Journal of Solution Focused Practices · Recherche empirique

Remettre l’espoir dans l’évaluation : plaidoyer pour la pratique orientée vers les solutions dans les interventions des professionnels de santé mentale agréés (AMHP)

En Angleterre et au pays de Galles, c’est le professionnel de santé mentale agréé (Approved Mental Health Professional, AMHP), le plus souvent un travailleur social, qui décide en dernier ressort d’une hospitalisation sous contrainte. La loi lui demande de s’entretenir avec la personne « d’une manière appropriée » et le code de pratique lui recommande un temps seul avec elle, sans dire comment s’y prendre. Seize AMHP de trois collectivités ont été formés à la pratique orientée vers les solutions, puis interrogés avant et après. Ce qu’ils disent : la question des meilleurs espoirs qui montre qu’on écoute, des informations qui sortent « naturellement » sans interroger sur le risque, des rapports « plus humains » où la voix de la personne est citée mot pour mot, et un métier retrouvé : « ça remet l’espoir dedans, même quand quelqu’un se sent sans espoir ».

Auteurs Nick Perry et Kelly Alexander (University of Brighton), Jill Hemmington (University of Central Lancashire)Première publication Journal of Solution Focused Practices, vol. 10, n° 1, 2026, p. 26-39Traduction Complexe Systémique, traduction non officielle

Traduction française non officielle. Cet article est la traduction de Putting the Hope Back In: Making the Case for Solution Focused Practice in AMHP Interventions, par Nick Perry, Kelly Alexander et Jill Hemmington, publié dans Journal of Solution Focused Practices (2026), doi : 10.59874/001c.161768, sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique en septembre 2026 : le texte original a été traduit en français et remis en page, les paroles des participants étant présentées en exergues et les extraits de la fiche d’information en encadré, ce qui constitue une modification de l’œuvre au sens de la licence. Les crochets et les points de suspension dans les citations sont ceux des auteurs. Les termes du droit anglais (AMHP, articles du Mental Health Act 1983, code de pratique) sont glosés à leur première occurrence. Cette traduction n’a été réalisée ni par les auteurs ni par l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ni d’éventuelles erreurs. La version originale fait foi.

Résumé

Cet article expose la structure, le déroulement et les résultats d’un projet de formation visant à initier des professionnels de santé mentale agréés (Approved Mental Health Professionals, AMHP) en exercice aux présupposés fondamentaux et aux techniques de la pratique orientée vers les solutions (POS), afin qu’ils puissent commencer à appliquer cet apprentissage au rôle de l’AMHP. Des entretiens semi-structurés ont été menés avant et après la formation et la supervision post-formation qui a été proposée. Une analyse thématique a permis de dégager des thèmes à partir des données d’entretien. Parmi les résultats clés de l’étude : le besoin d’une professionnalisation accrue du rôle d’AMHP, ancrée dans des compétences et des connaissances spécifiques ; l’importance d’une communication intentionnelle de la part des AMHP ; la valeur de la pratique orientée vers les solutions dans le temps passé seul avec la personne évaluée, afin de donner la priorité à sa voix dans l’évaluation ; et l’impact sur la pratique au sens large, par exemple la satisfaction professionnelle des AMHP.

Mots-clés : AMHP, pratique orientée vers les solutions, Mental Health Act, compétences.

Mais moi j’aime bien cette [approche] parce qu’elle remet l’espoir dedans, même quand quelqu’un se sent sans espoir…

Un AMHP participant, en exergue de l’article

Avec les amendements au Mental Health Act pour l’Angleterre et le pays de Galles finalisés fin 2025 (MHA 2025) et le déploiement des changements prévu sur les dix prochaines années, de nombreux changements attendent les professionnels de santé mentale agréés, même si leur devoir central au titre de l’article 13 (s13) reste le même. Un nouveau code de pratique est en construction au moment où cet article est soumis, et l’on espère que les résultats du projet de formation rapporté ici viendront enrichir la base de preuves pour de nouvelles recommandations légales sur la manière de s’entretenir « d’une manière appropriée » (s13(2), MHA 1983 tel qu’amendé de nouveau).

Plus tard, nous verrons peut-être aussi des changements du règlement de 2008, qui a structuré la compétence des AMHP pendant près de vingt ans. C’est en soutien aux appels à former les AMHP aux pratiques de communication, en plus de l’expertise juridique, que nous soumettons cet article à publication.

Le rôle du professionnel de santé mentale agréé (AMHP)

Successeur du travailleur social agréé (Approved Social Worker), le rôle de professionnel de santé mentale agréé a été introduit en Angleterre et au pays de Galles par les amendements de 2007 au Mental Health Act 1983. La loi de 1983 avait elle-même remplacé le Mental Health Act 1959, et elle fournit les fondements légaux pour que des personnes soient admises à l’hôpital sous contrainte, pour une évaluation suivie d’un traitement. Elle fixe le cadre de la décision dans les situations civiles (partie II) comme dans les situations médico-légales (partie III). Les professionnels éligibles à la formation d’AMHP sont les travailleurs sociaux, les ergothérapeutes, les infirmiers en santé mentale ou en handicap intellectuel et les psychologues, bien que 93 % des AMHP viennent encore du travail social (Skills for Care, 2025).

