluridisciplinaire. Parmi les facteurs indiquant une progression au point mort figuraient une perte de poids ou l’absence de la prise de poids attendue, une atteinte médicale persistante, l’échec des tentatives pour donner aux parents les moyens de soutenir une alimentation régulière avec leur jeune, l’absence de réduction des comportements alimentaires pathologiques (par exemple les purges) ou une détresse émotionnelle croissante au sein de la famille.
Au total, 13 jeunes (âge moyen 14,38 ans, ET = 1,19, étendue 13-17 ans, 69,2 % de filles) ont commencé et terminé le PJ au cours de l’année civile 2020, avec un diagnostic principal d’AM (62 %) ou d’AM atypique selon les critères de la dixième Classification internationale des maladies. L’EDDP fonctionne sur quatre trimestres par an, calqués sur les trimestres scolaires. Six jeunes ont suivi deux trimestres de PJ, les autres un seul. Tous les jeunes sauf un avaient au moins un diagnostic psychiatrique secondaire, posé lors de l’évaluation psychiatrique. Ces diagnostics secondaires comprenaient le trouble anxieux généralisé (trois jeunes), le trouble anxieux non spécifié (trois), le trouble anxieux et dépressif mixte (deux), la phobie sociale (deux), le trouble obsessionnel-compulsif (un), le trouble délirant (un), le trouble de stress post-traumatique (un) et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (un).
Au total, 20 parents (11 femmes, âge moyen 46,25 ans, ET = 4,99), soit sept couples parentaux et six parents en situation de monoparentalité (dont quatre femmes), ont commencé et terminé le PJ et fourni des données avant et après l’intervention. Il s’agissait dans tous les cas des parents biologiques.
Les personnes participantes ont répondu à des questions sur leur âge et leur sexe. Les données d’hospitalisation ont été recueillies dans les dossiers médicaux des jeunes.
Les percentiles d’IMC ont été calculés à partir du poids et de la taille de chaque jeune et des courbes de croissance des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (www.cdc.gov/growthcharts).
La version de l’EDE-Q adaptée aux adolescents a été utilisée (Carter et al., 2001). L’EDE-Q est une mesure en 36 items comportant quatre sous-échelles : restriction, préoccupation alimentaire, préoccupation pour la silhouette et préoccupation pour le poids. Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 7 points (0-6), les scores élevés indiquant des symptômes alimentaires plus sévères. Les adaptations par rapport à la version originale (Fairburn et Beglin, 1994) consistent à ramener la période de référence des symptômes de 28 à 14 jours et à simplifier la formulation de certains items. Les scores moyens ont été utilisés pour chaque sous-échelle. Un score global a été obtenu en additionnant les scores moyens des quatre sous-échelles et en divisant par quatre. Le seuil clinique retenu pour cette mesure était de 2,82 (le détail des calculs figure dans les résultats), les scores supérieurs indiquant une population clinique. Des études antérieures ont rapporté des propriétés psychométriques acceptables et d’excellents alphas de Cronbach (0,93-0,96 ; Forsén Mantilla et al., 2017).
La CIA est une mesure autorapportée en 16 items de l’altération psychosociale due aux caractéristiques du trouble alimentaire (Bohn et al., 2008). Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 4 points (0-3) et additionnés en un score total, les scores élevés indiquant une altération plus importante. Le seuil clinique retenu était de 16, comme le recommandent Bohn et al. (2008), les scores supérieurs indiquant une population clinique. Des études antérieures ont rapporté des propriétés psychométriques acceptables et un excellent alpha de Cronbach (0,94 ; Reas et al., 2010).
Le PHQ-9 est une mesure autorapportée en 9 items des symptômes dépressifs (Kroenke et al., 2001). Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 4 points (0-3) et additionnés en un score total, les scores élevés indiquant des symptômes dépressifs plus marqués. Le seuil clinique retenu était de dix, comme le recommandent Kroenke et al. (2001), les scores supérieurs indiquant une population clinique. Des études antérieures ont rapporté des propriétés psychométriques acceptables et des alphas de Cronbach de 0,86-0,88 (Wisting et al., 2021).
La CAS-8 est une mesure autorapportée de l’anxiété en 8 items (Reardon et al., 2018). Elle est cotée sur une échelle en 4 points, les scores élevés indiquant des symptômes anxieux plus marqués. Elle présente de bonnes propriétés psychométriques et une cohérence interne acceptable (alphas de Cronbach de 0,73-0,85 ; Reardon et al., 2018).
La PvA est une mesure autorapportée en 7 items du sentiment d’efficacité parentale face au trouble alimentaire de l’enfant (Rhodes et al., 2005). Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 4 points (0-3) et additionnés en un score total, les scores élevés indiquant une altération plus importante. Les alphas de Cronbach des études antérieures étaient adéquats (0,78 : Rhodes et al., 2005).
L’AESED est une mesure en 33 items comportant cinq sous-échelles : évitement et modification des routines, recherche de réassurance, rituels des repas, contrôle exercé sur la famille, et fermer les yeux (Sepulveda et al., 2009). Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 5 points (0-4), les scores élevés indiquant davantage de comportements parentaux d’accommodement et de facilitation à l’égard du trouble alimentaire de l’enfant. Les scores sont additionnés pour chaque sous-échelle, et un score total est obtenu en additionnant l’ensemble des scores. Les alphas de Cronbach des études antérieures étaient bons (0,77-0,92 : Sepulveda et al., 2009).
Le GAD-7 est une mesure autorapportée en 7 items des symptômes d’anxiété généralisée (Spitzer et al., 2006). Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 4 points (0-3) et additionnés en un score total, les scores élevés indiquant des symptômes anxieux plus marqués. L’échelle présente de bonnes propriétés psychométriques et une excellente cohérence interne (alpha de Cronbach = 0,94 ; Spitzer et al., 2006).
L’EDDP est une équipe pluridisciplinaire de santé mentale de l’enfant et de l’adolescent qui réunit psychiatrie, travail social, soins infirmiers, psychologie, ergothérapie, diététique, pédiatrie, enseignement, musicothérapie et art-thérapie. L’ensemble de l’équipe de santé mentale est formé et supervisé à la prise en charge des troubles alimentaires pédiatriques et aux modèles de traitement fondés sur les preuves.
L’EDDP vise à repérer et à faire bouger les obstacles au traitement en intensifiant celui-ci, pour permettre aux jeunes et à leur famille de reprendre un traitement dans la communauté et de poursuivre leur chemin vers la guérison. Les principales cibles thérapeutiques pour les adolescents sont la restauration du poids et la réduction des symptômes alimentaires, anxieux et dépressifs. Pour les parents, ce sont l’augmentation du sentiment d’efficacité, la diminution des comportements d’accommodement et de facilitation, et la réduction des symptômes anxieux et dépressifs. Les jeunes et leur famille fréquentent l’EDDP pendant 10 à 13 semaines par trimestre (au rythme des trimestres scolaires), pour deux trimestres consécutifs au maximum.
Le modèle de l’EDDP s’appuie sur les principes du FBT-AN (Lock et Le Grange, 2012), de l’entraînement aux compétences centré sur l’émotion (emotion-focused skills training, EFST ; Lafrance et al., 2020) et de la thérapie par repas accompagnés (supported meal therapy, SMT). Le FBT-AN est une thérapie fondée sur les preuves pour les adolescents ayant une AM, qui vise à donner à la famille les moyens d’être la clé de la guérison de l’enfant. L’EFST est une modalité de la thérapie familiale centrée sur l’émotion, dont les preuves émergent, seule ou en complément, dans le traitement des troubles alimentaires (Osoro et al., 2022). L’EFST repose sur l’idée que les comportements liés au trouble alimentaire apparaissent comme des mécanismes d’adaptation inadaptés face à des émotions pénibles, et vise à développer les compétences parentales pour favoriser chez l’enfant une régulation émotionnelle adaptée. La SMT est souvent citée comme une composante des PJ et des services d’hospitalisation pour troubles alimentaires (Baudinet et Simic, 2021), mais la littérature descriptive et les évaluations de sa mise en œuvre restent limitées (Kells et al., 2013). À l’EDDP, la SMT s’inspire des principes du FBT-AN : elle vise à normaliser les comportements alimentaires et à obtenir une prise de poids ou une stabilité pondérale, tout en veillant à ce que le parent garde la maîtrise des décisions relatives à l’alimentation et à son enfant.
Les parents participent activement à l’EDDP et prennent part aux transmissions en début et en fin de journée, centrées sur l’alimentation, l’humeur et le risque. Conformément au FBT, les parents fournissent les repas pris à l’EDDP, qui sont vérifiés à l’arrivée. En fin de journée, l’équipe clinique fait aux parents un retour sur la progression. Quand un repas est difficile à terminer, les parents sont appelés et invités à chercher une solution avec la personne thérapeute de l’EDDP, ou à venir immédiatement à l’EDDP pour le repas suivant afin d’aider leur enfant à manger. L’équipe clinique adopte alors une posture d’accompagnement (coaching).