Tout en étant considérés comme des autorités publiques (au regard du Human Rights Act 1998) et tenus d’être responsables de manière indépendante de leurs décisions, ces professionnels exercent le rôle pour le compte des collectivités locales (s13, MHA) ; ils sont nommés par ces collectivités ; et ils peuvent aussi être employés à titre principal par d’autres organismes (comme les Mental Health Trusts). Le code de pratique du Mental Health Act (2015) oriente la manière dont les AMHP doivent mener leur travail : en fournir une perspective sociale et entreprendre une évaluation holistique de la personne ayant des besoins de santé mentale, pour garantir l’issue la moins restrictive et sûre (DH, 2015).

L’AMHP est censé agir indépendamment des médecins spécialement agréés (s12, MHA), qui peuvent fournir des recommandations médicales d’hospitalisation sous contrainte, sur lesquelles l’AMHP prend la décision finale (DH, 2015, 14.52 ; s13(5) MHA 1983 tel qu’amendé de nouveau). Dans le cadre de son rôle de coordination du travail au titre du Mental Health Act et de recueil des avis pertinents (y compris ceux de la personne, de son « plus proche parent » (Nearest Relative) – bientôt la « personne désignée » (Nominated Person) – et d’autres personnes significatives du réseau), l’AMHP doit aussi s’entretenir avec la personne « d’une manière appropriée » (s13(2) ; COP, 14.49). C’est dans le processus de recueil de cet éventail d’avis, en particulier ceux de la personne évaluée, que naît une occasion d’utiliser des compétences de communication thérapeutique.

En quoi la pratique orientée vers les solutions se prête-t-elle au travail des AMHP ?

La thérapie brève orientée vers les solutions (TBOS) a évolué à partir d’approches « plus brèves » de la thérapie familiale systémique (Weakland et al., 1974), et les idées et questions clés qui ont donné une structure à cette manière de parler ont été conçues par Steve de Shazer, Insoo Kim Berg et leurs collègues du Brief Family Therapy Center de Milwaukee, aux États-Unis, au milieu des années 1980 (de Shazer et al., 1986).

Au fil des années, la TBOS est sortie du cabinet de thérapie et elle est utilisée par des professionnels de tous horizons et de toutes descriptions (pas seulement dans les contextes de soins, mais dans l’entreprise, le management et le coaching) – d’où le glissement terminologique vers la pratique orientée vers les solutions (POS) (Perry & Goldie-McSorley, 2024).

Les présupposés fondamentaux et les techniques de l’approche, affinés dans différentes parties du monde au cours des quarante dernières années, comprennent sans doute la plupart des éléments suivants (de Shazer et al., 1986 ; George et al., 2012 ; Watzlawick et al., 1974) :

  • Travailler en collaboration, et travailler avec la personne (ou la famille) plutôt qu’avec le problème
  • Croire qu’il n’est pas nécessaire de trouver ou de supposer un lien causal avec le problème présenté pour commencer à travailler vers des solutions
  • Chercher les forces, les ressources et les compétences plutôt que les déficits
  • Chercher les exceptions (au problème qui a amené la personne à la conversation)
  • Demander à la personne ses meilleurs espoirs quant à la conversation
  • Visualiser un avenir préféré – une vie où les meilleurs espoirs sont vécus
  • Chercher les moments où ces choses se sont déjà produites par le passé
  • Mesurer sur une échelle la proximité de la personne avec une vie contenant ses meilleurs espoirs
  • Faire émerger le détail de la manière dont la personne en est à ce score et pas plus bas, et de ce qu’elle pourrait remarquer chez elle un point plus haut sur l’échelle
  • Accéder à davantage de détail à partir des perspectives d’« autres personnes » sur la situation en cours.

Les tâches ci-dessus peuvent être vues comme la colonne vertébrale d’une conversation orientée vers les solutions, et il existe des similitudes évidentes entre certaines d’entre elles et d’autres modalités thérapeutiques – par exemple la TCC et les échelles, ou la PNL et la visualisation – mais il y a aussi de la singularité (Jerome et al., 2023).

Les praticiens ne sont pas tenus de s’en tenir rigidement à un ordre de questions, et les techniques orientées vers les solutions peuvent tout aussi bien être utilisées de manière non planifiée (Shennan, 2025) ou appliquées à des scénarios légaux spécifiques (Turnell & Edwards, 1999) – et c’est ainsi que l’approche se prête au rôle du professionnel de santé mentale agréé.