En outre, chaque jeune et sa famille bénéficient d’au moins une séance de FBT par semaine, ainsi que d’une séance de définition et de révision des objectifs familiaux. Les parents participent une fois par semaine à un groupe d’EFST pendant toute la durée de la prise en charge à l’EDDP. Chaque jeune bénéficie d’un examen psychiatrique pour évaluer l’indication d’un traitement médical de ses symptômes alimentaires ou de ses comorbidités.
En plus des composantes familiales décrites ci-dessus, les jeunes participent à au moins une séance de thérapie de groupe par jour, notamment un groupe de tolérance à la détresse fondé sur les principes de la thérapie comportementale dialectique (Linehan, 1993), un groupe sur l’image du corps fondé sur l’initiative Body Kind de la Butterfly Foundation (https://butterfly.org.au/get-involved/campaigns/bodykindschools/) et le projet Dove pour l’estime de soi (https://www.dove.com/au/dove-self-esteem-project.html). Des séances de thérapie individuelle sont proposées en complément du FBT si nécessaire ; elles portent sur des objectifs thérapeutiques individuels visant à lever les obstacles à l’engagement dans le traitement. Les jeunes vont à l’école tous les jours entre les séances de thérapie et les repas, avec un enseignement assuré par Education Queensland.
Les données ont été analysées avec SPSS version 28. Des tests t pour échantillons appariés ont servi à examiner les différences entre scores avant et après sur les variables de résultat. Une CAS-8 manquait du côté des jeunes, et trois AESED après traitement du côté des parents ; ces données ont été supprimées par paire. Des scores de différence moyens ont été calculés pour tester le respect des hypothèses relatives aux valeurs aberrantes et à la normalité. Trois valeurs aberrantes uniques ont été détectées pour le GAD-7, le PHQ-9 et la PvA, situées à plus de 1,5 longueur de boîte du bord de la boîte dans une boîte à moustaches. L’examen de ces valeurs n’a pas montré qu’elles étaient extrêmes ; elles ont donc été conservées dans l’analyse. L’hypothèse de normalité n’était pas respectée pour l’échelle GAD selon le test de Shapiro-Wilk. Des intervalles de confiance bootstrap corrigés du biais (n = 5 000, intervalles de confiance à 95 %) ont été utilisés pour tenir compte de ces écarts à la normalité et évaluer la significativité des comparaisons par test t.
Treize jeunes ont commencé et terminé un ou deux trimestres de PJ et fourni des données avant et après l’intervention. Les données d’hospitalisation montrent qu’au cours des trois années précédant l’entrée en PJ, huit avaient connu au moins une hospitalisation en service de médecine ou de santé mentale, pour un total de 23 hospitalisations et 255 nuits à l’hôpital (M = 11,30, ET = 7,04). Deux jeunes ont connu une hospitalisation pendant leur PJ, pour un total de 14 nuits (M = 7, ET = 8,48). Dans les 15 mois suivant la fin du PJ, l’une des personnes participantes a de nouveau été hospitalisée trois fois, pour un total de 22 nuits (M = 7,33, ET = 2,51).
Les scores des adolescents aux variables de résultat figurent dans le tableau 1. Les scores avant le traitement montrent que le score moyen se situait au-dessus des seuils cliniques pour l’EDE-Q, la CIA, le PHQ-9 et la CAS. La durée du séjour n’a pas été incluse comme covariable en raison de la petite taille de l’échantillon. Lorsque l’analyse est conduite sous forme d’ANCOVA à deux groupes (VI = avant/après, covariable = 1 trimestre contre 2), l’effet du traitement se maintient pour les variables principales (EDE, CIA, dépression), sans changement dans l’interprétation des résultats. L’effet ne se maintient pas pour le percentile d’IMC lorsque la durée du PJ (en trimestres) est contrôlée. Il faudrait sans doute un échantillon plus grand pour déterminer si ce résultat est propre à cet échantillon ou général à ce traitement.
Tableau 1 — Moyennes, écarts-types, intervalles de confiance des différences moyennes et tailles d’effet pour les mesures des adolescents avant et après l’intervention
Pour chaque mesure : n ; moyenne (écart-type) avant et après ; p ; IC BCa à 95 % (borne inférieure, borne supérieure) ; d.