Si le Mental Health Act 1983 (tel qu’amendé de nouveau) et son code de pratique de 2015 exigent des AMHP qu’ils s’entretiennent « d’une manière appropriée » (s13(2)) et les encouragent à passer du temps seuls avec les personnes évaluées au titre de la loi (COP, 14.54 ; COP pour le pays de Galles, 14.45, DH, 2015), il n’existe pas (encore) de recommandation détaillée sur la manière de le faire. En conséquence, s’il est clair que des pratiques de communication qualifiées sont cruciales pour l’exercice du rôle d’AMHP, la formation post-universitaire a conservé un prisme largement juridique et n’a pas appris aux AMHP comment utiliser au mieux le temps seul, ni comment s’assurer que leur pratique incarne les principes directeurs du code. C’est dans cet espace qu’il a été possible d’introduire des manières de travailler orientées vers les solutions.

La nature centrée sur la personne et fondée sur les forces de la POS aide à obtenir de la personne des informations « nouvelles », plutôt que les informations centrées sur le problème contenues dans les documents d’orientation et ceux fondés sur le modèle médical. Ces informations seront essentielles pour comprendre les espoirs de la personne quant à son rétablissement et ses projets pour l’avenir qu’elle veut, ainsi que pour aider les évaluateurs à parvenir à des vues plus équilibrées sur le risque et sur ce qui pourrait être la voie la plus appropriée et la moins restrictive (Watson & Perry, 2022). À cet égard, l’approche se présente aussi comme une alliée de la pratique antiraciste (Lee, 2003 ; Perry, 2025 ; Simon, 2026).

Aperçu du projet de recherche et des méthodes

Le projet de formation, financé par un organisme du NHS, a pu recruter un formateur expérimenté en approche orientée vers les solutions pour faire partie de l’équipe du projet et former les participants conjointement avec un formateur doublement qualifié, AMHP et formateur en pratique orientée vers les solutions. La formation a été dispensée entièrement en ligne, et elle a enseigné les présupposés et compétences fondamentaux (tels qu’évoqués dans la « colonne vertébrale » ci-dessus), permettant aux participants de commencer à avoir des conversations orientées vers les solutions tout en exerçant leurs missions légales.

Le projet disposait d’un comité de pilotage qui comprenait le responsable Santé mentale pour le travail social (au Department of Health & Social Care), des représentants de l’organisme financeur, les formateurs et les chercheurs, et qui a soutenu la planification et le calendrier du travail.

Un projet de recherche a été soumis, et l’approbation éthique de l’université a été obtenue. La fiche d’information aux participants expliquait l’objet de l’étude :

Fiche d’information aux participants

Cette étude explorera si, et dans quel but, [le temps seul recommandé par le code au point 14.54] a lieu en pratique. Sur la base d’une étude pilote antérieure, elle examinera si ce temps est un lieu pour la POS, et comment les AMHP pourraient étendre leurs compétences de communication au cours de leur entretien légal lorsque c’est pertinent.

Actuellement, il existe peu de preuves disponibles sur la manière dont les AMHP mènent leur travail professionnel, et cette étude viendra enrichir la base de preuves et de connaissances émergente. Globalement, cette étude s’appuiera sur le développement professionnel continu des AMHP et leur professionnalisme distinct lors de l’agrément et du renouvellement d’agrément, et les développera.

Les seize participants, tous AMHP qualifiés et en exercice (issus de trois collectivités locales), ont reçu l’explication suivante de leur invitation à rejoindre le projet :

Fiche d’information aux participants

Vous avez été invité à participer parce que vous êtes un AMHP qualifié et en exercice, et que nous cherchons à comprendre comment, ou si, les AMHP parviennent à passer un temps significatif seuls avec les usagers et, en outre, comment ou si la POS peut soutenir ce travail.

La formation était gratuite pour les participants, et ils ont été libérés de leur travail pour y assister. Les participants ont été choisis par les responsables AMHP de leurs collectivités respectives, et la formation aura satisfait aux dix-huit heures de formation annuelle requises par le règlement AMHP. Le document d’information aux participants expliquait le déroulement du projet. Avant un total de vingt-quatre heures de formation, dispensées en cinq sessions sur des semaines consécutives, les deux chercheuses identifiées (les universitaires en travail social qualifiées AMHP) ont mené des entretiens semi-structurés avec les participants. Les formateurs n’ont pas pris part à ces entretiens ; le formateur qualifié AMHP et POS a toutefois participé à la discussion des résultats et à la co-rédaction de cet article.

La formation elle-même était expérientielle, avec un minimum de travail personnel. L’orientation vers la pratique orientée vers les solutions a été amplifiée par des extraits vidéo de travail réel, et les participants ont pu s’exercer aux questions orientées vers les solutions en petits groupes et en plénière.

Des écrits anonymisés de travail d’AMHP, illustrant la pratique orientée vers les solutions, ont été partagés et discutés. Les participants ont été encouragés à pratiquer les questions en dehors de la formation et à en rendre compte, ce qui est devenu le contenu des séances de supervision proposées après la formation.

Une fois la formation achevée, une supervision en ligne a été proposée une fois par mois pendant trois mois, et à l’issue de la supervision, les universitaires qualifiées AMHP ont mené un second entretien semi-structuré avec les participants.

Thèmes et résultats

L’analyse thématique (Braun & Clarke, 2024) a été utilisée pour dégager des thèmes et des résultats. L’analyse thématique sert à catégoriser, scruter et décoder des schémas de sens au sein d’un ensemble de données qualitatives (Braun & Clarke, 2024), et c’est une approche adaptée à l’exploration de l’expérience, de la perception et de l’interaction sociale. Pour analyser les données de cette étude, les universitaires en travail social et le formateur POS qualifié AMHP ont commencé par se plonger dans les transcriptions d’entretiens pour identifier des codes initiaux, puis ont cherché des relations entre ces codes pour générer et nommer des thèmes (Braun & Clarke, 2024). L’analyse des données a été renforcée par un processus de triangulation, dans lequel les trois co-auteurs ont relu les mêmes transcriptions et comparé leur codage. La discussion réflexive a conduit à la construction des thèmes clés et a garanti la rigueur, en démontrant clairement la cohérence du codage et l’ancrage des thèmes dans les données (Braun et Clarke). Les thèmes identifiés sont listés par sous-titre ci-dessous.

Le professionnel de santé mentale agréé comme rôle professionnel distinct

Les participants ont réfléchi au besoin de professionnalisation du rôle d’AMHP, pour qu’il ait sa propre base de preuves, ses connaissances et ses compétences. Le débat sur le besoin de professionnalisation du rôle d’AMHP est en cours depuis les amendements de 2007 au Mental Health Act 1983, quand les infirmiers, les ergothérapeutes et les psychologues ont rejoint les travailleurs sociaux sur la liste des disciplines éligibles à la formation d’AMHP (Fish, 2022). Fish (2022) souligne qu’une responsabilité clé de l’AMHP est de garder la personne évaluée au centre du processus d’évaluation et de garantir la prise en compte de sa situation dans une perspective sociale, conformément au point 14.52 du code de pratique du MHA (2015). Fish (2022) conclut toutefois qu’il y a eu peu de consensus sur les compétences et connaissances requises pour que les AMHP remplissent cette fonction. Cela concorde avec les AMHP de cette étude, qui ont relevé :

On n’a jamais parlé de… ce qu’on fait réellement… On peut vraiment se professionnaliser… La théorie éclaire la pratique, non ?… Sinon, on invente tout !

Un AMHP participant

Le sentiment qu’ont les AMHP du rôle comme profession (plutôt que simple qualification) a été exploré plus avant par la recherche : 80 % d’un échantillon de 247 AMHP conceptualisent le rôle de manière différente de leur discipline d’origine, en identifiant les compétences, les connaissances, le statut et le pouvoir comme contribuant à leur perception du rôle d’AMHP (Hemmington et al., 2021). Les AMHP indiquent qu’ils luttent pour leur légitimité professionnelle, travaillant comme ils le font aux côtés des professionnels médicaux (Fish, 2022). Les participants de cette étude ont convenu que d’autres disciplines ont atteint un plus haut niveau de professionnalisme pour leurs rôles :

[Les professions apparentées] se sont vraiment professionnalisées… Alors que [nous, on a du mal] parce qu’on a toujours essayé de se ranger du côté des clients… [on] peut être plus professionnels… [commencer à avoir] quelque chose par écrit.

Un AMHP participant

Bien que des compétences avancées aient été identifiées comme essentielles à une pratique efficace des AMHP (Morriss, 2016), l’absence d’une base de preuves pour les compétences des AMHP est un intérêt de recherche important dans le champ (Hemmington, 2024). Hemmington (2024) a trouvé qu’une priorité clé pour les AMHP est d’améliorer la communication afin de renforcer la pratique relationnelle. Les participants de cette étude ont aussi réfléchi au socle de compétences des AMHP :

… Ça nous fait réfléchir… à comment le refaire… quelque chose à quoi accrocher nos compétences.

Un AMHP participant

Utiliser des approches de communication planifiées et intentionnelles est une compétence clé de l’AMHP (Hemmington, 2024). Un domaine dans lequel les participants à l’enquête de Hemmington et al. estimaient que la formation des AMHP pouvait s’améliorer (2021, p. 45) est « la manière dont l’AMHP peut impliquer la personne dans l’évaluation, avec peut-être une modélisation de ce à quoi cela pourrait ressembler ». Cette étude contribue à la base de preuves pour la pratique des AMHP en matière de communication et d’approches relationnelles, les participants ayant identifié comment l’introduction de compétences orientées vers les solutions a renforcé leur capacité à engager les personnes dans le travail au titre du Mental Health Act :

La pratique a changé au fil des années… on a perdu le côté humain… [la formation] a ramené le fait d’essayer de vraiment comprendre ce qu’ils veulent… de regarder un avenir préféré pour eux… ça change la dynamique.