Abréviations : IC BCa à 95 %, intervalles de confiance bootstrap à 95 % corrigés du biais et accélérés pour la différence moyenne ; IMC, percentile d’indice de masse corporelle ; CAS, échelle d’anxiété de l’enfant ; CIA, évaluation de l’altération clinique ; EDE-Q, score global, questionnaire d’examen des troubles alimentaires, échelle globale ; PHQ-9, questionnaire sur la santé du patient. * p = statistiquement significatif.
L’indice de changement fiable (Jacobson et Truax, 1991) de l’EDE-Q et de la CIA a été calculé à partir de l’alpha de Cronbach de données normatives publiées sur des échantillons d’adolescents (Forsén Mantilla et al., 2017 ; Mond et al., 2014 ; Reas et al., 2010 ; Wade et al., 2008) et des moyennes et écarts-types des données avant traitement du présent échantillon. Selon cette méthode, un changement fiable (CF) correspond à une variation de 0,95 pour l’EDE-Q et de 8,53 pour la CIA. Pour le PHQ-9, un indice de changement fiable de 7, recommandé par Liu et Adrian (2019), a été utilisé. Les proportions de jeunes dont l’état est inchangé, s’est détérioré de façon fiable ou s’est amélioré de façon fiable figurent dans le tableau 2.
Tableau 2 — Nombre d’adolescents atteignant un changement fiable et un changement cliniquement significatif
Pour chaque ligne : EDE-Q, score global ; CIA ; PHQ, dépression.
Abréviations : CIA, évaluation de l’altération clinique ; CCS, changement cliniquement significatif ; EDE-Q, questionnaire d’examen des troubles alimentaires, échelle globale ; PHQ-9, questionnaire sur la santé du patient ; CF, changement fiable.
Selon la méthode recommandée par Jacobson et Truax (1991), un seuil de changement cliniquement significatif (CCS) de 2,82 a été calculé pour l’EDE-Q à partir du point médian pondéré entre les moyennes des données de la présente étude et les données normatives non cliniques (Mond et al., 2014). Pour la CIA et le PHQ-9, les seuils de 16 et de dix ont été utilisés, comme le recommandent respectivement Bohn et al. (2008) et Liu et Adrian (2019). Le CCS a été défini comme le fait d’avoir un score au-dessus du seuil clinique avant le traitement, d’atteindre un changement fiable selon les calculs de CF et de terminer le traitement avec un score en dessous du seuil clinique (Jacobson et Truax, 1991). Les proportions de jeunes dépassant les seuils avant le traitement et atteignant un CF et/ou un CCS figurent dans le tableau 2. Les scores des parents aux variables de résultat figurent dans le tableau 3.
Tableau 3 — Moyennes, écarts-types, intervalles de confiance des différences moyennes et tailles d’effet pour les mesures des parents avant et après l’intervention
Pour chaque mesure : n ; moyenne (écart-type) avant et après ; p ; IC BCa à 95 % (borne inférieure, borne supérieure) ; d.
Abréviations : AESED, échelle d’accommodement et de facilitation pour les troubles alimentaires ; IC BCa à 95 %, intervalles de confiance bootstrap à 95 % corrigés du biais et accélérés pour la différence moyenne ; GAD-7, questionnaire du trouble anxieux généralisé ; PHQ-9, questionnaire sur la santé du patient ; PvA, échelle Parents contre l’anorexie. * p = statistiquement significatif.