Un AMHP participant

Stevens et al. (2019) examinent ce qui motive les professionnels de santé mentale à devenir AMHP et, inversement, ce qui pourrait les en dissuader. Ils identifient un éventail de facteurs intrinsèques et extrinsèques qui contribuent à la décision. En accord avec cette étude, leurs participants se préoccupaient de la construction de la relation et d’un possible effet intrinsèque négatif sur les relations thérapeutiques avec les personnes qui utilisent les services. Parallèlement, il y avait un effet extrinsèque positif lié à l’estime professionnelle et à la progression de carrière (Stevens et al., 2019), deux composantes qui accroissent la satisfaction professionnelle et réduisent l’épuisement (Evans et al., 2005 ; Garvey, 2025). Les participants de cette étude sont aussi curieux de la manière dont l’introduction d’une approche orientée vers les solutions dans leur pratique d’AMHP pourrait changer leur expérience du rôle et renforcer leur satisfaction professionnelle :

J’étais un peu enlisé dans la routine du métier et il me manquait… d’avoir ces meilleures relations avec les gens… même si je ne vois toujours les gens qu’une ou deux fois, peut-être… il y a plus de connexion… ça a… aidé pour ma satisfaction au travail.

Un AMHP participant

Passer du temps seul avec la personne

Le rôle d’AMHP est complexe et à multiples facettes, et il exige des praticiens qu’ils occupent des espaces divers au cours d’une évaluation au titre du Mental Health Act. Leah (2020) a identifié huit rôles (quasi-juge, détective, exécutant de la loi, gardien de la justice sociale, avocat, éducateur, médiateur et thérapeute) pour conceptualiser l’étendue de la pratique des AMHP. Cependant, l’expérience de la personne évaluée n’est pas toujours une expérience d’implication. Blakley (2023) constate que les personnes évaluées vivent l’équipe d’évaluation comme un « barrage à trois », ce qui réduit les occasions pour la voix de l’usager d’être entendue.

Le point 14.54 du code de pratique du Mental Health Act (DH, 2015, p. 122) énonce que « les patients devraient habituellement se voir offrir la possibilité de parler seuls à l’AMHP ». Lors de l’entretien semi-structuré d’avant la formation, les participants ont discuté de leur pratique actuelle quant au fait de voir la personne seule avant l’évaluation. Un participant pensait que voir la personne seule relevait d’une « curiosité professionnelle… poser ces questions » et partageait son « inquiétude que nos AMHP soient trop occupés et ne posent pas les questions », poursuivant que « ça devient une procédure plutôt qu’une affaire de personne, et je n’aime pas la direction que ça prend ».

Un autre pensait que voir la personne seule permettait une vue indépendante de sa situation : « Je pense que c’est bénéfique pour nous parce qu’on voit cette personne par nous-mêmes… On n’est pas avec des médecins qui essaient d’influencer la situation ». Cependant, malgré les preuves que les personnes évaluées veulent se sentir écoutées (Akther et al., 2019 ; Blakley, 2023 ; Johansson & Lundman, 2002), les participants ont indiqué qu’ils ne cherchaient pas systématiquement à voir la personne seule, citant souvent que c’était plus probable en l’absence de contact préalable avec la personne, ou à cause d’inquiétudes liées au risque.

Après la formation, les participants ont de nouveau parlé de prendre le temps de parler à la personne seule avant l’évaluation. Un participant a réfléchi au fait qu’il avait pu s’engager davantage avec la personne évaluée et, en l’interrogeant sur ses meilleurs espoirs, en apprendre davantage sur ses besoins et ses souhaits, et comprendre comment la personne s’était sentie lors d’évaluations précédentes :

J’ai pu… obtenir d’elle ce qu’elle voulait des services, ce qu’elle n’avait pas exprimé jusque-là… C’était de la frustration de sa part que personne n’écoute.

Un AMHP participant

Cela vient à l’appui à la fois de Hemmington et al. (2021, p. 48) et de Blakley (2023), qui suggèrent respectivement que les AMHP devraient « permettre aux personnes évaluées de raconter leur histoire sans leur imposer de questions prescrites », et que les expériences négatives d’évaluation et les sentiments de coercition peuvent être atténués quand la personne évaluée se sent entendue.

L’attention portée au fait de voir la personne seule a aussi conduit un participant à réfléchir au fait que l’approche orientée vers les solutions lui avait permis de renouer avec ses racines professionnelles de travailleur social, en termes d’engagement avec la personne et d’abord de l’évaluation dans une perspective fondée sur les forces et sur le modèle social :

J’aime… qu’on revienne à la manière dont on pratiquait comme AMHP quand j’ai été qualifié.