Cette étude a examiné les résultats, chez les adolescents comme chez les parents, d’un traitement en PJ pour troubles alimentaires. Conformément aux études antérieures (Baudinet et Simic, 2021), la cohorte a présenté une prise de poids ainsi qu’une réduction significative des symptômes alimentaires, de leurs retentissements psychosociaux et de la dépression au cours du PJ. Les proportions de changement fiable ou cliniquement significatif montrent qu’environ la moitié des jeunes ont connu un changement cliniquement significatif, ce qui est comparable aux résultats du FBT ambulatoire (Lock et Le Grange, 2019). Ces résultats indiquent que des jeunes et des familles qui ne progressent pas en FBT ambulatoire peuvent avancer vers la guérison dans des programmes de traitement intensif comme le PJ étudié ici. L’étude a toutefois aussi constaté qu’environ la moitié des jeunes ne présentaient aucun changement fiable, ce qui appelle de nouvelles recherches pour comprendre les facteurs qui contribuent à la réussite ou à l’échec du PJ. Comprendre ces facteurs pourrait éclairer l’orientation ciblée vers le PJ et l’ajustement du traitement en PJ. Pour les jeunes qui n’ont pas répondu, il se peut que le PJ n’ait pas suffisamment traité leurs symptômes alimentaires centraux, leur ou leurs comorbidités, ou les facteurs psychosociaux qui entretiennent leur trouble alimentaire. D’autres façons, ou des façons supplémentaires, de traiter ces facteurs pourraient être nécessaires pour cette cohorte. Il se peut aussi que les éléments du PJ aient pu traiter ces facteurs, mais que des obstacles à un engagement suffisant ou une mauvaise mise en œuvre de ces stratégies aient empêché toute progression. Parmi les obstacles possibles à l’engagement ou les défauts de mise en œuvre, on peut citer un manque de motivation à utiliser les stratégies ou à jouer un rôle actif dans le traitement, un manque de compréhension, de confiance ou de soutien dans leur mise en œuvre, ou une difficulté à appliquer et à généraliser les stratégies dans un contexte plus large (c’est-à-dire en dehors du PJ). D’autres façons de lever les obstacles à l’engagement pourraient être nécessaires pour améliorer les résultats de cette cohorte.
Par ailleurs, contrairement à l’hypothèse, les scores d’anxiété n’ont pas changé significativement au cours du traitement. Il se peut que la CAS-8 mesure l’anxiété-trait plutôt que l’anxiété-état ; or l’anxiété-trait s’est déjà révélée associée aux troubles alimentaires et ne change pas au cours d’un traitement réussi de ces troubles (Harrison et al., 2016 ; Wilson et al., 2019).
En outre, deux jeunes n’avaient pas de score au-dessus des seuils cliniques de psychopathologie alimentaire lors de l’évaluation, malgré un trouble alimentaire diagnostiqué et une admission en PJ. Cela peut tenir à une minimisation et/ou à un manque de conscience de leur trouble, caractéristique fréquente des troubles alimentaires (Schoen et al., 2012). Les conclusions sur l’effet du traitement sont limitées pour ces jeunes, et d’autres méthodes pourraient être nécessaires pour évaluer les résultats (par exemple le point de vue des parents ou des méthodes qualitatives).
Conformément à l’hypothèse, les parents ont présenté un sentiment d’efficacité accru, moins de comportements d’accommodement au trouble alimentaire et une amélioration de leur propre santé mentale. C’est un résultat important et nouveau, car les facteurs parentaux (en particulier la dépression et l’anxiété) n’ont pas été étudiés de manière approfondie dans les PJ. Si ces résultats montrent l’effet du traitement sur ces variables, l’ordre temporel de leurs liens ne peut être établi. Par exemple, il se peut que le PJ accroisse le sentiment d’efficacité, ce qui réduirait les comportements d’accommodement. Cela pourrait améliorer la réponse du trouble alimentaire des adolescents au traitement, ce qui, à son tour, pourrait réduire la dépression et l’anxiété des parents. Il se peut aussi que le sentiment d’efficacité et/ou les comportements d’accommodement des parents soient négativement influencés par leur dépression et leur anxiété, et que le fait de traiter celles-ci au cours du PJ accroisse le sentiment d’efficacité et/ou modifie les comportements d’accommodement. Cette hypothèse trouve un appui dans l’étude de Monteleone et al. (2022), qui a mis en évidence la dépression parentale comme un puissant facteur d’entretien des troubles alimentaires de l’adolescence. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la relation, sans doute complexe, entre les variables parentales, celles des adolescents et les résultats du traitement.
Cette étude est limitée par la petite taille de son échantillon et par l’absence de condition contrôle et de données de suivi. Ces facteurs limitent fortement les conclusions que l’on peut tirer de ces données. De futures recherches pourraient dépasser ces limites en reproduisant l’étude sur un échantillon plus large ; l’inclusion de conditions contrôles (par exemple un contrôle actif ou une liste d’attente) serait nécessaire pour conclure que les effets observés sont attribuables au PJ. Des données de suivi montreraient si les effets du traitement se maintiennent.