Un AMHP participant

Cette étude constate que donner aux AMHP une approche qui leur permet d’engager les personnes évaluées en utilisant le point 14.54 du code implique mieux la personne dans sa propre évaluation, avec pour conséquence que la personne se sent entendue (Akther et al., 2019 ; Johansson & Lundman, 2002).

Communication

Les preuves sont ici subdivisées sous les intitulés suivants.

Un meilleur recueil d’informations

Peu de recherches sur les AMHP se sont à ce jour concentrées sur leur rôle dans la communication avec les personnes évaluées au titre du Mental Health Act (Hemmington, 2024). Leah (2020) souligne les multiples rôles qu’adoptent les AMHP et relève celui de thérapeute parmi eux, suggérant que les AMHP utilisent des compétences thérapeutiques à la fois pour manifester du soin et pour gérer l’impact émotionnel pendant les évaluations. Watson et Perry (2022) explorent le bénéfice d’une approche orientée vers les solutions dans les évaluations, concluant qu’elle contribue à une manière plus centrée sur la personne et fondée sur les forces d’engager la personne évaluée. En explorant le rôle de la communication dans l’exercice des missions d’AMHP et l’effet d’une approche orientée vers les solutions sur l’engagement au sein de l’évaluation, cette étude vient à l’appui de l’affirmation de Watson et Perry (2022), comme le commente un participant :

Quels sont vos meilleurs espoirs pour cette conversation… [ça montre] que vous écoutez.

Un AMHP participant

Tandis qu’un autre participant réfléchissait :

En utilisant une approche différente… j’ai appris pas mal de choses différentes sur elle… sans avoir à l’interroger sur son risque… C’est sorti naturellement.

Un AMHP participant

Ce dernier commentaire suggère que l’utilisation d’une approche orientée vers les solutions au sein de l’évaluation a permis à l’AMHP de se connecter plus authentiquement à la personne et de glaner des informations sans que la personne se sente interrogée, ce qui soutient encore le point de Hemmington et al. (2021) sur l’imposition de questions. C’est significatif au regard de ce que les participants rapportaient avant la formation, quand ils commentaient l’orientation médicale persistante des évaluations, ce qui reflète le constat de Brammer (2020) selon lequel les évaluations au titre du Mental Health Act restent centrées sur la symptomatologie au détriment de la prise en compte des circonstances personnelles. Les participants ont estimé qu’une approche orientée vers les solutions leur permettait d’établir leur rôle spécifique dans le processus d’évaluation :

C’est plaider pour la personne… recueillir son point de vue et l’apporter dans le processus d’évaluation… toutes ces informations riches qui peuvent aider pour les perspectives sociales.

Un AMHP participant

Également à l’appui du travail de Watson et Perry (2022), les AMHP participant à cette étude ont réfléchi au changement de leur pratique après la formation orientée vers les solutions, en particulier au passage d’une approche par les déficits à une approche fondée sur les forces :

C’était une posture différente… Je ne pense pas que j’aurais commencé par ça. J’aurais regardé ce qui avait mal tourné… pris davantage la voie des déficits… Et ça se voit dans vos interactions avec les gens que ça développe vraiment cette relation.

Un AMHP participant

En revenant à l’usage du « temps seul » du point 14.54, les participants en ont considéré la pertinence au regard de leur devoir au titre de l’article 13 :

Là, l’équipe de secteur me dit une chose. La famille m’en dit une autre. La seule manière pour moi de savoir, c’est… de voir la personne seule.

Un AMHP participant

Un autre participant a aussi relié les changements de son approche à sa responsabilité au titre de l’article 13(2) du MHA 1983 (2007 et 2025), quant à ce que signifie s’entretenir « d’une manière appropriée » :

Si on ne pose pas les bonnes questions… est-ce qu’on leur donne la meilleure chance ? Et est-ce que c’était une manière appropriée ?

Un AMHP participant

Des recherches récentes sur le sens et la portée de l’article 13 du Mental Health Act ont mis au défi les AMHP en particulier, et les services de santé mentale en général, de revisiter la manière dont les AMHP procèdent de l’orientation à la décision dans l’application de la loi. Simpson, Lewis et Mitchell (2024, p. 8) parlent du besoin de ralentir le processus ; que les AMHP soient davantage habilités à examiner le bien-fondé de chaque orientation et à décider si un examen médical est approprié, afin de s’éloigner d’une approche du « faire le job ». Les preuves issues de cette étude suggèrent que les AMHP peuvent utiliser la pratique orientée vers les solutions pour ramener la personne évaluée au centre du processus et recueillir des informations qui permettent d’envisager des alternatives à l’hospitalisation sous contrainte au titre de la loi.

Pratique fondée sur la relation

L’utilisation des techniques orientées vers les solutions a permis à certains AMHP de se sentir repositionnés comme avocats de la personne dans l’entretien. Les participants ont réfléchi aux bénéfices pour la construction du rapport, de la relation et de l’alliance.

Vous construisez un rapport… Je pense que c’est qu’ils sentent qu’ils sont écoutés et entendus beaucoup plus… J’avais perdu cette pratique… et c’est une chose vraiment majeure pour moi.

Un AMHP participant

Hemmington (2024) identifie le besoin d’approches qui permettent aux AMHP de se positionner aux côtés de la personne évaluée, et cette étude apporte la preuve qu’utiliser le temps seul recommandé pour poser des questions orientées vers les solutions, ainsi que pour expliquer le rôle de l’AMHP, a aidé les participants à y parvenir :

Très clairement allié [à la personne]… si quelqu’un est extrêmement anxieux, ne veut pas parler, et que vous lui dites avant : voilà ce qui se passe, vous prenez vraiment le temps de vous asseoir avec lui.

Un AMHP participant

Leah (2020) identifie l’« avocat » comme l’une des facettes du rôle d’AMHP. Ces résultats soutiennent cette possibilité, tout en faisant écho à la réflexion de Blakley (2023) sur qui représente vraiment la personne évaluée pendant le processus d’évaluation au titre du Mental Health Act. Blakley (2023) fait valoir que, bien que le rôle de plus proche parent existe comme garantie, c’est l’AMHP qui est central pour s’assurer que la voix de la personne est entendue ; et que c’est l’AMHP qui a le pouvoir de s’assurer que la personne est soutenue pour exprimer son point de vue.

Une meilleure rédaction des rapports

Outre les compétences de communication orale que les AMHP requièrent pour exercer leur rôle, les résultats de cette étude soulignent l’importance d’une approche fondée sur les forces dans la communication écrite des rapports. Un participant note :

Ça m’a fait veiller à ce que mes rapports paraissent beaucoup plus humains.

Un AMHP participant

L’utilisation des approches orientées vers les solutions s’est clairement étendue au-delà de l’interaction avec la personne évaluée, et elle a renforcé la confiance des participants pour endosser le rôle d’avocat (Leah, 2020), un participant commentant :

J’utilise beaucoup plus le mot à mot maintenant… donc je dis… pourquoi ils sont à l’hôpital. Et puis je mets des citations : « J’en ai marre de ça. J’ai fait ceci. J’ai fait cela »… ce qu’ils ressentent… et puis toujours dire « pour l’avenir, voilà ce que je ressens ». Donc j’ai remarqué que c’est comme ça que j’ai changé… est-ce que c’est parce que je m’intéresse plus à ce qu’ils disent, que je l’écris réellement.

Un AMHP participant

Simpson, Lewis et Mitchell (2024, p. 10) résument qu’un domaine de développement de la pratique des AMHP est la communication de « décisions défendables » dans les rapports MHA. Cette étude prolonge ce point en suggérant que la représentation de la voix de la personne dans le rapport est primordiale pour étayer la décision d’hospitaliser sous contrainte, et qu’elle s’accorde avec les nouveaux principes légaux (issus du rapport Wessely : DHSC, 2018).

L’expérience des usagers

L’expérience qu’ont les usagers des évaluations au titre du Mental Health Act est un domaine sous-étudié (Akther et al., 2019 ; Blakley, 2023). Les personnes évaluées au titre de la loi ont rapporté un éventail d’expériences tant inclusives qu’excluantes (Blakley, 2023). Le rapport Wessely (DHSC, 2018, p. 57) conclut que « les patients devraient être traités d’une manière qui les respecte dans le contexte de leur propre vie, qui reconnaisse leurs forces, leurs besoins, leurs valeurs et leurs expériences ». Pouvoir poser des questions qui font émerger des informations sur l’« avenir préféré » de la personne a été perçu par les participants comme un moyen de mieux engager la personne évaluée, de la mettre au centre de l’évaluation et de faciliter une meilleure compréhension de son expérience vécue :

Quand le lit s’est libéré… j’ai passé pas mal de temps avec lui parce que… je n’étais pas totalement convaincu que les critères d’admission étaient encore remplis… on a eu une très bonne discussion… on a commencé à parler… d’un avenir préféré… de quelque chose de différent… à essayer de vraiment inspirer un peu d’espoir. Il n’était pas heureux là où il était… ne se sentait pas en sécurité dans son environnement… ça m’a permis de regarder ça plus en détail.