Cette étude soulève un certain nombre de questions de recherche. D’abord, s’il est établi que le PJ fonctionne, on sait peu de choses sur les composantes du modèle de traitement qui influencent la guérison. De futures recherches pourraient examiner les médiateurs du PJ pour déterminer quels éléments sont actifs et lesquels sont potentiellement redondants. Ensuite, il apparaît qu’environ la moitié des adolescents n’ont pas répondu au PJ. On sait peu de choses des caractéristiques psychologiques, démographiques et familiales de cette cohorte, ce qui empêche de formuler des hypothèses sur les obstacles à la guérison. De futures recherches pourraient examiner les différences de caractéristiques (par exemple chez les jeunes, dans l’environnement familial, dans l’efficacité parentale) entre les jeunes qui guérissent et les autres, et/ou les modérateurs des résultats du traitement et d’autres approches pour les jeunes à qui le PJ ne profite pas (par exemple une TCC-E ambulatoire ou intensive).
Enfin, si les parents et l’entourage qui prend soin sont essentiels à la guérison des troubles alimentaires pédiatriques, le rôle précis qu’ils y jouent reste flou. Cette petite étude met en évidence le changement positif chez les parents qui participent au PJ. Il se peut que ce changement parental positif augmente la probabilité de guérison des adolescents en PJ ; des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires pour établir ce lien.
La présente étude conforte des travaux récents montrant que le PJ améliore efficacement les résultats centraux du trouble alimentaire et la comorbidité. C’est la première étude à montrer que les scores de dépression et d’anxiété des parents diminuent au cours d’un PJ fondé sur la famille, et elle prolonge les recherches antérieures en montrant que cette approche améliore à la fois le sentiment d’efficacité des parents, leurs comportements d’accommodement et de facilitation, leur dépression et leur anxiété. Ces résultats justifient de futures recherches pour approfondir ces variables et mieux connaître les médiateurs et les modérateurs des résultats du traitement.
Complexe Systémique : à retenir
L’intérêt de cette petite étude est de regarder les parents autant que les jeunes. Le traitement fondé sur la famille fait des parents les agents du changement ; il était donc logique de mesurer ce qui bouge de ce côté-là : sentiment d’efficacité, accommodement au trouble, dépression, anxiété. Tout s’améliore, ce qui invite à une lecture circulaire que l’équipe esquisse elle-même : moins de dépression parentale, plus de prise sur les repas ; plus de prise, moins d’accommodement au symptôme ; et le mieux-être du jeune allège à son tour la détresse des parents. Reste que l’étude ne dit pas dans quel sens tourne la boucle. Les limites sont nettes : 13 jeunes, pas de groupe contrôle, pas de suivi, et une moitié de l’échantillon sans changement fiable, dont on ne sait presque rien. Pour la clinique, la leçon est double : intensifier le cadre peut relancer une famille enlisée, et prendre soin de la détresse parentale fait partie du traitement, pas de ses marges. À lire avec la méta-analyse sur le traitement fondé sur la famille de l’anorexie mentale, et avec l’étude pilote sur la résistance non violente face au stress parental dans l’anorexie.
Notes de l’original
Remerciements. Publication en libre accès permise par l’université du Queensland, dans le cadre de l’accord entre Wiley et l’université du Queensland, via le Council of Australian University Librarians.
Financement. L’équipe de recherche n’a reçu aucun financement extérieur.
Liens d’intérêts. Aucun.
Éthique. L’approbation éthique a été obtenue auprès du comité d’éthique de la recherche de Children’s Health Queensland (référence : HREC/20/QCHQ/67708).
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Traduction non officielle en français de Résultats chez les parents et les jeunes d’un programme de jour inspiré du traitement fondé sur la famille pour les troubles alimentaires restrictifs : une étude pilote, par Daniel Wilson, Natalie Loxton, Christel Middeldorp, Ingrid Geissler, Salvatore Catania et Tania Withington, Journal of Family Therapy, vol. 47, no 1 (2025), doi : 10.1111/1467-6427.12486, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence (tableaux présentés en listes). Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.
Traduction française non officielle de « Parent and adolescent outcomes from a family-based treatment-informed day programme for adolescents with restrictive eating disorders: A pilot study », publié dans Journal of Family Therapy (2025) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.
Lire l’article originalComment citer cet article
Wilson, D., Loxton, N., Middeldorp, C., Geissler, I., Catania, S., et Withington, T. (2025). Résultats chez les parents et les jeunes d’un programme de jour inspiré du traitement fondé sur la famille pour les troubles alimentaires restrictifs : une étude pilote (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/resultats-chez-les-parents-et-les-jeunes-d-un-programme-de-jour-inspire-du-traitement (Œuvre originale publiée en 2025 dans Journal of Family Therapy, 47(1), e12486 (2025) ; republiée en 2025 par Journal of Family Therapy, https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/1467-6427.12486)
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