Un AMHP participant

Les participants ont aussi réfléchi à la manière dont une conversation orientée vers les solutions a permis à la personne évaluée d’envisager de nouvelles perspectives :

Ça garde bien à l’esprit que c’est de l’individu qu’il s’agit. Alors que souvent on voit des gens qui ont l’impression de s’être perdus. Ça offre à cette personne… une manière unique de regarder vers l’avant… de regarder en elle-même… En fait, je pourrais avoir un avenir différent… ce gars m’a dit : « Oh mon Dieu, rien qu’en parlant, j’ai réalisé que la seule personne qui me retient, c’est moi. » Ce n’est pas moi qui ai fait ça. C’est lui.

Un AMHP participant

Conclusions

Dans cette étude, l’expérience qu’ont eue les participants d’utiliser des techniques orientées vers les solutions dans leur pratique d’AMHP soutient le constat de Blakley et al. (2023) selon lequel se concentrer sur la construction des relations et sur une pratique centrée sur la personne dans les évaluations au titre du Mental Health Act peut placer la voix de l’usager au centre. Les points de vue des participants soutiennent aussi l’argument de Watson et Perry (2022) selon lequel les AMHP devraient faire pleinement usage du « temps seul » encouragé par le code.

L’utilisation de l’approche par les participants a soutenu des améliorations des compétences de communication, du recueil d’informations, de la rédaction des rapports et de la pratique fondée sur la relation en général.

Il existe d’autres informations que les participants ont partagées en entretien sur le soutien nécessaire pour maintenir l’approche, et sur la manière de traiter les obstacles à son usage sur le lieu de travail, sur lesquelles les auteurs espèrent revenir.

Pour l’heure, nous croyons que cette première tranche de preuves plaide pour l’utilité de la POS dans les interventions des AMHP, ainsi que pour l’inclusion de la POS dans les possibilités de formation des AMHP – à la fois lorsqu’ils se qualifient, et lorsqu’ils cherchent à développer puis à maintenir leur pratique centrée sur la personne et fondée sur les forces.

Complexe Systémique : à retenir

Le contexte est anglais, mais la question est la nôtre : comment garder une conversation thérapeutique au cœur d’un acte de contrainte ? Ici, la loi offre une brèche, le « temps seul » du code de pratique, et l’approche orientée vers les solutions donne aux professionnels quelque chose à en faire : une question des meilleurs espoirs, un avenir préféré, et des rapports qui citent la personne mot pour mot. À lire dans la continuité de Suspendre l’incrédulité, où Nick Perry montre une telle évaluation en acte, et avec la pratique critique de Guy Shennan. Les résultats reposent sur seize participants volontaires et sur leur parole, sans mesure auprès des personnes évaluées : les auteurs le disent eux-mêmes, c’est une « première tranche de preuves ».

Notes des auteurs

Nick Perry : courriel nick.perry@eastsussex.gov.uk. La Dre Kelly Alexander est responsable de la discipline Travail social, School of Humanities and Social Science, Care, Health and Emotional Wellbeing, et maîtresse de conférences (Senior Lecturer), School of Humanities and Social Science, University of Brighton. Courriel K.J.Alexander@brighton.ac.uk. La Dre Jill Hemmington est maîtresse de conférences (Senior Lecturer), School of Social Work, Care and Community, University of Central Lancashire. Courriel JHemmington@uclan.ac.uk.

Soumis le 27 mars 2026. Accepté le 6 mai 2026. Publié le 13 mai 2026.

Références

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Traduction française non officielle de Putting the Hope Back In: Making the Case for Solution Focused Practice in AMHP Interventions, par Nick Perry, Kelly Alexander et Jill Hemmington, publié dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 10, n° 1 (2026), p. 26-39, doi : 10.59874/001c.161768, sous licence CC BY 4.0. Traduction et mise en page : Complexe Systémique, septembre 2026 — l’œuvre a été modifiée au sens de la licence. Ni les auteurs ni l’éditeur ne répondent de cette traduction ; la version originale fait foi.

Traduction française non officielle de « Putting the Hope Back In: Making the Case for Solution Focused Practice in AMHP Interventions », publié dans Journal of Solution Focused Practices (2026) sous licence CC BY 4.0. Traduction réalisée par Complexe Systémique, elle n’émane ni des auteurs ni de l’éditeur, qui ne répondent pas de son contenu ; la version originale fait foi.

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Comment citer cet article

Perry, N., Alexander, K., & Hemmington, J. (2026). Remettre l’espoir dans l’évaluation : plaidoyer pour la pratique orientée vers les solutions dans les interventions des professionnels de santé mentale agréés (AMHP) (Complexe Systémique, trad.). Complexe Systémique. https://app.complexe-systemique.com/fr_FR/articles/remettre-l-espoir-dans-l-evaluation-plaidoyer-pour-la-pratique-orientee-vers-les-solutions-chez-les-amhp (Œuvre originale publiée en 2026 dans Journal of Solution Focused Practices, vol. 10, n° 1 (2026), p. 26-39 ; republiée en 2026 par Journal of Solution Focused Practices, https://journalsfp.org/article/161768)

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